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Crash de Dropped : le procès aura lieu à l’automne 2027

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Crash de Dropped : le procès aura lieu à l’automne 2027
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Onze ans après le crash qui a coûté la vie à dix personnes, la justice française va enfin examiner les responsabilités dans le drame de Dropped. Le procès pour homicides involontaires se tiendra à Paris du 27 septembre au 21 octobre 2027.

Le procès de Dropped se tiendra en septembre 2027

Il aura fallu attendre plus de douze ans après le lancement du tournage pour connaître la date du procès. Selon les informations du Parisien, confirmées par l’association des familles des victimes, l’audience se déroulera devant le tribunal judiciaire de Paris.

Le procès commencera le 27 septembre 2027 et doit se poursuivre jusqu’au 21 octobre 2027. Une échéance particulièrement attendue par les proches des dix victimes, après une procédure judiciaire qui s’est étirée pendant des années.

Le dossier porte sur un accident survenu le 9 mars 2015, en Argentine. Deux hélicoptères utilisés pour le tournage de l’émission d’aventure étaient entrés en collision peu après leur décollage, près de Villa Castelli, dans la province de La Rioja.

Les dix personnes présentes à bord des deux appareils avaient perdu la vie.

Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine parmi les victimes

Le drame avait bouleversé le monde du sport français. Trois figures connues du public se trouvaient parmi les victimes : Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine.

Camille Muffat, championne olympique de natation, avait 25 ans. La navigatrice Florence Arthaud était âgée de 57 ans. Le boxeur Alexis Vastine avait 28 ans. Cinq membres de la production française et les deux pilotes argentins sont également morts dans l’accident.

Le programme Dropped, produit pour TF1, devait mettre en scène plusieurs sportifs déposés dans des zones isolées. Ils devaient ensuite retrouver la civilisation en autonomie.

L’émission n’a finalement jamais été diffusée.

Que reproche la justice à la production ?

C’est précisément la question que devra trancher le tribunal. L’enquête judiciaire française s’est intéressée aux conditions de préparation du tournage et aux règles de sécurité entourant les vols.

En septembre 2025, le parquet de Paris avait demandé le renvoi de la société Adventure Line Productions (ALP) et d’un ancien responsable de la sécurité pour homicides involontaires. Le parquet estimait alors que des fautes pouvaient engager leur responsabilité pénale.

Les investigations avaient notamment porté sur une manœuvre aérienne destinée à permettre aux caméras de filmer l’autre hélicoptère. Selon les réquisitions du parquet rapportées par l’AFP, aucun briefing n’avait notamment été organisé avec le second pilote arrivé plus tard sur le site. Les règles aéronautiques applicables à cette manœuvre auraient également dû faire l’objet de vérifications plus strictes.

Le dossier ne s’arrête toutefois pas à une seule personne.

Quatre prévenus et la société de production

En mai 2026, l’AFP indiquait que quatre personnes physiques et ALP, en tant que personne morale, seraient finalement jugées devant le tribunal correctionnel de Paris.

Trois anciens producteurs de l’émission ainsi qu’un responsable de la sécurité doivent comparaître dans ce dossier d’homicides involontaires. À ce stade, il s’agit de personnes renvoyées devant la justice et non de personnes définitivement condamnées.

Cette distinction compte. Le procès devra justement permettre aux magistrats d’examiner les faits, les responsabilités de chacun et les éventuels manquements reprochés à l’organisation du tournage.

Onze ans d’attente pour les familles

Le temps écoulé donne une dimension particulière à cette audience. Lorsque les hélicoptères se sont percutés, le tournage venait à peine de commencer.

L’enquête pénale française a duré plusieurs années. Les investigations judiciaires étaient achevées depuis décembre 2022, après une procédure marquée par plusieurs mises en examen et de nombreux débats sur les conditions de sécurité du tournage.

