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Route Edéa-Kribi : CFHEC engage ses approvisionnements en Chine, quatre semaines après le marché de 43,8 milliards FCFA

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Route Edéa-Kribi : CFHEC engage ses approvisionnements en Chine, quatre semaines après le marché de 43,8 milliards FCFA
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(Investir au Cameroun) – Moins d’un mois après avoir obtenu le premier lot de reconstruction de la route Edéa-Kribi, China First Highway Engineering Co. Ltd. (CFHEC) engage ses approvisionnements pour le chantier. Le 3 septembre 2026, la branche internationale de l’entreprise chinoise a lancé en Chine un appel d’offres pour l’acquisition d’additifs à haut module et d’émulsifiants destinés à un projet routier au Cameroun identifié sous le code « EK ». Les offres doivent être déposées au plus tard le 23 septembre.

Cette procédure intervient quatre semaines après l’attribution à CFHEC du lot 1 de la nationale N7 Edéa-Kribi. Par décision du 6 août 2026, le ministre camerounais des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a retenu l’entreprise pour reconstruire 57 km entre le carrefour Edéa/Kribi et le pont de Bivouba. Le marché s’élève à 43,811 milliards de FCFA TTC, pour un délai d’exécution de 24 mois.

L’avis d’achat chinois apporte ainsi un premier indice documentaire sur la mobilisation matérielle du titulaire après l’attribution du marché. CFHEC recherche des produits entrant dans la fabrication et la mise en œuvre des matériaux bitumineux utilisés pour les chaussées. Les fournisseurs doivent notamment être capables d’assurer l’emballage et les formalités nécessaires à l’exportation et justifier d’une expérience de fourniture à l’international.

Le document ne développe toutefois pas explicitement le sigle « EK ». Le rapprochement avec Edéa-Kribi repose sur l’identité de l’entreprise attributaire, la localisation camerounaise du projet, son code et surtout la proximité chronologique avec l’attribution du marché routier. Il convient donc de présenter ce lien comme fortement documenté, sans transformer le sigle lui-même en preuve autonome.

L’appel d’offres ne permet pas non plus de connaître la valeur des produits recherchés. Dans les versions publiques consultables, les quantités globales ne sont pas indiquées. Il serait donc prématuré d’estimer le poids financier de ces approvisionnements dans le marché de 43,8 milliards de FCFA.

Le lot confié à CFHEC fait partie du programme de reconstruction des 110,05 km de la N7 entre Edéa et Kribi, divisé en deux lots dans le cadre du Projet d’aménagement des routes de désenclavement de la zone industrielle et portuaire de Kribi (PARZIK). Le financement associe notamment la Banque africaine de développement et le Budget d’investissement public du ministère des Travaux publics.

Avec cette consultation lancée le 3 septembre, l’enjeu n’est donc pas le volume d’émulsifiants acheté, encore inconnu, mais le fait que CFHEC commence à structurer sa chaîne d’approvisionnement quelques semaines seulement après avoir été désignée pour exécuter les 57 premiers kilomètres de l’axe Edéa-Kribi.

Baudouin Enama

Lire aussi :

06-01-2026 – Route Edéa-Kribi : 2,128 milliards FCFA d’impayés de décomptes pèsent sur l’avancement des travaux

02-01-2026 – Réseau routier : Paul Biya annonce un programme spécial de réhabilitation dès 2026

10-10-2025 – Route Édéa-Kribi : reste flou sur le calendrier des travaux de réhabilitation

03-09-2025 – Route Edéa-Kribi : Somaf sommée de reprendre les travaux malgré les pluies

23-12-2024 – Route Edéa-Kribi : sept milliards FCFA pour boucher les nids de poule sur 110 km

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« ses erreurs ne démontrent pas qu’il était une marionnette du pouvoir »

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« ses erreurs ne démontrent pas qu’il était une marionnette du pouvoir »
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Le journaliste et analyste politique Guibaï Gatama a pris la défense de Bello Bouba Maigari, contestant l’analyse de Jules Domche qui présente l’ancien candidat de l’UNDP à la présidentielle de 2025 comme une « marionnette » du pouvoir.

