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Hon. Nourane Fotsing : le poste d’un Vice-président nommé par le président est « une avancée importante »


Selon la Député PCRN de Wouri-Est, il est essentiel que la fonction de Vice-président de la République soit clairement définie et pleinement opérationnelle.
Lors de son intervention pendant le Congrès du Parlement statuant sur l’amendement de la Constitution visant l’instauration du poste de vice-président de la République, l’Hon. Nourane Fotsing a fait savoir qu’il s’agit d’une avancée importante. Reste maintenant à définir ses missions, ses responsabilités et son champ d’action, afin qu’il puisse jouer un rôle structurant dans la conduite des affaires de l’État, contribuer à la continuité institutionnelle et impulser une dynamique nouvelle, notamment sur le plan économique et social.
« Monsieur le Très Honorable Président du Congrès,
Monsieur le Président du Sénat,
Messieurs les Ministres,
Honorables membres du Parlement réunis en Congrès,
Je vous remercie de me donner la parole à l’occasion de ce sixième Congrès du Parlement, consacré à l’examen de la révision constitutionnelle.
Je suis l’honorable Nourane Moluh épouse Fotsing, députée du Wouri-Est.
Cette journée marque une étape importante dans l’évolution de notre architecture institutionnelle. Le texte qui nous est soumis consacre le retour du poste de Vice-Président dans notre organisation de l’État, une fonction qui avait disparu depuis la révision constitutionnelle de 1984. Ce retour traduit une volonté d’adapter nos institutions, notamment en matière de continuité de l’État et de gestion des situations de vacance du pouvoir.
Sur ce point, il faut le reconnaître, il s’agit d’une avancée importante.
Je voudrais également saluer la démarche du Président de la République, qui s’inscrit dans une logique d’anticipation, de stabilité et d’adaptation de nos institutions aux réalités actuelles. Notre responsabilité, en tant que législateurs, est d’accompagner cette dynamique en veillant à ce que les réformes engagées soient pleinement efficaces.
S’agissant du Vice-Président, il est essentiel que cette fonction soit clairement définie et pleinement opérationnelle. Ses missions, ses responsabilités et son champ d’action doivent être précisés, afin qu’il puisse jouer un rôle structurant dans la conduite des affaires de l’État, contribuer à la continuité institutionnelle et impulser une dynamique nouvelle, notamment sur le plan économique et social.
Mais au-delà des mécanismes institutionnels, il y a une réalité que nous ne pouvons ignorer : celle du vécu quotidien de nos concitoyens.
Notre pays, comme beaucoup d’autres aujourd’hui, fait face à des défis multiples — sécuritaires, économiques, sociaux — mais aussi à des incertitudes qui traversent le monde entier.
Dans ce contexte, nos populations attendent plus que des institutions : elles attendent de la présence, de l’écoute et de l’action concrète.
C’est pourquoi le Vice-Président, aux côtés du Président de la République, peut et doit être un acteur de proximité, un relais de confiance, un levier d’impulsion capable de renforcer l’action publique, d’accompagner les dynamiques de développement et de contribuer à redonner espoir, confiance et perspectives.
C’est aussi en cela que cette fonction prendra tout son sens : dans sa capacité à porter, au-delà des textes, une réponse humaine aux attentes légitimes de notre peuple.
Dans l’hypothèse où cette fonction demeure une fonction de nomination, il serait également souhaitable que certaines de ses actions puissent faire l’objet d’un examen par l’Assemblée nationale, dans un souci de transparence, de redevabilité et de consolidation de la légitimité institutionnelle.
Par ailleurs, je voudrais saluer une disposition importante de ce texte relative à la transparence. L’article 66 nouveau prévoit l’obligation de déclaration des biens pour le Président de la République, le Vice-Président, les membres du Gouvernement, les parlementaires ainsi que certains hauts responsables publics. C’est une très bonne avancée. Mais dans un souci de confiance accrue, il serait souhaitable que ces déclarations puissent être rendues publiques ou accessibles selon des modalités encadrées.
