Actualités locales
pourquoi ses détracteurs sont-ils soudainement silencieux ?

Le retrait de Maurice Kamto de la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) continue d’alimenter les débats sur l’avenir de l’opposition camerounaise. Dans une tribune, le journaliste et analyste politique Charles Armel Mbatchou estime que ce départ doit désormais pousser les autres formations politiques à s’interroger sur leur propre capacité à préparer l’alternance.
Maurice Kamto a annoncé le 8 septembre sa démission de la présidence du MRC, avec effet immédiat, tout en indiquant rester membre du parti. Pour Charles Armel Mbatchou, cette décision constitue une occasion de mesurer la place occupée par l’ancien président du MRC dans le débat politique national.
« Si Maurice Kamto était réellement le problème de l’opposition camerounaise », s’interroge-t-il, « où sont désormais ceux qui faisaient de son action leur principal sujet de critique ? »
Lire la tribune de Charles Armel Mbatchou :
MAURICE KAMTO PART, ET SOUDAIN… LE BRUIT POLITIQUE S’ÉTEINT : OÙ SONT PASSÉS LES « VRAIS OPPOSANTS » DU CAMEROUN ?
Il faut parfois couper le courant pour comprendre quels appareils fonctionnaient réellement… et lesquels ne faisaient que produire des étincelles.
Pendant des années, Maurice Kamto a été présenté par une partie de l’opinion comme « le malheur de l’opposition camerounaise », celui qui diviserait, affaiblirait ou empêcherait l’alternance. Il a été attaqué, caricaturé, insulté. Ses choix politiques ont été disséqués jusque dans les bars, les studios, Facebook, TikTok et les plateaux du dimanche.
Mais le 8 septembre 2026, le Pr Maurice Kamto a annoncé sa démission de la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), avec effet immédiat, tout en restant membre du parti.
Et depuis ? Silence.
Si Maurice Kamto était réellement le problème de l’opposition camerounaise, pourquoi son retrait provoque-t-il cette impression de panne dans l’écosystème politique et numérique qui le combattait quotidiennement ?
Où sont les débats ?
Où sont les grandes démonstrations ?
Où sont ceux qui expliquaient matin midi soir et chaque dimanche que Kamto était l’obstacle principal à l’alternance ?
Où sont ceux qui faisaient de son nom leur carburant politique quotidien ?
Le moteur tourne-t-il encore sans lui ?
COMMENT COMPRENDRE QUE L’ALTERNANCE EST RÉCLAMÉE AU POUVOIR, MAIS RAREMENT PRATIQUÉE À L’INTÉRIEUR DES PARTIS
On réclame l’alternance à l’État.
Très bien.
Mais où est l’alternance dans les partis eux-mêmes ?
Le RDPC a un président national : Paul Biya.
Il est à la tête du RDPC depuis sa création, le 24 mars 1985, après la transformation de l’UNC en RDPC. Les sources officielles du parti et de la présidence le confirment.
Paul Biya est par ailleurs président de la République depuis 1982.
Cela signifie que le même homme cumule depuis des décennies la direction du parti au pouvoir et la fonction présidentielle.
Ce n’est pas une opinion.
C’est un fait institutionnel.
ET L’OPPOSITION ?
Prenons quelques exemples.
Bello Bouba Maïgari dirige l’UNDP depuis les débuts du parti au début des années 1990. Son propre site biographique indique qu’il est devenu président de l’UNDP lors du congrès de Garoua des 4-5 janvier 1992.
Issa Tchiroma Bakary dirige le FSNC depuis la création de cette formation en 2007. Le site officiel du parti le présente toujours comme son président national.
Il faut donc poser une question simple, presque élémentaire : Comment peut-on exiger une alternance nationale tout en considérant l’alternance interne comme une menace ?
CEUX QUI INSULTAIENT KAMTO DOIVENT MAINTENANT RÉPONDRE À UNE QUESTION
Pendant des années, certains ont expliqué que Kamto était le problème.
Très bien.
Maurice Kamto n’est plus président du MRC.
Alors maintenant, faisons fonctionner la machine.
Sans lui.
Sans son nom.
Sans ses déclarations.
Sans ses sorties.
Sans son visage.
Sans cette opposition permanente autour de sa personne.
Qu’avez-vous à proposer ?
Quel est votre programme ?
Quel est votre candidat ?
Quelle est votre stratégie ?
Quelle génération allez-vous faire émerger ?
