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Féminicides au Cameroun : Urgence d’une réponse légale

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Féminicides au Cameroun : Urgence d’une réponse légale
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Au Cameroun, la recrudescence des féminicides relance le débat sur l’urgence d’une réponse nationale et d’un cadre légal renforcé.

La multiplication des féminicides au Cameroun relance le débat sur l’urgence d’une réponse nationale. Le sujet a été remis au centre des échanges publics à la faveur d’un débat télévisé consacré aux meurtres de femmes et aux moyens de prévention.

Selon le texte source, au moins huit femmes auraient été tuées dans des violences conjugales entre le 17 et le 23 août 2026. Le même document évoque un nouveau cas à Yaoundé, où une femme de 44 ans aurait été retrouvée morte dans une chambre d’hôtel, tandis qu’un homme de 22 ans aurait été interpellé.

Le débat public porte aussi sur l’ampleur du phénomène. Des chiffres de 50 féminicides en 2023, 67 en 2024 et 77 en 2025 sont avancés dans la source. Pour les quatre premiers mois de 2026, au moins 50 victimes auraient déjà été recensées par le gouvernement.

Dans ce contexte, la nécessité d’un cadre juridique renforcé revient au premier plan. La ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa, aurait indiqué que les travaux sur un projet de loi relatif aux violences faites aux femmes et aux enfants se poursuivent. Ce texte se trouverait à un stade avancé au niveau des services du Premier ministre. Il pourrait être transmis au Parlement lors de la session de novembre.

Affrontement politique sur la voie législative

Le dossier prend aussi une dimension politique. Le Social Democratic Front (SDF) a bien affirmé, dans une communication publiée le 27 août 2026, avoir déposé à l’Assemblée nationale des propositions de loi sur les féminicides et les infanticides. Ce point est confirmé par les éléments de vérification disponibles.

Le parti d’opposition reproche à la majorité parlementaire de ne pas avoir ouvert l’examen de ces textes. De son côté, la majorité au pouvoir a déjà pris publiquement position sur la recrudescence des violences contre les femmes, selon le texte source, même si les modalités précises d’une traduction législative restent au centre des discussions.

Au-delà de la controverse institutionnelle, le débat télévisé met en avant un enjeu plus large: prévenir les passages à l’acte. Les violences meurtrières sont souvent précédées d’alertes, de menaces ou d’agressions. La question de la prise en charge des victimes, du signalement et de la protection en amont apparaît donc centrale.

Le texte source mentionne aussi une campagne de sensibilisation au sein du ministère, avec le port hebdomadaire d’un message contre les féminicides et les infanticides par les agents. Dans l’attente d’éventuels débats parlementaires, la pression s’accentue pour une réponse coordonnée associant institutions, justice, services sociaux et société civile.

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Me Fabien Kengne dénonce une « haine tribale » et une « kamtophobie » à l’approche des élections

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Me Fabien Kengne dénonce une « haine tribale » et une « kamtophobie » à l’approche des élections
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À l’approche des élections législatives et municipales, la bataille politique s’intensifie sur les réseaux sociaux, avec en toile de fond la présence déterminante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Cette fois, le débat prend la forme d’accusations de menaces et d’intimidations à caractère communautaire. Me Fabien Kengne est monté au créneau pour contester les accusations visant des personnes présentées comme appartenant à la communauté bamiléké et soupçonnées de s’en prendre à des militants en raison de leurs choix politiques.

Dans une publication sur son compte Facebook officiel, l’avocat dénonce ce qu’il considère comme une campagne dirigée contre le MRC et son ancien président, le professeur Maurice Kamto. Sa réaction fait suite à la diffusion d’un communiqué d’un parti politique dit de l’opposition, faisant état de menaces contre des militants qui soutiendraient un autre responsable politique plutôt que l’ancien dirigeant du parti.

Le ton n’a rien d’une note diplomatique. Me Kengne y évoque une « haine tribale » et une « kamtophobie » dont les auteurs ne parviendraient pas, selon lui, à surmonter « l’indignation collective ». Il ironise sur leur ligne politique, qu’il juge en pleine « autodestruction », et rappelle que Maurice Kamto n’est plus à la tête du MRC, « au cas où ça [leur] échapperait encore ».

L’avocat convoque ensuite le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir. « Il y a longtemps je disais que même le RDPC nous a retrouvé très tard dans la toile ! », écrit-il.

Pour les soutiens du MRC, cette séquence n’a rien d’un hasard. Ils y voient la marque d’adversaires politiques inquiets du poids du parti dans les scrutins à venir. Selon eux, le MRC, prêt et organisé, aborde l’échéance en position de force, et certains acteurs, sur les réseaux sociaux, dans les médias ou au sein même de formations de l’opposition, anticiperaient déjà une défaite. D’où, estiment-ils, cette tentative de déplacer le débat du terrain politique vers celui de l’appartenance ethnique. Ils soupçonnent aussi des manœuvres favorables au pouvoir en place.

Dans un contexte où les accusations de tribalisme peuvent rapidement empoisonner le débat public, la prudence s’impose. Formulées sans éléments précis permettant d’identifier les auteurs des faits dénoncés, elles risquent de transformer des différends politiques en affrontements communautaires. Les menaces alléguées, si elles sont avérées, doivent être documentées et leurs auteurs identifiés, quelle que soit leur appartenance politique ou ethnique.

