Actualités locales
les anciens candidats de 2018 reviennent pour en découdre en 2025
Elections Cameroon, l’organe en charge de l’organisation matérielle des élections au Cameroun, a reçu depuis la convocation du corps électoral le 12 juillet dernier une trentaine de dossiers de candidatures, dont ceux de six revenants.
Parmi les candidats qui se déclarent à l’élection du 12 octobre prochain, se trouvent certaines figures qui étaient en lice à la présidentielle du 7 octobre 2018.
La première figure revenante est celle de Paul Biya qui sollicite un 8ᵉ mandat à la tête du pays à 92 ans, dont 42 déjà passés au pouvoir. Son dossier a été déposé le 17 juillet 2025 par le secrétaire général du comité central de son parti le RDPC, Jean Nkuete, qui était en compagnie du ministre directeur du cabinet civil de la présidence de la République, Samuel Mvondo Ayolo.
Après la victoire en 2018 avec 71,28% des voix, il est challengé en interne par une autre candidature déposée par Léon Theiller Onana, membre du RDPC.
Dans l’opposition, Maurice Kamto, ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, a déposé sa candidature le 18 juillet 2025 sous la bannière du MANIDEM. Il a démissionné du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), où il était le président national. C’est ce parti qui l’avait investi en 2018, élection à laquelle il a été classé 2è avec 14,23% des voix.
Cabral Libii, autre candidat ayant perdu l’élection en 2018 a déposé sa candidature le 17 juillet sous les couleurs du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Classé 3è en 2018 avec 6,28%, il compte devenir le 3è président du Cameroun au soir du 12 octobre et y instaurer le système du fédéralisme communautaire.
Maître Akere Muna, autre figure bien connue de la société civile, a été investi par le parti UNIVERS. Son dossier a été déposé par Prosper Nkou Mvondo le 17 juillet dernier. Le candidat est soutenu par une vingtaine de partis politiques et de la société civile. Il était classé dernier à la présidentielle de 2018 avec 0,35%.
Joshua Osih, candidat investi par le Social Democratic Front (SDF), un autre candidat ayant compéti en 2018, a déposé sa candidature à Bamenda le 17 juillet. Lors de la dernière élection, il était classé 4è sur neuf candidats retenus pour le sprint final avec 3,35%.
Serge Espoir Matomba est le dernier revenant qui confirme sa déclaration de candidature au scrutin du 12 octobre. Le Premier secrétaire du Peuple uni pour la rénovation sociale (PURS) a déposé sa candidature ce lundi 21 juillet 2025 à la direction générale des élections.
Il revient pour remporter l’élection et rendre la souveraineté totale au pays. En 2018, 0,56% des électeurs lui ont accordé leurs voix.
En dehors des revenants, Elections Cameroon a déjà reçu plus de 25 autres candidatures. Après la clôture du dépôt des candidatures ce 21 juillet, le Conseil électoral va statuer et publier la liste provisoire des candidats retenus.
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Actualités locales
« jusqu’à aujourd’hui, le Cameroun n’enregistre aucun cas de virus Ebola »

Au terme de la réunion du comité stratégique des urgences sanitaires, tenue ce 22 octobre 2026 à Yaoundé, le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, s’est montré rassurant. Toutefois, la vigilance reste de mise, avec le renforcement du dispositif national de prévention, après la confirmation d’un cas de maladie à virus Ebola au Nigeria.
« Jusqu’à aujourd’hui, le Cameroun n’enregistre aucun cas de virus Ebola », a déclaré le ministre de la Santé publique. Une affirmation rassurante qui fait clairement comprendre qu’il s’agit plus d’une alerte, mais pas d’une épidémie. Le Centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique est donc désormais passé en mode alerte.
L’objectif n’est pas d’annoncer une crise sur le territoire camerounais. « On n’est pas encore en présence d’un cas, mais on est simplement dans le cadre d’une préparation », a-t-il expliqué. Tout est ainsi mis en œuvre pour empêcher toute introduction du virus et garantir une riposte immédiate en cas de suspicion.
La décision intervient après la confirmation, le 20 octobre, d’un cas importé d’Ebola de souche Bundibugyo au Nigeria, dans le Territoire de la Capitale fédérale. Selon l’OMS, la patiente, une femme ayant récemment voyagé en Ouganda, est isolée et soignée, tandis que 44 contacts sont suivis par les autorités nigérianes. Le Nigeria a parallèlement renforcé la surveillance dans ses aéroports.
Trois priorités pour le Minsanté
En répondant aux questions de la presse, Dr Manaouda Malachie a détaillé les trois objectifs de la réunion de ce 22 octobre 2026. Le premier : « faire tout pour empêcher une probable introduction de ce virus au Cameroun », notamment en renforçant la surveillance aux points d’entrée. Le deuxième : s’assurer que le système de santé puisse « détecter précocement, isoler et prendre en charge un cas suspect ». Le troisième : mobiliser administrations, partenaires, forces vives et médias autour de la sensibilisation.
De manière concrète, les contrôles sanitaires seront intensifiés dans les aéroports, ports et postes frontaliers. Les voyageurs en provenance des pays touchés feront l’objet d’un dépistage renforcé, avec l’utilisation d’un QR code sanitaire permettant de tracer et d’identifier plus rapidement les personnes à risque. Le ministre a annoncé une supervision sur le terrain à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen ce vendredi 23 octobre, puis à Douala le lundi 26 octobre.
