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Près de 30 milliards FCFA de crédits attendus pour les PME des filières prioritaires

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Près de 30 milliards FCFA de crédits attendus pour les PME des filières prioritaires
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« L’État et ses partenaires sont mobilisés pour accompagner les initiatives sérieuses, ambitieuses et créatrices de valeur. Tel est le message que nous adressons aujourd’hui aux entrepreneurs. » Jean Tchoffo, secrétaire général du Minepat, prononce ces mots le 15 juillet, en procédant au lancement du Projet d’Appui au Développement économique par la Promotion des Chaînes de Valeur et de l’Initiative Privée (PAD-CV).

Le déficit de financement freine depuis des années le développement des entreprises camerounaises. Le nouveau projet ambitionne de s’attaquer directement à cette difficulté. Porté conjointement par le gouvernement du Cameroun et l’Union européenne, le programme dispose d’un budget global d’environ 9,8 milliards FCFA.

Le programme s’inscrit dans la SND30. Son ambition consiste à soutenir une croissance plus inclusive, créatrice d’emplois décents et verts, grâce au développement du secteur privé. « La chaîne de valeur et l’initiative privée sont au cœur du projet AD-CV, mis en œuvre par l’Union européenne au Cameroun. Ce projet offre aux promoteurs la possibilité de soumettre leurs projets sur une plateforme dédiée », a indiqué Strafort Pedie, coordonnateur du comité technique de suivi du projet.

L’élément central du dispositif repose sur sa première composante. Une facilité de financement d’environ 6 milliards de FCFA doit permettre, grâce à un mécanisme d’effet de levier, de mobiliser jusqu’à 30 milliards de FCFA de lignes de crédit auprès des institutions financières nationales. Ces ressources seront destinées aux entrepreneurs des chaînes de valeur retenues, tout en intégrant les exigences environnementales et climatiques.

LES FILIÈRES STRATÉGIQUES DANS LE VISEUR

Le projet concentre ses interventions sur cinq régions. Il s’agit de l’Extrême-Nord, du Nord, du Sud, de l’Est et du Sud-Ouest. Chaque bassin de production bénéficie d’un ciblage spécifique. « Les filières retenues s’inscrivent dans les priorités nationales, notamment celles du Plan intégré d’import-substitution agro-pastoral et halieutique (Piisah) », a souligné le coordonnateur du comité technique de suivi du projet.

Dans le Nord et l’Extrême-Nord, les interventions porteront sur le coton-textile, le mil, le sorgho, la noix de cajou, le maïs, le cuir et le riz. Dans les régions forestières du Sud, de l’Est et du Sud-Ouest, les priorités concernent le bois, le cacao et le manioc. Le numérique appliqué à l’agriculture constitue une chaîne de valeur transversale. Le projet entend également soutenir les activités liées à la production, à la transformation, à la commercialisation et aux services associés.

LES PME AU CŒUR DU DISPOSITIF

Les bénéficiaires ciblés regroupent les très petites entreprises, les petites et moyennes entreprises, les start-up, les clusters et les incubateurs de la filière numérique. Les coopératives, les groupes d’initiative commune et les organisations de producteurs structurées pourront également prétendre à un accompagnement. Le projet prévoit un traitement prioritaire pour les entreprises dirigées par des femmes et des jeunes.

Les organisations interprofessionnelles nationales et régionales seront également appuyées afin de renforcer la concertation au sein des différentes chaînes de valeur. L’accès au dispositif passe par un appel à projets lancé dans le cadre de la deuxième composante du programme. Les entrepreneurs sont invités à déposer leur candidature sur la plateforme numérique www.padcv-cm.net. Ils devront présenter leur entreprise, décrire son fonctionnement actuel et exposer leur stratégie de développement.

L’appel à projets restera ouvert pendant trois mois. Les meilleures propositions seront retenues à l’issue de cette période. Les entreprises sélectionnées bénéficieront ensuite d’un accompagnement technique. Les équipes du projet réaliseront d’abord un diagnostic de leur fonctionnement. Elles accompagneront ensuite la maturation des projets avant d’aider les porteurs à élaborer des plans d’affaires conformes aux exigences des établissements financiers. L’objectif consiste à améliorer leur accès au crédit et à accroître leurs chances d’obtenir un financement bancaire.

AMÉLIORER LE CLIMAT ES AFFAIRES

Au-delà du financement, le Projet AD-CV entend agir sur l’environnement économique des entreprises. Sa troisième composante vise à améliorer le climat de l’investissement en tenant compte des réalités des territoires et de l’entrepreneuriat féminin. La gouvernance du programme associe la Délégation de l’Union européenne, le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT) ainsi qu’un comité de pilotage réunissant les principales administrations concernées.

En combinant financement, accompagnement technique et amélioration de l’environnement des affaires, le projet cherche à renforcer la compétitivité des entreprises locales, à stimuler l’investissement privé et à accélérer la création de richesses et d’emplois dans les filières jugées les plus porteuses de l’économie camerounaise.

