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Hydrocarbures : Tradex prépare son implantation à Mora pour renforcer sa présence dans l’Extrême-Nord

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Hydrocarbures : Tradex prépare son implantation à Mora pour renforcer sa présence dans l’Extrême-Nord
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(Investir au Cameroun) – Le distributeur camerounais de produits pétroliers Tradex poursuit son maillage du territoire. Une délégation de la direction générale de l’entreprise s’est rendue, mercredi, à Mora, chef-lieu du département du Mayo-Sava, dans la région de l’Extrême-Nord. Conduite par le directeur général Emmanuel Patrick Mvondo, la mission avait pour objectif d’examiner avec les autorités locales les possibilités d’implantation d’une nouvelle station-service dans la localité. Selon une communication officielle de Tradex, les échanges avec le maire de la ville, Chetima Hamidou, ont porté sur « les opportunités de développement et d’expansion du réseau Tradex dans l’arrondissement de Mora ».

Ancien proviseur de lycée et ancien cadre de la Société nationale de raffinage (Sonara), le maire de Mora, par ailleurs fin connaisseur du secteur des hydrocarbures, a affiché un intérêt marqué pour le projet. D’après Tradex, les discussions ont été jugées « fructueuses », et « l’avenir de Tradex dans l’Extrême-Nord passera certainement bientôt par Mora ».

Filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), Tradex est l’un des acteurs majeurs du marché camerounais de la distribution pétrolière. Fondée en 1999, la société compte à ce jour 83 stations-service réparties sur l’ensemble du territoire national. Sa présence dans la région de l’Extrême-Nord demeure toutefois limitée, avec seulement trois points de vente : deux à Maroua, la capitale régionale, et un à Kaélé.

Cette nouvelle implantation stratégique répond à une double logique. D’une part, Tradex cherche à mieux desservir cette région enclavée, où les ruptures d’approvisionnement en carburant sont fréquentes en raison de l’éloignement des dépôts logistiques. D’autre part, l’entreprise veut capitaliser sur le potentiel économique du corridor routier reliant le Cameroun au Nigeria et au Tchad, l’un des plus actifs du bassin du lac Tchad.

Mais ce marché, à la fois prometteur et difficile, reste marqué par la concurrence du carburant de contrebande en provenance du Nigeria, souvent vendu à des prix inférieurs à ceux du réseau formel. Pour Tradex, l’enjeu sera donc de conjuguer compétitivité, sécurité d’approvisionnement et proximité avec les consommateurs afin de s’imposer durablement dans une région stratégique mais complexe.

Ludovic Amara

Lire aussi:

23-09-2025 – Tradex RDC prévoit l’ouverture de ses premiers points de vente en 2026

19-09-2025 – Tradex signe un bénéfice de 15 milliards de FCFA malgré le recul de son chiffre d’affaires en 2024

11-04-2025 – Emmanuel Patrick Mvondo élu président du conseil d’administration de Tradex RDC

27-11-2024 – Philippe Attang, le Camerounais chargé de porter Tradex sur le marché de la RDC

16-10-2024 – Produits pétroliers : Tradex annoncé sur le marché de la RDC en 2025, après le Tchad, la RCA et la Guinée équatoriale

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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