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HAROLD TAVARES (Banque mondiale) : « La Banque mondiale plaide pour le développement des infrastructures et la réduction du coût de l’énergie »

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HAROLD TAVARES (Banque mondiale) : « La Banque mondiale plaide pour le développement des infrastructures et la réduction du coût de l’énergie »
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Après avoir accompagné la réalisation de Nachtigal, la Banque mondiale veut désormais capitaliser sur cette expérience pour élargir son soutien au développement du Cameroun. Dans cet entretien, Harold Tavares, administrateur de la Banque mondiale représentant le Cameroun, identifie l’énergie, l’eau, l’agriculture et les infrastructures de transport comme des leviers interdépendants de croissance.

Quel bilan fait la Banque mondiale, à ce stade, de la contribution de Nachtigal à l’approvisionnement électrique du Cameroun ? Et quelles conditions le pays doit-il réunir pour mieux valoriser cette infrastructure comme levier de développement économique ?

Il est très important pour moi de venir sur le terrain, d’échanger avec les autorités et, en particulier, de visiter ce projet phare qu’est la centrale hydroélectrique de Nachtigal. Elle s’inscrit pleinement dans notre initiative phare, Mission 300, qui vise à donner accès à l’électricité à un plus grand nombre de personnes. L’Afrique subsaharienne est confrontée à un immense défi dans le domaine de l’énergie. Nous voulons permettre à 200 millions de personnes supplémentaires d’accéder à l’électricité d’ici 2030.

Nachtigal montre précisément ce que le partenariat entre la Banque mondiale et le Cameroun peut apporter aux populations. Elle peut également servir de modèle et de source d’inspiration à d’autres pays.

L’infrastructure de Nachtigal est impressionnante. Je suis particulièrement impressionné par ce qui a été réalisé dans le cadre de ce partenariat public-privé entre l’État du Cameroun, la Banque mondiale, à travers la Société financière internationale (IFC), et l’entreprise énergétique française.

C’est d’autant plus important pour moi que nous plaidons pour davantage de ressources en faveur des pays que je représente, tout en leur apportant l’expertise et les connaissances de la Banque mondiale.

Aujourd’hui, le taux d’accès à l’électricité au Cameroun est d’environ 63 %, et l’ambition est de le porter à un niveau beaucoup plus élevé dans les prochaines années. Le développement des infrastructures, la réduction du coût de l’énergie et le recours accru aux énergies renouvelables constituent des étapes essentielles.

Il faut maintenant s’intéresser à l’interconnexion du réseau et au raccordement des populations. C’est l’un des points sur lesquels nous devons mettre l’accent, et je me réjouis de pouvoir échanger plus en détail avec les autorités sur la manière de passer à la prochaine étape.

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Alors que la Banque mondiale réexamine son partenariat avec le Cameroun, quelles sont les principales priorités et les domaines dans lesquels vous voyez des opportunités pour les deux parties ?

Comme vous pouvez le constater ici, cette infrastructure témoigne de la solidité du partenariat entre la Banque mondiale et le Cameroun. Pour l’avenir, la question est de savoir comment nous pouvons nous appuyer sur cette expérience pour aller plus loin dans le développement du secteur énergétique.

Nous avons le Pacte pour l’énergie, mais nous avons également le Pacte pour l’eau. L’eau peut servir à produire de l’hydroélectricité, mais elle est également essentielle au développement de l’agriculture.

L’un des domaines sur lesquels nous devons donc nous concentrer est l’accès à l’eau, afin de favoriser l’émergence d’un secteur agricole dynamique et de lui permettre de changer d’échelle.

Un autre sujet qui me tient à cœur, et qui a occupé une place importante dans les discussions d’aujourd’hui, est celui des corridors. Lorsque nous parlons de corridors, nous pensons généralement aux routes ou aux chemins de fer. Mais j’aime aussi parler de corridors électriques ou énergétiques.

Nachtigal constitue un excellent exemple de ce type de corridor. Vous avez ici l’eau, les terres et le potentiel agricole. Tout cela peut permettre de créer un véritable écosystème économique dans la région.

Les infrastructures comme Nachtigal bénéficient-elles réellement aux communautés riveraines sur le long terme, et quels mécanismes permettent de mesurer concrètement cet impact économique et social ?

Cela peut créer des emplois. J’ai été particulièrement heureux et impressionné de constater que 95 % des personnes qui travaillent ici sont Camerounaises. Cela signifie que cette infrastructure contribue directement à la création d’emplois locaux.

Mais les possibilités qui existent autour de cette infrastructure vont bien au-delà. Un véritable écosystème peut se développer, notamment grâce aux initiatives de responsabilité sociale, comme la rénovation et la construction d’écoles, mais aussi à travers la protection des moyens de subsistance des populations locales.

