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Pisciculture : Cameroun veut produire 25 000 tonnes de poisson pour desserrer l’étau des importations d’ici 2029

(Investir au Cameroun) – Financé à hauteur de 1,2 milliard de FCFA par la coopération japonaise, le Projet de promotion de la filière pisciculture continentale au Cameroun (Profip) ambitionne de porter la production à 25 000 tonnes d’ici 2029. Un objectif qui, sans combler le déficit national, s’inscrit dans la stratégie de réduction de la dépendance extérieure en produits halieutiques.
Le Cameroun veut renforcer sa production locale de poisson pour réduire sa dépendance aux importations. C’est l’un des objectifs assignés au Projet de promotion de la filière pisciculture continentale au Cameroun (Profip), financé par la coopération japonaise et présenté le 1er avril 2026 au ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales.
Selon une communication du ministère, les coopérants japonais ont indiqué que le projet vise, de manière globale, à accroître la production piscicole nationale de 10% par rapport à l’année précédente. À l’horizon 2029, date de clôture du programme, le Profip pourrait ainsi permettre d’atteindre une production de 25 000 tonnes de poisson.
L’enjeu est de taille. D’après les données du ministère, la consommation nationale de produits halieutiques a dépassé 476 000 tonnes en 2024. Or, 48% de ce volume provenait des importations. En clair, la production locale reste insuffisante pour couvrir la demande, avec un déficit estimé à environ 225 000 tonnes. Cette même année, le pays aurait consacré près de 95 milliards de FCFA à l’importation de produits halieutiques.
Dans ce contexte, le Profip apparaît comme un instrument d’appui à la souveraineté alimentaire, même si son apport restera, à lui seul, loin de résorber le déficit national. Le projet vise surtout à structurer durablement la filière piscicole continentale, considérée comme l’un des relais possibles de la substitution aux importations.
Pour y parvenir, environ 700 unités piscicoles devraient être structurées d’ici à la fin du projet. Le programme entend améliorer l’accès aux alevins, aux aliments de qualité et aux techniques d’élevage adaptées. Le ministère précise que cette montée en compétence reposera sur un dispositif de formation articulé autour de formateurs privés préalablement encadrés par le projet, avec pour ambition de diffuser de meilleures pratiques dans la filière. Plus de 70% des participants devraient ainsi accéder à des techniques piscicoles appropriées.
Le volet formation prévoit au total 16 ateliers dans les quatre régions ciblées par le projet : le Centre, le Littoral, l’Ouest et le Sud. Quatre sessions sont programmées par région, pour 20 participants chacune, soit 320 bénéficiaires au total.
Lancé officiellement en juillet 2025, le Profip est financé à hauteur de 1,2 milliard de FCFA par la coopération japonaise. Au-delà de l’objectif de production, le projet traduit la volonté des pouvoirs publics de consolider une filière encore peu structurée, mais jugée stratégique pour contenir la facture des importations et améliorer, à terme, l’offre locale en poisson.
Ludovic Amara
Lire aussi :
04-09-2025-Pisciculture : le Cameroun vise une augmentation de sa production de 10 000 tonnes d’ici 2027
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le problème de l’Afrique, selon Salomon Beas

