Actualités locales
voici le programme des Lions Indomptables ce vendredi

Ladite rencontre compte pour la 10eme journée des éliminatoires de la coupe du monde Fifa 2026.
Les Lions Indomptables ont remis à l’ouvrage ce jeudi soir, au lendemain de leur victoire contre l’Île Maurice à St Pierre.
Dans la froideur de l’annexe numéro un de Mfandena, 14 joueurs ont répété leurs gammes, sous le regard et l’encadrement bienveillants des entraîneurs adjoints de la sélection, ainsi que du préparateur physique, à qui Marc Brys a laissé le soin de diriger la séance d’entraînement.
Quant aux titulaires de la veille qu’accompagnait Bryan Mbeumo, ils ont effectué leur décrassage dans la salle de sports de l’hôtel Hilton, sous la conduite d’Elias Kaleguen Fomekong, l’un des préparateurs physiques de l’équipe.
La journée de ce 10 octobre prévoit deux activités majeures: une session de fitness de 11h15 et 12h et une séance d’entraînement à 17h au stade annexe omnisports numéro un de Yaoundé, explique la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
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Actualités locales
Le Mrc face aux défis du pouvoir

Au cours d’une conférence de presse qu’il a donné ce jeudi, au siège du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) à Odza à Yaoundé, Mamadou Mota soutient que les émissaires du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) passent le plus clair de leur temps à distiller les pseudos discours liés à l’élimination de Maurice Kamto aux échéances électorales locales futures. Pour la simple raison que cette formation politique de l’opposition camerounaise a organisé une fausse convention extraordinaire en fin d’année 2025. Toute chose que bat en brèche l’homme politique, explique le journaliste Serge Aimé Bikoi.
Lire ici son texte :
Six mois après la tenue de la convention extraordinaire du Mrc (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) en visioconférence, Mamadou Mota est monté au créneau et relève, d’emblée, que le parti au pouvoir s’est, depuis plusieurs mois, trouvé une nouvelle vocation, celle du romancier de gare, un auteur de fiction grossière à longueur de plateau et de télévision et de publication sur les réseaux sociaux, bien aidés par quelques courtisans utiles et anciens compagnons parfois.
Le premier vice-président national du Mrc pense que le régime de Yaoundé tente de nous vendre un scénario de politique-fiction lié au fait que la convention du Mrc tenue en décembre 2025 serait illégale et que le Pr Maurice Kamto serait un président illégitime. Pour Mamadou Mota, « il s’agit du retour de la vieille méthode de la diversion.
Quand on est incapable de masquer ses propres faillites, on invente une entreprise chez le voisin. C’est la triste réalité malheureusement. À ces professionnels du mensonge, nous sommes venus, aujourd’hui, opposés une arme redoutable, une arme qui les terrifie, la vérité des faits: la chronologie rigoureuse, administrative, juridique que nous vous présenterons aujourd’hui ».
Grâce à cette chronologie annoncée et contenue dans les textes fondateurs du Mrc, l’homme politique indique que le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a fonctionné avec une discipline d’horloger. « Chaque texte, chaque amendement et chaque vote ont été scrupuleusement déposés dans les règles de l’art auprès des autorités administratives. N’en déplaise aux exégètes de mauvaise foi, qui passent leur temps sur les plateaux de télévision à passer un autre message », explique Mamadou Mota.
Le premier vice-président national du Mrc fait savoir à ces exégètes de mauvaise foi qu’ils se mêlent les pinceaux. «Ceux qui nous gouvernent croyaient nous avoir enterrés sous la bannière d’une interdiction administrative quand le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé IV a interdit notre convention physique en novembre 2025. Le régime jubilait déjà. Ils ont oublié que nous vivons au XXIème siècle. Nous avons opposé l’intelligence technologique à la brutalité bureaucratique, en tenant notre convention par visioconférence. Ils ont voulu fermer les portes du dialogue, nous avons ouvert les portes du numérique« , ajoute-t-il.
Pour le numéro 2 du Mrc, cette obstination du pouvoir à vouloir éliminer Maurice Kamto du jeu politique lui rappelle cette célèbre formule d’Emmanuel Kant dans ses écrits politiques: « Le droit ne doit jamais se régler sur la politique, mais c’est la politique qui doit se régler sur le droit ». Au Mrc, explique Mamadou Mota, « nous appliquons Kant sur le Droit. Le régime, quant à lui, tord le cou au Droit pour faire sa petite politique. Cette toute la différence entre un grand parti démocratique (référence faite au Mrc) et un pouvoir aux abois et en fin de cycle. Le premier vice-président national du Mrc s’interroge : « Pourquoi cet acharnement ? Pourquoi cette peur-panique de voir Maurice Kamto diriger le Mrc et concourir à la magistrature suprême ?
