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Ngoh Ngoh reçoit la directrice d’ONU-Habitat

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Ngoh Ngoh reçoit la directrice d’ONU-Habitat
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Anacláudia Rossbach, Soussecrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive dONUHabitat, a été reçu ce mardi 8 septembre 2026 au bâtiment B du secrétariat général de la présidence de la République, par le Secrétaire général de la présidence de la République au nom du chef de l’Etat Paul Biya.

Une diplomate onusienne à Etoudi, le palais du peuple camerounais. Ce mardi 8 septembre 2026, Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence de la République a reçu en audience Anacláudia Rossbach, Sous‑secrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive d’ONU‑Habitat.

Actu Cameroun apprend que les échanges entre la secrétaire exécutive de l’Onu Habitat et le Secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh ont eu lieu au bâtiment B du secrétariat général de la présidence de la République.

L’infrastructure durable

Au menu des échanges, des initiatives liées aux projets de logement ainsi qu’à la planification urbaine et territoriale, la restructuration des quartiers précaires, et l’infrastructure durable. La rencontre a surtout été l’occasion pour le Cameroun de mettre en lumière son potentiel en matière de développement urbain.

«Nous avons échangé sur les défis de l’urbanisation au Cameroun. Comme partout en Afrique, de plus en plus de personnes affluent vers les villes en grand nombre. Il est donc important de préparer les villes à accueillir cette population à travers une bonne planification urbaine. Des politiques de logement adaptés et la promotion de l’accès au service de base pour les populations qui y vivent déjà», explique Anacláudia Rossbach.

Visite officielle

«Nous avons également évoqué le potentiel du Cameroun en matière de développement urbain, notamment, à travers les matériaux de construction produit localement, les savoirs faires traditionnels et les nouvelles technologies. Nous venons de lancer un plan pour les villes intelligentes au Cameroun. Aujourd’hui, la technologie nous permet de mieux comprendre l’urbanisation, d’identifier les besoins et les attentes des populations et d’apporter les solutions plus rapides et plus efficaces», a poursuivi Anacláudia Rossbach.

Pour rappel, Anacláudia Rossbach, Sous‑secrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive d’ONU‑Habitat, est en visite officielle au Cameroun depuis le 6 septembre pour consolider une coopération vieille de deux décennies et ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’urbanisation durable.

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Après ADC, la CHC lance la sélection de sociétés de Bourse pour son introduction à la BVMAC

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Après ADC, la CHC lance la sélection de sociétés de Bourse pour son introduction à la BVMAC
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(Investir au Cameroun) – La Cameroon Hotels Corporation (CHC), propriétaire du Hilton de Yaoundé et détenue à 95,6 % par l’État, a lancé le 9 septembre 2026 la sélection d’une ou plusieurs sociétés de Bourse chargées de l’accompagner dans son processus d’introduction à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Les candidatures sont attendues au plus tard le 18 septembre à 15 heures, selon l’avis publié par l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP).

Les sociétés retenues devront notamment évaluer la conformité de la CHC aux conditions d’admission à la cote et accompagner la structuration de l’opération. Les candidats doivent être agréés par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), être établis dans la Cemac depuis au moins cinq ans et justifier d’une expérience dans les introductions en Bourse, les levées de fonds et les audits d’acquisition.

Cette consultation marque l’entrée de la CHC dans une phase opérationnelle de préparation à la cote, sans préjuger de l’aboutissement du processus. L’avis ne précise encore ni la part du capital qui pourrait être ouverte aux investisseurs, ni la valorisation recherchée, ni le calendrier d’une éventuelle offre publique.

ADC a pris de l’avance

Le projet découle de l’accord donné par la présidence de la République le29 août 2022pour l’introduction à la BVMAC de quatre entreprises publiques : la CHC, les Aéroports du Cameroun (ADC), le Port autonome de Douala (PAD) et la Société de développement du coton (Sodecoton).

Parmi ces entreprises, ADC est aujourd’hui plus avancée. Le gestionnaire des aéroports camerounais est déjà accompagné par Emerald Securities Services Bourse, Deloitte & Touche et NYA & Co. Lors d’un atelier organisé le 24 juin 2026 à Kribi, les différentes parties ont évalué sa conformité aux exigences de la Cosumaf et de la BVMAC ainsi que les travaux restant à effectuer avant une éventuelle admission au compartiment « Premium ».

