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Miss Cameroun 2025/Josiane Golonga Harangada « je suis là pour porter haut les voix des femmes du Cameroun »

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Miss Cameroun 2025/Josiane Golonga Harangada « je suis là pour porter haut les voix des femmes du Cameroun »
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La nouvelle Miss du Cameroun souhaite laisser en héritage ses actions.

Tous ceux qui ont pris part à la 18édition du concours Miss Cameroun ont pu noter que Josiane Golonga Harangada est une tête bien faite. La jeune femme originaire de l’Extrême-Nord veut aller au-delà de ses prédécesseurs en laissant après son règne un héritage de ses actions à son pays.

« Mon objectif ultime est d’insuffler un souffle nouveau à la couronne nationale. Car pour moi, elle n’est pas un accessoire mais un symbole d’héritage, de force et de grâce. Je ne souhaite pas uniquement la porter ; mais je souhaite l’incarner. La beauté ne résidant pas seulement dans l’apparence, elle peut également être assimilée à la résilience, l’intelligence et l’impact que nos actions laissent dans la mémoire collective. Sur ce podium je marcherai pas seule. Je serai accompagnée de vous TOUS. Oui ! Chacune de vos prières, tout votre amour et les espoirs placés en moi guideront mes pas », écrivait-elle quelques heures sur sa page Facebook avant son sacre.

Josiane Golonga Harangada, la Miss qui fait l’unanimité au Cameroun montre avoir la tête sur les épaules. Parviendra-t-elle, à se démarquer comme elle le souhaite ? Nous aurons certainement la réponse dans les 12 prochains mois.

« Je suis là pour porter haut les voix des femmes de la région que je représente et du Cameroun tout entier. Valoriser leur beauté, leur intelligence et leur force. Pour une représentante portée par l’amour de tout un peuple, briller n’est pas une option. C’est une mission. Le destin se choisit. Et aujourd’hui, je choisis de briller… », a-t-elle écrit avant son sacre.

Ingrid M
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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend accompagner le Cameroun dans la transformation locale du lait, alors que la production nationale reste très inférieure à une demande estimée à plus de 300 000 tonnes par an. Cette coopération doit porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte et de la conservation ainsi que le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

L’engagement a été évoqué le 23 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

Les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Le partenariat vise à corriger plusieurs faiblesses structurelles qui limitent encore la production et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Un déficit supérieur à 120 000 tonnes

Selon les données du ministère de l’Élevage, la production nationale de lait a atteint 176 618 tonnes en 2023, contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression précise de 1,6 %, généralement arrondie à 2 %.

Face à une demande intérieure supérieure à 300 000 tonnes par an, le déficit théorique dépasse 120 000 tonnes. Cet écart est en partie couvert par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

D’après l’Institut national de la statistique, cité parBusiness in Cameroon, le pays a consacré 40,6 milliards de FCFA à l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Les industries auraient parallèlement importé 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards de FCFA.

Ces deux montants ne doivent toutefois pas être automatiquement additionnés : les importations industrielles de poudre et de lait concentré peuvent déjà être comprises dans la catégorie plus large du lait et des produits laitiers.

Collecte, chaîne du froid et transformation

L’appui du PNUD devrait porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation, le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes.

La faiblesse de la chaîne du froid reste l’un des principaux obstacles au développement du secteur. Une partie du lait produit dans les bassins d’élevage ne peut être rapidement acheminée vers les centres de consommation ou les unités industrielles. L’insuffisance des équipements de conservation provoque ainsi des pertes après la traite et réduit les volumes commercialisés.

À ces contraintes s’ajoutent les faibles rendements de nombreuses races bovines, le coût de l’alimentation animale, la dispersion des producteurs et le nombre limité d’unités de transformation à proximité des zones de production.

Le développement de centres de collecte équipés, de moyens de transport réfrigérés et de petites unités de pasteurisation pourrait mieux connecter les éleveurs aux industries et aux marchés urbains.

Un plan de 305,7 milliards de FCFA jusqu’en 2035

Le gouvernement considère la filière laitière comme un axe de sa politique d’import-substitution. Au-delà de la réduction de la facture extérieure, une transformation accrue du lait local pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, les transporteurs, les collecteurs et les entreprises agro-industrielles.

En juin 2024, le Cameroun a adopté un plan de développement du secteur laitier évalué à 305,7 milliards de FCFA pour la période 2024-2035. Il ambitionne de porter la production nationale à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2035.

Cet objectif suppose de multiplier par près de six le niveau de production enregistré en 2023. Sa réalisation dépendra de la mobilisation effective des financements, de l’amélioration génétique du cheptel, du développement des cultures fourragères et de la construction d’infrastructures de collecte et de transformation.

L’intervention annoncée du PNUD pourrait aider à structurer certains projets et à renforcer leur viabilité technique et commerciale. Aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a toutefois encore été communiqué.

Mercy Fosoh

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