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« Tu es un excellent gardien » : Messi s’incline devant l’immense performance de Vozinha

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À 40 ans, Vozinha est en train d’écrire l’une des plus belles histoires de la Coupe du Monde 2026. Héros du Cap-Vert tout au long […]

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Entreprises publiques : les participations de l’État jugées “très peu rentables” par la Chambre des comptes (Rapport)

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Entreprises publiques : les participations de l’État jugées “très peu rentables” par la Chambre des comptes (Rapport)
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(Investir au Cameroun) – Dans un exposé élaboré en juin 2026 et destiné au Parlement, la Chambre des comptes de la Cour suprême documente la faible rentabilité financière du portefeuille d’entreprises de l’État camerounais. Intitulé« Audits des entreprises publiques : cas spécifique de la Société camerounaise d’aluminium (Alucam) », le document révèle qu’en 2024, l’État n’a perçu que55,85 milliards de FCFAde dividendes, alors que ses participations directes dans les entreprises contrôlées et non contrôlées sont évaluées à1 926,2 milliards de FCFA.

Le rapport distingue38 entreprises contrôléespar l’État, pour un montant de participations de1 534,58 milliards de FCFA, et12 entreprises non contrôlées, où les participations publiques atteignent391,64 milliards de FCFA. Mais le rendement budgétaire immédiat reste limité. Selon la Chambre des comptes,« l’on observe que sur 49 entreprises recensées, seulement 9 ont versé des dividendes à l’État en 2024 ».

La SNH et la BEAC concentrent plus de 70 % des dividendes

La contribution au budget de l’État repose sur un nombre très réduit d’entités. Les dividendes versés en 2024 proviennent de laSCB,DPDC,BEAC,BGFI,SNH,SGC,AFRICA RE,SOCAPALMetADC. À elles seules, laSNHet laBEACont rapporté41,43 milliards de FCFA, soit environ74 %de l’enveloppe globale des dividendes encaissés par l’État cette année-là.

Dans le détail, la SNH a versé20,875 milliards de FCFA, tandis que la participation du Cameroun dans la BEAC a généré20,551 milliards de FCFA. La SCB suit avec5,201 milliards de FCFA, devant la SGC (3,829 milliards), SOCAPALM (2,221 milliards), DPDC (1,407 milliard), BGFI (1,383 milliard), AFRICA RE (194,47 millions) et ADC (189,27 millions).

Ce niveau de concentration pose une question de fond : que rapporte réellement le portefeuille public, au-delà de quelques contributeurs majeurs ? La Chambre des comptes formule elle-même une appréciation sévère :« Il apparait que sur le plan financier, les prises de participations de l’État au capital des entreprises est très peu rentable. »

Un rendement de 2,92 %, contre une hypothèse de placement à 6,5 %

Pour l’exercice 2024, la Chambre des comptes indique que les 55,85 milliards de FCFA de dividendes ont été perçus pour un investissement global de 1 911,35 milliards de FCFA, soit un rendement de 2,92 %. Le document compare ensuite cette performance à une hypothèse de placement sur le marché financier à un taux moyen de 6,5 %. Dans ce cas, estime la juridiction, l’État aurait pu obtenir environ 150 milliards de FCFA d’intérêts.

Cette comparaison doit toutefois être interprétée avec prudence. Les participations publiques ne répondent pas toujours à une logique strictement financière. Certaines relèvent d’objectifs stratégiques, industriels, sociaux ou de souveraineté économique. Le document rappelle d’ailleurs que l’État actionnaire peut poursuivre plusieurs objectifs : garder le contrôle de secteurs vitaux, soutenir l’emploi, aménager le territoire ou encore garantir l’accès à certains services publics.

Mais sur le seul plan budgétaire, l’écart reste significatif. Le portefeuille public mobilise un capital important, tandis que les remontées sous forme de dividendes restent limitées et concentrées sur une minorité d’entreprises.

La SNI, plus de dix ans sans dividende versé à l’État

Le rapport attire aussi l’attention sur les participations indirectes de l’État, notamment celles détenues à travers laSociété nationale d’investissement (SNI). Selon le document, la SNI détient indirectement, au nom de l’État,36,5 milliards de FCFAdans38 entreprises. Environ15de ces entreprises versent régulièrement des dividendes, mais ces revenus ne vont pas directement dans les caisses de l’État : ils constituent des produits pour la SNI.

La Chambre des comptes relève cependant que la SNI ne reverse plus de dividendes à l’État depuis plus de dix ans, alors qu’elle dispose d’un report à nouveau créditeur évalué à9,7 milliards de FCFA. Le rapport pose alors explicitement la question :« Que gagne l’État en tant qu’actionnaire de la SNI ? »

La juridiction avance une explication liée aux relations financières entre l’État et son véhicule d’investissement. Elle indique que les assistances techniques fournies par la SNI à l’État ne sont ni constatées en comptabilité comme créances, ni rémunérées. Selon le rapport, la SNI prélève dans ses ressources propres pour financer le budget de l’État sans être remboursée. La Chambre conclut que« cette attitude de l’État actionnaire ne favorise pas la performance financière de cette entreprise publique ».

