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Moody’s alerte sur dette et liquidité

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Moody’s alerte sur dette et liquidité
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Moody’s maintient le Cameroun à Caa1 avec perspective stable, mais alerte sur la dette, la liquidité et les arriérés.

Moody’s a confirmé le 21 août 2026 la note souveraine du Cameroun à Caa1, avec une perspective stable. Cette décision maintient le pays dans une catégorie de risque élevé sur les marchés financiers.

L’agence met en avant trois points de vigilance: les tensions de liquidité, la progression de l’endettement public et les retards de paiement. Ces éléments pèsent sur la capacité de l’Etat à se financer à des conditions soutenables.

Selon les données de la Caisse autonome d’amortissement, la dette publique du Cameroun atteignait 15 416 milliards de FCFA à fin mars 2026, soit 44,3% du PIB. Moody’s anticipe un niveau de 45% du PIB sur l’ensemble de 2026.

La question de la liquidité occupe une place centrale dans l’analyse. Le marché régional de la dette en zone CEMAC apparaît plus contraint, avec une concurrence accrue entre Etats pour mobiliser des ressources. Cette situation peut se traduire par des taux plus élevés, des maturités plus courtes et un accès moins fluide au financement.

Moody’s relève aussi que le Cameroun a couvert une partie importante de ses besoins de financement en 2026, mais à un coût jugé élevé. Un recours accru à des financements commerciaux peut renchérir le service de la dette et réduire les marges budgétaires.

Arriérés et croissance sous surveillance

L’agence signale également un historique d’arriérés de paiement, intérieurs et extérieurs, qui fragilise le profil de crédit du pays. En pratique, ces retards alimentent les inquiétudes sur la gestion de trésorerie et sur la régularité des remboursements.

Moody’s a par ailleurs abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 3,4%. L’agence attend aussi un déficit budgétaire de 2,5% du PIB. Ces perspectives traduisent un environnement plus difficile, dans un contexte de retards d’exécution budgétaire et de discussions autour d’un nouveau programme avec le FMI.

Un autre facteur de risque mentionné concerne l’environnement politique. Moody’s évoque une possible transition présidentielle chaotique. La source mentionne aussi une réforme constitutionnelle du 14 avril 2026 créant un poste de vice-président, ainsi qu’une vacance de cette fonction au moment de la publication.

Au total, l’alerte de Moody’s ne repose pas sur un seul indicateur. Elle combine un niveau d’endettement en hausse, des besoins de trésorerie importants, un accès au marché régional moins confortable et la persistance d’arriérés. La perspective reste stable, mais l’agence indique que toute aggravation de ces tensions pourrait peser sur la note souveraine du Cameroun.

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Don Ndikberry transforme ses pauses d’usine en 28 titres Amapiano

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Don Ndikberry transforme ses pauses d’usine en 28 titres Amapiano
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Don Ndikberry (Luvuyo Ndiki) a sorti INKQUBO (« Le Processus »), un album Amapiano de 28 titres via RCV Records.

L’album est paru le 14 août 2026. Il dirige une ferme d’impression 3D au Cap et a terminé le disque sur Umoya Studio, le logiciel de musique qu’il a construit, entre les runs de production — aux côtés d’outils déjà sur le marché. Titre phare : Ndicela uPhila Nawe.

L’album circule en isiZulu, isiXhosa, anglais et yorùbá, avec Ice Prince et le collectif lagosien ỌRÙN MOB. Autres titres : Ngiyeza, Wajonge Zantsi, Soul City, Ọ̀GÁ MI, Bring Azaina, My Children.

« Diriger une usine, c’est stressant. La musique, c’est là où je vais respirer — j’ai fait cet album sur mes pauses, pour raconter mon parcours. Je ne pouvais pas m’acheter une place dans l’industrie, alors je me suis frayé un chemin en ingénieur. C’est inkqubo. Le processus est à nous. »
— Don Ndikberry

Don Ndikberry est producteur exécutif Amapiano, auteur, ingénieur et entrepreneur tech au Cap, fondateur d’Ubuntu Wave (Amapiano fusionné au récit xhosa et zoulou). Il écrit 80 à 90 % de son catalogue en isiXhosa et isiZulu. Il a fondé 3D Printing Village (3pV), 3PV Labs, et en 2012 Red Cup Village.