Dans une tribune publiée après une intervention de Jules Domche dans une émission de Valsero, Guibai Gatama affirme avoir observé de près la campagne de Bello Bouba Maigari, avec lequel il dit avoir eu plusieurs échanges directs.

Selon Guibai Gatama, Bello Bouba Maigari aurait surtout adopté une ligne politique fondée sur la retenue et la prudence, contrairement à Issa Tchiroma, dont la campagne avait été marquée par un discours plus offensif.

Pour lui, l’absence d’attaques frontales contre le gouvernement et Paul Biya ne suffit donc pas à établir l’existence d’une quelconque entente avec le pouvoir.

Lire la tribune de Guibaï Gatama :

« Mon ami JULES DOMCHE se trompe sur Bello Bouba Maigari

J’ai écouté mon ami et coéquipier Jules Domche dans une émission de Valsero. Il y accuse explicitement Bello Bouba Maigari, candidat de l’UNDP à l’élection présidentielle d’octobre 2025, d’avoir été, dès le départ, une sorte de marionnette du pouvoir et du candidat du RDPC, Paul Biya.

Je voudrais apporter quelques éléments à ce procès, non pour absoudre Bello Bouba de ses choix politiques, mais parce que j’ai eu, pendant cette campagne, des échanges directs avec lui.

J’ai échangé avec Bello Bouba comme avec d’autres candidats et acteurs engagés dans cette élection. Il m’avait même fait l’honneur de m’inviter à une réunion stratégique de sa campagne. Je précise cela non pour revendiquer une quelconque proximité, mais pour rappeler que certains jugements portés aujourd’hui de l’extérieur ne correspondent pas nécessairement à ce que j’ai pu observer de l’intérieur.

Bello Bouba n’a jamais eu le tempérament politique d’Issa Tchiroma. Avec un appareil politique moins rodé et moins important, ce dernier avait choisi une campagne offensive, faite de formules fortes, d’attaques répétées et d’une parole destinée à occuper immédiatement l’espace public et à rassurer les partisans du « changement ».

Bello Bouba, lui, est d’une autre école. Il a une conception de la politique faite de retenue, de prudence et, surtout, d’un refus presque viscéral de la confrontation directe. Transformer cette modération en preuve qu’il était une « marionnette » du pouvoir me paraît donc être un raccourci.

Je l’ai, pour ma part, trouvé fidèle à lui-même pendant cette campagne. Au début, j’ai pensé qu’il ferait un très bon résultat. Mais son choix de ne pas attaquer frontalement le gouvernement et Paul Biya l’a progressivement éloigné d’une opinion qui attendait de lui autre chose.

Son refus de se séparer de son compagnon de route, le ministre Nana, a aussi fini par lasser, y compris dans son propre entourage. Il m’avait dit à ce propos que lui avait pris ses responsabilités en démissionnant et qu’il revenait à Nana d’en prendre les siennes. Tout Bello !

Souvenons-nous de son premier grand meeting à Ngaoundéré. La mobilisation était annonciatrice de lendemains meilleurs. L’attente était immense. Mais le discours n’a pas été à la hauteur : pas de grandes dénonciations, pas d’attaque frontale, pas de rupture spectaculaire avec le pouvoir. Pour une grande partie de l’opinion, l’espoir avait laissé place à la déception. Tchiroma, en fin politique, a perçu la faille et s’y est engouffré.

C’est cette attitude de Bello Bouba, cette absence de punch politique, qui a ensuite nourri, sur le moment, l’idée d’une entente tacite entre lui et le pouvoir, à laquelle s’est ajoutée, plus tard, certainement, son attitude postélectorale.