La CHC bénéficie parallèlement d’un appui destiné à réduire le coût de son entrée en Bourse. Le 10 juillet 2026, elle a été retenue avec trois entreprises gabonaises dans le cadre d’un mécanisme de prise en charge partielle des frais d’introduction.

L’enveloppe globale disponible pour les quatre bénéficiaires atteint 223 780 dollars, soit environ 143 millions de FCFA. Le dispositif est financé par la Banque africaine de développement, à travers le Fonds d’aide au secteur privé africain, dans le cadre du Projet d’appui au marché financier unifié d’Afrique centrale.

Une levée de dette estimée à 25 milliards FCFA

Le chantier boursier s’ajoute à une autre opération de financement engagée cette année par la CHC. Le 15 avril 2026, l’entreprise a retenu le groupement constitué d’Attijari Securities Central Africa, AFG Capital et Financia Capital pour arranger une levée de dette destinée à financer la rénovation du Hilton de Yaoundé.

Le montant à mobiliser n’a pas été explicitement communiqué. Mais la rémunération du groupement a été fixée à 1 % TTC des fonds effectivement levés, plafonnée à 250 millions de FCFA, ce qui permet d’estimer à environ 25 milliards de FCFA l’enveloppe visée si la commission maximale est atteinte.

L’introduction en Bourse pourrait ouvrir un second canal de financement, selon la structure finalement retenue. Une augmentation de capital permettrait à la CHC de recevoir directement de nouvelles ressources. À l’inverse, une cession d’actions détenues par l’État aurait principalement pour effet de modifier l’actionnariat, le produit de la vente revenant à l’actionnaire cédant.

L’appel à manifestation d’intérêt du 9 septembre ne permet pas encore de déterminer lequel de ces schémas sera privilégié.

Un bénéfice de 2,1 milliards FCFA en 2025

Les états financiers arrêtés au 31 décembre 2025 présentent une entreprise bénéficiaire, mais dont le chiffre d’affaires s’est légèrement contracté. Les revenus se sont établis à 12,19 milliards de FCFA, contre 12,56 milliards en 2024, soit une baisse de 2,9 %.

Le résultat d’exploitation a en revanche progressé de 34,8 %, de 1,38 milliard à 1,86 milliard de FCFA. Le résultat financier est également demeuré positif à 889,2 millions de FCFA, contre 856,4 millions un an auparavant.

Le bénéfice net a reculé de 12,8 %, à 2,10 milliards de FCFA, contre 2,41 milliards en 2024. La trésorerie nette a pour sa part augmenté de 8,8 %, à 16,96 milliards de FCFA, tandis que les capitaux propres et ressources assimilées ont progressé à 31,89 milliards.

Ces indicateurs feront partie des éléments déterminants pour la valorisation de la société et l’appréciation de son profil par les futurs investisseurs.

La CHC prépare également un complexe hôtelier cinq étoiles à Idolo, dans la ville de Kribi. Elle a lancé en 2026 la sélection de cabinets d’architecture pour élaborer l’esquisse du projet. Aucun coût global ni plan de financement n’a encore été rendu public.

Amina Malloum

Lire aussi :

03-09-2026 – Rénovation du Hilton Yaoundé : jusqu’à 5,13 milliards FCFA pour la maîtrise d’œuvre, l’assistance et le montage financier

15-07-2026 – BVMAC : CHC et trois entreprises gabonaises obtiennent un appui de 143 millions de

FCFA pour leur introduction en Bourse

20-04-2026 – Rénovation du Hilton Yaoundé : ASCA, AFG Capital et Financia Capital mandatés pour lever environ 25 milliards de FCFA

13-05-2026 – La CHC, propriétaire du Hilton de Yaoundé, relance la phase préparatoire de son projet de resort 5 étoiles à Kribi

25-11-2025 – Hilton de Yaoundé : CHC prépare une levée de fonds syndiquée pour financer la rénovation

14-10-2025 – Hilton hôtel de Yaoundé : la Cameroon Hotels Corporation engage le projet de rénovation avant son entrée en bourse

02-02-2022 – Cameroon Hotels Corporation, propriétaire de l’hôtel Hilton de Yaoundé, envisage d’ouvrir un autre établissement à Kribi

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Impact sur la Convention MRC

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Impact sur la Convention MRC
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LE MINAT PEUT-IL EMPÊCHER LE MRC DE TENIR UNE NOUVELLE CONVENTION ?