Sur le plan civil, des procédures ont également été engagées par les familles. La société de production ALP a notamment été condamnée en 2018 pour « faute inexcusable » dans l’une de ces procédures d’indemnisation.

Mais cette décision civile ne remplaçait pas le procès pénal attendu par les proches.

Désormais, une date est inscrite au calendrier : du 27 septembre au 21 octobre 2027, les responsabilités liées au crash de Dropped seront examinées devant le tribunal judiciaire de Paris.

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Grossglockner : un guide attaque un alpiniste sur une crête à 3 000 mètres

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Grossglockner : un guide attaque un alpiniste sur une crête à 3 000 mètres
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Que s’est-il passé sur cette étroite portion du Grossglockner ? Une altercation entre un guide de montagne autrichien et un alpiniste polonais a été filmée avant de devenir virale. La police enquête désormais sur cette scène particulièrement tendue.

Une dispute qui dégénère sur le Grossglockner

La scène aurait pu rester une simple querelle entre alpinistes. Elle s’est pourtant terminée par une confrontation physique, à près de 3 000 mètres d’altitude.

Le 22 août, un couple polonais évoluait sur le Mürztalersteig, un itinéraire menant notamment vers l’Erzherzog-Johann-Hütte, dans le massif du Grossglockner, en Autriche. La femme progressait sur une partie étroite et exposée du parcours. Son compagnon avait volontairement laissé de l’espace devant lui.

C’est à ce moment qu’un guide autrichien, accompagné de deux clients, aurait voulu dépasser le couple. D’après les images diffusées sur les réseaux sociaux, il s’est glissé entre les deux alpinistes pour poursuivre sa route.

L’alpiniste polonais lui demande alors s’il devait passer en premier. Le guide lui répond simplement : « Non, non, non. »

La tension monte rapidement.

Le dépassement provoque un échange tendu

Sur un sentier classique, dépasser quelqu’un n’a rien d’exceptionnel. En montagne, la situation peut être différente lorsque le passage est très étroit et exposé.

Le Polonais reproche au guide sa manière de faire. Celui-ci revendique alors son statut professionnel : « Je suis guide de montagne, tais-toi ! »

Les deux hommes échangent ensuite des insultes. D’après la vidéo, le guide finit par faire demi-tour alors qu’il était déjà passé devant le couple.

C’est là que la scène devient beaucoup plus inquiétante.

Le guide remonte vers l’alpiniste, passe une nouvelle fois près de sa compagne et vient saisir le Polonais. Il lui demande alors de se tenir correctement. La confrontation se déroule toujours sur cette partie particulièrement exposée de l’itinéraire.

Une simple querelle liée à un dépassement prend donc une tout autre dimension.

La vidéo du Grossglockner devient virale

L’alpiniste polonais a lui-même publié les images sur les réseaux sociaux. Dans son récit, il accuse le guide d’avoir adopté une attitude agressive et d’avoir créé une situation dangereuse pour les personnes présentes.

Il reconnaît pourtant qu’un dépassement en montagne peut être parfaitement normal. Son reproche porte surtout sur la façon dont celui-ci aurait été effectué et sur l’escalade qui a suivi.

Selon lui, un professionnel devrait faire preuve de courtoisie, de discernement et surtout penser à la sécurité de tous les alpinistes autour de lui.

Le message a largement circulé sur Internet. La vidéo a depuis été visionnée des millions de fois, attirant l’attention sur le comportement du guide et, plus largement, sur les règles de conduite dans les passages alpins exposés.

La police autrichienne ouvre une enquête

L’affaire ne s’est pas arrêtée aux réseaux sociaux.

La police de Matrei, dans le Tyrol oriental, a ouvert une enquête après le dépôt d’une plainte. Les investigations portent sur un possible risque pour la sécurité physique. Le dossier doit ensuite être transmis au parquet d’Innsbruck.

Pour l’heure, aucune blessure grave n’a été signalée à la suite de l’altercation.

