Actualités locales
La Diplomatie de l’Impossible : voici pourquoi la division de l’Opposition est une Trahison au Cameroun


Le Cameroun politique ressemble aujourd’hui à une arène de gladiateurs aveugles où la virilité se mesure à la capacité de ne jamais prononcer le mot « dialogue ». Dans ce théâtre d’ombres, s’asseoir à une table est perçu comme une émasculation, une perte d’épaisseur, voire une haute trahison.
Lire ici l’éditorial de Jean Claude Mbede :
Pourtant, comme le soulignait Hannah Arendt, la politique est par essence l’espace de la parole et de l’action concertée. Quand la parole cesse, la violence — qu’elle soit physique ou symbolique — prend le relais. Au Cameroun, les armes crépitent là où les esprits se sont fermés.
LE PIÈGE DE L’ÉGO ET. LA FAUTE DES « VRAIS »
L’opposition camerounaise se fracture en trois dimensions tragiques. D’un côté, la « vraie » opposition, portée par des figures de poids comme Maurice Kamto et Issa Tchiroma. Ce dernier, fort d’une légitimité populaire indiscutable mais contraint à l’exil par un régime prêt à tout pour protéger ses prébendes, incarne la résistance.
Mais cette résistance s’enferme dans une tour d’ivoire. Sous la pression de militants radicalisés, ces leaders craignent le dialogue comme s’il s’agissait de collaboration. C’est une erreur fondamentale. Emmanuel Kant, dans son projet de Paix Perpétuelle, nous rappelait que « même en pleine guerre, il faut conserver une forme de confiance en l’ennemi » pour rendre la paix possible un jour. Refuser de discuter avec le régime, c’est condamner le peuple à l’immobilisme.
LE MERCANTILISME DE LA « SECONDE ZONE »
De l’autre côté, nous observons l’émergence d’une « opposition à l’opposition ». Des mercantilistes déguisés en loups juvéniles. Cabral Libii et Joshua Osih, tapis dans une Assemblée nationale monocolore, ne dialoguent pas : ils collaborent. Ils ont confondu le compromis politique avec la compromission alimentaire. Pour le PCRN ou le SDF, être à l’hémicycle semble être devenu une fin en soi, une quête de marchés publics et de privilèges « homéopathiques » distribués par le régime pour prix de leur silence. Ils légitiment le « gré à gré » constitutionnel en cours, trahissant une jeunesse qui cherchait un changement de système et non un simple positionnement social pour ses chefs.
DIALOGUER N’EST PAS COLLABORER
Il faut éduquer les masses : le dialogue est une arme diplomatique, pas une reddition. On dialogue comme Israël dialogue avec l’Iran ou les États-Unis avec leurs adversaires : sans lâcher le fond, mais pour rapprocher les positions. Baruch Spinoza affirmait que « la paix n’est pas l’absence de guerre, mais une vertu qui naît de la force de l’âme ». La force de l’âme, c’est d’accepter de voir Paul Atanga Nji ou Grégoire Owona comme des vis-à-vis institutionnels.
L’opposition radicale commet la double erreur de mépriser ces « micro-opposants » tout en refusant d’ouvrir des canaux de dénonciation institutionnels. Résultat ? Le débat s’enlise sur Facebook dans une animosité stérile, laissant le régime se frotter les mains devant ce spectacle de désunion.
L’APPEL À l’ACTION : L’UNION OU LE NÉANT
Le destin du Cameroun repose sur une alliance de raison entre Kamto et Tchiroma. Un vrai leader n’est pas un suiveur de sa base ; il doit savoir prendre des décisions impopulaires pour le salut commun. Maurice Kamto a assumé le boycott de 2020 pour éviter la prolifération de « chevaux de Troie » à la Célestin Djamen. C’était une étape. Le service après-vente doit maintenant être le dialogue républicain.
LA SAUVEGARDE DES ESPÉRANCES POPULAIRES REPOSE AUJOURD’HUI SIR TROIS PILLEIRS. Sans lesquels, le régime régnera dans inquiétude jusqu’à X générations :
- Cesser le feu entre opposants : La troisième catégorie de l’opposition, celle des projets et des programmes, doit être entendue. L’ego doit mourir pour que la nation vive.
2. L’utilisation de la rue comme béquille : On ne revendique pas que dans la rue, mais la rue doit appuyer le dialogue pour faire fléchir le camp d’en face.
- Une feuille de route de transition : Kamto et Tchiroma doivent proposer un projet commun, sans penser à leur sort personnel.
Comme le disait Friedrich Nietzsche, « l’homme d’État pense à l’avenir, l’homme politique pense aux prochaines élections ». Si ces leaders ne s’unissent pas pour arracher la vérité des urnes par la diplomatie et la pression créative, le peuple, fatigué de cette arrogance inutile, finira par se réfugier dans les griffes du régime, préférant un bourreau connu à des sauveurs incapables de se parler.
Le dialogue n’est pas une faiblesse. C’est l’ultime courage des civilisés. Celui qui refuse de dialoguer a déjà tout perdu, y compris l’espérance.
Jean-Claude Mbede Fouda
Diplomate de la solidarité internationale
Expert en coopération dans les zones de conflit
Expert en communication de crise, Journaliste
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le problème de l’Afrique, selon Salomon Beas

