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Ngaoundéré : la SCDP attribue un marché de 2,36 milliards pour accroître de 54,5 % le stockage de produits blancs

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Ngaoundéré : la SCDP attribue un marché de 2,36 milliards pour accroître de 54,5 % le stockage de produits blancs
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(Investir au Cameroun) – La Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) a attribué au groupement RG & Co./Bajaj Steel Industries Limited un marché de 2,359 milliards de FCFA TTC pour construire un bac de 3 000 m³ de gasoil dans son dépôt de Ngaoundéré. Sur la base des capacités arrondies communiquées par l’entreprise, cet équipement doit porter le stockage de produits blancs du site de 5 500 à 8 500 m³, soit une hausse de 54,5 % après sa mise en service.

La décision d’attribution, signée le 9 juin 2026 et publiée le 17 juin par l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP), fixe à 16 mois le délai d’exécution. Le montant retenu est inférieur de 25,64 millions de FCFA, soit environ 1,1 %, au coût prévisionnel de 2,385 milliards inscrit dans l’appel d’offres.

À ce marché principal s’ajoute une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage de 113,96 millions de FCFA TTC, attribuée le 6 mai 2026 à Parlym Cameroun pour une durée de 14 mois. Les deux contrats documentés totalisent ainsi 2,473 milliards de FCFA. Ce cumul ne peut toutefois pas être présenté comme le coût définitif de l’ensemble des aménagements du dépôt.

Une capacité future fondée sur des chiffres arrondis

La distinction entre capacité actuelle et capacité projetée est essentielle. Les 5 500 m³ correspondent à la capacité arrondie retenue par la SCDP pour les produits blancs. Les 8 500 m³ constituent un objectif qui ne sera atteint qu’après la construction, la réception et la mise en service du nouveau bac.

La fiche technique du dépôt détaille actuellement 1 410 m³ de super, 1 960 m³ de pétrole lampant et 2 170 m³ de gasoil. Ces trois produits totalisent précisément 5 540 m³. L’ajout du nouveau réservoir porterait donc leur stockage théorique à 8 540 m³, soit une progression de 54,2 %.

Les 3 000 m³ supplémentaires représenteront par ailleurs 35,3 % de la capacité future arrondie de 8 500 m³. Ce ratio mesure le poids du nouveau bac dans la capacité projetée et non l’augmentation par rapport aux installations actuelles.

La SCDP mentionne séparément 1 420 m³ de Jet A1 et 950 m³ de fuel. Ces volumes n’entrent pas dans le périmètre de 5 500 m³ retenu pour mesurer l’augmentation du stockage de produits blancs.

L’attribution du marché ne permet pas encore de fixer une date de livraison. Le délai de 16 mois commence normalement à courir à partir de la date prévue par le contrat ou de la notification de l’ordre de service. Or, la date de cet ordre de service n’apparaît pas dans les documents publics consultés.

GPL : les documents publics se contredisent sur la capacité projetée

La SCDP prévoit également de renforcer le stockage de gaz de pétrole liquéfié à Ngaoundéré, mais les informations publiées sur ce projet ne concordent pas.

Un premier appel d’offres portant sur la construction d’un réservoir cylindrique — ou « cigare » — de 250 tonnes a été annulé le 24 avril 2025 en raison de dysfonctionnements informatiques à l’ARMP. Contrairement à ce que suggérait la première version de l’article, la procédure a été relancée dès le 29 avril 2025, pour un coût prévisionnel de 2,743 milliards de FCFA TTC et un délai de douze mois.

Le 1er juillet 2025, la SCDP a par ailleurs attribué à Gradient SARL la maîtrise d’œuvre de ce projet pour 58,49 millions de FCFA TTC et une durée de 14 mois. Dans les actes publics consultés, la décision d’attribution du marché principal de construction n’a toutefois pas été retrouvée.

Une publication officielle de la SCDP, modifiée en 2026 et consacrée à une concertation tenue le 6 mai, évoque pourtant un « cigare de 500 tonnes » en chantier à Ngaoundéré. Cette capacité est deux fois supérieure aux 250 tonnes inscrites dans les documents de passation des marchés.