Non, pas automatiquement.

La loi n°90/056 du 19 décembre 1990 organise le fonctionnement des partis politiques. Dans le régime de déclaration et de contrôle administratif, le MINAT intervient notamment à travers la réception et l’examen des actes qui lui sont transmis.

Il faut donc distinguer « ne pas prendre acte » et « annuler ». Une administration peut contester ou refuser de reconnaître les effets administratifs d’un acte, mais cela ne signifie pas nécessairement que cet acte est juridiquement anéanti dans l’ordre interne du parti.

C’est ici que les statuts du MRC deviennent essentiels. Les articles 30 et suivants organisent, les compétences du Directoire.

Politiquement, cela signifie que le Directoire joue un rôle de continuité institutionnelle. Il ne faut donc pas interpréter le refus du MINAT comme une disparition automatique des organes dirigeants du parti.

Notons cependant que, la Convention de 2025 ayant fait l’objet d’une contestation administrative, une nouvelle Convention doit surtout servir à purger les éventuelles irrégularités de procédure.

UNE NOUVELLE CONVENTION : UNE QUESTION DE DROIT, MAIS AUSSI DE LÉGITIMITÉ POLITIQUE

Si les conditions prévues par les statuts sont réunies, le Directoire peut donc envisager une nouvelle Convention.

Mais politiquement, l’enjeu est plus profond.

Un parti politique est une organisation de pouvoir. Sa légitimité repose sur les dimensions de la légalité de ses procédures et la légitimité politique de ses dirigeants.

C’est pourquoi les statuts prévoient également un régime particulier en cas de vacance de la présidence.

C’est à ce niveau que se trouve le véritable enjeu pour le MRC, éviter de transformer une difficulté administrative en crise permanente de légitimité interne.

LE VRAI ENJEU : SORTIR DU CYCLE « CONVENTION – CONTESTATION – NON-RECONNAISSANCE »

D’un point de vue politologique, le problème dépasse donc la seule personne de Maurice Kamto.

Il pose une question classique de institutionnalisation des partis politiques à savoir, les règles sont-elles suffisamment fortes pour permettre à l’organisation de survivre aux conflits de personnes et aux changements de dirigeants ?

Un parti politique institutionnalisé doit pouvoir organiser une succession, renouveler ses dirigeants et résoudre ses conflits à travers ses propres règles.

Le MRC est donc confronté à un double impératif :

  1. Respecter scrupuleusement ses propres statuts et son règlement intérieur ;
  2. Sécuriser la procédure vis-à-vis de l’administration afin d’éviter une nouvelle contestation.

La prochaine Convention ne doit donc pas être seulement une Convention de remplacement. Elle doit être une Convention de clarification et de sécurisation institutionnelle.

In fine,

Le refus du MINAT ne signifie donc pas automatiquement que le MRC est juridiquement incapable de convoquer une nouvelle Convention. Mais le véritable défi est ailleurs, faire en sorte que cette nouvelle Convention soit à la fois statutairement régulière, administrativement sécurisée et politiquement légitime.

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Sonara perd son dernier recours au Royaume-Uni contre les 42,8 milliards de FCFA accordés à Sahara Energy

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Sonara perd son dernier recours au Royaume-Uni contre les 42,8 milliards de FCFA accordés à Sahara Energy
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(Investir au Cameroun) – La Société nationale de raffinage (Sonara) a échoué à faire examiner par la Cour suprême du Royaume-Uni le jugement qui reconnaît à Sahara Energy Resource Ltd et Sahara Energy Resource DMCC une créance de 76,97 millions de dollars, soit environ 42,8 milliards de FCFA. Le 29 juin 2026, la plus haute juridiction britannique a refusé d’autoriser l’appel de la raffinerie camerounaise, laissant en vigueur l’arrêt rendu le 6 février par la Court of Appeal.

Dans le dossier UKSC/2026/0046, les juges Lord Briggs, Lord Burrows et Lord Doherty ont estimé que la requête de la Sonara ne soulevait pas de question de droit d’importance générale. La Cour suprême n’a donc pas réexaminé le fond du différend.

La Sonara contestait notamment l’interprétation d’un rapport conjoint signé avec Sahara Energy en septembre 2019, la prise en compte de sa dépendance financière à l’égard de l’État camerounais et l’absence, dans ce document, d’un calendrier précis de remboursement.