Et l’homme politique de répondre : « Parce qu’ils savent très bien qu’ils ont perdu le lien avec le peuple. Alors, ils multiplient des obstacles; ils repassent à l’infini les élections législatives et municipales, faisant de nos députés et de nos maires des élus locaux à vie. Ils confisquent les libertés; ils harcèlent l’opposition ; ils pensent qu’en coupant les branches, ils empêcheront le printemps politique du Cameroun de renaître. Ils feraient bien de méditer cette magnifique sentence du poète Socialiste, Pablo Nelouda: «Ils peuvent couper toutes les fleurs, mais jamais ils ne seront les maîtres du Printemps« , clame-t-il sans ambages.
Dans cette allocution liminaire, le premier vice-président national du Mrc indique que le dossier de presse remis, ce jour, aux médias est un « vaccin contre la désinformation ». « S’ils sont si forts, s’ils sont si sûrs de leur popularité, qu’ils cessent d’interdire nos réunions, qu’ils nous affrontent à la régulière sans triche, sans fraude et sans béquilles administrative et policière ! Ainsi saurons-nous s’ils sont populaires », conclut-il!
Malheureusement, regrette M. Mota, ils s’appuient sur la béquille policière, sur la béquille juridique pour condamner des personnes.
En rappel, en ce qui concerne la convention extraordinaire du 21 décembre 2025, les éléments textuels rendus publics établissent qu’aucune disposition des statuts et Règlement intérieur adoptés lors de la convention ordinaire, qui s’est tenue du 9 au 10 décembre 2023 et lors du conseil national du 24 octobre 2024 n’interdit la tenue, par visioconférence, des réunions des instances du parti. En 2020, pendant le Covid, le directoire du parti a continué à fonctionner, en tenant ses réunions par visioconférence.
Néanmoins, sachant le contexte d’acharnement du régime contre le Mrc, explique Mota, « le directoire, lors de sa réunion ordinaire du 2 décembre 2025, a modifié l’article 68 du Règlement intérieur (conformément à l’article 91 dudit Règlement intérieur) permettant ainsi la tenue de la convention extraordinaire ou du conseil national extraordinaire par visioconférence ou tout autre moyen technique approprié ou en mode bimodal sur décision du directoire ». Le Mrc indique qu’il s’agit là de la base légale qui, sur le plan juridique, valide la tenue, par visioconférence, de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025.
Aux adversaires politiques qui prétendent que Maurice Kamto est retourné au Mrc le 10 septembre 2025, M. Mota fait savoir que ce dernier n’a déposé sa demande de réintégration suivant les textes de base du parti que le 2 octobre 2025. Cette demande a été examinée par le Conseil national de médiation et d’arbitrage, lequel a rendu sa décision le 3 octobre 2025. « Cette décision, illustre Mota, a été approuvée conformément aux textes du Mrc par le directoire lors de sa session ordinaire du 7 octobre 2025. Cette décision réintègre M. Kamto comme militant du Mrc et constate que sa démission faisant suite à une résolution du conseil national du 24 octobre 2024 n’a pas eu d’effet interruptif sur son militantisme ». Toute chose qui signifie, manifestement, qu’au moment de la tenue de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025, M. Kamto avait l’ancienneté requise par l’article 29 des statuts du parti d’alors.
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Port de Kribi: le bénéfice net franchit la barre des 4 milliards FCFA en 2025

(Investir au Cameroun) – Le Port autonome de Kribi (PAK) consolide sa trajectoire de rentabilité. Selon les états financiers approuvés le 24 juin 2026 par l’Assemblée générale ordinaire de l’entreprise publique, le complexe portuaire a clôturé l’exercice 2025 sur un bénéfice net de 4,02 milliards de FCFA, contre un peu plus de 3,4 milliards de FCFA un an plus tôt. La progression ressort ainsi à près de 18%.
Réunie à Yaoundé sous la présidence de Gilbert Didier Edoa, président de l’Assemblée générale, l’instance a également validé un chiffre d’affaires de 38,97 milliards de FCFA, en hausse de 10,4% par rapport aux 35,3 milliards de FCFA enregistrés en 2024. Le total du bilan s’établit, pour sa part, à 194,85 milliards de FCFA.
Une rentabilité portée par la montée du trafic
Rapporté au chiffre d’affaires, le résultat net 2025 fait ressortir une marge nette d’environ 10,3%. Cet indicateur confirme l’amélioration du modèle économique du PAK, dont les revenus sont portés par la croissance du trafic, les redevances portuaires, les produits de concession et les services facturés aux opérateurs économiques. Il permet aussi de nuancer la lecture de la performance: Kribi progresse, mais sa rentabilité demeure encore tributaire de la montée en régime de ses infrastructures et de sa capacité à capter durablement les flux régionaux.