Un dispositif déjà en marche
Le ministre de la Santé publique a tenu à rappeler que la préparation camerounaise ne date pas d’hier. « Depuis qu’on l’a déclaré comme étant une urgence de portée internationale, le Cameroun a commencé à tenir des réunions », a-t-il expliqué. Le plan national de préparation et de riposte a été actualisé, et l’ensemble des résolutions adoptées par le Comité stratégique sera soumis à l’arbitrage du Premier ministre, chef du gouvernement, pour une mise en œuvre effective. Le ministre a également appelé les personnels de santé à la vigilance : tout passager présentant de la fièvre ou des symptômes compatibles avec la définition de cas doit pouvoir être détecté, confirmé, isolé et traité sans délai.
Informer sans paniquer
Face au risque de désinformation, le Dr Manaouda Malachie a lancé un appel direct aux médias : « Il faudra informer, sensibiliser, mais sans toutefois créer de la panique ». Pour l’heure, le Cameroun reste donc à l’abri. Mais la leçon retenue par Yaoundé est claire : face à un virus qui ne connaît pas les frontières, la meilleure défense reste une surveillance renforcée, une détection précoce et une mobilisation collective.
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Lycée technique bilingue de Nsam : les salles de classe sont restées vides au lendemain des violences
Le lycée technique bilingue de Nsam est resté sans élèves ce jeudi 22 octobre, soit au lendemain du chaos survenu dans l’établissement de la banlieue […]
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Actualités locales
des manifestations annoncées au Cameroun pour retrouver les compatriotes recrutés par la Russie

Le collectif « Ramenez nos fils et nos frères » envisage d’organiser des manifestations pacifiques dans plusieurs villes du Cameroun pour interpeller les autorités camerounaises et russes sur le recrutement de ressortissants camerounais envoyés combattre dans les rangs de l’armée russe en Ukraine, selon un communiqué publié jeudi.
Les organisateurs dénoncent des pratiques de recrutement qu’ils estiment clandestines et réclament des informations sur les personnes décédées, disparues ou toujours engagées sur le front ukrainien. Les dates des manifestations, les villes concernées et les modalités pratiques doivent être communiquées ultérieurement.
« Notre objectif est d’obtenir des réponses sur le sort de nos compatriotes, de faire cesser les recrutements clandestins et d’accompagner les familles qui attendent toujours des nouvelles de leurs proches », déclare Paul Silver Yede, porte-parole du collectif, cité dans le communiqué.
Lire l’intégralité du communiqué ci-dessous :
LE COLLECTIF « RAMENEZ NOS FILS ET NOS FRÈRES » ENVISAGE DES MANIFESTATIONS PACIFIQUES DANS PLUSIEURS VILLES DU CAMEROUN
Douala, le 22 octobre 2026 – Nous, membres du collectif « Ramenez nos fils et nos frères », envisageons d’organiser des manifestations pacifiques dans plusieurs villes du Cameroun afin d’intensifier notre plaidoyer auprès des autorités camerounaises et russes pour mettre un terme au recrutement clandestin de nos compatriotes envoyés combattre dans les rangs de l’armée russe sur le front ukrainien.
Cette initiative intervient dans un contexte de vive inquiétude quant au sort de nombreux Camerounais engagés dans ce conflit. En avril 2026, les autorités russes ont confirmé le décès de 16 ressortissants camerounais présentés comme des « soldats contractuels ». Un bilan qui pourrait être bien plus lourd. Selon les données publiées par le collectif d’investigation All Eyes On Wagner, 335 Camerounais auraient été recrutés entre 2023 et mi-2025, dont 94 seraient décédés.
Plusieurs témoignages font état de mécanismes de recrutement reposant sur des promesses d’emploi, d’études ou de voyage, avant la signature de contrats militaires dont les intéressés ne maîtriseraient pas toujours les termes. Face à cette situation , « nous voulons mobiliser les Camerounais sensibles à cette cause autour d’actions pacifiques, organisées dans le strict respect des procédures légales. Notre objectif est d’obtenir des réponses sur le sort de nos compatriotes, de faire cesser les recrutements clandestins et d’accompagner les familles qui attendent toujours des nouvelles de leurs proches », déclare Paul Silver Yede, porte-parole de notre collectif.
Nous appelons notamment les autorités camerounaises et russes à faire toute la lumière sur les conditions de recrutement de nos compatriotes, à faciliter l’identification des personnes décédées ou portées disparues, à communiquer aux familles les informations disponibles et à prendre les mesures nécessaires pour démanteler les filières clandestines de recrutement.
Nous tenons à réaffirmer le caractère strictement humanitaire, pacifique et non partisan de notre démarche. Notre mobilisation n’est dirigée contre aucun peuple ni aucun État. Elle vise exclusivement à défendre la vie, la dignité et les droits de nos compatriotes.
« Le Cameroun et la Russie entretiennent des relations d’amitié et de coopération. Mais cette amitié ne saurait exclure l’exigence de transparence lorsqu’il s’agit de la vie de nos compatriotes. Notre combat est humanitaire. Nous refusons toute récupération politique de cette cause », ajoute Paul Silver Yede.
Nous restons convaincus que le dialogue avec les autorités compétentes, associé à une mobilisation citoyenne pacifique, peut contribuer à apporter des réponses aux familles et à prévenir de nouveaux drames. Les modalités pratiques, les villes concernées ainsi que le calendrier de nos différentes mobilisations seront communiqués ultérieurement, dans le respect des dispositions légales en vigueur.
Pour le collectif « Ramenez nos fils et nos frères »
Paul Silver Yede
Porte-parole
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