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Forces de défense: le général Simon Ezo’o est mort

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Forces de défense: le général Simon Ezo’o est mort
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L’armée camerounaise est en deuil, la Région militaire interarmées N°1 (Rmia 1) porte le deuil. Le général de brigade Simon Ezo’o Mvondo est décédé ce jour des suites de maladie en Inde. Dans un communiqué signé du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Béti Assomo, indique que l’homme a poussé son dernier soupir au Continental Hospitals Hiderabad. Sans en donner la nature. Des sources indiquent que le patron de la première région militaire interarmées basée à Yaoundé et couvrant la région administrative du Centre, avait été évacué dans ce pays asiatique, faute de pouvoir se soigner au pays.

Le général Simon Ezo’o dirigeait la Rmia 1 depuis 2017, soit deux ans après avoir été nommé général. Originaire du département du Dja et Lobo, l’homme était l’homme de confiance du commandement militaire car la capitale était ainsi placée sous son commandement. Désormais, l’armée et son commandant suprême qu’est le chef de l’Etat, feront désormais sans lui. Comme ils font sans deux autres généraux qui l’ont précédé : Camille Nkoa Atenga et Phillipe Mpay. En l’espace de quatre mois.

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Financement des régions : L’enveloppe augmente de 17 milliards FCFA en 5 ans

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Financement des régions : L’enveloppe augmente de 17 milliards FCFA en 5 ans
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En 2026, ces Collectivités territoriales décentralisées ont bénéficié de 47,79 milliards de FCFA au titre des dotations sectorielles.

Joseph Dion Ngute a présidé vendredi 10 juillet 2026 à Yaoundé, les travaux de la première session ordinaire du Comité national de la décentralisation (CND). De ces travaux, il ressort en substance qu’au cours de la première mandature, le financement des régions est parti d’une dotation annuelle de 30 milliards FCFA entre 2021et 2023, à raison de 3 milliards FCFA par région, permettant d’accompagner leur mise en place progressive, jusqu’à 45,75 milliards FCFA en 2025 après l’introduction des dotations sectorielles. En 2026, les régions ont bénéficié de 47,79 milliards FCFA au titre des dotations ainsi que d’un transfert de fiscalité d’un montant de 117, 762 milliards FCFA.

Le communiqué de Séraphin Magloire Fouda, Secrétaire général des services du Premier ministre (SGPM) indique qu’au plan normatif, le transfert des compétences se déploie concomitamment à celui des ressources de manière méthodique, conformément aux prescriptions du président de la République Paul Biya.

En guise de perspectives, le ministère des Finances envisage de parachever les travaux de paramétrage des systèmes d’information, pour permettre le reversement automatique au Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom) des ressources des régions et poursuivre la modernisation des outils de gestion et des dispositifs de pilotage budgétaire.

Plan régional de développement

Pour cette seconde mandature en cours, l’Association des régions du Cameroun pose comme priorités : le relèvement substantiel et pérenne de l’enveloppe de la dotation générale de la décentralisation dévolue aux régions ; la mise en place de la réglementation sur la fonction publique locale et l’institutionnalisation d’un dialogue permanent Etat-Régions.

Dans le cadre de la gouvernance et du développement local, toutes les régions ont déjà adopté un Plan régional de développement (PRD), afin de rationaliser les ambitions régionales et de définir les priorités. Il est envisagé la constitution des régions en espaces privilégiés de gouvernance collaborative à travers une concertation permanente, une planification rigoureuse, un suivi systématique et une évaluation régulière des actions menées.

«Un accent sera également mis sur la consolidation de la fiscalité locale, la discipline budgétaire et l’optimisation des recettes, la transition numérique ainsi que la continuité et le renforcement de la médiation locale» indique le communiqué de Séraphin Magloire Fouda.

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Cameroun : Un pays qui roule sur des « tas de ferraille » au lieu de saisir l’opportunité des voitures chinoises.

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Cameroun : Un pays qui roule sur des « tas de ferraille » au lieu de saisir l’opportunité des voitures chinoises.
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Par Louis Marie Kakdeu

800, 1000, 2000, 5000 ou 6000 dollars sont les prix affichés des voitures récentes en Chine. Mais, rendue au Cameroun, cette opportunité est annulée par la douane. Pourtant, le pays demeure une poubelle de la ferraille. Avec un âge moyen de 18 ans, le parc automobile camerounais compte parmi les plus vétustes d’Afrique et le coût de cette vétusté annule elle-aussi les recettes douanières visées.

Face à la multiplication des accidents, pollution, factures de carburant et d’entretien qui explosent, il est devenu légitime de se demander si la facilitation des importations de véhicules neufs ou récents en provenance de Chine ne s’impose pas comme une piste sérieuse pour rajeunir ce parc, en attendant de monter l’industrie automobile locale.