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de l’exercice précédent. En 2024, le volume des marchandises traitées au port de Kribi avait progressé de près de 19%, passant de 10,7 millions à 12,7 millions de tonnes. Cette hausse du trafic avait soutenu les recettes portuaires et permis au PAK de porter son chiffre d’affaires à 35,3 milliards de FCFA, contre 27 milliards de FCFA en 2023.
L’année 2025 marque cependant un changement d’échelle avec la mise en exploitation, le 9 mai, du deuxième terminal à conteneurs. Cette infrastructure, dotée d’un linéaire de quai plus important et conçue pour accueillir des navires de grande capacité, renforce la vocation du port en eau profonde de Kribi dans le trafic conteneurisé. Elle élargit surtout les marges de manœuvre du Cameroun dans la compétition portuaire du golfe de Guinée, où la profondeur des quais, la qualité des équipements et la fluidité des dessertes terrestres deviennent des facteurs décisifs.
Le pari encore ouvert du hub régional
L’intégration de Kribi dans les grandes lignes maritimes internationales, notamment celles desservant l’axe Asie–Afrique de l’Ouest, illustre cette montée en gamme. Pour les autorités camerounaises, l’enjeu dépasse désormais la seule performance financière du PAK. Il s’agit de faire de Kribi une plateforme logistique régionale capable d’absorber une part croissante des flux commerciaux destinés au Cameroun, au Tchad, à la République centrafricaine et, à terme, à d’autres marchés de l’hinterland.
Mais ce pari reste conditionné à la qualité des connexions terrestres. La compétitivité d’un port ne se mesure pas seulement à la profondeur de ses quais ou à la taille des navires qu’il peut accueillir. Elle dépend aussi de la rapidité d’évacuation des marchandises, de la fiabilité des corridors routiers, de l’existence d’une desserte ferroviaire et du coût global de passage portuaire. Sur ce terrain, Kribi dispose d’un avantage maritime évident, mais doit encore transformer cet avantage en supériorité logistique durable.
Avec un bénéfice net désormais supérieur à 4 milliards de FCFA, le PAK confirme qu’il n’est plus seulement un grand projet d’infrastructure. Il devient progressivement un actif économique rentable. La prochaine étape consistera à démontrer que cette rentabilité peut s’amplifier sans dépendre uniquement de l’effet de capacité produit par les nouveaux investissements, mais grâce à une véritable profondeur commerciale, industrielle et régionale.
Amina Malloum
Lire aussi:
30-06-2025 – Port de Kribi : la hausse du trafic à 12,7 millions de tonnes en 2024 génère un chiffre d’affaires de 35,3 milliards (+24%)
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La diversité des langues bamiléké au Cameroun

𝐋𝐚 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐛𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é 𝐧’𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬
Il est courant, d’entendre dire qu’une personne « parle le bamiléké ». Pourtant, d’un point de vue linguistique et historique, cette affirmation est une aberration. 𝐋𝐞 « 𝐛𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é » 𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐢è𝐜𝐥𝐞𝐬.
Si le peuple bamiléké demeure l’un des groupes ethniques les plus représentés au Cameroun, sa parole, elle, s’est 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭é𝐞 𝐞𝐧 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐨𝐬𝐚ï𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐜𝐭𝐬.
Un héritage rompu : du 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐨-𝐛𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é à l’éclatement
À l’origine, les descendants de la Haute Nubie partageaient une langue commune : le proto-bamiléké. Cependant, l’histoire et les migrations (notamment le séjour en pays 𝐓𝐢𝐤𝐚𝐫 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐗𝐈𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐗𝐈𝐕𝐞 𝐬𝐢è𝐜𝐥𝐞) ont eu raison de cette unité.
Après l’installation sur les hauts plateaux de l’Ouest et la fondation du royaume de Bafoussam par 𝐘𝐞𝐧𝐝𝐞, la langue originelle s’est scindée en deux grands blocs :
— 𝐋𝐞 𝐒𝐡𝐮𝐩𝐚𝐦𝐞𝐦 (𝐁𝐚𝐦𝐨𝐮𝐧) : Parlé originellement dans le Noun,compte près de 650 000 locuteurs à travers le Cameroun en 2025 et possède sa propre écriture créée par le 𝐫𝐨𝐢 𝐍𝐣𝐨𝐲𝐚 𝐞𝐧 𝟏𝟖𝟗𝟓.Il existe plusieurs dialectes liés à la langue bamoun, dont 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐟𝐚𝐧𝐣𝐢, 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢, 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐦𝐛𝐚𝐥𝐚𝐧𝐠 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐧𝐠𝐨𝐥𝐚𝐧.