Source : Africa Renaissance TV

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Serge Branco tranche sur Tchatchoua et Tchamadeu : « Ils se complètent »

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L’ancien international camerounais Serge Branco a livré son analyse sur le rendement des deux latéraux droits des Lions Indomptables, Jackson Tchatchoua et Junior Tchamadeu. Pour […]

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Hydrocarbures : Bowleven cherche de nouveaux fonds pour financer ses engagements sur le bloc camerounais Etinde

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Hydrocarbures : Bowleven cherche de nouveaux fonds pour financer ses engagements sur le bloc camerounais Etinde
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(Investir au Cameroun) – Bowleven prévoit de lever de nouveaux fonds auprès de ses actionnaires pour financer ses activités au Royaume-Uni et au Cameroun en 2027 et 2028. L’entreprise britannique détient 25 % du permis pétrolier et gazier Etinde, au large du Cameroun, à travers sa filiale EurOil. Cette levée doit notamment couvrir la reprise attendue des contributions de Bowleven aux dépenses du bloc.

La société avertit d’ailleurs que ses ressources liquides pourraient être épuisées avant le 31 décembre 2026. À fin décembre 2025, Bowleven ne disposait plus que de 471 000 dollars de trésorerie, contre 977 000 dollars un an plus tôt. Ce montant, présenté dans les comptes sociaux de Bowleven Limited et non dans des comptes consolidés, représentait environ 263 millions de FCFA au taux de change de fin 2025.

Perte nette

Sur l’exercice, la société a enregistré une perte nette de 503 000 dollars. Cette situation a conduit l’auditeur à signaler une «incertitude significative» concernant la continuité d’exploitation. Selon son analyse, la trésorerie disponible ne permet pas à Bowleven et à ses filiales de financer leurs activités pendant au moins douze mois à compter de l’approbation des comptes. L’opinion d’audit n’a toutefois pas été modifiée.

Bowleven peut encore compter sur certaines rentrées à court terme. La société attend notamment 415 000 dollars de New Age au titre de versements excédentaires effectués par le passé. Elle espère également récupérer jusqu’à 170 000 dollars grâce à la vente de stocks excédentaires.

Ces montants ne suffisent pas à écarter le risque de tension financière.« Les administrateurs de Bowleven craignent que les ressources liquides actuelles de la société ne soient entièrement utilisées au cours de la période se terminant le 31 décembre 2026 », indique la note consacrée à la continuité d’exploitation.

La pression devrait s’accentuer avec la reprise des paiements liés à Etinde. Bowleven n’a effectué aucun versement en réponse aux appels de fonds de l’opérateur New Age en 2024, en 2025 et jusqu’à la publication de ses comptes en 2026. Cette suspension résultait de paiements excédentaires réalisés entre 2021 et 2023.

La société prévoit néanmoins de recommencer à financer sa quote-part des dépenses au second semestre 2026. Le montant de ces engagements reste à préciser. Lors de l’établissement des comptes, le programme de travail et le budget d’Etinde pour 2026 et 2027 n’avaient pas encore été finalisés ni soumis à la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Bowleven indique aussi qu’une nouvelle phase d’études d’ingénierie pourrait nécessiter des apports financiers avant la décision finale d’investissement, ou FID.

Cette décision constitue un enjeu central pour la société. Bowleven doit recevoir 25 millions de dollars de Lukoil et de New Age au moment de la FID. Elle reconnaît toutefois ne pas être encore en mesure d’estimer précisément le montant ni le calendrier de ses besoins de financement supplémentaires.

Etinde, l’unique actif de Bowleven

Etinde reste l’unique actif de Bowleven. EurOil y détient une participation de 25 %, aux côtés de New Age et de Lukoil. Le projet est placé sous un régime limité de « care and maintenance » depuis 2022.

La reprise des activités pourrait intervenir progressivement. Les documents de Bowleven ne donnent toutefois pas de calendrier parfaitement homogène. La note sur la continuité d’exploitation évoque une reprise possible vers la fin de 2026, tandis que la direction estime qu’elle serait plus probable en 2027.

La société juge par ailleurs peu probable qu’une décision finale d’investissement intervienne sensiblement avant la fin de 2027.

La relance du projet entraînerait de nouvelles dépenses pour les partenaires. Il faudrait notamment reconstituer les capacités techniques et opérationnelles nécessaires aux prochaines étapes du développement. Pour Bowleven, cette perspective intervient alors que sa trésorerie a diminué de plus de moitié en un an.

La société bénéficie du soutien de Crown Ocean Capital P1 Limited, son actionnaire de contrôle. Celui-ci s’est engagé à fournir, pendant au moins douze mois après l’approbation des comptes, les financements nécessaires au règlement des engagements de Bowleven. Il a également promis de ne pas demander le remboursement des montants déjà mis à disposition. Les comptes ne mentionnent toutefois aucun nouveau décaissement au titre de cet engagement.

Bowleven compte donc solliciter ses actionnaires dans le cadre d’une nouvelle levée de fonds en 2026. L’opération doit financer ses activités au Royaume-Uni et au Cameroun en 2027 et 2028. À ce stade, la société n’a précisé ni le montant recherché ni les conditions de l’opération.

Baudouin Enama

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