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Impact sur la Convention MRC

LE MINAT PEUT-IL EMPÊCHER LE MRC DE TENIR UNE NOUVELLE CONVENTION ?
Non, pas automatiquement.
La loi n°90/056 du 19 décembre 1990 organise le fonctionnement des partis politiques. Dans le régime de déclaration et de contrôle administratif, le MINAT intervient notamment à travers la réception et l’examen des actes qui lui sont transmis.
Il faut donc distinguer « ne pas prendre acte » et « annuler ». Une administration peut contester ou refuser de reconnaître les effets administratifs d’un acte, mais cela ne signifie pas nécessairement que cet acte est juridiquement anéanti dans l’ordre interne du parti.
C’est ici que les statuts du MRC deviennent essentiels. Les articles 30 et suivants organisent, les compétences du Directoire.
Politiquement, cela signifie que le Directoire joue un rôle de continuité institutionnelle. Il ne faut donc pas interpréter le refus du MINAT comme une disparition automatique des organes dirigeants du parti.
Notons cependant que, la Convention de 2025 ayant fait l’objet d’une contestation administrative, une nouvelle Convention doit surtout servir à purger les éventuelles irrégularités de procédure.
UNE NOUVELLE CONVENTION : UNE QUESTION DE DROIT, MAIS AUSSI DE LÉGITIMITÉ POLITIQUE
Si les conditions prévues par les statuts sont réunies, le Directoire peut donc envisager une nouvelle Convention.
Mais politiquement, l’enjeu est plus profond.
Un parti politique est une organisation de pouvoir. Sa légitimité repose sur les dimensions de la légalité de ses procédures et la légitimité politique de ses dirigeants.
C’est pourquoi les statuts prévoient également un régime particulier en cas de vacance de la présidence.
C’est à ce niveau que se trouve le véritable enjeu pour le MRC, éviter de transformer une difficulté administrative en crise permanente de légitimité interne.
LE VRAI ENJEU : SORTIR DU CYCLE « CONVENTION – CONTESTATION – NON-RECONNAISSANCE »
D’un point de vue politologique, le problème dépasse donc la seule personne de Maurice Kamto.
Il pose une question classique de institutionnalisation des partis politiques à savoir, les règles sont-elles suffisamment fortes pour permettre à l’organisation de survivre aux conflits de personnes et aux changements de dirigeants ?
Un parti politique institutionnalisé doit pouvoir organiser une succession, renouveler ses dirigeants et résoudre ses conflits à travers ses propres règles.
Le MRC est donc confronté à un double impératif :
- Respecter scrupuleusement ses propres statuts et son règlement intérieur ;
- Sécuriser la procédure vis-à-vis de l’administration afin d’éviter une nouvelle contestation.
La prochaine Convention ne doit donc pas être seulement une Convention de remplacement. Elle doit être une Convention de clarification et de sécurisation institutionnelle.
In fine,
Le refus du MINAT ne signifie donc pas automatiquement que le MRC est juridiquement incapable de convoquer une nouvelle Convention. Mais le véritable défi est ailleurs, faire en sorte que cette nouvelle Convention soit à la fois statutairement régulière, administrativement sécurisée et politiquement légitime.
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Samuel Eto’o offre une prime de 20 millions FCFA aux champions de l’UNIFFAC

Après les campagnes manquées de 2022 et 2024, les Lions U20 seront à la CAN 2027 au Ghana. Les poulains d’Yvan Kenmoe ont survolé le tournoi de l’Uniffac à Yaoundé. Avec 4 victoires en autant de matchs, le Cameroun inscrit 10 buts pour un seul encaissé. Il s’offre le titre en finale face à la République centrafricaine. Un parcours exemplaire pour une sélection en croissance au regard de la qualité de l’effectif.
En effet, le capitaine Ivan Nana et ses coéquipiers ont été reçus au siège de la Fécafoot lundi aux premières heures. Il était question de l’instance faîtière de saluer les efforts des Lions U20 pendant ce tournoi qualificatif. Le maitre des céans, Samuel Eto’o Fils, n’était pas présent. Le secrétaire général, Isaac Blaise Mandong, s’est chargé de féliciter la sélection pour ce sacre.
Et surtout pour la qualification à la prochaine CAN. «Le Cameroun sera présent à la prochaine CAN au Ghana. Le président me charge de vous dire qu’il ne ménagera aucun effort pour mettre le staff et l’ensemble des joueurs dans des conditions idoines afin que chacun puisse faire son travail dans un professionnalisme irréprochable… En guise d’encouragement, le président vous offre une prime exceptionnelle de 20 millions de Fcfa».
Après l’euphorie, les Lions U20 doivent se remettre au travail. La Coupe d’Afrique des nations est un autre niveau. Il faudra y aller avec pour objectif de faire bonne impression. Le sélectionneur Yvan Kenmoe et ses poulains ont du grain à moudre. Il est question d’aller chercher un ticket pour la Coupe du monde. Pour y arriver, le staff technique va travailler notamment sur la ligne défensive et la ligne d’attaque. Il faudra prospecter pour chercher de nouveaux profils.
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Le groupe camerounais Afriland affiche près de 128 milliards FCFA de participations aux emprunts guinéens