La fiche technique de la SCDP situe la capacité actuelle de stockage de GPL du dépôt à 95 tonnes. L’ajout de 250 tonnes la porterait à 345 tonnes. Si le projet actuel porte effectivement sur 500 tonnes, elle atteindrait plutôt 595 tonnes. En l’absence d’une clarification de la SCDP sur le périmètre du chantier, les 345 tonnes ne peuvent donc plus être présentées comme la capacité future définitive.

Plus de stockage ne garantit pas la fin des pénuries

Le dépôt de Ngaoundéré approvisionne l’Adamaoua ainsi qu’une partie des régions du Nord et de l’Est, selon la SCDP. L’augmentation de ses capacités peut renforcer la marge logistique et réduire sa vulnérabilité à certains retards d’approvisionnement. Les documents disponibles ne publient cependant ni données régionales de consommation, ni fréquence des ruptures, ni nombre de jours de couverture, ni calendrier des rotations de ravitaillement.

Il n’est donc pas établi que ces investissements suffiront à supprimer les pénuries, à raccourcir les délais de réapprovisionnement ou à contenir les pratiques spéculatives. Ces effets dépendront également de la disponibilité des produits, de leur acheminement jusqu’au dépôt et de leur distribution vers les stations-service. Pour le GPL s’ajoutent le nombre de bouteilles disponibles et leur accessibilité financière pour les ménages.

La SCDP présente aussi le renforcement du stockage de GPL comme un moyen de réduire le recours au bois de chauffe et l’exposition des ménages aux fumées de cuisson. L’Organisation mondiale de la santé classe effectivement le GPL parmi les combustibles propres au point d’utilisation et souligne que les femmes et les enfants supportent une part disproportionnée des effets sanitaires des combustibles polluants.

En revanche, aucun document public consulté ne chiffre, pour l’Adamaoua, la consommation de bois susceptible d’être évitée, la superficie forestière qui serait préservée ou les économies attendues pour les ménages. L’impact environnemental et social annoncé reste donc à documenter.

Frederic Nonos

Lire aussi:

14-07-2026 – SCDP : les pertes de produits pétroliers ramenées sous 1 500 m³ sur les cinq premiers mois de 2026

08-06-2026 – Gaz domestique: la SCDP veut porter la capacité de chargement de Bonabéri à 1 950 tonnes par jour

07-06-2026 – Terminal hydrocarbures de Kribi: la SCDP et le PAK franchissent une nouvelle étape vers un stockage de 230 000 m³

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« Mao n’a jamais été un dictateur »

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« Mao n’a jamais été un dictateur »
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Le journaliste sportif Martin Camus Mimb pose une série d’interrogations qui démontrent que ceux qui sont considérés comme dictateurs ne le sont pas toujours.

Le journaliste de renom, commentateur de match de football Martin Camus Mimb, n’est pas d’accord avec le qualificatif « dictateur », attribué à Mao de la Chine. Dans une publication rendue publique à ce sujet, il parle du dictatomètre sur lequel certains choisissent de présenter des hommes comme dictateurs.

Retrouvez ci-dessous sa sortie.

LE DICTATOMÈTRE…

Quel est l’institut de validation de la dictature dans un pays ? Comment identifie-t-on une dictature ? Je vois déjà d’ici, les victimes de la vraie dictature dans leurs pays sortir des cours d’histoire et des dictionnaires Larousse. Mais laissez-moi vous poser dans la foulée une première question : Quel est le but de la politique ? C’est d’offrir au citoyen les conditions de vie et de sécurité agréables. Lorsque cet objectif est atteint, peut-on évoquer la dictature ? Je vois déjà les gens me poser l’autre question : il faut interroger les moyens et les libertés qui permettent d’aboutir à cela. Bravo ! Quels sont les moyens qui ont été utilisés pour écraser les résistances en Afrique et en Asie lors des épopées coloniales ? Ceux qui avaient pour but de « civiliser les peuples » étaient-ils des dictateurs ? La France célèbre Degaulle à raison. Il a bien bossé pour la France. Mais à quel prix pour les Africains ? Comment se sentirait un français si jamais on le qualifiait de… pour ses « œuvres » en terre africaine ?