Tous ces éléments contribuent à améliorer les conditions de vie dans la région, tout en créant davantage d’emplois, notamment des emplois de qualité.

Comme vous pouvez le constater, 95 % des personnes employées sur ce site sont Camerounaises.

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Nous avons examiné le portefeuille et ce partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale au Cameroun. Nous nous sommes intéressés aux projets en cours, mais également aux projets futurs, à ceux qui sont dans le pipeline, afin d’examiner la stratégie et la manière dont nous envisageons l’avenir de ce partenariat entre le Groupe de la Banque mondiale et le Cameroun.

Nous avons notamment beaucoup discuté de certains secteurs, particulièrement celui de l’énergie, puisque j’ai visité hier la centrale hydroélectrique de Nachtigal. Nous avons pu voir les infrastructures, mais le plus important concernant cette infrastructure, c’est le service qu’elle fournit, à savoir l’énergie.

Il s’agit d’une infrastructure qui a eu un impact très important et qui est véritablement transformatrice. Mais le plus important est de savoir comment utiliser ces infrastructures pour permettre au secteur privé de se développer.

C’est l’une des questions dont nous avons discuté, notamment les opportunités offertes dans le secteur agricole à travers l’initiative AgriConnect de la Banque mondiale.

Nous avons également évoqué Water Forward, qui est un autre projet que le Cameroun mène avec la Banque mondiale, particulièrement axé sur l’agriculture.

Il s’agit de saisir l’opportunité de développer le secteur agricole à plus grande échelle, non seulement pour répondre aux besoins du marché intérieur, mais également pour exporter vers les marchés régionaux et au-delà.

Nous avons aussi discuté de l’importance des corridors, ceux qui fonctionnent, notamment celui reliant Douala à Yaoundé, mais la question est de savoir comment nous pouvons les prolonger. Cela est déjà en train de se faire.

Nous voyons les ponts qui sont construits dans le Nord, ainsi que le barrage de Lom-Pangar. C’est le corridor énergétique, mais celui-ci peut permettre beaucoup plus.

La question est de savoir comment ces infrastructures peuvent contribuer à créer un écosystème, notamment en favorisant le développement du tourisme dans la région, en stimulant le secteur agricole et en améliorant l’accès à l’eau potable.

Après la visite du barrage de Nachtigal, aujourd’hui vous rencontrez le ministre camerounais de l’Économie. Quel était l’objectif de votre rencontre ?

Mais le plus important est la vision : comment connecter non seulement les différentes zones du pays, mais également créer des possibilités de connexion avec les pays voisins, notamment la République centrafricaine.

Ce sont les idées et la stratégie dont nous avons discuté, alors que nous envisageons la poursuite de ces progrès, en nous intéressant particulièrement à l’impact qu’ils produisent aujourd’hui, mais également à leur portée à long terme, sur les 20 à 30 prochaines années.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 08/09/2026

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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises

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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises
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Ledit projet bénéficie de l’appui de la Banque africaine de développement et du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

Conformément à la loi sur l’orientation de l’Enseignement supérieur de 2023, l’année académique 2026-2027 à l’Université de Yaoundé II est placée sous le signe du basculement vers l’entrepreneuriat. Un cabinet d’expertise dénommé Magister Advice a déjà été mis sur pied. Ledit cabinet regroupe des spécialistes qui vont mettre leur expertise à contribution pour accompagner le gouvernement, les secteurs privé et public dans les différents projets à réaliser à l’université de Yaoundé II.

Yaoundé II, compte accueillir des entreprises qui sont compatibles avec ses domaines de formation et implanter ses propres entreprises sur une zone économique de 100 hectares. Ce projet a reçu l’approbation de la Banque africaine de développement (BAD) et les études vont démarrer sur un financement de 1,7 milliard FCFA. Ledit projet bénéficie également de l’appui du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

« Cela est faisable parce que nous avons un campus immense d’une superficie d’environ 312 hectares, peu exploitée, puisque nous occupons actuellement à peine 12 hectares. Nous pensons donc que ce qui était un handicap dans le passé à savoir le défaut infrastructurel, le manque d’investissement devient aujourd’hui une aubaine » indique dans les colonnes du journal Cameroon Tribune, Richard Laurent Omga, recteur de l’Université de Yaoundé II.

Cette dernière entend faire une relecture de tous ses programmes pour les adapter aux nouveaux environnements. Il est aussi question d’actualiser et intégrer des éléments nouveaux comme l’intelligence artificielle, le numérique, les questions environnementales et les questions énergétiques.

