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« ses erreurs ne démontrent pas qu’il était une marionnette du pouvoir »

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« ses erreurs ne démontrent pas qu’il était une marionnette du pouvoir »
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Le journaliste et analyste politique Guibaï Gatama a pris la défense de Bello Bouba Maigari, contestant l’analyse de Jules Domche qui présente l’ancien candidat de l’UNDP à la présidentielle de 2025 comme une « marionnette » du pouvoir.

Dans une tribune publiée après une intervention de Jules Domche dans une émission de Valsero, Guibai Gatama affirme avoir observé de près la campagne de Bello Bouba Maigari, avec lequel il dit avoir eu plusieurs échanges directs.

Selon Guibai Gatama, Bello Bouba Maigari aurait surtout adopté une ligne politique fondée sur la retenue et la prudence, contrairement à Issa Tchiroma, dont la campagne avait été marquée par un discours plus offensif.

Pour lui, l’absence d’attaques frontales contre le gouvernement et Paul Biya ne suffit donc pas à établir l’existence d’une quelconque entente avec le pouvoir.

Lire la tribune de Guibaï Gatama :

« Mon ami JULES DOMCHE se trompe sur Bello Bouba Maigari

J’ai écouté mon ami et coéquipier Jules Domche dans une émission de Valsero. Il y accuse explicitement Bello Bouba Maigari, candidat de l’UNDP à l’élection présidentielle d’octobre 2025, d’avoir été, dès le départ, une sorte de marionnette du pouvoir et du candidat du RDPC, Paul Biya.

Je voudrais apporter quelques éléments à ce procès, non pour absoudre Bello Bouba de ses choix politiques, mais parce que j’ai eu, pendant cette campagne, des échanges directs avec lui.

J’ai échangé avec Bello Bouba comme avec d’autres candidats et acteurs engagés dans cette élection. Il m’avait même fait l’honneur de m’inviter à une réunion stratégique de sa campagne. Je précise cela non pour revendiquer une quelconque proximité, mais pour rappeler que certains jugements portés aujourd’hui de l’extérieur ne correspondent pas nécessairement à ce que j’ai pu observer de l’intérieur.

Bello Bouba n’a jamais eu le tempérament politique d’Issa Tchiroma. Avec un appareil politique moins rodé et moins important, ce dernier avait choisi une campagne offensive, faite de formules fortes, d’attaques répétées et d’une parole destinée à occuper immédiatement l’espace public et à rassurer les partisans du « changement ».

Bello Bouba, lui, est d’une autre école. Il a une conception de la politique faite de retenue, de prudence et, surtout, d’un refus presque viscéral de la confrontation directe. Transformer cette modération en preuve qu’il était une « marionnette » du pouvoir me paraît donc être un raccourci.

Je l’ai, pour ma part, trouvé fidèle à lui-même pendant cette campagne. Au début, j’ai pensé qu’il ferait un très bon résultat. Mais son choix de ne pas attaquer frontalement le gouvernement et Paul Biya l’a progressivement éloigné d’une opinion qui attendait de lui autre chose.

Son refus de se séparer de son compagnon de route, le ministre Nana, a aussi fini par lasser, y compris dans son propre entourage. Il m’avait dit à ce propos que lui avait pris ses responsabilités en démissionnant et qu’il revenait à Nana d’en prendre les siennes. Tout Bello !

Souvenons-nous de son premier grand meeting à Ngaoundéré. La mobilisation était annonciatrice de lendemains meilleurs. L’attente était immense. Mais le discours n’a pas été à la hauteur : pas de grandes dénonciations, pas d’attaque frontale, pas de rupture spectaculaire avec le pouvoir. Pour une grande partie de l’opinion, l’espoir avait laissé place à la déception. Tchiroma, en fin politique, a perçu la faille et s’y est engouffré.

C’est cette attitude de Bello Bouba, cette absence de punch politique, qui a ensuite nourri, sur le moment, l’idée d’une entente tacite entre lui et le pouvoir, à laquelle s’est ajoutée, plus tard, certainement, son attitude postélectorale.