Ce refus clôt la tentative de la Sonara de renverser devant la Cour suprême la décision de la Court of Appeal, qui avait donné raison à Sahara Energy après une première victoire de la raffinerie camerounaise devant la High Court de Londres.

76,97 millions de dollars reconnus dans un accord de 2019

Le contentieux trouve son origine dans des cargaisons de pétrole brut livrées par Sahara à la Sonara entre 2013 et 2016. La raffinerie avait réglé le principal des factures ainsi que les intérêts contractuels après l’ouverture de la procédure judiciaire.

Trois catégories de réclamations restaient cependant en discussion : des intérêts supplémentaires correspondant au coût du financement supporté par Sahara auprès de ses banques, des pertes de change et des pénalités bancaires liées aux lettres de crédit utilisées pour financer les cargaisons.

Les deux entreprises avaient examiné ces créances lors d’une réunion de réconciliation organisée les 4 et 5 septembre 2019 à la raffinerie de Limbé.

Le « Joint Report » signé à l’issue de cette rencontre classait les intérêts supplémentaires et les pertes de change parmi les « Undisputed Claims », pour un montant total de 76 967 673,97 dollars. Les pénalités bancaires, chiffrées à 50 760 089,41 dollars, étaient en revanche inscrites parmi les « Disputed Claims ».

C’est l’interprétation de cette distinction qui a déterminé l’issue du contentieux.

Une victoire en première instance renversée en appel

Le 9 décembre 2024, la High Court de Londres avait donné raison à la Sonara sur ce point. Elle avait estimé que le Joint Report constituait bien un accord juridiquement contraignant pour certaines créances, mais pas pour les intérêts supplémentaires et les pertes de change. Les demandes encore pendantes de Sahara avaient donc été rejetées.

Sahara a fait appel et obtenu le renversement de cette décision le 6 février 2026.

Dans son arrêt [2026] EWCA Civ 54, la Court of Appeal a jugé que l’expression « Undisputed Claims » devait être comprise dans son sens ordinaire : les créances concernées n’étaient plus contestées.

Les juges ont également relevé qu’aucune disposition du Joint Report ne subordonnait l’engagement de la Sonara à une autorisation préalable du gouvernement camerounais. Le fait que les parties devaient encore discuter d’un échéancier ou de modalités flexibles de paiement ne remettait pas en cause, selon la juridiction, l’accord déjà intervenu sur l’existence et le montant des créances.

La Court of Appeal a donc donné gain de cause à Sahara pour les 76,97 millions de dollars correspondant aux intérêts supplémentaires et aux pertes de change.

Sahara perd sur 50,76 millions de dollars supplémentaires

La victoire du négociant pétrolier n’est toutefois que partielle. La Court of Appeal a confirmé le rejet de sa demande portant sur 50,76 millions de dollars de pénalités et frais bancaires. Elle a estimé que la clause d’indemnisation du contrat de 2013 ne permettait pas à Sahara d’imputer ces charges à la Sonara.

Sahara Energy a elle-même tenté de remettre en cause cette partie de l’arrêt devant la Cour suprême. Sa demande d’autorisation d’appel, enregistrée sous la référence UKSC/2026/0047, a également été rejetée le 29 juin 2026. Les juges ont considéré qu’elle ne soulevait ni argument juridique défendable justifiant l’intervention de la Cour suprême, ni question de droit d’importance générale.

Les deux entreprises échouent donc chacune sur la partie de l’arrêt qu’elles cherchaient à contester. La Sonara reste donc tenue par le jugement portant sur les 76,97 millions de dollars, tandis que Sahara ne récupère pas les 50,76 millions de dollars supplémentaires réclamés au titre des pénalités bancaires.

Le paiement des 42,8 milliards FCFA n’est pas établi

Le refus de la Cour suprême ne constitue pas une nouvelle condamnation financière : il laisse subsister le jugement de la Court of Appeal.

Les documents judiciaires publics consultés établissent ainsi l’existence de la créance reconnue à Sahara Energy. Ils ne permettent toutefois pas de conclure que les 76,97 millions de dollars, soit environ 42,8 milliards de FCFA, ont déjà été effectivement versés par la Sonara.

La reconnaissance judiciaire de la dette et son paiement sont deux étapes distinctes. À ce stade, aucune information publique identifiée ne permet d’établir le règlement intégral de cette somme.

Amina Malloum

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