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Les communautés riveraines du parc national du Mpem et Djim et Idh s’engagent pour la protection des forêts

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Le 20 août 2026, elles ont signé une lettre d’intention visant à organiser leur action commune pour protéger les forêts à la lisière du parc, développer une agriculture plus durable et économiquement viable.

L’ensemble des acteurs vivant à la lisière du Parc national du Mpem et Djim vient de concrétiser un engagement majeur en faveur de la protection des ressources naturelles et du développement d’une agriculture durable.

Les communautés riveraines, les autorités administratives et traditionnelles, IDH, les acteurs publics et privés, les organisations de producteurs et la société civile ont signé à Ngoro le 20 août 2026, une lettre d’intention visant à organiser leur action commune pour protéger les forêts à la lisière du parc, développer une agriculture plus durable et économiquement viable, améliorer les revenus des communautés et mobiliser des financements pour accompagner cette transformation. La cérémonie était présidée par Mme le Maire de la commune de Ngoro et M. le Sous-préfet de l’arrondissement de Ngoro.

L’amélioration des rendements

La lettre d’intention prévoit la mise en place d’un cadre de concertation regroupant les représentants des différentes communautés et l’élaboration, dans les prochaines semaines, d’un plan d’action définissant les axes de collaboration entre les signataires. Les actions envisagées portent notamment sur la protection des forêts à la lisière du parc, le développement de systèmes agroforestiers, l’amélioration des rendements et de la qualité du cacao, l’adoption de bonnes pratiques agricoles et post-récolte, l’accès aux marchés, la conservation et la transformation des produits agricoles et la traçabilité du cacao.

Les parties entendent également développer des activités génératrices de revenus complémentaires et rechercher de nouvelles sources de financement pour soutenir une production durable et la protection des ressources naturelles. Pour les chefs traditionnels, cet engagement se traduit par une mobilisation des communautés pour réduire les pratiques qui menacent les ressources naturelles et la biodiversité du parc. « En signant cette lettre d’intention, nous ne signons pas seulement un document : nous scellons un pacte entre l’homme et la nature. Nous, chefs traditionnels, allons veiller à réduire certaines activités menées par nos communautés à l’intérieur et autour du parc, notamment le braconnage, les empiètements, le sciage des espèces protégées et l’abattage des espèces à protéger. Nous accompagnerons le Gouvernement afin de contribuer à l’éradication de ces pratiques et à une meilleure protection du parc », a déclaré Sa Majesté Lucien Nyem Movi, représentant des chefs traditionnels.

Jean Bertrand Ngah Andzongo

Le Parc national du Mpem et Djim s’inscrit dans un territoire où les enjeux de conservation sont étroitement liés aux conditions de vie des populations riveraines. Les forêts et les savanes contribuent notamment à la régulation du climat et de l’eau, au maintien de la fertilité des sols et à la préservation de la biodiversité. Parallèlement, les communautés tirent une partie de leurs revenus de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la sylviculture et de l’exploitation des produits forestiers non ligneux. La démarche engagée vise ainsi à mieux concilier la préservation de ces écosystèmes avec les besoins économiques des populations qui vivent à leur périphérie.

« À travers la signature de cette lettre d’intention, nous prenons l’engagement solennel de produire un cacao durable, zéro déforestation, traçable et respectueux de la biodiversité. Pour y parvenir, nous souhaitons être accompagnés dans la sécurisation de nos exploitations, l’accès aux marchés, la clarification de nos droits ainsi que dans le développement d’activités alternatives génératrices de revenus », a déclaré Jean Bertrand Ngah Andzongo, représentant des producteurs.

Pratiques agricoles

« Cette signature marque une avancée importante vers une agriculture qui crée davantage de valeur pour les communautés tout en préservant les forêts. Elle traduit notre volonté commune d’accompagner les producteurs vers des pratiques agricoles plus durables, d’améliorer leurs revenus et de mobiliser des investissements privés pour soutenir cette transformation. Nous sommes convaincus que la protection des forêts peut aller de pair avec la création d’opportunités économiques durables pour les populations locales », a déclaré Christian Enouga, Représentant Pays d’IDH au Cameroun.

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« Paul Biya, c’est un dieu de la politique »

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« Paul Biya, c’est un dieu de la politique »
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L’avocat Jean Guy Zogo, président général de l’Union des populations africaines (UPA), a livré une analyse très critique du système politique camerounais, tout en reconnaissant à Paul Biya une capacité exceptionnelle à durer au pouvoir, estimant que son parcours fera l’objet de nombreuses études universitaires.

Invité dans l’émission Libre Expression sur Info TV ce dimanche, le journaliste a affirmé que la longévité politique de Paul Biya est d’autant plus remarquable qu’elle intervient dans un pays où, selon lui, la population dispose d’un niveau élevé de réflexion et de conscience politique.

Me Jean Guy Zogo s’est toutefois interrogé sur les mécanismes qui auraient permis au pouvoir de maintenir une partie de la population dans une forme d’acceptation de la répression et des difficultés quotidiennes.

« Paul Biya, c’est un dieu de la politique. Je le dis toujours : vous pouvez l’aimer ou ne pas l’aimer, mais je vous garantis que les gens feront le voyage pour venir étudier son parcours politique. Des thèses et des doctorats seront écrits par dizaines.

Parce qu’il est difficile de comprendre comment quelqu’un a réussi, dans un pays où le niveau intellectuel est aussi élevé — et je ne parle pas de diplômes, je parle des gens qui réfléchissent. Les gens réfléchissent au Cameroun.

