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La diversité des langues bamiléké au Cameroun

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La diversité des langues bamiléké au Cameroun
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𝐋𝐚 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐛𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é 𝐧’𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬

Il est courant, d’entendre dire qu’une personne « parle le bamiléké ». Pourtant, d’un point de vue linguistique et historique, cette affirmation est une aberration. 𝐋𝐞 « 𝐛𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é » 𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐢è𝐜𝐥𝐞𝐬.

Si le peuple bamiléké demeure l’un des groupes ethniques les plus représentés au Cameroun, sa parole, elle, s’est 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭é𝐞 𝐞𝐧 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐨𝐬𝐚ï𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐜𝐭𝐬.

Un héritage rompu : du 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐨-𝐛𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é à l’éclatement

À l’origine, les descendants de la Haute Nubie partageaient une langue commune : le proto-bamiléké. Cependant, l’histoire et les migrations (notamment le séjour en pays 𝐓𝐢𝐤𝐚𝐫 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐗𝐈𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐗𝐈𝐕𝐞 𝐬𝐢è𝐜𝐥𝐞) ont eu raison de cette unité.

Après l’installation sur les hauts plateaux de l’Ouest et la fondation du royaume de Bafoussam par 𝐘𝐞𝐧𝐝𝐞, la langue originelle s’est scindée en deux grands blocs :

— 𝐋𝐞 𝐒𝐡𝐮𝐩𝐚𝐦𝐞𝐦 (𝐁𝐚𝐦𝐨𝐮𝐧) : Parlé originellement dans le Noun,compte près de 650 000 locuteurs à travers le Cameroun en 2025 et possède sa propre écriture créée par le 𝐫𝐨𝐢 𝐍𝐣𝐨𝐲𝐚 𝐞𝐧 𝟏𝟖𝟗𝟓.Il existe plusieurs dialectes liés à la langue bamoun, dont 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐟𝐚𝐧𝐣𝐢, 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐦𝐚𝐥𝐢, 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐦𝐛𝐚𝐥𝐚𝐧𝐠 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐛𝐚𝐧𝐠𝐨𝐥𝐚𝐧.

— 𝐋𝐞 𝐁𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é-𝐁𝐚𝐟𝐨𝐮𝐬𝐬𝐚𝐦 : Une branche qui a fini par se subdiviser en onze entités linguistiques autonomes.

𝐋𝐞𝐬 𝟏𝟏 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐠𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐁𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é-𝐁𝐚𝐟𝐨𝐮𝐬𝐬𝐚𝐦 .

Aujourd’hui, on estime à environ 𝟓 à 𝟔 𝒎𝒊𝒍𝒍𝒊𝒐𝒏𝒔 le nombre de locuteurs de ces différents parlers. Voici la liste exhaustive des onze langues qui composent cette famille :

  1. 𝐋𝐞 𝐆𝐡𝐨𝐦𝐚𝐥𝐚’

C’est l’une des langues les mieux documentées. Elle est le pilier des départements de la Mifi, du Koung-Khi, de la Menoua, des Bamboutos et des Hauts-Plateaux. Elle se décline en quatre variantes : Nord, Centre, Sud et Ouest (le Ngemba).

  1. 𝐋𝐞 𝐘𝐞𝐦𝐛𝐚

Principalement localisé dans le département de la Menoua (autour de la ville de Dschang) et dans le Lebialem, le Yemba se distingue notamment par le dialecte Foreke Dschang.

  1. 𝐋𝐞 𝐍𝐝𝐚’𝐧𝐝𝐚

On retrouve ses locuteurs dans le Haut-Nkam, le Ndé, la Mifi et le Nkam. Ses variantes principales sont l’Undimeha, l’Ungameha et le Batoufam. Son bastion majeur reste l’arrondissement de Bazou.

  1. 𝐋𝐞 𝐅𝐞’𝐞𝐟𝐞’𝐞 (𝐨𝐮 𝐍𝐮𝐟𝐢)

Langue emblématique du département du Haut-Nkam, elle rayonne autour de Bafang, Bana et Bakou. Elle est très active dans les programmes de sauvegarde des langues nationales.

  1. 𝐋𝐞 𝐌𝐞𝐝𝐮𝐦𝐛𝐚

Considéré comme un « melting-pot » linguistique, le Medumba fait l’unanimité dans le département du Ndé (Bangangté, Tonga). On le retrouve aussi chez les Bahouocs de Bali dans le Nord-Ouest.

  1. 𝐋𝐞 𝐍𝐠𝐨𝐦𝐛𝐚𝐥𝐞

Parlé dans les Bamboutos et à Santa (Nord-Ouest), il est la langue de référence pour les populations de Bamessingue et de Babadjou, à proximité de Mbouda.