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Commercial Bank-Cameroun : 524,5 milliards FCFA de crédits directs pour 872 milliards de bilan à fin juillet 2026

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Commercial Bank-Cameroun : 524,5 milliards FCFA de crédits directs pour 872 milliards de bilan à fin juillet 2026
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(Investir au Cameroun) – Commercial Bank-Cameroun (CBC) affichait 524,5 milliards de FCFA de crédits directs à la clientèle au 31 juillet 2026, pour un total de bilan de 872,04 milliards. Ces prêts représentaient 60,1 % des actifs de la banque, selon les calculs effectués à partir de sa situation mensuelle publiable provisoire.

Ce montant comprend 375,6 milliards de FCFA de crédits à court terme, 107,38 milliards à moyen terme et 41,53 milliards à long terme. Le court terme concentrait ainsi 71,6 % du portefeuille de crédits directs, contre 20,5 % pour le moyen terme et 7,9 % pour le long terme.

L’essentiel des financements inscrits dans les comptes de CBC arrivait donc à échéance à moins d’un an. Le document ne précise toutefois ni les secteurs financés, ni la répartition entre entreprises, particuliers et administrations, ni le niveau de concentration du portefeuille sur les principaux emprunteurs.

Près de 588 milliards de concours comptables à la clientèle

Les crédits directs ne représentent pas toute l’exposition comptable de CBC sur sa clientèle. La banque enregistrait également 62,77 milliards de FCFA de comptes débiteurs ainsi que 716,3 millions d’opérations de crédit-bail ou d’Ijara.

En agrégeant ces postes, les concours comptables à la clientèle atteignaient environ 587,98 milliards de FCFA, soit 67,4 % du bilan. Ce calcul n’intègre pas les engagements hors bilan, qui ne correspondent pas à des fonds déjà décaissés.

La publication ne renseigne ni les créances en souffrance, ni les provisions, ni le coût du risque ou les garanties adossées aux prêts. Les 587,98 milliards mesurent donc le volume des financements comptabilisés, sans permettre d’en apprécier la qualité ou la rentabilité.

Une collecte élargie de 527,2 milliards de FCFA

Au passif, CBC comptabilisait 305,93 milliards de FCFA de comptes créditeurs à vue, 101,93 milliards de comptes à terme et 38,76 milliards de comptes d’épargne. Ces trois catégories totalisaient 446,61 milliards.

En ajoutant 80,57 milliards de FCFA de bons de caisse, la collecte élargie auprès de la clientèle ressortait à 527,19 milliards. Les seuls crédits directs représentaient ainsi 99,5 % de cette ressource, leur montant n’étant inférieur que de 2,69 milliards de FCFA à l’ensemble formé par les dépôts et les bons de caisse.

En intégrant les comptes débiteurs et le crédit-bail, les concours à la clientèle dépassaient cette collecte élargie de 60,8 milliards de FCFA. Le rapport arithmétique entre les deux masses atteignait alors 111,5 %.

Ce ratio ne doit cependant pas être assimilé à un indicateur prudentiel de liquidité ou de transformation. Son calcul ne tient compte ni de la maturité réelle des ressources, ni des actifs liquides admissibles, ni des retraitements réglementaires appliqués par la Commission bancaire de l’Afrique centrale.

217,3 milliards de ressources interbancaires

CBC disposait parallèlement de 217,28 milliards de FCFA de ressources provenant des banques et établissements financiers, dont 183,06 milliards à terme et 34,22 milliards à vue. Elles représentaient 24,9 % du bilan.

La banque déclarait également 65,48 milliards de FCFA de ressources permanentes, constituées d’un capital de 24,03 milliards, de 31,38 milliards de réserves, reports à nouveau et provisions pour risques généraux, ainsi que de 10,08 milliards d’autres ressources permanentes.

Ces montants ne suffisent pas à déterminer les fonds propres prudentiels de CBC. Le calcul de la solvabilité réglementaire nécessite notamment des retraitements, une pondération des risques et des informations sur d’éventuelles déductions, absentes de la situation mensuelle.

