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Port de Kribi: le bénéfice net franchit la barre des 4 milliards FCFA en 2025

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Port de Kribi: le bénéfice net franchit la barre des 4 milliards FCFA en 2025
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(Investir au Cameroun) – Le Port autonome de Kribi (PAK) consolide sa trajectoire de rentabilité. Selon les états financiers approuvés le 24 juin 2026 par l’Assemblée générale ordinaire de l’entreprise publique, le complexe portuaire a clôturé l’exercice 2025 sur un bénéfice net de 4,02 milliards de FCFA, contre un peu plus de 3,4 milliards de FCFA un an plus tôt. La progression ressort ainsi à près de 18%.

Réunie à Yaoundé sous la présidence de Gilbert Didier Edoa, président de l’Assemblée générale, l’instance a également validé un chiffre d’affaires de 38,97 milliards de FCFA, en hausse de 10,4% par rapport aux 35,3 milliards de FCFA enregistrés en 2024. Le total du bilan s’établit, pour sa part, à 194,85 milliards de FCFA.

Une rentabilité portée par la montée du trafic

Rapporté au chiffre d’affaires, le résultat net 2025 fait ressortir une marge nette d’environ 10,3%. Cet indicateur confirme l’amélioration du modèle économique du PAK, dont les revenus sont portés par la croissance du trafic, les redevances portuaires, les produits de concession et les services facturés aux opérateurs économiques. Il permet aussi de nuancer la lecture de la performance: Kribi progresse, mais sa rentabilité demeure encore tributaire de la montée en régime de ses infrastructures et de sa capacité à capter durablement les flux régionaux.

Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de l’exercice précédent. En 2024, le volume des marchandises traitées au port de Kribi avait progressé de près de 19%, passant de 10,7 millions à 12,7 millions de tonnes. Cette hausse du trafic avait soutenu les recettes portuaires et permis au PAK de porter son chiffre d’affaires à 35,3 milliards de FCFA, contre 27 milliards de FCFA en 2023.

L’année 2025 marque cependant un changement d’échelle avec la mise en exploitation, le 9 mai, du deuxième terminal à conteneurs. Cette infrastructure, dotée d’un linéaire de quai plus important et conçue pour accueillir des navires de grande capacité, renforce la vocation du port en eau profonde de Kribi dans le trafic conteneurisé. Elle élargit surtout les marges de manœuvre du Cameroun dans la compétition portuaire du golfe de Guinée, où la profondeur des quais, la qualité des équipements et la fluidité des dessertes terrestres deviennent des facteurs décisifs.

Le pari encore ouvert du hub régional

L’intégration de Kribi dans les grandes lignes maritimes internationales, notamment celles desservant l’axe Asie–Afrique de l’Ouest, illustre cette montée en gamme. Pour les autorités camerounaises, l’enjeu dépasse désormais la seule performance financière du PAK. Il s’agit de faire de Kribi une plateforme logistique régionale capable d’absorber une part croissante des flux commerciaux destinés au Cameroun, au Tchad, à la République centrafricaine et, à terme, à d’autres marchés de l’hinterland.

Mais ce pari reste conditionné à la qualité des connexions terrestres. La compétitivité d’un port ne se mesure pas seulement à la profondeur de ses quais ou à la taille des navires qu’il peut accueillir. Elle dépend aussi de la rapidité d’évacuation des marchandises, de la fiabilité des corridors routiers, de l’existence d’une desserte ferroviaire et du coût global de passage portuaire. Sur ce terrain, Kribi dispose d’un avantage maritime évident, mais doit encore transformer cet avantage en supériorité logistique durable.

Avec un bénéfice net désormais supérieur à 4 milliards de FCFA, le PAK confirme qu’il n’est plus seulement un grand projet d’infrastructure. Il devient progressivement un actif économique rentable. La prochaine étape consistera à démontrer que cette rentabilité peut s’amplifier sans dépendre uniquement de l’effet de capacité produit par les nouveaux investissements, mais grâce à une véritable profondeur commerciale, industrielle et régionale.

Amina Malloum

Lire aussi:

30-06-2025 – Port de Kribi : la hausse du trafic à 12,7 millions de tonnes en 2024 génère un chiffre d’affaires de 35,3 milliards (+24%)

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Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État

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Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État
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Le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), Samuel Hiram Iyodi, appelle le peuple camerounais à accroitre la vigilance au cours du mois de novembre 2026, mois qui annonce le « point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État.