Au-delà du cas SNI, le rapport met en lumière une faiblesse plus large du pilotage du portefeuille public. L’État immobilise des montants considérables dans des entreprises dont certaines poursuivent des missions d’intérêt général, mais dont le rendement financier reste faible. La question n’est donc pas seulement celle du niveau des dividendes. Elle porte aussi sur la clarté des objectifs assignés aux entreprises publiques, le suivi de leur performance et la capacité de l’État à distinguer les participations stratégiques des participations à vocation financière.

Brice R. Mbodiam

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Coup de tonnerre au Real Madrid : Vinicius Jr impose ses conditions pour son avenir

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Vinícius Júnior entend bien garder la main sur son futur. Alors que son contrat avec Real Madrid CF expire dans un an, l’attaquant brésilien n’a […]

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Sonara : l’exploitation repasse au vert, mais une charge fiscale de 75 milliards FCFA creuse la perte nette à 76,22 milliards

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Sonara : l’exploitation repasse au vert, mais une charge fiscale de 75 milliards FCFA creuse la perte nette à 76,22 milliards
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(Investir au Cameroun) – Selon les états financiers de l’exercice 2025 consultés par Investir au Cameroun, la Société nationale de raffinage (Sonara) a enregistré une perte nette de 76,22 milliards de FCFA, contre 41,98 milliards de FCFA un an plus tôt. Le déficit s’aggrave ainsi de 34,24 milliards de FCFA, soit une hausse de 81,6 %.

Cette contre-performance intervient pourtant dans un contexte de net rebond de l’activité. Le chiffre d’affaires de la raffinerie, toujours privée de son outil de production depuis l’incendie du 31 mai 2019, a plus que doublé en un an, passant de 137,98 milliards de FCFA à 317,65 milliards de FCFA, soit une progression d’environ 130 %. Depuis l’arrêt de ses installations industrielles, la Sonara concentre ses activités sur l’importation, le stockage et la commercialisation de produits pétroliers finis, afin de contribuer à l’approvisionnement du marché camerounais.

L’exploitation repasse au vert

L’amélioration ne se limite pas au chiffre d’affaires. Plusieurs indicateurs d’exploitation se redressent nettement en 2025. La marge commerciale progresse de 4,28 milliards de FCFA à 16,18 milliards de FCFA. La valeur ajoutée passe de 2,43 milliards de FCFA à 37,95 milliards de FCFA. Surtout, l’excédent brut d’exploitation, négatif de 7,21 milliards de FCFA en 2024, redevient positif à 28,37 milliards de FCFA en 2025.

Cette embellie opérationnelle est soutenue par le rebond de l’activité commerciale, mais aussi par les subventions d’exploitation, qui atteignent 84,07 milliards de FCFA en 2025, contre 80,80 milliards de FCFA un an plus tôt. Le résultat d’exploitation redevient également positif, à 19,03 milliards de FCFA, après une perte d’exploitation de 14,01 milliards de FCFA en 2024.

Le paradoxe de 2025 est donc clair : la Sonara améliore sa performance opérationnelle, mais reste plombée par les lignes financières et fiscales de son compte de résultat. Le résultat financier demeure négatif, à -20,05 milliards de FCFA, même s’il s’améliore par rapport aux -24,75 milliards de FCFA enregistrés en 2024. Au final, le résultat des activités ordinaires ressort à -1,03 milliard de FCFA, contre -38,76 milliards de FCFA un an plus tôt. Avant prise en compte de la ligne fiscale, les comptes montrent donc un net redressement de la performance courante.

La ligne fiscale fait basculer le résultat net

Le basculement intervient à la ligne « impôts sur le résultat ». Celle-ci affiche une charge de 75,19 milliards de FCFA en 2025, contre 3,22 milliards de FCFA en 2024. Cette ligne transforme un déficit ordinaire limité à 1,03 milliard de FCFA en une perte nette de 76,22 milliards de FCFA.

La précision est importante : les états financiers consultés permettent d’identifier le poids de cette ligne dans la formation de la perte nette, mais ne permettent pas, dans l’extrait disponible, d’en préciser la nature détaillée. Il peut s’agir d’éléments fiscaux spécifiques ou de retraitements comptables dont l’explication nécessiterait l’accès aux notes annexes complètes. En l’état, le constat est comptable : sans cette charge, les comptes auraient traduit une amélioration beaucoup plus nette de la performance courante.

