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Axe échangeur d’Obala-Etoudi : Les camionneurs ont 2 semaines pour déguerpir

La décision est du gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea.
«Nous leur avons accordé u n délai de deux semaines. Passé ce délai, nous allons sévir. Certains veulent peut-être engager un bras de fer avec l’autorité mais sans la paix, ils ne peuvent même pas exercer leur activité».
Ces propos sont de Naseri Paul Bea, gouverneur de la région du Centre. L’autorité administrative a prononcé ces propos à la suite de la décision à lui prise le 25 août 2025 interdisant le stationnement des camions de sable à Olembe. La décision est entrée en vigueur le 1er septembre 2026, faisant suite à un constat fait sur le trrain.
A en croire Naseri Paul Bea, l’axe reliant la ville de Yaoundé à la route nationale numéro 4 est devenu un véritable enfer pour les usagers. Outre les nids de poule qui se succèdent, la chaussée y est très dégradée. De part et d’autre de la route, des dizaines de camions chargés de sables et d’autres agrégats y stationnent à longueur de journée.
A certains endroits, le passage est réduit à une seule bande. L’encombrement de la chaussée et la dégradation du bitume sont à l’origine de plusieurs accidents car, les camionneurs déchargent et manipulent d’importantes quantités de sable sur place pour les revendre.
«Ce qui certain c’est que les Camerounais n’aiment pas le changement. Ils diront qu’ils avaient l’habitude de fonctionner ainsi. Mais nous avons pris cette disposition en concertation avec les syndicats. C’est une solution médiane en attendant de trouver la meilleure solution possible. Nous avons tenu une séance de travail avec les concernés pour leur proposer deux alternatives. Il y a d’abord un autre site à Nkozoa qu’ils ont eux-mêmes identifié avec le préfet de la Mefou-et-Afamba» explique le gouverneur de la région du Centre. Le site devrait être aménagé par les carillonneurs.
Naseri Paul Bea explique aussi dans les colonnes de Cameroon Tribune du 1er septembre dernier que le ministre des Travaux publics (MinTp), Emmanuel Nganou Djoumessi a pour sa part proposé l’échangeur d’Obala où les camionneurs devraient bénéficier d’un grand espace avec tous les aménagements nécessaires et l’accompagnement du maire de Obala.
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Crash de Dropped : le procès aura lieu à l’automne 2027

Onze ans après le crash qui a coûté la vie à dix personnes, la justice française va enfin examiner les responsabilités dans le drame de Dropped. Le procès pour homicides involontaires se tiendra à Paris du 27 septembre au 21 octobre 2027.
Le procès de Dropped se tiendra en septembre 2027
Il aura fallu attendre plus de douze ans après le lancement du tournage pour connaître la date du procès. Selon les informations du Parisien, confirmées par l’association des familles des victimes, l’audience se déroulera devant le tribunal judiciaire de Paris.
Le procès commencera le 27 septembre 2027 et doit se poursuivre jusqu’au 21 octobre 2027. Une échéance particulièrement attendue par les proches des dix victimes, après une procédure judiciaire qui s’est étirée pendant des années.
Le dossier porte sur un accident survenu le 9 mars 2015, en Argentine. Deux hélicoptères utilisés pour le tournage de l’émission d’aventure étaient entrés en collision peu après leur décollage, près de Villa Castelli, dans la province de La Rioja.
Les dix personnes présentes à bord des deux appareils avaient perdu la vie.
Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine parmi les victimes
Le drame avait bouleversé le monde du sport français. Trois figures connues du public se trouvaient parmi les victimes : Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine.
Camille Muffat, championne olympique de natation, avait 25 ans. La navigatrice Florence Arthaud était âgée de 57 ans. Le boxeur Alexis Vastine avait 28 ans. Cinq membres de la production française et les deux pilotes argentins sont également morts dans l’accident.
Le programme Dropped, produit pour TF1, devait mettre en scène plusieurs sportifs déposés dans des zones isolées. Ils devaient ensuite retrouver la civilisation en autonomie.
L’émission n’a finalement jamais été diffusée.
Que reproche la justice à la production ?
C’est précisément la question que devra trancher le tribunal. L’enquête judiciaire française s’est intéressée aux conditions de préparation du tournage et aux règles de sécurité entourant les vols.