Mais Bello Bouba, c’est aussi cela. En 1992 comme en 2025, il a refusé la confrontation postélectorale et accepté les résultats. Certains y voient de la compromission. D’autres, une conception particulière de la stabilité politique. On peut critiquer sévèrement cette posture sans réécrire pour autant toute son histoire politique.

Pour moi, la vraie question est ailleurs : pourquoi Bello Bouba a-t-il démissionné du gouvernement, est-il allé à cette élection s’il savait, comme beaucoup le pensaient, qu’il avait peu de chances de l’emporter ?

Une partie de la réponse se trouve, à mon sens, dans l’état de l’UNDP. Il fallait sauver le parti d’une implosion interne et lui redonner une existence politique propre, après des années durant lesquelles la plate-forme RDPC-UNDP avait fini par brouiller son identité auprès d’une partie de ses militants.

Ce n’est pas un secret : beaucoup de militants de l’UNDP ne voulaient plus entendre parler de cette alliance avec le RDPC, encore moins de Paul Biya. À tel point que, plus tard, une partie d’entre eux, comprenant qu’elle pouvait associer ses voix à celles des partisans d’Issa Tchiroma pour atteindre son objectif politique, a franchi le pas. Ils ont voté pour un autre candidat que celui investi par leur propre parti.

Bello Bouba connaissait les limites de sa campagne, et combien était difficile la marche vers la victoire. Et cet épisode personnel qui me revient à l’esprit. Un soir, pendant la précampagne, je rends visite à Bello Bouba à sa résidence de Santa Barbara. Après notre échange, il devait aller à la rencontre de Maurice Kamto, qui habitait non loin de là et dont la candidature avait été rejetée par le Conseil constitutionnel.

Je lui demande s’il allait tâter le terrain pour négocier son soutien, maintenant que Maurice Kamto ne pouvait plus concourir. Sa réponse fut prudente, comme à son habitude, se résumant à me dire qu’il « payait » une visite que l’intéressé lui avait rendue quelques jours plus tôt.

Je lui avais alors dit que, selon moi, Maurice Kamto ne le soutiendrait pas, par pur pragmatisme politique. Non seulement parce que l’appareil de l’UNDP était en place et difficilement malléable de l’extérieur, mais aussi parce qu’un tel choix ne procurerait pas nécessairement au MRC et à son leader un avantage politique qui mérite ce sacrifice.

Si j’ai bonne mémoire, je lui avais posé cette question : « Que se passerait-il si tu remportes l’élection ou si tu réalises un score suffisamment important pour que le débat politique ne se résume plus à un face-à-face Kamto-Biya ? Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a aucun avantage politique pour le MRC. » Je ne dis pas ici ce qu’il a répondu.

Pour finir, peut-on critiquer Bello Bouba ? Évidemment. Peut-on considérer que sa campagne fut trop prudente, trop timorée, insuffisamment offensive ? Absolument. Peut-on lui reprocher d’avoir refusé, en 1992 comme en 2025, la confrontation après les résultats ? C’est un débat politique parfaitement légitime.

Bello Bouba a commis des erreurs, c’est un fait. Elles ne démontrent pas, pour autant, qu’il était une marionnette ».

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les critiques s’abattent sur Lammens, André Onana à nouveau au cœur du débat

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Le match nul concédé par Manchester United face à Everton (2-2) a ravivé les interrogations autour du poste de gardien. Au lendemain d’une fin de match particulièrement frustrante, Senne Lammens se retrouve sous le feu des critiques en Angleterre. Une situation qui relance, par la même occasion, le débat autour d’un éventuel retour d’André Onana dans les cages mancuniennes.

Manchester United semblait pourtant se diriger vers sa deuxième victoire de la saison en Premier League. Mais Everton a arraché l’égalisation dans le temps additionnel, sur une frappe d’Ainsley Maitland-Niles à la 90e+6 minute. Sur cette action, l’attitude de Lammens, resté quasiment immobile, a rapidement suscité les réactions.

Parmi les voix les plus critiques, celle de Peter Schmeichel. L’ancienne légende de Manchester United estime que le club n’a toujours pas trouvé le successeur idéal de David De Gea.

