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Samuel Eto’o explique pourquoi le Cameroun n’a pas réussi à attirer Mbappé et Tchouaméni

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Samuel Eto’o explique pourquoi le Cameroun n’a pas réussi à attirer Mbappé et Tchouaméni
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Le président de la FECAFOOT estime que le manque de moyens financiers pénalise lourdement les fédérations africaines dans la formation, la structuration du football et la conquête des jeunes binationaux.

Le débat sur les talents binationaux qui échappent aux sélections africaines revient au premier plan. Dans un entretien accordé à L’Équipe, Samuel Eto’o a livré son analyse sur les difficultés rencontrées par les fédérations du continent pour rivaliser avec les grandes nations européennes.

Pour le président de la FECAFOOT, l’une des clés se trouve dans les moyens financiers. Selon lui, un budget beaucoup plus important aurait permis au Cameroun de mieux structurer son football et, peut-être, de convaincre certains joueurs aujourd’hui devenus des cadres de l’équipe de France.

« Si nous avions au Cameroun la possibilité de compter sur un budget de 20 millions ou de 40 millions de dollars par an, bien évidemment que nous aurions eu des Mbappé, des Tchouaméni car nous aurions mieux organisé notre football », a-t-il déclaré.

Une manière pour l’ancien capitaine des Lions Indomptables de souligner l’écart considérable qui existe entre les fédérations africaines et leurs homologues européennes. Samuel Eto’o refuse notamment de réduire la domination du football mondial à la seule puissance de l’UEFA.

« L’UEFA est une confédération importante pour la FIFA, elle contribue énormément au foot, mais il ne faut pas la situer comme l’unique confédération ou la plus importante », estime-t-il.

Des fédérations africaines aux moyens limités

Pour Samuel Eto’o, la question financière ne concerne pas uniquement la capacité à attirer les binationaux. Elle conditionne également la possibilité de bâtir des infrastructures, développer les centres de formation, accompagner les jeunes joueurs et offrir un cadre suffisamment compétitif pour faire émerger les talents.

Le dirigeant camerounais insiste également sur le rôle des pouvoirs publics dans le développement du football africain. « Sans les gouvernements, vous pensez que nous pourrions même jouer au football ? Quand vous voyez certaines fédérations qui ont des budgets de 150 000 euros, comment se battre face aux gros pays ? », s’interroge-t-il.

Dans ce contexte, convaincre un jeune joueur formé en Europe de choisir une sélection africaine reste un véritable défi. Les fédérations doivent non seulement présenter un projet sportif crédible, mais aussi être capables de créer les conditions nécessaires à l’épanouissement des joueurs.

Eto’o veut accélérer la bataille des binationaux

La FECAFOOT entend justement renforcer son travail auprès des jeunes talents susceptibles de représenter le Cameroun. Ces dernières semaines, Samuel Eto’o a multiplié les démarches et rencontré notamment les familles de plusieurs espoirs évoluant dans des centres de formation en Angleterre.

L’objectif est clair : identifier les futurs talents le plus tôt possible et les convaincre de porter le maillot des Lions Indomptables.

Au-delà des cas de Kylian Mbappé ou d’Aurélien Tchouaméni, le message de Samuel Eto’o traduit surtout une volonté de changer de méthode. Pour le président de la FECAFOOT, le Cameroun ne pourra durablement retenir ses talents que s’il parvient à renforcer les bases de son football et à disposer de moyens à la hauteur de ses ambitions.

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Moody’s alerte sur dette et liquidité

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Moody’s alerte sur dette et liquidité
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Moody’s maintient le Cameroun à Caa1 avec perspective stable, mais alerte sur la dette, la liquidité et les arriérés.

Moody’s a confirmé le 21 août 2026 la note souveraine du Cameroun à Caa1, avec une perspective stable. Cette décision maintient le pays dans une catégorie de risque élevé sur les marchés financiers.

L’agence met en avant trois points de vigilance: les tensions de liquidité, la progression de l’endettement public et les retards de paiement. Ces éléments pèsent sur la capacité de l’Etat à se financer à des conditions soutenables.

Selon les données de la Caisse autonome d’amortissement, la dette publique du Cameroun atteignait 15 416 milliards de FCFA à fin mars 2026, soit 44,3% du PIB. Moody’s anticipe un niveau de 45% du PIB sur l’ensemble de 2026.

La question de la liquidité occupe une place centrale dans l’analyse. Le marché régional de la dette en zone CEMAC apparaît plus contraint, avec une concurrence accrue entre Etats pour mobiliser des ressources. Cette situation peut se traduire par des taux plus élevés, des maturités plus courtes et un accès moins fluide au financement.

Moody’s relève aussi que le Cameroun a couvert une partie importante de ses besoins de financement en 2026, mais à un coût jugé élevé. Un recours accru à des financements commerciaux peut renchérir le service de la dette et réduire les marges budgétaires.

Arriérés et croissance sous surveillance

L’agence signale également un historique d’arriérés de paiement, intérieurs et extérieurs, qui fragilise le profil de crédit du pays. En pratique, ces retards alimentent les inquiétudes sur la gestion de trésorerie et sur la régularité des remboursements.