Enfin, puisqu’il s’agit d’une réflexion constitutionnelle, je souhaite attirer l’attention sur la place de la jeunesse. Aujourd’hui, un jeune Camerounais de 18 ans peut être enrôlé, porter les armes et aller défendre la Nation. Il peut assumer des responsabilités lourdes, parfois au prix de sa vie. Mais dans le même temps, ce même jeune ne peut pas encore participer pleinement au choix de ses dirigeants. Cette situation mérite d’être interrogée.
D’autant plus que la jeunesse représente une part significative de notre population. Il est donc essentiel de lui accorder toute sa place dans la construction de notre démocratie.
Honorables membres du Congrès,
Nous ne sommes pas ici pour contester une vision, mais pour l’accompagner avec responsabilité et exigence. Je nous invite donc à enrichir ce texte afin qu’il soit non seulement porteur de stabilité, mais également d’efficacité, d’humanité et de confiance pour nos concitoyens ».
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Transformation de la route Mora-Dabanga-Kousseri

Avec un niveau d’avancement de 3,50% au 13 juillet 2026, les travaux de reconstruction de cette section de 41 km sur la route Mora-Dabanga-Kousseri sont rendus à leur phase préparatoire. En cours, les études d’exécution, le maintien de la circulation, la construction des bases de l’entreprise et de la mission de contrôle et l’amené du matériel.
Au cours de la semaine du 6 au 11 juillet 2026, plusieurs dossiers d’exécution ont été soumis et retournés pour prise en compte des observations. Il s’agit notamment du programme d’exécution des travaux, le projet d’exécution topographique du PK 25+000 au PK 36+000), le rapport d’emprunts, le projet d’exécution des ouvrages hydrauliques, le rapport d’étude de plateforme et le chronogramme de mobilisation du matériel entre autres.
Le nettoyage de l’emprise est achevé et le maintien de la circulation, action prioritaire, est effectif sur 24,60 km soit du PK 25+000 au PK 28+000 et du PK 37+400 au PK 59+000. Ces travaux de maintien de la circulation se poursuivent du PK 37+400 vers le PK 28+000. La construction des bases de l’entreprise et de la mission de contrôle se poursuit en outre.
La route Mora-Dabanga-Kousseri, longue de 205 km, est une voie de communication essentielle pour le Cameroun, reliant le pays à ses voisins le Tchad et le Nigeria. Elle joue un rôle vital dans le commerce régional et la mobilité des personnes. Les travaux d’aménagement de cette route avaient été confiés à une entreprise chinoise. Mais en mai 2014, dix travailleurs chinois ont été enlevés sur le chantier par des combattants de la secte Boko Haram. Depuis lors, les travaux n’ont pas repris sur cet axe.
Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a annoncé le 5 juin 2024 le lancement d’un appel d’offres pour la réhabilitation de quatre sections supplémentaires de la route Mora-Dabanga-Kousseri, dans la région de l’Extrême-Nord. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration pour la connectivité, la résilience et l’inclusion (PACRI), soutenu financièrement par la Banque mondiale à hauteur de près de 200 milliards de FCFA (330 millions de dollars).
Les travaux de réhabilitation en cours doivent permettre d’améliorer la qualité et la durabilité de la route, tout en renforçant la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques et aux menaces sécuritaires dans la région.
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quand l’Ordre des médecins agit, le ministère contourne la question qui fâche

Le 16 juillet 2026, deux institutions se sont exprimées sur une même affaire. Deux textes. Deux approches. Deux niveaux de fermeté.
D’un côté, le ministère de la Santé publique publie un communiqué de prévention. Il rappelle les risques liés aux injections de « Body Filler », invite les populations à la vigilance et affirme qu’il se réserve le droit de saisir les autorités compétentes contre les contrevenants. Le communiqué évoque les dangers sanitaires et annonce des vérifications administratives.
