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« la cacophonie est organisée par les médias », dénonce Aboya Manassé

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« la cacophonie est organisée par les médias », dénonce Aboya Manassé
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Aboya Manassé, militant du Rdpc, affirme qu’il n’y a aucune contradiction dans les sorties des ministres René Emmanuel Sadi et Jacques Fame Ndongo sur la candidature de Paul Biya.

Invité de l’émission « Club d’élite » de Vision 4 ce dimanche 13 juillet 2025, Aboya Manassé, le militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), tout comme ses camarades politiques qui ont été sur les autres plateaux de télévision, a tenté de démontrer que René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication, et Jacques Fame Ndongo, ministre de l’Enseignement supérieur, ne sont pas contredits sur la question de la candidature du président Paul Biya à l’élection présidentielle prévue le 12 octobre prochain.

De son point de vue, la polémique qui a cours autour des sorties de ces deux membres du gouvernement, par ailleurs militants du Rdpc, n’est amplifiée que par la presse.

« Il n’y a aucune cacophonie. La cacophonie est médiatique, elle n’est pas politique. La cacophonie est organisée par les médias. Quand vous suivez l’actualité du RDPC, qui ne doit pas être analysée comme des morceaux de bâtons de manioc, il faut comprendre. Tous les faits se suivent et ont une logique. Le 31 décembre 2024, le président de la République a dit : ma détermination à vous servir reste intacte. Quand vous l’avez suivi le 10 février, s’adressant à la jeunesse, il est allé dans la même logique : pour ma part je puis vous assurer que je continuerai à rester à vos côtés pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés. Il est logique. On le voit venir. On le voit préparer, baliser le terrain de son atterrissage. Quiconque le connait, il ne dit rien au hasard. Il fait ce qu’il dit, il dit ce qu’il fait. Donc il ne voile pas le jeu politique », a-t-il déclaré.

Sur un autre plateau de télévision, Valère Bessala, analysant les sorties des ministres Sadi et Fame, arrive à la conclusion selon laquelle cela est dû à l’absence du chef de l’État Paul Biya, comme le disait des jours plus tôt Issa Tchiroma Bakary, le leader du FSNC démissionnaire du gouvernement.

« Le ministre Issa Tchiroma a dit qu’il ne voyait plus le président, qu’il ne connaissait plus exactement quelles sont les intentions du président vis-à-vis de leur alliance. Je crois que la problématique de René Emmanuel Sadi et de Jacques Fame Ndongo est aussi posée. Ils ne savent plus exactement ce que pense le président, où va le président, où le président mène cette barque qu’il conduit depuis des années. Alors, moi je crois qu’on ne va pas donner raison à l’un ou peut-être tort à l’autre. Je crois qu’on est dans une situation simple, où le président a juste besoin de parler à ses collaborateurs. S’il ne peut pas parler au peuple, il doit au moins parler à ses collaborateurs pour leur dire exactement ce qu’il a décidé de faire du Cameroun et de son gouvernement d’ici octobre 2025 », a-t-il déclaré au cours de l’émission « Libre expression » de la chaine Info Tv.

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend accompagner le Cameroun dans la transformation locale du lait, alors que la production nationale reste très inférieure à une demande estimée à plus de 300 000 tonnes par an. Cette coopération doit porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte et de la conservation ainsi que le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

L’engagement a été évoqué le 23 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

Les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Le partenariat vise à corriger plusieurs faiblesses structurelles qui limitent encore la production et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Un déficit supérieur à 120 000 tonnes

Selon les données du ministère de l’Élevage, la production nationale de lait a atteint 176 618 tonnes en 2023, contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression précise de 1,6 %, généralement arrondie à 2 %.

Face à une demande intérieure supérieure à 300 000 tonnes par an, le déficit théorique dépasse 120 000 tonnes. Cet écart est en partie couvert par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

D’après l’Institut national de la statistique, cité parBusiness in Cameroon, le pays a consacré 40,6 milliards de FCFA à l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Les industries auraient parallèlement importé 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards de FCFA.

Ces deux montants ne doivent toutefois pas être automatiquement additionnés : les importations industrielles de poudre et de lait concentré peuvent déjà être comprises dans la catégorie plus large du lait et des produits laitiers.

Collecte, chaîne du froid et transformation

L’appui du PNUD devrait porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation, le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes.

La faiblesse de la chaîne du froid reste l’un des principaux obstacles au développement du secteur. Une partie du lait produit dans les bassins d’élevage ne peut être rapidement acheminée vers les centres de consommation ou les unités industrielles. L’insuffisance des équipements de conservation provoque ainsi des pertes après la traite et réduit les volumes commercialisés.

À ces contraintes s’ajoutent les faibles rendements de nombreuses races bovines, le coût de l’alimentation animale, la dispersion des producteurs et le nombre limité d’unités de transformation à proximité des zones de production.

Le développement de centres de collecte équipés, de moyens de transport réfrigérés et de petites unités de pasteurisation pourrait mieux connecter les éleveurs aux industries et aux marchés urbains.

Un plan de 305,7 milliards de FCFA jusqu’en 2035

Le gouvernement considère la filière laitière comme un axe de sa politique d’import-substitution. Au-delà de la réduction de la facture extérieure, une transformation accrue du lait local pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, les transporteurs, les collecteurs et les entreprises agro-industrielles.

En juin 2024, le Cameroun a adopté un plan de développement du secteur laitier évalué à 305,7 milliards de FCFA pour la période 2024-2035. Il ambitionne de porter la production nationale à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2035.

Cet objectif suppose de multiplier par près de six le niveau de production enregistré en 2023. Sa réalisation dépendra de la mobilisation effective des financements, de l’amélioration génétique du cheptel, du développement des cultures fourragères et de la construction d’infrastructures de collecte et de transformation.

L’intervention annoncée du PNUD pourrait aider à structurer certains projets et à renforcer leur viabilité technique et commerciale. Aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a toutefois encore été communiqué.

Mercy Fosoh

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