Le « dictatomètre » est donc un regard extérieur, et jamais un instrument interne. C’est un outil qui donne la température selon les intérêts en jeu et les intempéries des accords. Tant que le soleil des intérêts communs est au Zénith, le dictatomètre ne détecte aucune variation de température. J’entends des gens, même des Africains, soutenir que Mao était un dictateur. Vous voulez vraiment qu’on ouvre le cahier des exactions de la colonisation japonaise en Chine ? La résistance ne saurait être de la dictature. Elle peut baigner dans les exactions aussi, mais jamais elle ne peut être comparée à la violence du bourreau. Les Chinois louent la résistance de Mao et sa lutte. Ils n’ont pas les grilles de lecture occidentalisées. Ce n’est pas Mao qui a bombardé Hiroshima et Nagasaki. Ce n’est pas Mao qui a gazé les colonies en Afrique au Napalm. Ce n’est pas Mao qui a exécuté Khadafi. Ce n’est pas Mao qui a pulvérisé l’Irak alors qu’il n’y avait pas d’armes nucléaires. Mais est-ce qu’il vous viendrait à l’idée de qualifier les donneurs d’ordre de dictateurs ? Simplement parce que le DICTATOMÈTRE a été fabriqué, avec des restrictions de détection dans certaines zones et de certains acteurs.

Mao n’a jamais été un dictateur. Du moins vu sous le prisme des critères de définition de la dictature, qu’on nous impose. En passant, Israël était sous la terreur de l’administration romaine à l’époque de Jésus-Christ. Mais il a trouvé la formule récitée par les politiques pour bâillonner l’église : « Rendez à César, ce qui revient à César… » Aidez-moi donc. César… Napoléon… Louis XIV était-il des dictateurs ?
Devoir surveillé. Je ramasse les copies après le sommeil.

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Ligue des champions féminine CAF : Lekie FF s’envole à la conquête de l’Égypte

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Cap sur l’Égypte pour Lekie FF ! Les joueuses camerounaises ont pris leur envol ce jeudi matin pour rallier le pays hôte de la Ligue […]

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le ministre Paul Atanga Nji explique sa décision

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le ministre Paul Atanga Nji explique sa décision
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Le ministre de l’Administration territoriale affirme que le FSNC, parti d’Issa Tchiroma, s’est rendu coupable de violation grave des lois de la République.

Depuis le 28 octobre 2026, des hommes politiques de l’opposition soulèvent des interrogations sur la suspension du FSNC, parti politique d’Issa Tchiroma Bakary. Certains ont fait un rapport avec les élections législatives et municipales qui sont à venir. La plupart demandent la levée de cette suspension. Paul Atanga, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), revient sur les motifs de la suspension de trois mois, de ce parti.

« Le Front pour le salut national du Cameroun est un parti qui a violé de manière grave les lois de la République […] Non seulement ce parti s’est rendu coupable de ces faits graves, mais aussi, vous avez un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur », déclare le Minat, dans une interview accordée à Cameroon Tribune.

À titre de rappel, Samuel Hiram Iyodi a demandé la levée de cette suspension. Dans son communiqué rendu public ce 29 octobre 2026, il a requis l’intervention de Joseph Dion Ngute, le Premier ministre.

« Le MP3 Cameroon condamne fermement l’arrêté du MINAT du 27 octobre, portant suspension du FSNC sur l’ensemble du territoire national, pour une durée de trois (3) mois. This is an exclusively political act that represents a serious infringement upon the freedoms of expression and association, on the eve of the 2027 legislative and municipal elections. Nous en appelons à l’intervention et à la responsabilité du Premier ministre, afin que cette décision soit annulée », écrit Hiram Iyodi.

Pierre Emmanuel Binyam du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a indiqué que cette décision du ministre est une atteinte grave contre la démocratie.

« Je condamne fermement cette suspension du FSNC que je qualifie d’acte arbitraire et exige sa levée immédiate et sans condition; ainsi, que la libération des personnes détenues arbitrairement et victimes de torture pour le respect des libertés fondamentales.
Le silence imposé n’est pas la paix. L’intimidation n’est pas la justice. Et l’autorité de l’État ne saurait se confondre avec l’arbitraire.
Le Cameroun a besoin d’élections crédibles, d’une justice indépendante et d’institutions qui respectent la volonté du peuple. Toute autre voie ne fera qu’aggraver les crises sociopolitiques et fragiliser davantage la cohésion nationale », écrit-il.

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