Moody’s a par ailleurs abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 3,4%. L’agence attend aussi un déficit budgétaire de 2,5% du PIB. Ces perspectives traduisent un environnement plus difficile, dans un contexte de retards d’exécution budgétaire et de discussions autour d’un nouveau programme avec le FMI.

Un autre facteur de risque mentionné concerne l’environnement politique. Moody’s évoque une possible transition présidentielle chaotique. La source mentionne aussi une réforme constitutionnelle du 14 avril 2026 créant un poste de vice-président, ainsi qu’une vacance de cette fonction au moment de la publication.

Au total, l’alerte de Moody’s ne repose pas sur un seul indicateur. Elle combine un niveau d’endettement en hausse, des besoins de trésorerie importants, un accès au marché régional moins confortable et la persistance d’arriérés. La perspective reste stable, mais l’agence indique que toute aggravation de ces tensions pourrait peser sur la note souveraine du Cameroun.

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le Cameroun compte désormais plus de 8,2 millions d’électeurs

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le Cameroun compte désormais plus de 8,2 millions d’électeurs
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Élections Cameroon, par la voix du directeur général des élections, Erik Essousse, a fait le point de la campagne de révision des listes électorales mardi dernier au siège d’Elecam à Yaoundé, au lendemain de la clôture des opérations.

La campagne de révision des listes électorales lancée le 2 janvier 2026 a pris fin le lundi 31 août dernier. Au terme des opérations d’enrôlement, 252 830 nouveaux électeurs se sont fait enregistrer au cours de la période dédiée, dont 150 954 hommes, 101 876 femmes, 169 225 jeunes (dont 103 230 jeunes hommes et 65 995 jeunes femmes), et 176 personnes vivant avec un handicap. La proportion des électeurs enregistrés dans la diaspora est de 234 personnes, dont 150 hommes et 84 femmes.

Au cours de la campagne, les services d’Elections Cameroon ont effectué 39 681 mises à jour, 803 modifications, 14 362 transferts et 24 516 radiations. Les équipes ont aussi procédé à la distribution des cartes électorales. Entre janvier et fin août 2026, 102 894 cartes d’électeurs ont été distribuées sur les 887 910 cartes restantes au 31 décembre 2025. Soit un taux de distribution de 11,58 %.

Les chiffres à propos des nouvelles inscriptions varient d’une région à une autre. La région du Centre est en tête avec 37 595 nouveaux électeurs, soit 14,86 %. L’Extrême-Nord est deuxième avec 34 924 nouveaux électeurs. Au troisième rang se trouve le Nord-Ouest avec 32 869 nouveaux inscrits. Le Littoral suit avec 28 320 nouveaux électeurs tandis que le Sud-Ouest occupe le cinquième rang avec 28 112 nouveaux inscrits sur les listes électorales.

À présent, le fichier électoral national non toiletté contient 8 238 778 électeurs. La révision des listes étant terminée, Élections Cameroon va entamer les opérations de toilettage du fichier électoral en conformité avec les articles 78 et 80 du Code électoral. Au terme de ces opérations, l’institution publie les listes électorales provisoires au plus tard le 20 octobre et la liste électorale nationale le 30 décembre.

En attendant, la distribution des cartes d’électeurs se poursuit. Les équipes d’Elecam « sillonnent les quartiers en faisant du porte-à-porte et en envoyant les SMS aux titulaires de cartes non retirées », a indiqué le directeur général des élections Erik Essousse lors du point de presse donné le 1ᵉʳ septembre. Il invite les personnes dont les cartes sont disponibles à passer les récupérer auprès des déménagements communaux d’Elecam.

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Rénovation du Hilton Yaoundé : jusqu’à 5,13 milliards FCFA pour la maîtrise d’œuvre, l’assistance et le montage financier

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Rénovation du Hilton Yaoundé : jusqu’à 5,13 milliards FCFA pour la maîtrise d’œuvre, l’assistance et le montage financier
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(Investir au Cameroun) – Le dispositif d’études, de supervision et d’accompagnement prévu pour la rénovation du complexe Hilton Yaoundé pourrait représenter jusqu’à 5,13 milliards de FCFA TTC pour la Cameroon Hotels Corporation (CHC). Ce montant additionne trois opérations distinctes : 4,096 milliards de FCFA pour la maîtrise d’œuvre complète, 787,7 millions pour l’assistance au maître d’ouvrage et jusqu’à 250 millions pour la structuration du financement.

Cette enveloppe ne correspond pas au coût des travaux. Elle couvre les prestations destinées à concevoir, encadrer et financer le chantier. Son montant définitif dépendra notamment du résultat de l’appel d’offres de maîtrise d’œuvre, de l’activation de la tranche conditionnelle du contrat d’assistance et du volume de dette effectivement mobilisé.

La principale composante est la maîtrise d’œuvre complète, dont le coût prévisionnel est fixé à 4,096 milliards de FCFA TTC. Dans un appel d’offres international restreint publié le 2 septembre 2026, la CHC recherche un bureau d’études chargé de la conception et du suivi des travaux, depuis la validation des études jusqu’à la réception définitive.