Mais Bello Bouba, c’est aussi cela. En 1992 comme en 2025, il a refusé la confrontation postélectorale et accepté les résultats. Certains y voient de la compromission. D’autres, une conception particulière de la stabilité politique. On peut critiquer sévèrement cette posture sans réécrire pour autant toute son histoire politique.

Pour moi, la vraie question est ailleurs : pourquoi Bello Bouba a-t-il démissionné du gouvernement, est-il allé à cette élection s’il savait, comme beaucoup le pensaient, qu’il avait peu de chances de l’emporter ?

Une partie de la réponse se trouve, à mon sens, dans l’état de l’UNDP. Il fallait sauver le parti d’une implosion interne et lui redonner une existence politique propre, après des années durant lesquelles la plate-forme RDPC-UNDP avait fini par brouiller son identité auprès d’une partie de ses militants.

Ce n’est pas un secret : beaucoup de militants de l’UNDP ne voulaient plus entendre parler de cette alliance avec le RDPC, encore moins de Paul Biya. À tel point que, plus tard, une partie d’entre eux, comprenant qu’elle pouvait associer ses voix à celles des partisans d’Issa Tchiroma pour atteindre son objectif politique, a franchi le pas. Ils ont voté pour un autre candidat que celui investi par leur propre parti.

Bello Bouba connaissait les limites de sa campagne, et combien était difficile la marche vers la victoire. Et cet épisode personnel qui me revient à l’esprit. Un soir, pendant la précampagne, je rends visite à Bello Bouba à sa résidence de Santa Barbara. Après notre échange, il devait aller à la rencontre de Maurice Kamto, qui habitait non loin de là et dont la candidature avait été rejetée par le Conseil constitutionnel.

Je lui demande s’il allait tâter le terrain pour négocier son soutien, maintenant que Maurice Kamto ne pouvait plus concourir. Sa réponse fut prudente, comme à son habitude, se résumant à me dire qu’il « payait » une visite que l’intéressé lui avait rendue quelques jours plus tôt.

Je lui avais alors dit que, selon moi, Maurice Kamto ne le soutiendrait pas, par pur pragmatisme politique. Non seulement parce que l’appareil de l’UNDP était en place et difficilement malléable de l’extérieur, mais aussi parce qu’un tel choix ne procurerait pas nécessairement au MRC et à son leader un avantage politique qui mérite ce sacrifice.

Si j’ai bonne mémoire, je lui avais posé cette question : « Que se passerait-il si tu remportes l’élection ou si tu réalises un score suffisamment important pour que le débat politique ne se résume plus à un face-à-face Kamto-Biya ? Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a aucun avantage politique pour le MRC. » Je ne dis pas ici ce qu’il a répondu.

Pour finir, peut-on critiquer Bello Bouba ? Évidemment. Peut-on considérer que sa campagne fut trop prudente, trop timorée, insuffisamment offensive ? Absolument. Peut-on lui reprocher d’avoir refusé, en 1992 comme en 2025, la confrontation après les résultats ? C’est un débat politique parfaitement légitime.

Bello Bouba a commis des erreurs, c’est un fait. Elles ne démontrent pas, pour autant, qu’il était une marionnette ».

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les critiques s’abattent sur Lammens, André Onana à nouveau au cœur du débat

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Le match nul concédé par Manchester United face à Everton (2-2) a ravivé les interrogations autour du poste de gardien. Au lendemain d’une fin de match particulièrement frustrante, Senne Lammens se retrouve sous le feu des critiques en Angleterre. Une situation qui relance, par la même occasion, le débat autour d’un éventuel retour d’André Onana dans les cages mancuniennes.

Manchester United semblait pourtant se diriger vers sa deuxième victoire de la saison en Premier League. Mais Everton a arraché l’égalisation dans le temps additionnel, sur une frappe d’Ainsley Maitland-Niles à la 90e+6 minute. Sur cette action, l’attitude de Lammens, resté quasiment immobile, a rapidement suscité les réactions.

Parmi les voix les plus critiques, celle de Peter Schmeichel. L’ancienne légende de Manchester United estime que le club n’a toujours pas trouvé le successeur idéal de David De Gea.