Mais comment a-t-on réussi à cadrer les gens dans un système où la répression devient presque normale ? Lorsque vous êtes réprimé, c’est normal. Parfois, vous êtes réprimé à tort, alors que vous êtes victime d’une injustice, mais vous finissez par avoir l’impression que c’est normal, que ça va de soi. D’ailleurs, la phrase qui nous intéresse, c’est : « On va encore faire comment ? »

Et en même temps, on réussit à vous nourrir d’un espoir qui n’est jamais satisfait, mais qu’on parvient à entretenir en vous », a déclaré Guy Zogo dans LIBRE EXPRESSION sur Info tv.

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Estelle Johnson ouvre la porte à un retour avec les Lionnes indomptables

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Estelle Johnson ouvre la porte à un retour avec les Lionnes indomptables
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À 38 ans, Estelle Johnson n’écarte pas l’idée de retrouver la sélection camerounaise à l’occasion de la Coupe du Monde féminine 2027.

L’ancienne défenseure des Lionnes indomptables s’est montrée ouverte à cette éventualité, laissant entendre qu’un appel du Cameroun pourrait la faire réfléchir.

« Si on me veut, j’y réfléchirais certainement ! », a-t-elle déclaré au sujet d’un éventuel retour en équipe nationale.

Une sortie qui relance forcément les spéculations autour d’un possible come-back de la défenseure, qui a marqué son passage avec les Lionnes indomptables par son expérience et sa solidité. Estelle Johnson avait pourtant décidé de mettre un terme à sa carrière de joueuse en mars 2025.

Alors que le Cameroun est qualifié pour le Mondial 2027, organisé au Brésil, la porte semble donc loin d’être totalement fermée. Reste à savoir si la sélection camerounaise viendra frapper à celle d’une joueuse qui, malgré sa retraite, n’exclut pas de revêtir à nouveau le maillot des Lionnes.

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Denis Omgba dévoile ses 3 solutions pour sortir les villes des ordures

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Denis Omgba dévoile ses 3 solutions pour sortir les villes des ordures
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Donner davantage de moyens aux maires, transformer les déchets en source d’emplois et d’énergie et mieux sensibiliser les populations : Denis Omgba a identifié trois principaux leviers pour améliorer durablement la gestion des ordures dans les villes camerounaises.

Invité de l’émission Canal Presse sur Canal 2 International, il a estimé que l’insalubrité urbaine ne pouvait être combattue uniquement par des opérations ponctuelles, appelant à une politique publique cohérente allant de la collecte au traitement des déchets.

Les 3 plans de Denis Ombga pour mettre fin aux problèmes d’insalubrité dans les villes du Cameroun :

« Il y a beaucoup de gens qui vivent dans nos villes alors qu’ils doivent vivre dans les villages.

Il y a des gens qui ont des comportements ruraux en ville. Il y a des gens qui ne sont pas adaptés au niveau de la vie en ville. Le deuxième problème, je suis d’accord avec ceux qui ont évoqué la décentralisation. Il faut donner plus de moyens, plus d’autonomie aux maires pour pouvoir s’occuper de ces questions-là. C’est sûr et c’est certain que si chaque maire avait les moyens, avait la réglementation aussi, de son côté, ces questions-là auraient pu être adressées de la meilleure des manières. La troisième question, et c’est ce qui me semble un peu la dimension faible de nos politiques publiques en la matière, c’est que les gens n’ont pas compris que la gestion des ordures ménagères est une économie.

On peut, à travers la gestion des ordures ménagères, créer des emplois, produire aujourd’hui beaucoup d’autres énergies qui sont importantes et, de ce point de vue, les experts en la matière n’ont pas encore assez adressé la question.

Et, parlant du problème que vous évoquez, il demeure la question épineuse du paiement de ce que l’État doit à quelques-unes des entreprises qui travaillent dans le secteur. C’est une ardoise qui est au plus de 10 milliards. Des discussions ont été posées sur la table. L’État avait promis de créer, lorsqu’on a fait les états généraux en la matière, l’État avait promis de vider cette ardoise, ça n’a pas encore été fait et ce n’est pas bien. Troisièmement, je pense aussi qu’il faut organiser nos populations, il faut organiser nos communautés, il faut organiser nos villes, il faut éduquer nos populations.

Il faut effectivement faire un travail du début de la procédure à la fin de manière à ce que les gens prennent conscience qu’ils sont en ville, ceux qui ont ces responsabilités les adressent durablement, ceux qui doivent mettre en place la décentralisation le font efficacement, ceux qui doivent payer les adresses aux entreprises qui le font le payent. Il est inadmissible qu’on arrive dans une ville, une ville de même niveau que nous, on n’a pas besoin de les citer ici, n’a pas le visage du Cameroun. Et cela est intolérable, d’autant plus que le président de la République revenait en ville et ce que vous montrez là traduit effectivement l’échec des politiques publiques en la matière.

Personne n’est excusable. Autant qu’ils sont les ministres en charge du développement urbain, les maires et tous ceux-là qui ont cette responsabilité, doivent se ressaisir, mettre en place des mécanismes qui sont viables, durables et solides. On ne doit pas réagir au cas par cas. On doit avoir des politiques publiques solides en la matière, de manière à ce que la question des ordures soit adressée dès le début jusqu’à la fin, qu’on n’arrive plus », a déclaré Denis Omgba dans l’émission CANAL PRESSE sur Canal 2 International.

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