Un parc automobile vétuste

Le chiffre donne le vertige : selon la douane, l’âge moyen des véhicules qui circulent aujourd’hui au Cameroun atteint 18 ans. Plus frappant encore, sur environ 3 millions de véhicules d’occasion recensés en 2023, plus de 92 % avaient déjà dépassé les 15 ans d’âge. Une réalité qui contraste avec l’ambition de bien-être affichée par plusieurs citoyens.

C’est dans ce paysage que la Chine vient avec une offre pertinente. Des marques comme Haval, Changan, Chery, Jetour ou les poids lourds Sinotruk proposent des véhicules neufs à des prix jusqu’ici réservés à l’occasion, certains modèles étant annoncés à partir de 14 millions de FCFA. L’argument commercial est simple : offrir aux ménages et aux professionnels du transport la possibilité d’acquérir un véhicule sorti d’usine, sous garantie, pour un budget comparable à celui d’une voiture d’occasion importée d’Europe, d’Amérique ou du Japon.

Les multiples coûts de la vétusté : Sécurité routière, Santé, Économie et Environnement

Le lien entre l’âge du parc et l’insécurité routière n’est pas qu’une intuition. Une étude du ministère des Transports sur la période 2011-2017 a établi que l’état des véhicules était directement impliqué dans 17% des accidents recensés, derrière l’excès de vitesse (35 %) mais devant la conduite en état d’ébriété. Sur cette seule période, le pays a déploré plus de 7 200 morts pour environ 21 000 accidents. En 2026, la vétusté des véhicules (freins usés, pneus lisses, absence d’airbags ou de dispositifs de sécurité modernes) continue de causer des accidents.

Les conséquences environnementales et sanitaires de ce parc vieillissant sont tout aussi documentées. Une étude régionale présentée à Yaoundé en 2024, dans le cadre d’un atelier réunissant la Commission économique des Nations unies pour l’Europe et les pays de la CEAC, situait déjà des émissions moyennes de 170g de CO2/km sur les voitures particulières et 215,7 g de CO2/km sur les camionnettes.

Ces niveaux étaient nettement supérieurs à ceux des véhicules récents, mieux motorisés et souvent équipés de systèmes de dépollution plus efficaces. Les experts réunis lors de cet atelier ont recommandé, entre autres, l’instauration d’un âge limite pour les véhicules d’occasion importés et le renforcement des campagnes de sensibilisation sur les bénéfices des véhicules propres pour la qualité de l’air, la santé publique et le climat.

Un enjeu d’autant plus sensible que la pollution automobile constitue, dans les grandes agglomérations comme Douala et Yaoundé, l’une des principales sources de particules fines associées aux maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Au-delà de la sécurité et de la santé, la vétusté du parc automobile pèse lourdement sur l’économie nationale. Le gouvernement collecte environ 119 milliards de recettes sur les véhicules d’occasion mais, les accidents de la route font perdre à l’État environ 200 milliards de FCFA par an, soit près de 2,2 % du PIB, selon les estimations d’ingénieurs en sécurité routière.

À cela s’ajoutent les surcoûts d’entretien et de consommation de carburant inhérents aux véhicules anciens, qui crèvent le budget des transporteurs comme des ménages, dans un contexte de prix des carburants déjà en hausse.

Il faut reconnaître que l’État a engagé depuis plusieurs années une politique fiscale incitative mais, non effective : exonération totale des droits de douane sur les véhicules de moins de 10 ans dans le cadre des APE dès 2019, puis exonération des droits d’accises et réduction de 50% de la valeur imposable sur les véhicules électriques neufs depuis 2025.

La loi de finances 2026 va plus loin en durcissant la fiscalité sur les véhicules les plus âgés, avec un taux de 12,5% pour les véhicules de 12 à 20 ans et de 25 % au-delà de 20 ans, dans le but affiché de réorienter la demande vers des modèles plus récents. Mais, l’application de ces mesures reste opaque et discriminatoire.

Des réformes plus profondes encore nécessaires

Il y a une brèche laissée par la fiscalité et par les limites du marché. En proposant des véhicules neufs à des prix proches de ceux de l’occasion importée, la Chine offre une alternative crédible pour réduire l’âge moyen du parc, limiter les risques d’accidents liés à la vétusté mécanique, abaisser les émissions polluantes, alléger la facture d’entretien et de carburant des ménages et des professionnels du transport, etc.

Toutefois, des réformes plus profondes sont encore nécessaires : la fiscalité et l’ouverture aux importations chinoises ne suffiront pas, à elles seules, à résoudre un problème structurel.

Un rajeunissement durable du parc suppose des réformes plus ambitieuses : une fiscalité incitative pour attirer des investisseurs vers une industrie automobile locale (assemblage SKD/CKD), le développement d’une main-d’œuvre qualifiée, et surtout un relèvement du pouvoir d’achat des ménages, condition sine qua non pour que l’accès à un véhicule neuf cesse d’être un horizon lointain pour la majorité des Camerounais.

En attendant, l’alternative chinoise est un saut qualitatif à bas coût.

Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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