« Manchester United n’a pas encore remplacé David De Gea. Lammens m’a donné tant d’espoir, mais je commence à perdre espoir en lui », a lancé le gardien danois. Avant d’ajouter : « En tant que gardien de but, vous devriez au moins essayer de sauver ce dernier but. Mais il est resté debout et a regardé le ballon passer à côté de lui. Manchester United doit travailler sur sa défense et aussi sur un gardien de but. »

Ces déclarations pourraient donner un nouvel écho aux discussions autour d’André Onana. Écarté de Manchester United dans le cadre d’un deuxième prêt en Turquie, le gardien camerounais reste une option expérimentée pour certains observateurs et supporters du club. Avec Trabzonspor, Onana a d’ailleurs récemment signé son premier clean sheet, de quoi entretenir l’idée qu’il pourrait encore avoir un rôle à jouer à Old Trafford.

Pour l’heure, aucun retour n’est annoncé et la hiérarchie reste à la main du staff mancunien. Mais si les performances de Lammens continuent de susciter des doutes et que les problèmes défensifs persistent, la question André Onana pourrait rapidement revenir sur la table.

À Manchester United, le poste de gardien est une nouvelle fois au centre des débats.

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Viviane Ondoua Biwole nommée à la tête d’un comité stratégique de notation du risque de crédit

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Viviane Ondoua Biwole nommée à la tête d’un comité stratégique de notation du risque de crédit
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L’économiste Viviane Ondoua Biwole a été désignée pour présider, pour une durée de trois ans, le Comité de notation du risque de crédit des sociétés de gestion des infrastructures aéroportuaires et de leurs instruments de dette de Geneva Investment Corporation (GIC Rating SA), agence de notation opérant en Afrique centrale.

L’intéressée a annoncé sa désignation dans une publication, présentant cette nouvelle fonction comme une responsabilité importante pour l’appréciation du risque de crédit et la qualité de l’information financière destinée aux investisseurs et aux acteurs du marché.

À la tête de ce comité, Pr. Viviane Ondoua Biwole indique qu’elle aura notamment pour mission de coordonner les délibérations portant sur l’attribution, le maintien ou la dégradation des notes de crédit.

Elle assure vouloir exercer cette responsabilité dans le respect de la confidentialité, de l’indépendance, des procédures internes et du Code d’éthique de GIC Rating.

« J’ai l’honneur d’avoir été désignée par Geneva Investment Corporation (GIC Rating SA), agence de notation d’Afrique centrale, pour présider le Comité de notation du risque de crédit des sociétés de gestion des infrastructures aéroportuaires et de leurs instruments de dette.

Pour les trois prochaines années, cette mission me place au cœur d’un enjeu majeur : contribuer, par une analyse rigoureuse et indépendante, à une meilleure appréciation du risque de crédit et, au‑delà, à la transparence et à la crédibilité de l’information financière mise à la disposition des investisseurs et acteurs du marché.

Ma responsabilité sera de coordonner les délibérations relatives à l’attribution, au maintien ou à la dégradation des notes de crédit, dans le strict respect de la confidentialité, de l’indépendance, des procédures internes et du Code d’éthique de GIC Rating.

Une responsabilité qui ne saurait souffrir d’aucune interférence politique ou commerciale et qui devra s’exercer avec la plus grande rigueur, conformément aux méthodologies validées par la COSUMAF.

Je mesure pleinement la confiance qui m’est ainsi accordée par le Conseil d’Administration de GIC Rating et tiens à l’en remercier.

Je prends cette responsabilité avec gravité, exigence et détermination, convaincue qu’une notation crédible repose avant tout sur la qualité de l’analyse, l’intégrité du processus et l’indépendance du jugement.

Le chantier est exigeant. Il est également passionnant.

Place désormais au travail, à l’analyse et aux résultats.

À très vite pour les premières livraisons », a écrit Viviane Ondoua Biwole.

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