À l’actif, CBC détenait aussi 66,7 milliards de FCFA de titres de placement et de valeurs reçues en pension ou achetées ferme, ainsi que 104,62 milliards d’opérations interbancaires et de trésorerie à vue. Ces postes complètent la structure de l’actif, sans permettre d’identifier la part immédiatement mobilisable pour faire face aux retraits ou aux échéances.

225,9 milliards de garanties accordées à la clientèle

Hors bilan, CBC déclarait 225,88 milliards de FCFA de cautions, avals et autres garanties accordées en faveur de la clientèle, soit l’équivalent de 43,1 % des crédits directs inscrits à l’actif.

La banque signalait également 110,73 milliards de FCFA d’effets déposés en garantie d’opérations de refinancement, 6,07 milliards de garanties accordées en faveur d’intermédiaires financiers et 9,22 milliards de garanties reçues de ces intermédiaires.

Ces engagements constituent des risques conditionnels : ils ne se transforment en créances décaissées que si les garanties sont appelées ou si les engagements sont exécutés. Le risque supporté par la banque dépend notamment de la qualité des bénéficiaires, des contre-garanties et des provisions éventuellement constituées.

La situation arrêtée au 31 juillet 2026 est présentée comme provisoire et ne comporte aucune donnée comparative. Elle ne permet donc pas de déterminer l’évolution des crédits, des dépôts ou des ressources interbancaires depuis décembre 2025, ni d’apprécier la rentabilité de CBC.

Elle fait toutefois ressortir deux caractéristiques du bilan à cette date : les concours comptables à la clientèle en représentent 67,4 %, tandis que les crédits directs sont concentrés à 71,6 % sur le court terme.

Baudouin Enama

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le Cameroun compte désormais plus de 8,2 millions d’électeurs

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le Cameroun compte désormais plus de 8,2 millions d’électeurs
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Élections Cameroon, par la voix du directeur général des élections, Erik Essousse, a fait le point de la campagne de révision des listes électorales mardi dernier au siège d’Elecam à Yaoundé, au lendemain de la clôture des opérations.

La campagne de révision des listes électorales lancée le 2 janvier 2026 a pris fin le lundi 31 août dernier. Au terme des opérations d’enrôlement, 252 830 nouveaux électeurs se sont fait enregistrer au cours de la période dédiée, dont 150 954 hommes, 101 876 femmes, 169 225 jeunes (dont 103 230 jeunes hommes et 65 995 jeunes femmes), et 176 personnes vivant avec un handicap. La proportion des électeurs enregistrés dans la diaspora est de 234 personnes, dont 150 hommes et 84 femmes.

Au cours de la campagne, les services d’Elections Cameroon ont effectué 39 681 mises à jour, 803 modifications, 14 362 transferts et 24 516 radiations. Les équipes ont aussi procédé à la distribution des cartes électorales. Entre janvier et fin août 2026, 102 894 cartes d’électeurs ont été distribuées sur les 887 910 cartes restantes au 31 décembre 2025. Soit un taux de distribution de 11,58 %.

Les chiffres à propos des nouvelles inscriptions varient d’une région à une autre. La région du Centre est en tête avec 37 595 nouveaux électeurs, soit 14,86 %. L’Extrême-Nord est deuxième avec 34 924 nouveaux électeurs. Au troisième rang se trouve le Nord-Ouest avec 32 869 nouveaux inscrits. Le Littoral suit avec 28 320 nouveaux électeurs tandis que le Sud-Ouest occupe le cinquième rang avec 28 112 nouveaux inscrits sur les listes électorales.

À présent, le fichier électoral national non toiletté contient 8 238 778 électeurs. La révision des listes étant terminée, Élections Cameroon va entamer les opérations de toilettage du fichier électoral en conformité avec les articles 78 et 80 du Code électoral. Au terme de ces opérations, l’institution publie les listes électorales provisoires au plus tard le 20 octobre et la liste électorale nationale le 30 décembre.

En attendant, la distribution des cartes d’électeurs se poursuit. Les équipes d’Elecam « sillonnent les quartiers en faisant du porte-à-porte et en envoyant les SMS aux titulaires de cartes non retirées », a indiqué le directeur général des élections Erik Essousse lors du point de presse donné le 1ᵉʳ septembre. Il invite les personnes dont les cartes sont disponibles à passer les récupérer auprès des déménagements communaux d’Elecam.

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