En septembre 2025, le parquet de Paris avait demandé le renvoi de la société Adventure Line Productions (ALP) et d’un ancien responsable de la sécurité pour homicides involontaires. Le parquet estimait alors que des fautes pouvaient engager leur responsabilité pénale.
Les investigations avaient notamment porté sur une manœuvre aérienne destinée à permettre aux caméras de filmer l’autre hélicoptère. Selon les réquisitions du parquet rapportées par l’AFP, aucun briefing n’avait notamment été organisé avec le second pilote arrivé plus tard sur le site. Les règles aéronautiques applicables à cette manœuvre auraient également dû faire l’objet de vérifications plus strictes.
Le dossier ne s’arrête toutefois pas à une seule personne.
Quatre prévenus et la société de production
En mai 2026, l’AFP indiquait que quatre personnes physiques et ALP, en tant que personne morale, seraient finalement jugées devant le tribunal correctionnel de Paris.
Trois anciens producteurs de l’émission ainsi qu’un responsable de la sécurité doivent comparaître dans ce dossier d’homicides involontaires. À ce stade, il s’agit de personnes renvoyées devant la justice et non de personnes définitivement condamnées.
Cette distinction compte. Le procès devra justement permettre aux magistrats d’examiner les faits, les responsabilités de chacun et les éventuels manquements reprochés à l’organisation du tournage.
Onze ans d’attente pour les familles
Le temps écoulé donne une dimension particulière à cette audience. Lorsque les hélicoptères se sont percutés, le tournage venait à peine de commencer.
L’enquête pénale française a duré plusieurs années. Les investigations judiciaires étaient achevées depuis décembre 2022, après une procédure marquée par plusieurs mises en examen et de nombreux débats sur les conditions de sécurité du tournage.
Sur le plan civil, des procédures ont également été engagées par les familles. La société de production ALP a notamment été condamnée en 2018 pour « faute inexcusable » dans l’une de ces procédures d’indemnisation.
Mais cette décision civile ne remplaçait pas le procès pénal attendu par les proches.
Désormais, une date est inscrite au calendrier : du 27 septembre au 21 octobre 2027, les responsabilités liées au crash de Dropped seront examinées devant le tribunal judiciaire de Paris.
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Le Cameroun durcit la sélection des projets d’investissement public

Pour le Programme d’investissement prioritaire 2027-2029, le gouvernement renforce donc la sélection en amont. Les projets devront désormais démontrer leur utilité économique, leur maturité et leur capacité à produire un impact suffisamment important pour justifier leur inscription.
Le gouvernement veut mettre fin à une logique où l’inscription d’un projet au portefeuille public ne garantit pas sa réalisation dans les délais prévus. Le Programme d’investissement prioritaire (PIP) 2027-2029 entend désormais opérer un tri plus strict avant de retenir les investissements publics. L’enjeu est financier. Près de 500 projets figurent déjà dans le portefeuille public. Leur coût cumulé laisse environ 8 500 milliards de FCFA à programmer. Dans ce contexte, chaque nouveau projet doit désormais franchir plusieurs filtres avant d’accéder au PIP.
Le document de programmation rappelle que la présélection intervient sur les projets déjà enregistrés dans la banque des projets. Elle doit permettre de ne conserver que ceux qui répondent à un socle de critères précis. Le premier tient à leur cohérence avec la stratégie nationale de développement. Le projet doit également être implanté dans une zone considérée comme prioritaire et disposer d’une étude d’opportunité concluante ainsi que d’une étude de préfaisabilité.
Le gouvernement ajoute un seuil financier. Un projet éligible au PIP doit afficher un coût total supérieur à 10 milliards de FCFA. Le choix de ce seuil repose sur l’idée que les investissements de cette taille exercent une incidence significative sur les ressources publiques et doivent produire un effet direct sur l’économie.
Plus question de multiplier les petits projets
Le filtre ne porte toutefois pas uniquement sur le montant. Les projets retenus doivent contribuer à la formation brute de capital fixe ou participer à l’import-substitution. Ils doivent aussi avoir une portée nationale ou entraîner un changement structurel sur les plans économique, social ou de l’unité nationale.
À ce stade, l’administration établit une « liste des projets qualifiés ». Mais cette première sélection ne suffit pas. Le document prévoit ensuite une phase de priorisation destinée à classer les projets en fonction de leur performance. L’analyse combine des critères économiques, sociaux, environnementaux et climatiques. Un modèle économique attribue ainsi un score de performance à chaque projet. Les investissements sont ensuite répartis en quatre groupes, des plus performants aux moins performants.