Le lieu, lui, explique en partie pourquoi la scène a suscité autant de réactions. Sur une portion équipée et exposée, un mouvement brusque ou une dispute physique peut rapidement avoir des conséquences beaucoup plus lourdes.

Le guide perd son activité professionnelle

Les premières conséquences professionnelles sont tombées rapidement.

Le Kalser Berg- und Schiführerverein, qui avait facilité la mission du guide, a annoncé la fin de sa collaboration avec lui. L’association a qualifié son comportement d’« inacceptable ». Le guide concerné n’était pas membre de cette association locale, mais avait été engagé par son intermédiaire.

Le dossier a également été transmis aux instances professionnelles autrichiennes.

Le Verband der Österreichischen Berg- und Skiführer a condamné le comportement montré dans la vidéo et lancé une procédure disciplinaire. L’organisation rappelle aussi que les guides autrichiens suivent une formation de trois ans, avec un travail spécifique consacré à la conduite des groupes et à la communication.

Puis un nouveau rebondissement est intervenu.

Le 31 août, le guide a décidé de renoncer lui-même à sa licence. Il ne pourra donc plus exercer comme guide de montagne. Le syndicat professionnel de Styrie précise qu’une procédure disciplinaire était déjà engagée lorsqu’il a pris cette décision.

L’ancien guide donne sa version des faits

Le principal intéressé est finalement sorti du silence le 3 septembre.

Dans un entretien accordé à la Kleine Zeitung, l’ancien guide reconnaît que les images ne lui sont pas favorables. « La vidéo est défavorable pour moi », a-t-il déclaré.

Il conteste toutefois l’idée d’être le seul responsable de l’escalade. Selon lui, une histoire préalable aurait contribué à faire monter la tension. Il affirme même que deux personnes particulièrement attachées à leur ego se seraient retrouvées dans cette situation.

Mais il ne détaille pas cette supposée « histoire » antérieure.

Un point qui reste justement contesté. L’alpiniste polonais affirme, de son côté, qu’il n’avait jamais rencontré le guide avant cet épisode. Il assure que leurs groupes ne se seraient retrouvés qu’au sommet.

Cette divergence laisse encore une partie du contexte dans le flou.

Les professionnels veulent éviter l’amalgame

Peter Perhab, président de l’association des guides de montagne de Styrie, a reconnu que les images nuisaient à l’image de la profession. Mais il refuse de réduire le métier à cet épisode.

Selon lui, dépasser une autre cordée peut être nécessaire, notamment lorsque les conditions météorologiques se dégradent rapidement. La manière de procéder compte cependant énormément : choisir un passage adapté, prévenir les personnes concernées et expliquer brièvement son intention permettent généralement d’éviter les tensions.

« L’élément décisif, c’est la communication », estime Peter Perhab.

Le responsable rappelle également que la formation des guides accorde une place importante à la gestion des groupes et à la désescalade. Sur ce point, l’affaire du Grossglockner sert déjà de cas pratique dans des formations professionnelles en Autriche.

Reste désormais à savoir quelles seront les suites judiciaires de l’enquête menée par la police de Matrei. Le nom de l’ancien guide n’a, lui, pas été rendu public par les autorités.

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Axe échangeur d’Obala-Etoudi : Les camionneurs ont 2 semaines pour déguerpir

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Axe échangeur d’Obala-Etoudi : Les camionneurs ont 2 semaines pour déguerpir
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La décision est du gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea.

«Nous leur avons accordé u n délai de deux semaines. Passé ce délai, nous allons sévir. Certains veulent peut-être engager un bras de fer avec l’autorité mais sans la paix, ils ne peuvent même pas exercer leur activité».

Ces propos sont de Naseri Paul Bea, gouverneur de la région du Centre. L’autorité administrative a prononcé ces propos à la suite de la décision à lui prise le 25 août 2025 interdisant le stationnement des camions de sable à Olembe. La décision est entrée en vigueur le 1er septembre 2026, faisant suite à un constat fait sur le trrain.