De l’autre, l’Ordre national des médecins du Cameroun franchit un pas supplémentaire. Il cite nommément deux personnes, indique que des plaintes ont déjà été déposées auprès des autorités compétentes et précise que les dossiers ont été transmis afin que des enquêtes soient menées pour établir les responsabilités.
La différence est de taille. Deux communiqués, deux philosophies : le ministère parle au conditionnel. L’Ordre agit au présent. Le ministère rappelle les textes. L’Ordre déclenche une procédure. Le ministère sensibilise. L’Ordre judiciarise.
Pourquoi contourner le sujet ? Autrement dit, pendant que l’administration explique ce qui devrait être fait, l’Ordre affirme avoir déjà saisi les autorités.
La question qui dérange
Une interrogation s’impose. Pourquoi le ministre de la Santé publique n’annonce-t-il pas lui-même l’ouverture de poursuites ou la saisine du procureur, alors que son communiqué rappelle que ces pratiques sont illégales et dangereuses ?
Le communiqué ministériel indique que le ministère « se réserve le droit de saisir les autorités compétentes » et que les activités exercées en violation de la réglementation feront l’objet des mesures prévues par les textes. Mais entre « se réserver le droit » et « nous avons saisi la justice », il existe un fossé.
Dans une affaire qui touche directement à la santé publique, beaucoup s’attendaient à une formulation plus directe si des poursuites avaient effectivement été engagées. L’Ordre met des noms. Le ministère reste général.
Le contraste est encore plus saisissant. L’Ordre des médecins identifie publiquement les personnes visées par les signalements et affirme que les plaintes ont été déposées. Le ministère, lui, ne cite personne. Il ne précise pas si des établissements ont été contrôlés. Il ne dit pas si du matériel a été saisi. Il ne mentionne aucune fermeture de structures. Il n’annonce aucune procédure judiciaire spécifique.
Ce silence nourrit les interrogations, même si un communiqué de prévention n’a pas nécessairement vocation à détailler des enquêtes ou des poursuites en cours.
Une affaire de santé publique ou de communication ?
Le fond du dossier est pourtant grave. Le ministère lui-même énumère les risques : infections sévères, réactions allergiques, douleurs chroniques, migration du produit, nécrose des tissus et complications pouvant engager le pronostic vital. Si ces risques sont suffisamment sérieux pour justifier une alerte nationale, la réponse de l’État est naturellement attendue sur deux plans : la prévention et l’application de la loi. La communication ne remplace pas l’action judiciaire lorsque des infractions sont suspectées.
Une crédibilité en jeu
Dans cette séquence, l’Ordre national des médecins apparaît comme l’institution qui prend l’initiative procédurale en annonçant le dépôt de plaintes. Le ministère, gardien de la politique sanitaire nationale, choisit une communication davantage centrée sur la sensibilisation et le rappel des règles.
Sur le plan de la perception, l’écart est réel : l’une des institutions affiche une démarche contentieuse explicite, l’autre privilégie un message de prévention.
En matière de santé publique, la pédagogie est indispensable. Mais lorsque des pratiques sont qualifiées d’illégales et susceptibles de mettre des vies en danger, l’opinion attend aussi des signaux clairs sur la mise en œuvre des sanctions prévues par la loi.
Car une règle qui n’est jamais appliquée finit par ressembler à un simple conseil. Et lorsqu’il est question d’actes médicaux invasifs pratiqués hors du cadre légal, la crédibilité des institutions se mesure autant à leurs communiqués qu’à leur capacité à faire respecter le droit.
Par Armel MBATCHOU
Journaliste, analyste politique et chroniqueur

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Nouveau Directeur pour 220 milliards FCFA

Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a reçu, ce jeudi 16 juillet 2026, une délégation de l’Agence Française de Développement (AFD), conduite par Madame Virginie Dago, Directrice sortante de l’AFD au Cameroun. Cette rencontre marque la présentation officielle de son successeur, M. Jérôme Notebaert, appelé à prendre la direction de l’AFD au Cameroun.