La mission couvre l’hôtel, le centre commercial attenant et les aménagements extérieurs. Elle comprend notamment la revue des études déjà réalisées, la conception des parties encore non couvertes, l’élaboration des avant-projets du centre commercial, la préparation des dossiers de consultation des entreprises, la direction de l’exécution des travaux et la coordination des chantiers.

Trois groupements préqualifiés sont autorisés à soumissionner : Ersel Proje İnşaat Ticaret–Focus International Group–Le Competing, TYPSA–Aida SARL et Kardham Architecture–TPFI–Gassim. Les offres sont attendues au plus tard le 1er octobre 2026. Seuls les candidats ayant obtenu au moins 80 points sur 100 à l’évaluation technique verront leurs propositions financières ouvertes.

Prévue sur 48 mois, la mission doit couvrir les études de conception, le suivi des travaux et l’assistance aux opérations de réception. Elle sera financée par le budget d’investissement de la CHC pour 2026 et les exercices suivants.

Une assistance déjà attribuée pour 787,7 millions FCFA

Avant cette consultation, la CHC avait déjà recruté un assistant au maître d’ouvrage. Le marché a été attribué en février 2026 au groupement Egis Cameroun–CPM Hospitality–Egis Bâtiment International pour un montant cumulé de 787,69 millions de FCFA TTC. Selon le communiqué d’attribution, il comprend une tranche ferme de 122,49 millions de FCFA, à exécuter en trois mois, et une tranche conditionnelle de 665,20 millions étalée sur 48 mois.

L’assistant doit notamment aider la CHC à planifier le projet, définir le programme, préparer les appels d’offres, coordonner la validation des études et suivre les marchés sur les plans administratif, financier et technique. Il doit également participer aux opérations de réception.

Cette mission se distingue de celle de la future maîtrise d’œuvre. Celle-ci assurera la conception et la direction technique du chantier, tandis que l’assistant au maître d’ouvrage doit accompagner la CHC dans le pilotage global de l’opération. La délimitation des responsabilités sera donc déterminante pour éviter les chevauchements dans la coordination, la validation des études et le suivi des travaux.

Une commission liée à une levée de dette de 25 milliards FCFA

Le troisième poste concerne le financement. En avril 2026, la CHC a retenu le groupement Attijari Securities Central Africa–AFG Capital–Financia Capital pour structurer et mobiliser la dette destinée aux travaux.

La rémunération négociée correspond à une commission unique de 1 % TTC des fonds effectivement mobilisés, présentée par la CHC comme équivalant à 250 millions de FCFA pour une mission de six mois. Les frais remboursables et autres frais annexes initialement prévus ont été supprimés, selon le communiqué d’attribution.

Une commission de 250 millions de FCFA à 1 % correspond arithmétiquement à une levée de dette de 25 milliards. Ce montant constitue toutefois une cible implicite de financement, et non une somme dont le décaissement est déjà établi par les documents consultés.

Les arrangeurs doivent structurer la dette, négocier ses conditions et accompagner la CHC jusqu’au closing financier, y compris sur les aspects fiscaux, juridiques et les éventuelles garanties de l’État. La CHC est détenue à 95,6 % par l’État camerounais, selon le dossier de recrutement des arrangeurs.

Rapportés arithmétiquement à cette cible de 25 milliards de FCFA, les 5,13 milliards prévus pour la maîtrise d’œuvre, l’assistance et la structuration financière représentent environ 20,5 %. Cette comparaison reste toutefois indicative : les 4,096 milliards de la maîtrise d’œuvre constituent encore une estimation, les 665,2 millions de l’assistance relèvent d’une tranche conditionnelle et la rémunération des arrangeurs dépend du montant effectivement mobilisé. En outre, le périmètre de la maîtrise d’œuvre inclut le centre commercial et les aménagements extérieurs.

Le coût global de la rénovation ne peut donc pas encore être établi. Les documents publiés ne précisent ni le budget définitif des travaux, ni les conditions de la dette — taux, maturité et garanties — ni le coût du contrôle technique. Ils montrent en revanche que les prestations de conception, d’assistance et de structuration financière prévues autour du chantier pourraient dépasser 5 milliards de FCFA.

Baudouin Enama

Lire aussi :

20-04-2026 – Rénovation du Hilton Yaoundé : ASCA, AFG Capital et Financia Capital mandatés pour lever environ 25 milliards de FCFA

13-05-2026 – La CHC, propriétaire du Hilton de Yaoundé, relance la phase préparatoire de son projet de resort 5 étoiles à Kribi

25-11-2025 – Hilton de Yaoundé : CHC prépare une levée de fonds syndiquée pour financer la rénovation

14-10-2025 – Hilton hôtel de Yaoundé : la Cameroon Hotels Corporation engage le projet de rénovation avant son entrée en bourse

02-02-2022 – Cameroon Hotels Corporation, propriétaire de l’hôtel Hilton de Yaoundé, envisage d’ouvrir un autre établissement à Kribi

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