Actualités locales
appel à la démission à Times Square

Gianni Infantino est désormais au cœur d’une contestation qui dépasse les coulisses du football. À New York, les célèbres écrans géants de Times Square ont affiché des messages réclamant ouvertement la démission du président de la Fifa. Une campagne symbolique qui illustre l’ampleur de la polémique autour du dirigeant suisse, dont plusieurs projets suscitent une vive opposition au sein du football mondial.
Sur l’un des panneaux, le message est particulièrement direct : « La Fifa mérite un leader, pas un dealer ». Un autre rappelle que « le football est le meilleur sport du monde », avant de cibler directement Infantino. Aux alentours de 18 heures, des personnes mobilisées autour de Times Square ont également scandé un mot d’ordre sans ambiguïté : « Dégagez Infantino », accompagné du hashtag #InfantinoOut.
Un projet de Coupe du monde qui fait grincer des dents
Cette fronde intervient alors que Gianni Infantino est confronté à une importante levée de boucliers autour d’un projet particulièrement controversé. Selon les éléments révélés fin juillet, le président de la Fifa aurait envisagé de créer une société commerciale dédiée à la Coupe du monde, avec l’idée d’ouvrir son capital à des investisseurs extérieurs.
Une perspective qui a immédiatement suscité des inquiétudes chez plusieurs acteurs majeurs du football. Pour ses détracteurs, une telle évolution pourrait modifier profondément la gouvernance et le fonctionnement économique de la compétition phare de la Fifa.
L’UEFA a rapidement affiché son opposition. Son président, Aleksander Čeferin, s’est montré particulièrement ferme face à cette initiative. La confédération européenne n’est d’ailleurs pas seule à exprimer ses réserves : la Concacaf et l’AFC ont également fait entendre leur voix, formant un front de plus en plus critique à l’égard du président de la Fifa.
Infantino conserve toutefois de solides appuis
Malgré cette contestation, Gianni Infantino est loin d’être isolé. Le dirigeant suisse peut notamment compter sur le soutien de la Conmebol et de la CAF, deux confédérations dont l’appui pourrait peser lourd dans la perspective de la prochaine élection présidentielle de la Fifa, prévue en mars prochain.
Le rapport de force est donc loin d’être joué. D’un côté, plusieurs confédérations dénoncent une orientation jugée trop commerciale et craignent une transformation profonde du modèle de la Coupe du monde. De l’autre, Infantino dispose encore de soutiens importants pour défendre sa vision et préserver ses ambitions à la tête de l’instance mondiale.
De Zurich à New York, la contestation gagne du terrain
L’apparition de ces messages à Times Square donne surtout une nouvelle dimension à la polémique. Même si l’opération a été rendue possible grâce à l’achat d’espaces publicitaires, son impact symbolique est considérable : le nom d’Infantino se retrouve désormais associé à une campagne publique réclamant son départ, jusque dans l’un des lieux les plus médiatisés de la planète.
À quelques mois d’une échéance électorale majeure, cette séquence vient donc fragiliser davantage l’image du président de la Fifa. Entre opposition des confédérations, controverse autour de la commercialisation de la Coupe du monde et mobilisation de certains supporters, Gianni Infantino traverse une période où chacune de ses décisions est scrutée de près.
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Me Fabien Kengne dénonce une « haine tribale » et une « kamtophobie » à l’approche des élections

À l’approche des élections législatives et municipales, la bataille politique s’intensifie sur les réseaux sociaux, avec en toile de fond la présence déterminante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Cette fois, le débat prend la forme d’accusations de menaces et d’intimidations à caractère communautaire. Me Fabien Kengne est monté au créneau pour contester les accusations visant des personnes présentées comme appartenant à la communauté bamiléké et soupçonnées de s’en prendre à des militants en raison de leurs choix politiques.
Dans une publication sur son compte Facebook officiel, l’avocat dénonce ce qu’il considère comme une campagne dirigée contre le MRC et son ancien président, le professeur Maurice Kamto. Sa réaction fait suite à la diffusion d’un communiqué d’un parti politique dit de l’opposition, faisant état de menaces contre des militants qui soutiendraient un autre responsable politique plutôt que l’ancien dirigeant du parti.
Le ton n’a rien d’une note diplomatique. Me Kengne y évoque une « haine tribale » et une « kamtophobie » dont les auteurs ne parviendraient pas, selon lui, à surmonter « l’indignation collective ». Il ironise sur leur ligne politique, qu’il juge en pleine « autodestruction », et rappelle que Maurice Kamto n’est plus à la tête du MRC, « au cas où ça [leur] échapperait encore ».
L’avocat convoque ensuite le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir. « Il y a longtemps je disais que même le RDPC nous a retrouvé très tard dans la toile ! », écrit-il.
Pour les soutiens du MRC, cette séquence n’a rien d’un hasard. Ils y voient la marque d’adversaires politiques inquiets du poids du parti dans les scrutins à venir. Selon eux, le MRC, prêt et organisé, aborde l’échéance en position de force, et certains acteurs, sur les réseaux sociaux, dans les médias ou au sein même de formations de l’opposition, anticiperaient déjà une défaite. D’où, estiment-ils, cette tentative de déplacer le débat du terrain politique vers celui de l’appartenance ethnique. Ils soupçonnent aussi des manœuvres favorables au pouvoir en place.
Dans un contexte où les accusations de tribalisme peuvent rapidement empoisonner le débat public, la prudence s’impose. Formulées sans éléments précis permettant d’identifier les auteurs des faits dénoncés, elles risquent de transformer des différends politiques en affrontements communautaires. Les menaces alléguées, si elles sont avérées, doivent être documentées et leurs auteurs identifiés, quelle que soit leur appartenance politique ou ethnique.
Source : Africa Renaissance TV
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