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Fecafoot : une illégalité statutaire masquée par un flou comptable
« L’affaire du match amical Cameroun-Russie du 12 octobre 2023 révèle bien plus qu’une querelle interne. Derrière le récit d’une « cabale orchestrée », la Fédération […]
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grande démonstration de force du patriarcat Ekang autour de Claude Aristide Akem Zilli

La cérémonie d’imprégnation et d’intronisation solennelle de Sa Majesté Claude Aristide Akem Zilli s’est déroulée le 12 septembre 2026 au village Binyina-yevol. Le rituel a été orchestré en présence de Sa Majesté le grand Patriarche Clément Atangana, le président de la Fédération des associations du Patriarcat Beti du Cameroun, et du représentant de Franck Emmanuel Biya, Roger Ongoto Ondoua.
Au-delà d’une simple intronisation du patriarche Yevol, c’est une véritable démonstration de force majeure du potentiel et de la toute-puissance du patriarcat Ekang qui s’est déroulée au village Binyina-Yevol. Les dignitaires traditionnels ont acté le renforcement de l’autorité coutumière Ekang dans l’aire géographique Bulu-Fang-Beti. Un grand moment de communion, d’exaltation de l’héritage ancestral Ekang, de préservation des valeurs traditionnelles et de consolidation de l’unité du peuple Ekang.
Pour Clément Atangana, le président de la Fédération des associations du patriarcat beti du Cameroun, « la dégradation des us et coutumes Ekang a impacté nos communautés du fait de la dégradation des mœurs. Au regard de cette crise culturelle, j’ai recommandé au Zomlo’o des Yevol de travailler à la transmission de nos traditions pour que les générations futures assurent le relais. En fait une prise de conscience collective est nécessaire aujourd’hui ».
Une exhortation aux fondamentaux Ekang
Le rituel d’imprégnation et d’intronisation orchestré par les initiés en présence de l’ensemble des patriarches et grands notables était en fait un passage de témoin dans un rite initiatique qui plongeait l’impétrant dans un univers ancestral. La leçon inaugurale déroulée par le patriarche François Bingono Bingono et la communication spéciale du grand patriarche Clément Atangana étaient un code de bonne conduite et la feuille de route du Zomlo’o des Yevol. Une véritable masterclass pour les jeunes générations qu’on a exhortées à un retour aux sources et aux fondamentaux de la tradition Ekang.
Des présences remarquables
Au chapitre des grandes présences à cette cérémonie figure, outre le grand patriarche Clément Atangana, le président de la Cour Constitutionnelle du Cameroun, celle du grand notable Yevol Roger Ongoto Ondoua, représentant de Franck Emmanuel Biya. Des figures de proue qui ont rehaussé l’éclat de cette cérémonie et dont la présence aura constitué un évènement dans l’évènement.
Naturellement d’autres personnalités politiques, administratives et traditionnelles ont retenu l’attention de l’assistante. Mais au demeurant, à travers la présence en ces lieux du représentant de Franck Emmanuel Biya, cette cérémonie restera gravée dans la mémoire collective.
Selon Roger Ongoto Ondoua, grand notable Yevol représentant de Franck Emmanuel Biya, « Nous voulons pérenniser la culture beti, faire vivre la tradition ekang. Il était donc question que nous soyons là aujourd’hui pour apporter notre soutien au Zomlo’o des Yevol. Nous allons l’accompagner dans cette mission, nous allons l’encadrer autant que faire se peut ». Une école de la sagesse pour les jeunes générations.
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Cyrille Tollo conteste les 51 milliards du CIRDI

Le conseiller technique n°2 au ministère des Sports, le Pr. Cyrille Tollo, a contesté la sentence du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) dans le litige opposant l’État du Cameroun au groupe italien Piccini autour de la construction du complexe sportif d’Olembe.
« Cette sentence du CIRDI est une grande surprise pour le gouvernement et pour l’État du Cameroun », a déclaré M. Tollo sur RFI, estimant que le gouvernement avait, dès le départ, contesté la compétence de cette instance pour traiter le différend.
Selon le responsable, le Cameroun considère cette affaire comme un différend commercial entre l’État et un prestataire lié par un contrat définissant les obligations de chacune des parties.
M. Tollo reproche également au CIRDI de ne pas avoir suffisamment pris en compte, selon lui, les préjudices subis par l’État camerounais, notamment les retards enregistrés dans l’exécution du chantier.
« Cette sentence du CIRDI est une grande surprise pour le gouvernement et pour l’État du Cameroun. De prime abord, je veux vous dire que le gouvernement a contesté la compétence du CIRDI pour gérer ce problème, parce que pour nous, il s’agit d’un problème entre un prestataire de services lié à l’État par un contrat commercial dans lequel les parties ont des engagements, c’est-à-dire des droits et des devoirs […] Lorsqu’on regarde la sentence du CIRDI, on constate qu’ils ont mis à l’écart les préjudices subis par l’État du Cameroun dans le cadre de l’exécution de ce contrat, de ce chantier, notamment les retards de livraison.
Et je vous rappelle que le chantier a été fermé pendant une année par Piccini, créant un retard considérable dans la livraison de ce chantier. Donc pour nous, cette sentence semble plus reposer sur des jugements de valeur que sur des arguments juridiques […] Le montant de la sentence ? Vous savez, il y a toujours des gens qui évoquent des montants fortuits, mais en réalité, même si l’État trouve toujours cela énorme et a décidé de contester, le CIRDI a demandé de verser un montant de 78,5 millions d’euros, soit un peu plus de 50 milliards, un montant loin des 280 milliards réclamés par Piccini.
Mais il y a quand même une curiosité dans cette sentence car ce montant correspond exactement au reliquat du budget initial qui n’a pas été utilisé par le Cameroun et qui est toujours en Italie. Je vous rappelle que le coût initial du complexe sportif d’Olembe était de 163 milliards et que Piccini n’avait utilisé que 113 milliards avant la résiliation de son contrat en novembre 2019. On a l’impression qu’on veut nous faire payer à une entreprise étrangère des montants pour un travail qu’elle n’a pas effectué. L’État se doit de protéger les fonds publics et nous y tenons », a déclaré Pr. Cyrille Tollo sur les antennes de RFI.
Rappelons que le tribunal a condamné l’État du Cameroun à verser 78,5 millions d’euros, soit environ 51,5 milliards de F CFA, au constructeur italien Gruppo Officine Piccini.
À l’époque, le contrat initial de construction du complexe avait été conclu pour environ 163 milliards de FCFA. L’État camerounais avait résilié unilatéralement le marché, invoquant notamment les retards dans l’exécution des travaux à l’approche de la CAN 2021. Piccini avait contesté cette rupture et engagé une procédure d’arbitrage international.
Le groupe italien réclamait initialement près de 250 milliards de FCFA d’indemnisation. Le CIRDI n’a toutefois pas accordé cette somme : la condamnation principale rapportée s’élève à environ 17 milliards de FCFA, auxquels s’ajoutent différents frais et intérêts, portant la facture globale à plus de 50 milliards de FCFA.
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