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Pour ce journaliste, il faut dire merci à la FIFA et non à Samuel Eto’o
Invité sur le plateau de l’émission Africa Vision Sports diffusée sur Vision4, l’analyste sportif Gérard Elle n’a pas tari d’éloges à l’égard de la FIFA, saluant son rôle déterminant dans la transformation du paysage sportif africain. Au cœur de son intervention : l’impact concret des investissements de l’instance mondiale, notamment sur les infrastructures et l’autonomie des fédérations.
Prenant l’exemple du nouveau siège de la FECAFOOT situé à Warda, Gérard Elle a mis en lumière les avancées rendues possibles grâce aux financements internationaux. « Aujourd’hui, quand vous arrivez du côté de Warda, vous pouvez dire merci à la FIFA », a-t-il affirmé, évoquant un véritable « joyau » architectural qui symbolise le renouveau administratif et structurel du football camerounais.
Au-delà des infrastructures, l’analyste a insisté sur l’élargissement du programme FIFA Forward, dont l’enveloppe globale sur la période 2016-2026 atteint 1,2 milliard de dollars. Une augmentation de 20 % des financements qui, selon lui, représente une « bonne bouffée d’oxygène » pour les fédérations africaines, souvent dépendantes de ressources limitées.
Gérard Elle a également souligné l’importance de ces investissements dans le développement du football féminin, un secteur en pleine croissance sur le continent mais encore en quête de structuration. Pour lui, ces appuis financiers ouvrent la voie à une autonomisation progressive des fédérations, encore loin d’être une réalité dans de nombreux pays.
« Dans certains États, le financement du football repose à 99 % sur les pouvoirs publics », a-t-il rappelé, pointant du doigt une dépendance structurelle qui freine l’essor du sport. À terme, les programmes de la FIFA pourraient permettre de réduire cette dépendance, en offrant aux fédérations les moyens de leur propre développement.
À travers ces propos, c’est toute une dynamique de transformation qui se dessine : celle d’un football africain en mutation, soutenu par des investissements stratégiques et porteur d’ambitions nouvelles.
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une femme condamnée à 10 ans de prison après le meurtre de son mari policier

Le tribunal de grande instance du Moungo, siégeant à Nkongsamba, a rendu le vendredi 18 septembre 2026 sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Mbezele Mbiti Virginie Laurette, poursuivie à la suite du décès de son époux, le gardien de la paix principal Bengono Mathurin.
La juridiction a condamné la prévenue à 10 ans d’emprisonnement ferme. Cette décision intervient au terme de la procédure judiciaire ouverte après les faits survenus le 9 mars 2026, au cours desquels le policier avait été mortellement blessé au torse par un coup de couteau. Selon les éléments exposés dans le cadre de la procédure, une altercation avait opposé les deux époux le jour des faits.
Au cours de cette dispute, Mbezele Mbiti Virginie Laurette avait utilisé un couteau de cuisine et porté un coup à Bengono Mathurin au niveau du torse. Les blessures occasionnées avaient conduit au décès du gardien de la paix principal. L’affaire avait dès lors été portée devant la juridiction compétente, appelée à examiner les circonstances du drame, les faits reprochés à la prévenue ainsi que leur qualification pénale. Le procès a permis à la juridiction de se prononcer sur la responsabilité pénale de l’accusée et sur la peine applicable.
Le contexte conjugal a également été évoqué dans le dossier. D’après les éléments rapportés, Bengono Mathurin reprochait à son épouse une infidélité présumée, des remontrances qui auraient précédé l’altercation ayant conduit au drame. Ces éléments constituent le contexte dans lequel les faits du 9 mars 2026 se sont produits, sans pour autant modifier le constat judiciaire établi à l’issue de la procédure : la mort du policier à la suite de la blessure occasionnée au cours de cette confrontation.
La décision du TGI du Moungo fixe ainsi à 10 années d’emprisonnement ferme la peine prononcée contre Mbezele Mbiti Virginie Laurette. Le dossier présente également une dimension familiale importante : la condamnée et la victime étaient les parents de deux enfants, âgés respectivement de 17 et 12 ans. Ces derniers se retrouvent désormais privés de leur père, tandis que leur mère est appelée à exécuter la peine prononcée par la juridiction.
Le jugement rendu ce vendredi constitue l’issue judiciaire de première instance de cette affaire, sous réserve des voies de recours éventuellement ouvertes aux parties.
Source : Esbi Media
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