« Si cette économique fonctionne, l’Université pourra fortement contribuer à l’employabilité de ses étudiants. Bien évidemment, nous ne pouvons pas employer tout le monde mais une bonne partie sera absorbée et cela va atténuer la question du chômage de nos diplômés » indique le recteur.

Pour mémoire, la professionnalisation des enseignements date de 2007 avec l’adoption du système LMD (licence-master-doctorat), sanctuarisée par la loi d’orientation promulguée le 25 juillet 2023 par le président de la République Paul Biya. Les étudiants-entrepreneurs bénéficient de l’accompagnement technique, logistique, juridique, financier des partenaires publics et privé, à l’instar du ministère des PME qui injecte désormais 450 millions FCFA destinés aux juniors-entreprises en fonctionnement et équipement.

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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise

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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise
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Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années.

Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a reçu en audience ce lundi 5 octobre 2026, une délégation ayant à sa tête, Knut Gummert, chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.

Il était question lors des échanges, les deux parties ont échangé sur le transfert de technologies, le financement, la formation, la mobilisation de la diaspora et la création d’emplois afin d’apporter une contribution significative au secteur privé. La diaspora camerounaise établie en Allemagne constitue un autre axe important de cette coopération renouvelée.

Avec l’implication des membres de le diaspora camerounaise en Allemagne, l’enjeu consiste désormais à mieux valoriser ce potentiel et à faciliter la transformation des initiatives individuelles en investissements productifs, capables de générer de la valeur ajoutée et des emplois au Cameroun. Les dispositifs qui favorisent la mise en relation entre entrepreneurs camerounais et membres de la diaspora, à l’instar de WIDU, constituent à cet égard des instruments à renforcer.

Cette audience a également permis de présenter au Ministre la nouvelle équipe de la coopération allemande au Cameroun, notamment les responsables de la GIZ et de la KfW. « Nous avons une nouvelle équipe de la coopération allemande. Nous avons donc le Directeur de la GIZ et celui de la KfW, et nous avons discuté ensemble de ce que nous pouvons réaliser à l’avenir », a précisé le chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.

La présence conjointe de ces deux acteurs majeurs de la coopération allemande ouvre des perspectives pour une meilleure articulation entre l’assistance technique et les instruments de financement en faveur du secteur privé.

Selon le compte rendu de l’audience, fait par Knut Gummert, la GIZ pourrait ainsi poursuivre et renforcer son accompagnement dans des domaines tels que la certification, la transformation agroalimentaire, la formation, la recherche, la formalisation des entreprises et la structuration des filières artisanales. La KfW, pour sa part, constitue un partenaire potentiel important pour la mobilisation de financements destinés au développement des PME.

Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années. En 2024, le Minpmeesa avait notamment soumis à la partie allemande le Programme d’appui au développement des Petites et moyennes entreprises de transformation et de conservation des produits locaux de consommation de masse (PAD-PME), pour lequel la GIZ avait donné un accord de principe en vue d’un accompagnement technique.

En juin de la même année, un atelier stratégique de coopération entre le Mimpmeesa et la GIZ avait permis d’identifier plusieurs axes de partenariat destinés à promouvoir et développer les PME camerounaises.

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Examens BTS et HND 2026 : Jacques Fame Ndongo sanctionne plus de 100 fraudeurs

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Examens BTS et HND 2026 : Jacques Fame Ndongo sanctionne plus de 100 fraudeurs
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Le communiqué ministériel cite nommément cinq instituts privés d’enseignement supérieur (IPES). Il s’agit notamment, de JSF Polytechnic of Buea, Chitechma University, Hope University Institute (ou Hope University), Bernice University of Buea et Kesmonds International University.

109. C’est le nombre de fraudeurs aux examen nationaux du Brevet de technicien supérieur (BTS) et du Higher National Diploma (HND) pour la session d’avril à juin 2026 qui viennent d’être sanctionnés par le ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo. Pour tous ces cas, les sanctions sont infligées au cas par cas en fonction des examens et candidats concernés.

Les motifs concernent : la transmission de documents de documents entre candidats, la détention et l’usage des documents non autorisés, la détention et l’usage d’un téléphone portable en salle d’examen, l’arrivée tardive au lieu de l’examen, des candidats surpris en possession d’un document non autorisé et enfin, sortie avec une épreuve d’examen.

Pour ce qui est du BTS spécifiquement, 4 décisions au total sont signées du Minesup concernant 45 candidats. Pour le HND, deux décisions majeures fixent le sort des 64 candidats concernés. La première annule l’examen pour 32 candidats, autorisés à composer seulement à la session de 2027. La seconde, plus lourde, bannit les 32 autres jusqu’en 2028.

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