A en croire Naseri Paul Bea, l’axe reliant la ville de Yaoundé à la route nationale numéro 4 est devenu un véritable enfer pour les usagers. Outre les nids de poule qui se succèdent, la chaussée y est très dégradée. De part et d’autre de la route, des dizaines de camions chargés de sables et d’autres agrégats y stationnent à longueur de journée.

A certains endroits, le passage est réduit à une seule bande. L’encombrement de la chaussée et la dégradation du bitume sont à l’origine de plusieurs accidents car, les camionneurs déchargent et manipulent d’importantes quantités de sable sur place pour les revendre.

«Ce qui certain c’est que les Camerounais n’aiment pas le changement. Ils diront qu’ils avaient l’habitude de fonctionner ainsi. Mais nous avons pris cette disposition en concertation avec les syndicats. C’est une solution médiane en attendant de trouver la meilleure solution possible. Nous avons tenu une séance de travail avec les concernés pour leur proposer deux alternatives. Il y a d’abord un autre site à Nkozoa qu’ils ont eux-mêmes identifié avec le préfet de la Mefou-et-Afamba» explique le gouverneur de la région du Centre. Le site devrait être aménagé par les carillonneurs.

Naseri Paul Bea explique aussi dans les colonnes de Cameroon Tribune du 1er septembre dernier que le ministre des Travaux publics (MinTp), Emmanuel Nganou Djoumessi a pour sa part proposé l’échangeur d’Obala où les camionneurs devraient bénéficier d’un grand espace avec tous les aménagements nécessaires et l’accompagnement du maire de Obala.

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Le Cameroun durcit la sélection des projets d’investissement public

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Le Cameroun durcit la sélection des projets d’investissement public
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Pour le Programme d’investissement prioritaire 2027-2029, le gouvernement renforce donc la sélection en amont. Les projets devront désormais démontrer leur utilité économique, leur maturité et leur capacité à produire un impact suffisamment important pour justifier leur inscription.

Le gouvernement veut mettre fin à une logique où l’inscription d’un projet au portefeuille public ne garantit pas sa réalisation dans les délais prévus. Le Programme d’investissement prioritaire (PIP) 2027-2029 entend désormais opérer un tri plus strict avant de retenir les investissements publics. L’enjeu est financier. Près de 500 projets figurent déjà dans le portefeuille public. Leur coût cumulé laisse environ 8 500 milliards de FCFA à programmer. Dans ce contexte, chaque nouveau projet doit désormais franchir plusieurs filtres avant d’accéder au PIP.

Le document de programmation rappelle que la présélection intervient sur les projets déjà enregistrés dans la banque des projets. Elle doit permettre de ne conserver que ceux qui répondent à un socle de critères précis. Le premier tient à leur cohérence avec la stratégie nationale de développement. Le projet doit également être implanté dans une zone considérée comme prioritaire et disposer d’une étude d’opportunité concluante ainsi que d’une étude de préfaisabilité.

Le gouvernement ajoute un seuil financier. Un projet éligible au PIP doit afficher un coût total supérieur à 10 milliards de FCFA. Le choix de ce seuil repose sur l’idée que les investissements de cette taille exercent une incidence significative sur les ressources publiques et doivent produire un effet direct sur l’économie.

Plus question de multiplier les petits projets

Le filtre ne porte toutefois pas uniquement sur le montant. Les projets retenus doivent contribuer à la formation brute de capital fixe ou participer à l’import-substitution. Ils doivent aussi avoir une portée nationale ou entraîner un changement structurel sur les plans économique, social ou de l’unité nationale.