C’est comme un chant d’appel à l’éveil populaire que le président national du MP3 entonne ce 1ᵉʳ jour du mois de novembre, jour dédié à la célébration de tous les saints à l’Église catholique. Hiram Samuel Iyodi sonne la cloche d’entrée dans le dernier virage de l’année 2026, période qui commande l’évaluation du chemin parcouru, et l’action pour l’atteinte des objectifs. Moment qui nécessite aussi une plus grande vigilance dans le domaine politique. En ce que le mois de novembre est, d’après l’homme politique, le mois de tous les dangers au Cameroun.

Il marque le premier anniversaire de la prestation de serment du président Paul Biya après la réélection en octobre 2025. Il est le sixième mois après « la modification constitutionnelle illégitime » instaurant le poste de vice-président. Au début de ce mois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 constate un « statu quo au sommet de l’exécutif ». Une situation qui annonce « le point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État. Sans toutefois donner d’explications.

Pour ces raisons et bien d’autres, le président du MP3 recommande, outre la vigilance, de protéger l’avenir. De se préparer à préserver la souveraineté, à défendre le pouvoir que le peuple confie. De faire le choix de se battre pour une refondation de l’Etat portée par la volonté populaire. Plutôt que de subir en silence ces grandes manœuvres en vue de la reproduction du système gouvernant. D’empêcher qu’une « décision fabriquée par de sombres officines ne soit imposée » au peuple.

Hiram Samuel Iyodi, déjà inscrit dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives et municipales pour lesquelles il a annoncé sa candidature, lance un autre appel en direction des décideurs. Celui de convoquer le corps en ce mois de novembre. L’appel arrive alors que cette convocation est attendue au cours de la première décade de ce mois. Le parti a hâte d’aller conquérir des sièges. Lui qui s’active de part et d’autre pour étendre son ancrage territorial et pour mobiliser l’électorat.

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Incendie à l’usine Metafrique Steel à Douala : 16 personnes grièvement brûlées !

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À Douala, un violent incendie s’est déclaré au petit matin de ce lundi 2 novembre 2026 dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel, située dans […]

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l’Indice Ibrahim 2026 révèle une faible progression de 0,8 point en dix ans

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l’Indice Ibrahim 2026 révèle une faible progression de 0,8 point en dix ans
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L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim, révèle un paradoxe : les opportunités économiques et le développement humain progressent, mais la gouvernance globale n’a gagné que 0,8 point en dix ans.

La gouvernance en Afrique n’a progressé que de 0,8 point en dix ans, pour atteindre un score moyen de 50,1 sur 100 en 2025. C’est ce que révèle l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le samedi 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim.

Un résultat qui illustre un contraste frappant. Les fondements des opportunités économiques (+3,7 points) et le développement humain (+2,5 points) s’améliorent nettement, tandis que la sécurité et l’État de droit (-1,7 point), ainsi que la participation, les droits et l’inclusion (-1 point) reculent.

Autrement dit, l’Afrique crée davantage de richesse et améliore les conditions de vie, mais sans que cela se traduise par un renforcement équivalent de ses institutions, de sa sécurité et de sa démocratie.

Publié tous les deux ans, l’indice évalue la gouvernance dans les 54 pays africains à partir de 96 indicateurs issus de 51 sources de données. Regroupés en quatre grandes catégories, ils couvrent les dimensions politiques, économiques, sociales et sécuritaires de la gouvernance. Chaque pays reçoit une note sur 100.

Au classement 2025, les Seychelles arrivent en tête avec 78,6 points, devant Maurice (75) et le Cap-Vert (70,3). Le Maroc entre dans le Top 10, tandis que la Tunisie le quitte.

Plus inquiétant, sur la décennie, 23 pays ont enregistré un recul de leur gouvernance globale. Un signal fort pour les décideurs : sans État de droit, sans sécurité et sans inclusion, les progrès économiques risquent de rester fragiles et inégalement partagés.

Pour les investisseurs comme pour les citoyens, le message de l’IIAG 2026 est clair : la performance économique ne suffit plus. La qualité de la gouvernance est désormais la condition de la durabilité de la croissance africaine.

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