Cette rencontre intervient au lendemain de la célébration de la Fête nationale française et témoigne de l’excellence des relations entre le Cameroun et la France, fondées sur plusieurs décennies de coopération dans les domaines du développement économique, social et urbain.
Au-delà de son caractère protocolaire, cette audience constituait un moment privilégié pour dresser le bilan des programmes en cours, saluer le travail accompli par l’équipe sortante et réaffirmer la volonté commune de poursuivre une coopération ambitieuse au service des villes camerounaises.
Fort d’une expérience de plus de vingt-cinq années dans les domaines de la gouvernance territoriale, du développement durable et de la coopération internationale, M. Jérôme Notebaert prend la relève de Madame Virginie Dago, dont le mandat aura été marqué par un suivi rapproché des projets urbains et un dialogue permanent avec les autorités camerounaises.
À cette occasion, Célestine Ketcha Courtès a rendu hommage à Madame Virginie Dago pour son engagement, son professionnalisme et son implication constante dans le suivi des projets de terrain, qui ont contribué à renforcer les liens de confiance entre l’AFD et le Gouvernement camerounais. La Directrice sortante a exprimé sa satisfaction et sa fierté d’avoir contribué durant ces 4 années, à la mise en œuvre de ces importants projets, illustrations de la belle coopération entre la France et le Cameroun. Elle a remercié Madame le Ministre pour sa présence régulière sur le terrain et sa volonté constante de faire avancer les projets.
Le nouveau directeur de l’AFD qui prendra officiellement fonction le 24 août 2026, s’est dit très heureux de l’accueil qui lui est réservé; et a tenu à rassurer quant à sa détermination à poursuivre ces beaux chantiers au côté du MINHDU.
Depuis la signature du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) le 22 juin 2006, la coopération entre le Cameroun et la France a profondément transformé le paysage urbain national.
Grâce au mécanisme du C2D, plusieurs programmes majeurs ont été financés dans les domaines des infrastructures urbaines, de la mobilité, des équipements marchands, de l’aménagement des espaces publics et du renforcement des capacités des collectivités territoriales.
Après les premières interventions à Douala et Yaoundé, le programme a été progressivement étendu aux villes de Bafoussam, Bertoua, Garoua, Bamenda et Maroua, contribuant ainsi à une meilleure répartition des investissements sur l’ensemble du territoire national.
Plus de 220 milliards de FCFA investis dans les infrastructures urbaines
Le portefeuille actuel de coopération entre le MINHDU et l’AFD représente plus de 220 milliards de FCFA d’investissements consacrés au développement urbain.
Ces financements se répartissent notamment entre :
• 99,7 milliards FCFA pour le programme Capitales Régionales 1;
• 13 milliards FCFA pour Capitales Régionales 1.2 ;
• 59 milliards FCFA pour Capitales Régionales 2 ;
• 49,2 milliards FCFA pour le projet Yaoundé Cœur de Ville.
À ces investissements s’ajoutent :
• le projet SPORCAP, doté d’environ 6 milliards de FCFA, consacré aux infrastructures sportives de proximité dans les villes de Bafoussam, Bamenda, Bertoua, Garoua et Maroua ;
• le Programme de Lutte contre les Inondations à Douala et Yaoundé (PLIDY), financé à hauteur de 98 milliards de FCFA, destiné à réduire durablement la vulnérabilité des populations face aux inondations tout en améliorant l’intégration urbaine des quartiers concernés.
Les différents programmes financés dans le cadre du partenariat Cameroun–France ont déjà permis la réalisation de nombreuses infrastructures structurantes, parmi lesquelles :
• 62 kilomètres de voiries urbaines réalisés dans les villes de Bafoussam, Bertoua, Garoua et Maroua ;
• 6 kilomètres de drains construits à Garoua ;
• 5 équipements marchands modernes ;
• 11 espaces publics aménagés ;
• 704 projets de services urbains réalisés au profit des collectivités territoriales.
Ces investissements contribuent à améliorer durablement la mobilité, l’accessibilité, la sécurité des déplacements, la prévention des inondations ainsi que le développement économique local.
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