Pour l’ancien militant du MRC Salomon Beas, avoir des leaders politique à la tête de partis qui n’ont pour seule ambition devenir président de la République, est un frein à la démocratie.
Dans l’une de ses récentes publications disponible sur sa page Facebook, l’ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Salomon Beas dénonce ces leaders de l’opposition qui ne cherchent qu’à devenir président de la République.
« Dans un environnement politique au sein duquel les fonctionnaires et administrateurs deviennent subitement des leaders sans aucune transition, la Démocratie a du mal à décoller. Tout simplement parce que ces derniers n’ont pour ambition que de devenir très rapidement PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE sans toutefois vouloir une transformation véritable des mentalités des populations qu’ils veulent gouverner. Ils ont besoin d’être accompagné à tout prix et à tous les prix dans leur ambition sans tenir aucunement compte de celle des autres. Face à une course contre la montre, ils multiplient les stratagèmes pour n’avoir auprès d’eux que des adeptes, suiveurs, endoctrinés et mettant de côté tous les esprits susceptibles d’apporter la moindre contradiction et observations.
Ils finissent alors avec le temps d’éloigner toutes les valeurs capables de transformer le champ politique pour ne laisser que des aboyeurs du dimanche sans conviction incapables de prendre la moindre initiative ou de mener la moindre action. Au final leurs projets deviennent obsolètes et meurent au même moment où la retraite les rattrape », peut-on lire dans sa publication.
Pour Salomon Beas un leader devrait éviter de jouer le jeu du régime et chercher comprendre ce qu’est réellement la démocratie.
« Face à ce type de système, les dictatures réussissent toujours à se régénérer et la reproduction politique devient ainsi un modèle dur qui résiste au temps en impactant la vie politique et la gouvernance pendant plusieurs années. Le leader qui ne comprend pas que la démocratie veut dire convictions, vision et projets tout en admettant que même son collaborateur le plus bas peut développer une ambition politique meilleure que la sienne et devenir son challenger finit toujours par voir son rêve ne pas se réaliser car par moment en politique on ne réussit pas parce qu’on est devenu ce qu’on avait cru , mais pour avoir donné l’espoir aux populations qui finissent par faire naître des talents supérieur à toi.
l’Afrique centrale a cette vilaine maladie qui tue la démocratie, celle des présidents des partis politiques de comportant comme des PASTEURS DES EGLISES DE RÉVEIL à la recherche des adeptes adorateurs à la place des militants convaincus et potentiels challengers Politiques », peut-on lire dans sa publication.
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Camwater améliore l’eau pour l’aéroport

À l’approche de la réouverture de l’aéroport de Bamenda, la Camwater a engagé des travaux de préparation pour garantir une alimentation fiable en eau potable. Une mission technique conjointe a permis d’inspecter les installations et de préparer la mise en service de nouveaux équipements.
En prélude à la reprise des activités de l’aéroport de Bamenda, la Camwater a déployé ses équipes techniques pour évaluer et renforcer le dispositif d’alimentation en eau potable de cette infrastructure stratégique. L’opération a été menée conjointement par la Division régionale du Nord-Ouest, la Direction des Travaux et de la Maintenance, en collaboration avec les services techniques de la plateforme aéroportuaire.
Dans le cadre des orientations du Directeur général de la Camwater, deux électropompes de surpression d’une capacité de 50 m³ chacune ont été mises à disposition afin d’améliorer durablement la fiabilité de l’approvisionnement en eau. La mission a permis de contrôler l’état des installations, de préparer l’intégration des nouveaux équipements et de valider les dispositions techniques nécessaires à leur mise en service.
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le Bureau réaffirme le caractère prioritaire du projet

Réuni sous la présidence de Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, le Bureau du Sénat a réaffirmé sa volonté de faire aboutir le projet de construction du futur siège de l’institution. Présenté comme un chantier clé, il vise à doter la Chambre haute d’un cadre moderne répondant aux exigences de l’activité parlementaire.
Le projet de construction du nouveau siège du Sénat demeure l’une des principales priorités de la Chambre haute du Parlement. Réuni ce mercredi sous la présidence de Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, le Bureau du Sénat a réitéré son engagement à faire avancer ce chantier, considéré comme stratégique pour le renforcement des capacités institutionnelles.
Selon le vice-président Robert Nkili, la vision portée par le président du Sénat est de doter l’institution d’un siège moderne, adapté aux exigences de la navette parlementaire et au développement de la diplomatie parlementaire. Cette infrastructure devrait offrir un cadre de travail plus fonctionnel et contribuer au rayonnement de la Chambre haute.
Au-delà de ce projet structurant, le Bureau a également examiné la réorganisation du Secrétariat général du Sénat et les mesures visant à améliorer les conditions de travail et de carrière du personnel, dans le cadre de la dynamique de modernisation engagée au sein de l’institution.
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