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Le premier groupe rassemble les projets performants sur les plans économique, social, environnemental et climatique. Le deuxième comprend ceux qui affichent de bonnes performances économiques, mais moins de résultats sur les volets social, environnemental et climatique. Le troisième suit la logique inverse. Le quatrième regroupe les projets jugés non prioritaires et peu performants sur l’ensemble des critères.
Cette classification doit permettre de concentrer les ressources sur les opérations présentant le meilleur rendement collectif. Les projets issus des deux premiers groupes sont ensuite hiérarchisés selon quatre niveaux de priorité. La première priorité revient à ceux qui contribuent à la transformation structurelle de l’économie. Viennent ensuite la réhabilitation des infrastructures existantes, l’import-substitution ou le développement des exportations, puis les grands projets de deuxième génération.
LES PROJETS DÉJÀ ENGAGÉS PASSENT AVANT LES NOUVEAUX
Le véritable arbitrage intervient lors de la sélection finale. À ce stade, le gouvernement décide des projets à inscrire dans l’année du Cadre de dépenses à moyen terme et dans le PIP de l’exercice suivant. Le document prévoit explicitement la possibilité d’un arbitrage gouvernemental en fonction du contexte et de l’urgence de certains investissements.
Quatre critères doivent alors peser sur la décision. L’État regarde d’abord l’imminence de l’achèvement du projet. Il examine ensuite les ressources encore nécessaires pour terminer chaque opération. Les projets dont la clôture exige peu de ressources doivent ainsi être accompagnés jusqu’à leur achèvement. La maturité des nouveaux projets entre également dans l’équation, tout comme la contrainte budgétaire.
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Cette dernière devient déterminante dans un contexte où les engagements accumulés limitent la capacité de l’État à ouvrir simultanément de nouveaux chantiers. Ce mécanisme peut donc déplacer le centre de gravité de la politique d’investissement. Plutôt que d’ajouter continuellement de nouvelles opérations, l’État entend d’abord sécuriser celles déjà suffisamment avancées et susceptibles d’être achevées avec des ressources limitées.
PROGRAMMER LE COÛT RÉEL ET NON UNE DÉPENSE ANNUELLE
Le nouveau dispositif cherche aussi à rapprocher la programmation des capacités réelles de financement. Le PIP inscrit les projets selon leur coût total, c’est-à-dire le besoin de financement nécessaire pendant toute leur durée de mise en œuvre. Il ne considère donc pas ce montant comme une charge à supporter sur un seul exercice budgétaire.
Les coûts sont répartis sur plusieurs exercices grâce à des plans de décaissement propres à chaque projet. Ces plans déterminent le besoin budgétaire année après année, en fonction du rythme de réalisation, des différentes phases de travaux et des disponibilités financières de l’État.
Cette méthode doit permettre d’aligner les engagements d’investissement sur les lois de finances successives. Elle vise aussi à améliorer la gestion de la trésorerie publique et à assurer une meilleure traçabilité financière pendant l’exécution des projets.
Le PIP sera ensuite validé par le gouvernement lors du Conseil de cabinet consacré à l’examen du Document de programmation économique et budgétaire. Son contenu alimentera les discussions du Débat d’orientation budgétaire au Parlement.
Le changement attendu est donc moins une augmentation du volume des investissements qu’une sélection plus sévère. Dans un portefeuille déjà lourdement chargé, les projets insuffisamment mûrs, dépourvus d’études, faiblement structurants ou incapables de justifier leur coût auront davantage de difficultés à franchir le filtre. Pour les autres, la priorité sera désormais de démontrer non seulement leur pertinence, mais aussi la capacité de l’État à les financer jusqu’à leur terme.
Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 03/09/2026
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Affaire Martinez Zogo : Paul Biya dicte le rythme et le ton

Dans les décrets rendus publics ce 31 août 2026, le président de la République nomme le lieutenant-colonel André Eric Atemengue Omgba au tribunal militaire de Yaoundé comme commissaire du gouvernement, juge d’instruction au tribunal militaire de Maroua. Il remplace à ce poste le lieutenant-colonel Cerlin Bélinga, cumulativement avec ses fonctions de vice-président dudit tribunal. Le décret est tombé au moment même où se déroulait une audience de l’affaire Martinez Zogo, le chef de chaîne d’Amplitude FM, enlevé le 17 janvier 2023, puis retrouvé mort le 22 janvier suivant.