(Investir au Cameroun) – Afriland First Bank Guinée, filiale du réseau bancaire né au Cameroun en 1987, affiche près de 128 milliards de FCFA de participations documentées à trois emprunts obligataires de l’État guinéen entre 2024 et 2026. Ce montant, équivalent à 1 922,815 milliards de francs guinéens (GNF), résulte du rapprochement des obligations déclarées détenues par la banque pour les émissions de 2024 et 2025 avec les titres attribués sous son nom en octobre 2026. Les chiffres proviennent d’une offre présentée par Afriland pour l’emprunt 2026 et du rapport d’attribution publié le 23 octobre par la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).
La dernière émission concentre l’essentiel de ce montant. Selon la BCRG, Afriland First Bank Guinée s’est vu attribuer 1 366,65 milliards GNF, soit environ 90,8 milliards FCFA, représentant 29,85 % des 4 579,145 milliards GNF attribués aux sept établissements participants. La banque arrive en tête, devant Vista Gui, créditée de 670,98 milliards GNF, et la Banque pour le commerce et l’industrie (BCI), avec 664,7 milliards GNF.
Le montant enregistré en 2026 est 4,48 fois supérieur aux 305 milliards GNF, soit environ 20,3 milliards FCFA, qu’Afriland déclarait détenir au titre de l’emprunt de 2025. Cette participation correspondait à 16,81 % des 1 814,56 milliards GNF souscrits lors de l’opération. Pour une tranche de l’emprunt de 2024, la banque faisait état de 251,165 milliards GNF d’obligations, soit environ 16,7 milliards FCFA et 26,13 % des titres émis sur cette tranche.
Ces données figurent dans le dossier de candidature d’Afriland First Bank Guinée pour l’emprunt 2026, signé par son administrateur directeur général, Guy Laurent Fondjo. Leur rapprochement avec les résultats de la dernière émission permet de mesurer les montants enregistrés sous le nom de la banque sur trois opérations successives de financement de l’État guinéen.
Un camerounaise engagé dans le financement de l’État guinéen
L’activité d’Afriland sur le marché obligataire guinéen s’inscrit dans le développement international d’un réseau bancaire dont les origines remontent à 1987, au Cameroun, avec la création de la Caisse commune d’épargne et d’investissement (CCEI), à l’initiative de Paul Kammogne Fokam. Devenue Afriland First Bank en 2002, cette banque a donné naissance à un réseau dont la société faîtière, Afriland First Group, a été constituée en Suisse en mars 2008. La filiale guinéenne a ouvert en novembre 2012.
Afriland First Bank Guinée intervient dans l’organisation des emprunts de l’État depuis plusieurs années. Elle avait notamment participé au syndicat de placement de l’emprunt de 2019, avant d’assurer les fonctions d’arrangeur et de chef de file des opérations de 2024, 2025 et 2026. À ce titre, elle contribue à la structuration des émissions, à la coordination des établissements participants et à la mobilisation des investisseurs.
L’emprunt de 2026, lancé le 25 septembre pour un objectif initial de 2 500 milliards GNF, a finalement enregistré 4 579,145 milliards GNF d’attributions. Assortis d’un taux d’intérêt annuel de 11 %, les titres arrivent à échéance en octobre 2031. Le gouvernement guinéen prévoit d’utiliser les ressources mobilisées pour financer des investissements publics, notamment dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la santé et l’éducation.
Les près de 128 milliards FCFA reconstitués sur les trois opérations ne peuvent donc pas être considérés comme un encours actuel entièrement détenu par la filiale guinéenne. Les documents disponibles ne permettent pas davantage de déterminer les revenus qu’Afriland tire de ses mandats d’arrangeur, ni d’établir que les montants mobilisés proviennent directement du Cameroun.
Baudouin Enama
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