Pour l’ancien militant du MRC Salomon Beas, avoir des leaders politique à la tête de partis qui n’ont pour seule ambition devenir président de la République, est un frein à la démocratie.
Dans l’une de ses récentes publications disponible sur sa page Facebook, l’ancien militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) Salomon Beas dénonce ces leaders de l’opposition qui ne cherchent qu’à devenir président de la République.
« Dans un environnement politique au sein duquel les fonctionnaires et administrateurs deviennent subitement des leaders sans aucune transition, la Démocratie a du mal à décoller. Tout simplement parce que ces derniers n’ont pour ambition que de devenir très rapidement PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE sans toutefois vouloir une transformation véritable des mentalités des populations qu’ils veulent gouverner. Ils ont besoin d’être accompagné à tout prix et à tous les prix dans leur ambition sans tenir aucunement compte de celle des autres. Face à une course contre la montre, ils multiplient les stratagèmes pour n’avoir auprès d’eux que des adeptes, suiveurs, endoctrinés et mettant de côté tous les esprits susceptibles d’apporter la moindre contradiction et observations.
Ils finissent alors avec le temps d’éloigner toutes les valeurs capables de transformer le champ politique pour ne laisser que des aboyeurs du dimanche sans conviction incapables de prendre la moindre initiative ou de mener la moindre action. Au final leurs projets deviennent obsolètes et meurent au même moment où la retraite les rattrape », peut-on lire dans sa publication.
Pour Salomon Beas un leader devrait éviter de jouer le jeu du régime et chercher comprendre ce qu’est réellement la démocratie.
« Face à ce type de système, les dictatures réussissent toujours à se régénérer et la reproduction politique devient ainsi un modèle dur qui résiste au temps en impactant la vie politique et la gouvernance pendant plusieurs années. Le leader qui ne comprend pas que la démocratie veut dire convictions, vision et projets tout en admettant que même son collaborateur le plus bas peut développer une ambition politique meilleure que la sienne et devenir son challenger finit toujours par voir son rêve ne pas se réaliser car par moment en politique on ne réussit pas parce qu’on est devenu ce qu’on avait cru , mais pour avoir donné l’espoir aux populations qui finissent par faire naître des talents supérieur à toi.
l’Afrique centrale a cette vilaine maladie qui tue la démocratie, celle des présidents des partis politiques de comportant comme des PASTEURS DES EGLISES DE RÉVEIL à la recherche des adeptes adorateurs à la place des militants convaincus et potentiels challengers Politiques », peut-on lire dans sa publication.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Camwater améliore l’eau pour l’aéroport

À l’approche de la réouverture de l’aéroport de Bamenda, la Camwater a engagé des travaux de préparation pour garantir une alimentation fiable en eau potable. Une mission technique conjointe a permis d’inspecter les installations et de préparer la mise en service de nouveaux équipements.
En prélude à la reprise des activités de l’aéroport de Bamenda, la Camwater a déployé ses équipes techniques pour évaluer et renforcer le dispositif d’alimentation en eau potable de cette infrastructure stratégique. L’opération a été menée conjointement par la Division régionale du Nord-Ouest, la Direction des Travaux et de la Maintenance, en collaboration avec les services techniques de la plateforme aéroportuaire.
Dans le cadre des orientations du Directeur général de la Camwater, deux électropompes de surpression d’une capacité de 50 m³ chacune ont été mises à disposition afin d’améliorer durablement la fiabilité de l’approvisionnement en eau. La mission a permis de contrôler l’état des installations, de préparer l’intégration des nouveaux équipements et de valider les dispositions techniques nécessaires à leur mise en service.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le Bureau réaffirme le caractère prioritaire du projet

Réuni sous la présidence de Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, le Bureau du Sénat a réaffirmé sa volonté de faire aboutir le projet de construction du futur siège de l’institution. Présenté comme un chantier clé, il vise à doter la Chambre haute d’un cadre moderne répondant aux exigences de l’activité parlementaire.
Le projet de construction du nouveau siège du Sénat demeure l’une des principales priorités de la Chambre haute du Parlement. Réuni ce mercredi sous la présidence de Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, le Bureau du Sénat a réitéré son engagement à faire avancer ce chantier, considéré comme stratégique pour le renforcement des capacités institutionnelles.
Selon le vice-président Robert Nkili, la vision portée par le président du Sénat est de doter l’institution d’un siège moderne, adapté aux exigences de la navette parlementaire et au développement de la diplomatie parlementaire. Cette infrastructure devrait offrir un cadre de travail plus fonctionnel et contribuer au rayonnement de la Chambre haute.
Au-delà de ce projet structurant, le Bureau a également examiné la réorganisation du Secrétariat général du Sénat et les mesures visant à améliorer les conditions de travail et de carrière du personnel, dans le cadre de la dynamique de modernisation engagée au sein de l’institution.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales4 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