À ce stade, l’administration établit une « liste des projets qualifiés ». Mais cette première sélection ne suffit pas. Le document prévoit ensuite une phase de priorisation destinée à classer les projets en fonction de leur performance. L’analyse combine des critères économiques, sociaux, environnementaux et climatiques. Un modèle économique attribue ainsi un score de performance à chaque projet. Les investissements sont ensuite répartis en quatre groupes, des plus performants aux moins performants.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Le premier groupe rassemble les projets performants sur les plans économique, social, environnemental et climatique. Le deuxième comprend ceux qui affichent de bonnes performances économiques, mais moins de résultats sur les volets social, environnemental et climatique. Le troisième suit la logique inverse. Le quatrième regroupe les projets jugés non prioritaires et peu performants sur l’ensemble des critères.

Cette classification doit permettre de concentrer les ressources sur les opérations présentant le meilleur rendement collectif. Les projets issus des deux premiers groupes sont ensuite hiérarchisés selon quatre niveaux de priorité. La première priorité revient à ceux qui contribuent à la transformation structurelle de l’économie. Viennent ensuite la réhabilitation des infrastructures existantes, l’import-substitution ou le développement des exportations, puis les grands projets de deuxième génération.

LES PROJETS DÉJÀ ENGAGÉS PASSENT AVANT LES NOUVEAUX

Le véritable arbitrage intervient lors de la sélection finale. À ce stade, le gouvernement décide des projets à inscrire dans l’année du Cadre de dépenses à moyen terme et dans le PIP de l’exercice suivant. Le document prévoit explicitement la possibilité d’un arbitrage gouvernemental en fonction du contexte et de l’urgence de certains investissements.

Quatre critères doivent alors peser sur la décision. L’État regarde d’abord l’imminence de l’achèvement du projet. Il examine ensuite les ressources encore nécessaires pour terminer chaque opération. Les projets dont la clôture exige peu de ressources doivent ainsi être accompagnés jusqu’à leur achèvement. La maturité des nouveaux projets entre également dans l’équation, tout comme la contrainte budgétaire.

Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais

Cette dernière devient déterminante dans un contexte où les engagements accumulés limitent la capacité de l’État à ouvrir simultanément de nouveaux chantiers. Ce mécanisme peut donc déplacer le centre de gravité de la politique d’investissement. Plutôt que d’ajouter continuellement de nouvelles opérations, l’État entend d’abord sécuriser celles déjà suffisamment avancées et susceptibles d’être achevées avec des ressources limitées.

PROGRAMMER LE COÛT RÉEL ET NON UNE DÉPENSE ANNUELLE

Le nouveau dispositif cherche aussi à rapprocher la programmation des capacités réelles de financement. Le PIP inscrit les projets selon leur coût total, c’est-à-dire le besoin de financement nécessaire pendant toute leur durée de mise en œuvre. Il ne considère donc pas ce montant comme une charge à supporter sur un seul exercice budgétaire.

Les coûts sont répartis sur plusieurs exercices grâce à des plans de décaissement propres à chaque projet. Ces plans déterminent le besoin budgétaire année après année, en fonction du rythme de réalisation, des différentes phases de travaux et des disponibilités financières de l’État.

Cette méthode doit permettre d’aligner les engagements d’investissement sur les lois de finances successives. Elle vise aussi à améliorer la gestion de la trésorerie publique et à assurer une meilleure traçabilité financière pendant l’exécution des projets.

Le PIP sera ensuite validé par le gouvernement lors du Conseil de cabinet consacré à l’examen du Document de programmation économique et budgétaire. Son contenu alimentera les discussions du Débat d’orientation budgétaire au Parlement.

Le changement attendu est donc moins une augmentation du volume des investissements qu’une sélection plus sévère. Dans un portefeuille déjà lourdement chargé, les projets insuffisamment mûrs, dépourvus d’études, faiblement structurants ou incapables de justifier leur coût auront davantage de difficultés à franchir le filtre. Pour les autres, la priorité sera désormais de démontrer non seulement leur pertinence, mais aussi la capacité de l’État à les financer jusqu’à leur terme.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 03/09/2026

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