Actualités locales
Cyrille Tollo conteste les 51 milliards du CIRDI

Le conseiller technique n°2 au ministère des Sports, le Pr. Cyrille Tollo, a contesté la sentence du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) dans le litige opposant l’État du Cameroun au groupe italien Piccini autour de la construction du complexe sportif d’Olembe.
« Cette sentence du CIRDI est une grande surprise pour le gouvernement et pour l’État du Cameroun », a déclaré M. Tollo sur RFI, estimant que le gouvernement avait, dès le départ, contesté la compétence de cette instance pour traiter le différend.
Selon le responsable, le Cameroun considère cette affaire comme un différend commercial entre l’État et un prestataire lié par un contrat définissant les obligations de chacune des parties.
M. Tollo reproche également au CIRDI de ne pas avoir suffisamment pris en compte, selon lui, les préjudices subis par l’État camerounais, notamment les retards enregistrés dans l’exécution du chantier.
« Cette sentence du CIRDI est une grande surprise pour le gouvernement et pour l’État du Cameroun. De prime abord, je veux vous dire que le gouvernement a contesté la compétence du CIRDI pour gérer ce problème, parce que pour nous, il s’agit d’un problème entre un prestataire de services lié à l’État par un contrat commercial dans lequel les parties ont des engagements, c’est-à-dire des droits et des devoirs […] Lorsqu’on regarde la sentence du CIRDI, on constate qu’ils ont mis à l’écart les préjudices subis par l’État du Cameroun dans le cadre de l’exécution de ce contrat, de ce chantier, notamment les retards de livraison.
Et je vous rappelle que le chantier a été fermé pendant une année par Piccini, créant un retard considérable dans la livraison de ce chantier. Donc pour nous, cette sentence semble plus reposer sur des jugements de valeur que sur des arguments juridiques […] Le montant de la sentence ? Vous savez, il y a toujours des gens qui évoquent des montants fortuits, mais en réalité, même si l’État trouve toujours cela énorme et a décidé de contester, le CIRDI a demandé de verser un montant de 78,5 millions d’euros, soit un peu plus de 50 milliards, un montant loin des 280 milliards réclamés par Piccini.
Mais il y a quand même une curiosité dans cette sentence car ce montant correspond exactement au reliquat du budget initial qui n’a pas été utilisé par le Cameroun et qui est toujours en Italie. Je vous rappelle que le coût initial du complexe sportif d’Olembe était de 163 milliards et que Piccini n’avait utilisé que 113 milliards avant la résiliation de son contrat en novembre 2019. On a l’impression qu’on veut nous faire payer à une entreprise étrangère des montants pour un travail qu’elle n’a pas effectué. L’État se doit de protéger les fonds publics et nous y tenons », a déclaré Pr. Cyrille Tollo sur les antennes de RFI.
Rappelons que le tribunal a condamné l’État du Cameroun à verser 78,5 millions d’euros, soit environ 51,5 milliards de F CFA, au constructeur italien Gruppo Officine Piccini.
À l’époque, le contrat initial de construction du complexe avait été conclu pour environ 163 milliards de FCFA. L’État camerounais avait résilié unilatéralement le marché, invoquant notamment les retards dans l’exécution des travaux à l’approche de la CAN 2021. Piccini avait contesté cette rupture et engagé une procédure d’arbitrage international.
Le groupe italien réclamait initialement près de 250 milliards de FCFA d’indemnisation. Le CIRDI n’a toutefois pas accordé cette somme : la condamnation principale rapportée s’élève à environ 17 milliards de FCFA, auxquels s’ajoutent différents frais et intérêts, portant la facture globale à plus de 50 milliards de FCFA.
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Manaouda Malachie réclame un accès rapide aux vaccins candidats

Le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, a pris part, ce mercredi 28 octobre 2026, à la réunion ministérielle extraordinaire virtuelle d’Africa CDC sur Ebola, convoquée pour convenir de mesures collectives urgentes et renforcer la préparation des 55 États membres de l’Union africaine.
Lors du dialogue ministériel, il a exprimé la solidarité du Cameroun aux pays touchés, rappelant que le pays est en première ligne, avec près de 2 000 kilomètres de frontière avec le Nigeria et de nombreux échanges avec l’Afrique centrale. Le dispositif national est en alerte depuis le mois de mai et le gouvernement achève une feuille de route budgétisée pour les 90 prochains jours.
Le ministre a soulevé deux préoccupations. D’abord, l’absence de vaccin et de traitement homologués contre la souche Bundibugyo : il a demandé un accès rapide et équitable aux vaccins candidats, traitements expérimentaux et réactifs, avec un prépositionnement en Afrique centrale. Ensuite, le financement : « la préparation coûte bien moins que la riposte », a-t-il rappelé, appelant à des fonds rapidement mobilisables pour les pays de première ligne.
Le Cameroun s’engage à mettre en œuvre sa feuille de route, à partager sans délai toute alerte avec l’OMS et Africa CDC, et à renforcer la coopération transfrontalière, dans le respect du Règlement sanitaire international.
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Nigeria : la raffinerie Dangote séduit les investisseurs, les souscriptions dépassent les attentes
L’introduction en Bourse de la raffinerie de Dangote s’est achevée sur un engouement remarquable. Alors que le groupe visait une levée de 1,6 milliard de […]
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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.
En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.
La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.
Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.
La pensée politique de Paul Biya
Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.
Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.
Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).
Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .
Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.
C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.
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