— 𝐋𝐞 𝐁𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é-𝐁𝐚𝐟𝐨𝐮𝐬𝐬𝐚𝐦 : Une branche qui a fini par se subdiviser en onze entités linguistiques autonomes.
𝐋𝐞𝐬 𝟏𝟏 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐠𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐁𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é-𝐁𝐚𝐟𝐨𝐮𝐬𝐬𝐚𝐦 .
Aujourd’hui, on estime à environ 𝟓 à 𝟔 𝒎𝒊𝒍𝒍𝒊𝒐𝒏𝒔 le nombre de locuteurs de ces différents parlers. Voici la liste exhaustive des onze langues qui composent cette famille :
𝐋𝐞 𝐆𝐡𝐨𝐦𝐚𝐥𝐚’
C’est l’une des langues les mieux documentées. Elle est le pilier des départements de la Mifi, du Koung-Khi, de la Menoua, des Bamboutos et des Hauts-Plateaux. Elle se décline en quatre variantes : Nord, Centre, Sud et Ouest (le Ngemba).
𝐋𝐞 𝐘𝐞𝐦𝐛𝐚
Principalement localisé dans le département de la Menoua (autour de la ville de Dschang) et dans le Lebialem, le Yemba se distingue notamment par le dialecte Foreke Dschang.
𝐋𝐞 𝐍𝐝𝐚’𝐧𝐝𝐚
On retrouve ses locuteurs dans le Haut-Nkam, le Ndé, la Mifi et le Nkam. Ses variantes principales sont l’Undimeha, l’Ungameha et le Batoufam. Son bastion majeur reste l’arrondissement de Bazou.
𝐋𝐞 𝐅𝐞’𝐞𝐟𝐞’𝐞 (𝐨𝐮 𝐍𝐮𝐟𝐢)
Langue emblématique du département du Haut-Nkam, elle rayonne autour de Bafang, Bana et Bakou. Elle est très active dans les programmes de sauvegarde des langues nationales.
𝐋𝐞 𝐌𝐞𝐝𝐮𝐦𝐛𝐚
Considéré comme un « melting-pot » linguistique, le Medumba fait l’unanimité dans le département du Ndé (Bangangté, Tonga). On le retrouve aussi chez les Bahouocs de Bali dans le Nord-Ouest.
𝐋𝐞 𝐍𝐠𝐨𝐦𝐛𝐚𝐥𝐞
Parlé dans les Bamboutos et à Santa (Nord-Ouest), il est la langue de référence pour les populations de Bamessingue et de Babadjou, à proximité de Mbouda.
𝐋𝐞 𝐍𝐠𝐢𝐞𝐦𝐛𝐨𝐨𝐧
Situé entre les Bamboutos et le nord de la Menoua, il regroupe des dialectes de localités majeures telles que Batcham, Bangang ou Balessing.
𝐋𝐞 𝐍𝐠𝐨𝐦𝐛𝐚
Également localisé dans les Bamboutos, il se subdivise en plusieurs parlers villageois : Babete, Bamendjinda, Bamendjo, Bamenkumbo et Bamesso.
𝐋𝐞 𝐌𝐮𝐧𝐠𝐚𝐤𝐚 (𝐨𝐮 𝐌𝐞𝐧𝐠𝐚𝐤𝐚)
Cette langue marque la présence bamiléké dans le Nord-Ouest (Mezam) tout en s’étendant sur la Mifi et les Bamboutos.
𝐋𝐞 𝐊𝐰𝐚’
Situé à la lisière du département du Nkam et du Sud-Ouest du Ndé, le Kwa’ comporte cinq dialectes : Bekwa’, Bakoua, Babwa, Mipa et Mbyam.
𝐋𝐞 𝐍𝐠𝐰𝐞
C’est la variante parlée principalement dans le département du Lebialem (Sud-Ouest), notamment autour de la zone de Fontem.
𝐍𝐨𝐭𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : Si le 𝑩𝒂𝒎𝒊𝒍é𝒌é-𝑩𝒂𝒇𝒐𝒖𝒔𝒔𝒂𝒎 reste la langue de référence de la Mifi, la diversité est telle qu’un locuteur de 𝐌𝐞𝐝𝐮𝐦𝐛𝐚 ne comprend pas nécessairement un locuteur de 𝐘𝐞𝐦𝐛𝐚. Cette richesse fait la force culturelle du peuple, mais confirme définitivement qu’employer le terme singulier 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐛𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é » est aujourd’hui un anachronisme.
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