« Manchester United n’a pas encore remplacé David De Gea. Lammens m’a donné tant d’espoir, mais je commence à perdre espoir en lui », a lancé le gardien danois. Avant d’ajouter : « En tant que gardien de but, vous devriez au moins essayer de sauver ce dernier but. Mais il est resté debout et a regardé le ballon passer à côté de lui. Manchester United doit travailler sur sa défense et aussi sur un gardien de but. »

Ces déclarations pourraient donner un nouvel écho aux discussions autour d’André Onana. Écarté de Manchester United dans le cadre d’un deuxième prêt en Turquie, le gardien camerounais reste une option expérimentée pour certains observateurs et supporters du club. Avec Trabzonspor, Onana a d’ailleurs récemment signé son premier clean sheet, de quoi entretenir l’idée qu’il pourrait encore avoir un rôle à jouer à Old Trafford.

Pour l’heure, aucun retour n’est annoncé et la hiérarchie reste à la main du staff mancunien. Mais si les performances de Lammens continuent de susciter des doutes et que les problèmes défensifs persistent, la question André Onana pourrait rapidement revenir sur la table.

À Manchester United, le poste de gardien est une nouvelle fois au centre des débats.

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Viviane Ondoua Biwole nommée à la tête d’un comité stratégique de notation du risque de crédit

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Viviane Ondoua Biwole nommée à la tête d’un comité stratégique de notation du risque de crédit
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L’économiste Viviane Ondoua Biwole a été désignée pour présider, pour une durée de trois ans, le Comité de notation du risque de crédit des sociétés de gestion des infrastructures aéroportuaires et de leurs instruments de dette de Geneva Investment Corporation (GIC Rating SA), agence de notation opérant en Afrique centrale.

L’intéressée a annoncé sa désignation dans une publication, présentant cette nouvelle fonction comme une responsabilité importante pour l’appréciation du risque de crédit et la qualité de l’information financière destinée aux investisseurs et aux acteurs du marché.

À la tête de ce comité, Pr. Viviane Ondoua Biwole indique qu’elle aura notamment pour mission de coordonner les délibérations portant sur l’attribution, le maintien ou la dégradation des notes de crédit.

Elle assure vouloir exercer cette responsabilité dans le respect de la confidentialité, de l’indépendance, des procédures internes et du Code d’éthique de GIC Rating.

« J’ai l’honneur d’avoir été désignée par Geneva Investment Corporation (GIC Rating SA), agence de notation d’Afrique centrale, pour présider le Comité de notation du risque de crédit des sociétés de gestion des infrastructures aéroportuaires et de leurs instruments de dette.

Pour les trois prochaines années, cette mission me place au cœur d’un enjeu majeur : contribuer, par une analyse rigoureuse et indépendante, à une meilleure appréciation du risque de crédit et, au‑delà, à la transparence et à la crédibilité de l’information financière mise à la disposition des investisseurs et acteurs du marché.

Ma responsabilité sera de coordonner les délibérations relatives à l’attribution, au maintien ou à la dégradation des notes de crédit, dans le strict respect de la confidentialité, de l’indépendance, des procédures internes et du Code d’éthique de GIC Rating.

Une responsabilité qui ne saurait souffrir d’aucune interférence politique ou commerciale et qui devra s’exercer avec la plus grande rigueur, conformément aux méthodologies validées par la COSUMAF.

Je mesure pleinement la confiance qui m’est ainsi accordée par le Conseil d’Administration de GIC Rating et tiens à l’en remercier.

Je prends cette responsabilité avec gravité, exigence et détermination, convaincue qu’une notation crédible repose avant tout sur la qualité de l’analyse, l’intégrité du processus et l’indépendance du jugement.

Le chantier est exigeant. Il est également passionnant.

Place désormais au travail, à l’analyse et aux résultats.

À très vite pour les premières livraisons », a écrit Viviane Ondoua Biwole.

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Télécoms : le Canadien NuRAN voit sa trésorerie chuter de 80 % au T2 malgré ses déploiements au Cameroun

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Télécoms : le Canadien NuRAN voit sa trésorerie chuter de 80 % au T2 malgré ses déploiements au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – La société canadienne NuRAN Wireless, qui déploie des infrastructures de téléphonie mobile rurale pour Orange et MTN au Cameroun, a terminé le deuxième trimestre 2026 avec seulement 388 724 dollars canadiens de trésorerie, soit environ 159 millions de FCFA. Trois mois plus tôt, elle disposait de 1,934 million de dollars canadiens, près de 791 millions de FCFA. La baisse atteint 79,9 %.