Une recapitalisation surtout bilancielle

Dans le même temps, la Sonara a bénéficié d’une opération majeure de renforcement de son capital social, passé de 19,56 milliards de FCFA en 2024 à 184,92 milliards de FCFA en 2025, soit une hausse de 165,36 milliards de FCFA. Cette opération s’inscrit dans un redressement bilanciel plus large, qui permet aux capitaux propres de redevenir positifs : ils passent de -196,20 milliards de FCFA à fin 2024 à 108,70 milliards de FCFA au 31 décembre 2025.

Mais cette recapitalisation doit être lue avec prudence. Le tableau des flux de trésorerie ne fait apparaître aucun apport nouveau en capital sur l’exercice. La ligne « augmentations de capital par apports nouveaux » ressort à 0 FCFA en 2025. Cela suggère que l’opération relève davantage d’un assainissement bilanciel que d’une injection directe de liquidités, sauf précision contraire dans les notes annexes.

La nuance n’est pas secondaire : elle distingue un redressement comptable d’un apport de trésorerie. La recapitalisation améliore la présentation du bilan et restaure les fonds propres, mais elle ne règle pas, à elle seule, la question de la rentabilité. Le total du bilan atteint désormais 855,83 milliards de FCFA, contre 802,12 milliards de FCFA en 2024. La soutenabilité financière de l’entreprise reste donc dépendante de sa capacité à réduire ses charges, contenir son passif et retrouver une activité industrielle génératrice de marges durables.

Un passif fiscal et social toujours préoccupant

Le principal signal d’alerte demeure le passif fiscal et social. Les dettes fiscales et sociales atteignent 477,58 milliards de FCFA au 31 décembre 2025, contre 359,83 milliards de FCFA un an auparavant. Elles augmentent donc de 117,75 milliards de FCFA en un an, soit une progression d’environ 32,7 %.

Ce montant représente près de 55,8 % du total du bilan de la Sonara. Il confirme que le redressement des capitaux propres, bien que significatif, reste fragile. La société présente désormais des fonds propres positifs, mais elle demeure lestée par un passif fiscal et social considérable.

Les dettes fournisseurs d’exploitation progressent également, passant de 142,88 milliards de FCFA à 212,89 milliards de FCFA. Cette hausse traduit la pression persistante sur le cycle d’exploitation de l’entreprise, dans un modèle où la Sonara continue d’assurer une fonction stratégique d’approvisionnement du marché national sans disposer encore de son outil de raffinage.

La trésorerie s’améliore, mais au prix d’un passif plus lourd

La situation de trésorerie connaît néanmoins une amélioration visible. La trésorerie nette, négative de 11,19 milliards de FCFA au 1er janvier 2025, devient positive à 53,60 milliards de FCFA au 31 décembre. La variation nette de trésorerie sur l’exercice ressort ainsi à 64,79 milliards de FCFA.

Le flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles est également positif, à 76,80 milliards de FCFA, contre 43,38 milliards de FCFA en 2024. Mais cette amélioration doit être lue avec prudence. Elle est soutenue par une forte variation du passif circulant, évaluée à 189,88 milliards de FCFA, dans un contexte d’alourdissement des dettes fiscales, sociales et fournisseurs.

La trésorerie se redresse donc, mais au prix d’un passif d’exploitation plus lourd. Cela limite la portée du signal positif et confirme que l’entreprise reste dans une situation financière délicate.

La reconstruction industrielle comme prochain test

Ces résultats interviennent alors que le gouvernement a engagé la consultation internationale du marché en vue de la reconstruction et de la modernisation de la Sonara. Selon les éléments communiqués autour de ce projet, son coût est désormais évalué à 700 milliards de FCFA, contre 250 milliards de FCFA initialement envisagés pour la seule réhabilitation des installations détruites par l’incendie de 2019.

Au-delà de la remise en état de la raffinerie, le projet prévoit la construction d’une unité d’hydrocraquage permettant de traiter le brut camerounais, l’augmentation des capacités de raffinage de 2,1 millions à au moins 3,5 millions de tonnes par an, ainsi que la modernisation des installations de stockage. Le gouvernement entend réaliser ce chantier dans le cadre d’un partenariat public-privé de type Design-Build-Finance-Maintain.

L’enjeu est désormais double. Sur le plan industriel, il s’agit de redonner à la Sonara une capacité de raffinage et de réduire la dépendance du pays aux importations de produits pétroliers finis. Sur le plan financier, il faudra éviter que le projet de reconstruction ne s’ajoute à une structure déjà alourdie par les pertes, les dettes fiscales et sociales, les dettes fournisseurs et les besoins permanents de soutien public.

La Sonara présente donc, en 2025, un profil contrasté : une activité commerciale en forte hausse, une exploitation redevenue positive, des capitaux propres restaurés, mais une perte nette aggravée et un passif fiscal et social qui continue de gonfler. La recapitalisation a corrigé une partie du bilan ; elle n’a pas restauré la rentabilité. C’est désormais la reconstruction industrielle, et surtout sa capacité à générer des marges durables, qui déterminera si la raffinerie peut sortir de sa longue séquence de fragilité financière.

Amina Malloum

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