L’acte de Paul Biya sonne comme un message dont seuls les acteurs de premier plan peuvent comprendre le sen. Pour certains, Cerlin Bélinga est corrompu, pour d’autres, c’est un courageux. Cela survient au moment où la cross examination du colonel Jean Pierre Otoulou, ancien commandant de la Légion de gendarmerie du Centre et enquêteur en chef lors des enquêtes préliminaires dans le cadre de cette affaire Martinez Zogo. Un exercice qui a parfois vu ce haut gradé de la gendarmerie balbutier dans ses réponses.
Nourrissant la verve d’un Jean Pierre Amougou Bélinga qui se bat à obtenir une liberté provisoire, s’appuyant parfois sur les « manquements » du patron de la commission mixte qui a conduit les enquêtes préliminaires. Lequel a mené les arrestations dans le cadre de cette affaire, sans parfois requérir le mandat du commissaire du gouvernement. Quoi qu’il en soit, Cerlin Bélinga, troisième commissaire du gouvernement dans cette affaire, en est de fait dessaisir.
Ce n’est pas le premier mouvement qui affecte profondément ce procès très couru. Le lieutenant-colonel Florent Aimé Sikati 2 Kanwo qui avait hérité de l’affaire au sortir de l’enquête préliminaire, a été affecté le 13 décembre 2023, dans un contexte de suspicion. En service au tribunal militaire de Yaoundé comme commissaire du gouvernement, sa signature avait été retrouvée sur une ordonnance de libération de l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Bélinga et de l’ancien de la Dgre (le contre-espionnage camerounais) Maxime Eko Eko, datée du 1erdécembre 2023. Quelques semaines après, l’homme a été déchargé du corps de la magistrature militaire, pour être nommé comme simple chef du 2èmebureau de la 3èmeRégion militaire interarmées basée à Garoua. Lui qui attendait de porter le galon de colonel le 1erjanvier 2024. Du coup, on peut comprendre ceux qui y voyaient une sanction.
Un nouveau magistrat militaire sera nommé au tribunal militaire de Yaoundé. Le lieutenant Pierrot Narcisse Nzié le 13 décembre 2023, sera nommé en ses lieu et place. C’est lui qui fera arrêter Martin Savom, la « dernière » pièce du puzzle de l’affaire Martinez Zogo.
Pierrot Narcisse Nzié ne connaîtra pas la fin de ce feuilleton judiciaire. Après avoir clos l’information judiciaire, Nzié renvoie l’affaire devant le tribunal militaire. Malgré cette avancée, des critiques fusent du camp de la famille de Martinez et de certains lanceurs d’alertes, pour dénoncer le fait que les principaux mis en cause dans la mort de Martinez Zogo ne soient poursuivis que pour «complicité de torture», alors que l’on a un mort sous la main. Le 25 février 2025, le président de la République le nomme président du tribunal militaire de Ngaoundéré. Il sera remplacé par le colonel Cerlin Bélinga.
Un général comme témoin
Avant l’affectation de Cerlin Bélinga c’est le colonel Eloundou Mesmin, un des témoins de l’accusation, qui a été promu au grade de Général de brigade le 3 août dernier, jour même où l’homme devait être entendu par le tribunal comme 34èmetémoin. Il ne sera pas entendu finalement, et le colonel Otoulou le remplacera. Du coup, il devient compliqué que le nouveau général soit entendu dans cette affaire. Alors que l’on en finissait avec Jean Pierre Otoulou, le commissaire du gouvernement, représentant du Ministère public dans cette délicate affaire, Cerlin Bélinga, s’en va à Maroua. C’est vrai que l’homme a continué son boulot dans cette affaire malgré cette affectation. Le temps d’être remplacé.
A ce qu’il semble, le procès pourra connaître une pause, ou du moins des perturbations. Paul Biya que l’on dit avoir eu des renseignements parallèles avant même l’ouverture de l’enquête mixte, sait seul quelle direction il donne à cette affaire dans laquelle certains de ses ministres avaient été cités, sans preuves palpables. Toujours est-il que la plupart des personnes arrêtées l’ont été avant l’ouverture de l’enquête mixte police-gendarmerie.
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