La trésorerie reste supérieure aux quelque 46 millions de FCFA détenus un an auparavant. Mais cette chute intervient alors que NuRAN poursuit en Afrique son modèle Network as a Service (NaaS), qui consiste à construire et exploiter des sites télécoms puis à facturer leur utilisation aux opérateurs.

Le Cameroun figure parmi ses principaux marchés. NuRAN indique avoir achevé une première phase de 122 sites avec Orange et poursuivre les installations destinées à MTN. Elle affirme aussi que la majorité des sites déjà en service, « particulièrement au Cameroun », enregistrent des niveaux de trafic conformes à ses objectifs. L’achèvement des 122 sites Orange était toutefois déjà mentionné dans ses comptes du deuxième trimestre 2025.

Au deuxième trimestre 2026, le groupe a réalisé environ 355 millions de FCFA de chiffre d’affaires, en hausse de 38,3 % sur un an. Sur l’ensemble du premier semestre, les revenus reculent en revanche de 40,1 %, à environ 713 millions de FCFA.

Les comptes ne permettent pas d’isoler la contribution du Cameroun. L’ensemble des activités africaines a généré environ 712 millions de FCFA, contre 1,08 milliard un an plus tôt. L’Afrique représente 99,8 % du chiffre d’affaires du groupe.

Plus de 1,2 milliard FCFA de trésorerie consommé en six mois

La marge brute s’est améliorée, passant de 57,7 % à 65 %, et la perte nette du semestre a diminué d’environ 13 %, à près de 1,89 milliard de FCFA.

Mais les activités du groupe ont consommé l’équivalent de 1,24 milliard de FCFA de trésorerie au premier semestre. À fin juin, ses dettes et obligations à court terme dépassaient ses ressources disponibles à court terme d’environ 4,43 milliards de FCFA, contre 2,05 milliards six mois plus tôt.

Les états financiers reconnaissent que cette situation crée une incertitude importante sur la capacité de NuRAN à poursuivre normalement ses activités. L’entreprise estime néanmoins pouvoir continuer à fonctionner, à condition notamment de lever de nouveaux financements, de conserver son accès au crédit et de poursuivre l’exécution de ses contrats africains.

Seulement 1,23 milliard FCFA d’argent frais en août

L’opération financière de 7,6 millions de dollars canadiens réalisée le 14 août, soit environ 3,11 milliards de FCFA, ne correspond pas entièrement à de nouvelles liquidités. Seuls 3 millions de dollars canadiens, soit environ 1,23 milliard de FCFA, ont réellement été apportés en numéraire.

Le reste a principalement servi à effacer une dette convertible d’environ 1,58 milliard de FCFA, ainsi que des salaires accumulés et d’autres dettes. L’opération a donc apporté de l’argent frais tout en réduisant des engagements déjà existants.

NuRAN cherche parallèlement à obtenir auprès d’Afrigreen Debt Impact Fund jusqu’à 12 millions de dollars américains, soit environ 6,8 milliards de FCFA, pour financer des infrastructures au Cameroun, en RDC, en Côte d’Ivoire et au Bénin.

Ce financement n’est pas encore acquis. Il reste soumis à des vérifications, aux approbations internes et à la signature des accords définitifs.

NuRAN reconnaît enfin que ses revenus actuels ne suffisent pas à couvrir simultanément ses charges et les investissements nécessaires pour construire les milliers de sites prévus par ses contrats. La poursuite des déploiements au Cameroun et dans ses autres marchés africains reste donc dépendante de nouvelles ressources financières.

Baudouin Enama

Lire aussi :

31-01-2024 – Le Canadien NuRAN Wiresless lance la construction de 21 sites télécoms supplémentaires pour Orange Cameroun

19-10-2023 – Télécoms : le fournisseur canadien des infrastructures NuRAN décroche la licence pour ouvrir une filiale au Cameroun

30-04-2021 – Fin 2021, le Canadien NuRAN Wireless aura livré à Orange Cameroun 122 sites télécoms à installer dans les zones rurales

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