  1. 𝐋𝐞 𝐍𝐠𝐢𝐞𝐦𝐛𝐨𝐨𝐧

Situé entre les Bamboutos et le nord de la Menoua, il regroupe des dialectes de localités majeures telles que Batcham, Bangang ou Balessing.

  1. 𝐋𝐞 𝐍𝐠𝐨𝐦𝐛𝐚

Également localisé dans les Bamboutos, il se subdivise en plusieurs parlers villageois : Babete, Bamendjinda, Bamendjo, Bamenkumbo et Bamesso.

  1. 𝐋𝐞 𝐌𝐮𝐧𝐠𝐚𝐤𝐚 (𝐨𝐮 𝐌𝐞𝐧𝐠𝐚𝐤𝐚)

Cette langue marque la présence bamiléké dans le Nord-Ouest (Mezam) tout en s’étendant sur la Mifi et les Bamboutos.

  1. 𝐋𝐞 𝐊𝐰𝐚’

Situé à la lisière du département du Nkam et du Sud-Ouest du Ndé, le Kwa’ comporte cinq dialectes : Bekwa’, Bakoua, Babwa, Mipa et Mbyam.

  1. 𝐋𝐞 𝐍𝐠𝐰𝐞

C’est la variante parlée principalement dans le département du Lebialem (Sud-Ouest), notamment autour de la zone de Fontem.

𝐍𝐨𝐭𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 : Si le 𝑩𝒂𝒎𝒊𝒍é𝒌é-𝑩𝒂𝒇𝒐𝒖𝒔𝒔𝒂𝒎 reste la langue de référence de la Mifi, la diversité est telle qu’un locuteur de 𝐌𝐞𝐝𝐮𝐦𝐛𝐚 ne comprend pas nécessairement un locuteur de 𝐘𝐞𝐦𝐛𝐚. Cette richesse fait la force culturelle du peuple, mais confirme définitivement qu’employer le terme singulier 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐛𝐚𝐦𝐢𝐥é𝐤é » est aujourd’hui un anachronisme.

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Xi puts forward four principles on Palestinian question

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Xi puts forward four principles on Palestinian question
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BEIJING, Aug. 24 (Xinhua) — Chinese President Xi Jinping stressed on Monday that four principles should be followed to push for the resolution of the Palestinian question, which is at the heart of the Middle East issue.

Xi made the remarks in talks with King of the Hashemite Kingdom of Jordan Abdullah II ibn Al Hussein in Beijing.

First, a political settlement should be upheld. The two-state solution is the right direction, and efforts should be made to restart peace talks between Palestine and Israel, with a view to establishing an independent Palestinian state at an early date, Xi said.

Second, the principle of « Palestinians governing Palestine » should be followed in advancing the governance of the West Bank and the post-war reconstruction of Gaza, he said.

Third, humanitarian principles must be upheld. The international community, and the UN Security Council in particular, should shoulder its responsibility effectively to protect civilian safety, ensure the flow of humanitarian assistance, and put an end to humanitarian disasters, Xi said.

Fourth, fairness and justice must be upheld. This means following international law, addressing both symptoms and root causes, and taking practical actions so that the Palestinian question can be resolved in a comprehensive, just and lasting way at an early date, he said.

On the Middle East situation, Xi said China has always advocated a comprehensive ceasefire and end of hostilities, and resolving disputes through political and diplomatic means, adding that the sovereignty and security of Jordan and all other countries in the region should be respected.

Noting Jordan appreciates China’s impartial stance on Middle East affairs and its support for the just cause of Arab countries, King Abdullah II said Jordan is ready to maintain close communication with China and continue to make active efforts for de-escalation. ■

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décès du révérend Dr Théophile Obaker

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L’un des leaders important du Corps de Christ au Cameroun est mort ce lundi 21 août 2026. Il était l’un des gardiens de la mémoire du réveil au Cameroun.

Le mouvement pentecôtiste à nouveau en deuil dans notre pays. Actu Cameroun apprend la mort ce lundi 24 août 2026 du Dr Théophile Obaker. Il est décédé à Douala, la capitale économique du Cameroun.

Sa disparition intervient quelques semaines seulement après celui de son oncle, le patriarche Jacques Céleste Obaker, décédé le 30 juillet dernier. Il était historien, juriste, socio-anthropologue des religions, théologien et chercheur.