Quel président de parti acceptera de préparer publiquement sa propre succession ?
Quel dirigeant acceptera de dire : « Après moi, un autre. »
Voilà le vrai examen.
LA TOILE AUSSI DOIT SE REGARDER DANS LE MIROIR
Il y a quelque chose de profondément révélateur dans l’agitation des réseaux sociaux.
Kamto alimentait énormément la conversation politique.
Ses prises de position provoquaient des réactions.
Ses adversaires lui répondaient.
Ses partisans le défendaient.
Ses détracteurs l’attaquaient.
Les influenceurs commentaient.
Les analystes analysaient.
Les internautes s’invectivaient.
Bref : le courant passait.
Aujourd’hui, ceux qui avaient fait de Kamto leur sujet permanent doivent démontrer qu’ils possèdent une alimentation autonome.
Sinon, le diagnostic est brutal : ils n’étaient pas des producteurs d’idées ; ils étaient des consommateurs de Kamto.
ALORS, OÙ SONT LES VRAIS OPPOSANTS ?
C’est ma question.
Je les cherche.
Je cherche ceux qui expliquaient hier que Kamto était le problème.
Je cherche ceux qui prétendaient posséder la solution.
Je cherche ceux qui promettaient l’alternance.
Je cherche les jeunes qu’ils sont prêts à laisser prendre les commandes.
Je cherche les dirigeants capables de dire :
« Mon temps est terminé. Place à la relève. »
Je cherche les partis capables de prouver que leur démocratie ne s’arrête pas à la porte de leur siège national.
Et surtout, je cherche ceux qui, désormais que Maurice Kamto s’est retiré de la présidence du MRC, vont enfin parler de leurs propres projets plutôt que de lui.
Parce qu’une chose est désormais certaine : si la disparition d’un homme du centre du débat suffit à éteindre le débat, alors le problème n’était peut-être pas seulement Kamto.
Peut-être que le problème, c’était le circuit.
Et maintenant que le courant est coupé, il faut inspecter toute l’installation.
Où sont donc les vrais opposants du Cameroun ?
Où sont-ils ?
Je les cherche en attendant que les maîtres à penser envoient des messages WhatsAp groupés qu’on viendra lire sans assumer sur les panels TikTok et plateau du dimanche…
Charles Armel MBATCHOU
Journaliste engagé – Analyste politique et chroniqueur – Historien d’art
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trois enfants, âgés de 3 à 7 ans, périssent dans l’incendie d’une maison

Trois enfants âgés de 3 à 7 ans ont perdu la vie dans un incendie survenu ce mardi 6 octobre 2026, vers 2h du matin, dans une habitation à Manjo, département du Moungo.
Selon les premières informations recueillies par Cameroon Tribune, le feu serait parti d’une bougie alors que les parents étaient absents. Les flammes ont entièrement ravagé la chambre où se trouvaient les enfants. Malgré l’intervention des voisins, Daniel Tchakounté, 7 ans, Nesly Méto, 5 ans, et Ezekiel Noché Ezekiel, 3 ans, n’ont pas pu être sauvés.
D’importants dégâts matériels ont également été enregistrés. Les autorités locales se sont rendues sur les lieux du drame et auprès de la famille éprouvée.
D’après certaines sources recueillies, le village est plongé dans une obscurité sans précédent depuis plusieurs jours pour faute d’énergie électrique. Après le départ de monsieur Moche Chounang Daniel et madame Ventueu Nadège, la bougie qui servait d’éclairage dans la chambre des enfants a finit par faire de nombreux dégâts laissant au passage 3 corps calcinés dans cette pièce hermétiquement fermée et de nombreux dégâts matériels.
D’après un voisin, le cris de douleur des enfants dans cette flamme grandissante était très perceptible dans cette maison construite en matériaux définitifs et verrouillée . La volonté et les efforts des populations on empêché les flammes de se propager.
La nouvelle a plongé la famille et l’ensemble de la ville sous le choc. Une fois informés, L’autorité administrative, municipale et les forces de maintien de l’ordre se sont rendus sur les lieux du sunistre. Les dépouilles ont été transportées à l’hôpital de district de Manjo. Une enquête sera ouverte afin d’élucider les circonstances de ce drame qui a paralysé toute la ville.
Manjo enregistre ainsi son 4e incendie au cours de cette année 2026, un bilan qui risque s’alourdir d’ici la fin d’année.
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