Gospel of Christ Ministries et le Theosis Higher Institute

Il a consacré une part importante de son parcours à documenter, comprendre et transmettre l’histoire du christianisme et particulièrement celle du mouvement de Réveil au Cameroun. Avant sa disparition, il a été président du Directoire de l’Académie Pentecôtiste du Cameroun, enseignant d’histoire religieuse et auteur.

Il a collaboré activement avec le Gospel of Christ Ministries et le Theosis Higher Institute, où il était membre du comité scientifique. De nombreux messages de condoléances ont été partagés par ses partenaires ministériels, les étudiants et les fidèles.

FOCUS : Texte hommage du Dr Georges Boum / MediaChrist

QUI ÉTAIT LE RÉV. DR THÉOPHILE OBAKER ?

Le Rév. Dr Théophile Obaker était un homme d’Église, chercheur et intellectuel camerounais dont le parcours associait engagement chrétien, recherche et transmission de la mémoire religieuse.

Homme dynamique, passionné par l’histoire de l’Église et attentif aux mutations du christianisme camerounais, il était socio-anthropologue des religions et s’était particulièrement spécialisé dans l’histoire religieuse de l’Église de Réveil au Cameroun. Il s’intéressait à ses origines, à ses grandes figures, à son évolution ainsi qu’aux transformations des mouvements religieux contemporains.

Au sein de la Mission Évangélique VIE et PAIX du Cameroun (MEVIPAC), il avait exercé comme Chargé de mission au Secrétariat général. Cette responsabilité témoignait de son implication concrète dans la vie ecclésiale, au-delà de ses activités intellectuelles et scientifiques.

Le Dr Obaker était également un homme de transmission. Ses recherches, ses enseignements et ses interventions contribuaient à préserver une mémoire parfois insuffisamment documentée : celle des pionniers, des courants et des événements qui ont façonné l’Église de Réveil au Cameroun.

Ceux qui l’ont rencontré dans les espaces théologiques et académiques se souviendront d’un homme engagé dans les débats, soucieux de replacer les phénomènes religieux dans leur contexte historique, social et culturel. Il savait ainsi faire dialoguer la foi vécue, l’histoire et les sciences sociales.

Sa disparition laisse derrière elle une question que beaucoup posent aujourd’hui : qui était véritablement le Dr Théophile Obaker ?

Il était, en définitive, un serviteur de l’Église qui avait choisi de consacrer une part importante de son travail à comprendre, documenter et transmettre l’histoire du Réveil au Cameroun. Sa mémoire demeure liée à cette œuvre de recherche et de transmission à laquelle il avait consacré son énergie jusqu’aux dernières années de sa vie.

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Xi stresses consolidating, expanding campaign on correct view of governance performance

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Xi stresses consolidating, expanding campaign on correct view of governance performance
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BEIJING, Aug. 24 (Xinhua) — Xi Jinping, general secretary of the Communist Party of China (CPC) Central Committee, has emphasized the importance of consolidating and expanding the progress made in a Party-wide study and education campaign for establishing and practicing a correct understanding of governance performance.

Xi, also Chinese president and chairman of the Central Military Commission, made the remarks in a recent instruction, which was studied at a meeting of the CPC Central Leading Group for Party Building held on Monday.

Xi stressed that establishing and putting into practice a correct view of governance performance is a long-term task that requires sustained efforts.

Since the 18th CPC National Congress, the organization of study and education campaigns across the Party to address major and pressing issues in Party building has become an important institutional arrangement, Xi said, lauding the notable results achieved in the latest campaign.

Xi emphasized the need to regularly conduct education on the correct view of governance performance, guiding Party members and officials to always take responsibility, perform their duties and fulfill their obligations in accordance with such a view.

Efforts should also be made to improve differentiated assessment and evaluation systems, and establish a personnel selection and appointment orientation that values solid work and concrete results, Xi said.

During the meeting, participants thoroughly studied and implemented Xi’s instruction, reviewed the campaign, and made arrangements for consolidating and expanding the campaign’s outcomes and establishing a long-term mechanism accordingly.

The meeting was chaired by Cai Qi, who is head of the CPC Central Leading Group for Party Building, and was also attended by Li Xi, the group’s deputy head. Cai and Li, both of whom are members of the Standing Committee of the Political Bureau of the CPC Central Committee, also delivered speeches.

The meeting noted that the campaign has resolved prominent issues related to deviations in view of governance performance, regulated the official conduct of leading officials at all levels, and given a strong boost to all work aimed at ensuring a good start to the 15th Five-Year Plan period (2026-2030).

The campaign, which started in late February, has basically concluded and aimed to correct misguided views on governance that often breed vanity projects, hidden risks, heavy burdens on local communities, and public discontent. ■

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