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Vaccination : sur 7,8 milliards FCFA inscrits au budget, seul 1,4 milliard a été versé en 2026

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Vaccination : sur 7,8 milliards FCFA inscrits au budget, seul 1,4 milliard a été versé en 2026
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Un chiffre suffit à planter le décor. Sur les 7,8 milliards de FCFA censés financer la vaccination et les soins de santé primaire en 2026, 19 % seulement avaient été mobilisés. Moins de 1,4 milliard de FCFA, donc, pour une enveloppe qui devait tourner autour de huit milliards.

Le député Lawson Tabot, président du Réseau des parlementaires pour la promotion du système de santé et le soutien à la vaccination, a porté l’alerte lors d’une rencontre entre élus et acteurs du secteur le 29 juin 2026 à Yaoundé. « Sur le sujet de la vaccination et des soins de santé primaire, nous vivons une situation très difficile en ce moment », a-t-il lancé. Il a fixé un cap : « Nous devons nous assurer d’avoir une portion non négligeable de cette enveloppe avant octobre. »

UN BUDGET VOTÉ, UN BUDGET PAYÉ, DEUX RÉALITÉS

Ce que l’honorable Lawson Tabot décrit comme une situation difficile, son collègue Engelbert Essomba Bengono, vice-président du même réseau, le nomme plus techniquement. Pour lui, l’argent existe dans les documents budgétaires. Le problème surgit au moment de le faire sortir des caisses. « Ce qui fait problème à la date d’aujourd’hui ( 29 juin Ndlr), c’est l’écart qu’il y a entre les prévisions budgétaires et les réalisations », a-t-il expliqué.

Et de préciser l’ampleur du décalage : « Cet écart est de l’ordre de 80 % entre les autorisations d’engagement inscrites dans le budget et les crédits de paiement, c’est-à-dire la mobilisation de la trésorerie. » Cette distinction technique mérite un arrêt. Une autorisation d’engagement, c’est une promesse budgétaire, une ligne votée en loi de finances qui dit combien l’État accepte de dépenser sur un poste donné.

Le crédit de paiement, lui, correspond à l’argent qui sort effectivement du Trésor pour honorer cette promesse. Entre les deux, il y a le circuit administratif, les visas de contrôle, les ordres de virement, tout un enchaînement de signatures qui peut ralentir ou bloquer le décaissement même quand la ligne budgétaire est disponible.

Dans le cas de la vaccination, ce circuit a laissé passer moins d’un cinquième des fonds prévus en six mois d’exercice. Environ 1,4 milliard de FCFA a été transféré à l’Unicef, partenaire d’exécution du programme. Le reste demeure bloqué quelque part dans la chaîne de la dépense publique, sans que les acteurs du secteur en identifient précisément l’étape de blocage.

L’honorable Essomba Bengono avance même un paradoxe supplémentaire. Selon lui, une mise à disposition plus rapide des ressources permettrait de réaliser une économie budgétaire estimée à 1,3 milliard de FCFA. Le retard ne coûterait donc pas seulement en couverture vaccinale, il coûterait aussi en efficacité de la dépense.

CE QUE LA LENTEUR ADMINISTRATIVE COÛTE EN VIES CONCRÈTES

Le décalage entre engagement et paiement n’est pas qu’une affaire de comptables. Il se traduit sur le terrain, dans les centres de santé, par des impayés qui s’accumulent et des livraisons de vaccins qui prennent du retard. Essomba Bengono résume la facture. « Naturellement des conséquences extrêmement graves, qui sont l’accumulation des impayés, le retard dans la livraison des stocks de vaccins, et près de 430 000 enfants camerounais qui ne sont pas vaccinés parce que nous n’avons pas pu honorer nos engagements », a-t-il détaillé.

La campagne concernée a démarré en février. Chaque semaine de retard dans le décaissement pèse donc directement sur son déroulement, dans un secteur où les calendriers de vaccination laissent peu de marge.

LE RETRAIT ANNONCÉ DE GAVI ACCÉLÈRE L’URGENCE

Ce paradoxe budgétaire tombe à un mauvais moment. Gavi, l’Alliance du vaccin, principal partenaire extérieur du Programme élargi de vaccination, prépare un désengagement progressif entre 2028 et 2030, aussi bien sur le renforcement du système de santé que sur l’extension de la couverture vaccinale. Ce calendrier pousse les parlementaires à changer de méthode.

Plutôt que de continuer à dépendre d’un financement extérieur appelé à se réduire, ils proposent une loi instituant un fonds national dédié à la vaccination, doté de 26 milliards de FCFA par an, dont l’adoption est envisagée dès 2027. Essomba Bengono défend l’idée d’asseoir ce fonds sur une forme de TVA sociale. « Cette loi peut déjà structurer la création d’un fonds dédié à la vaccination. Ce qu’on a pris aux Camerounais sous la forme de l’inflation, qu’on le reverse dans le fonds de la vaccination sous forme de TVA sociale », propose-t-il.

Il justifie ce choix par le souci de ne pas alourdir la fiscalité existante. « Je crois que c’est la seule façon pour nous de financer durablement, sans augmenter la pression fiscale, sans perturber l’équilibre des finances publiques, et d’offrir aux Camerounais la possibilité d’investir sereinement dans la vaccination et la santé publique, car il n’y a pas que la vaccination, il y a également les soins de santé primaire », a-t-il ajouté.

UN MONTAGE FINANCIER À PLUSIEURS ÉTAGES

Dans l’urgence, avant même la mise en place du fonds, les défenseurs de cette réforme réclament la couverture d’un besoin de 2 milliards de FCFA d’ici le 30 décembre 2026 pour soutenir la campagne en cours. Le montage envisagé pour le fonds pérenne repose sur plusieurs sources. Des prélèvements sur le tabac, l’alcool, les télécommunications et les industries extractives devraient générer entre 12 et 20 milliards de FCFA par an. L’État y ajouterait une dotation budgétaire comprise entre 3 et 5 milliards de FCFA par an. Les collectivités territoriales décentralisées, enfin, seraient sollicitées à hauteur de 1 à 3 milliards de FCFA.

Ce montage vise un objectif précis, sortir la vaccination d’une logique de trésorerie disputée chaque année entre plusieurs priorités budgétaires, pour l’installer dans un circuit de financement sécurisé et prévisible.

UNE QUESTION QUI DÉPASSE LA SEULE VACCINATION

Derrière ce dossier se pose une question plus large, celle de la capacité de l’État camerounais à transformer des lignes budgétaires votées en argent réellement disponible, dans les délais utiles. La vaccination sert ici de révélateur. Ce qu’elle donne à voir, un écart de 80 % entre ce qui est promis en loi de finances et ce qui est effectivement payé, ne se limite probablement pas à ce seul secteur.

Pour les parlementaires mobilisés, la sortie de crise passe autant par des réformes du circuit de la dépense publique que par la recherche de nouvelles ressources. Voter un budget ne suffit pas s’il ne se traduit pas, ensuite, par des virements effectifs vers les comptes des opérateurs de terrain.

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Santé: Malachie Manaouda en guerre contre les ”body filler”

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Santé: Malachie Manaouda en guerre contre les ”body filler”
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Par un communiqué rendu public ce 16 juillet 2026, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Malachie Manaouda, met en garde les populations et notamment la jeunesse, contre l’utilisation des « Body Fillers ». Il s’agit de ces produits injectables utilisés par la gent féminine pour amplifier certaines parties du corps tels que les seins et les fesses. Pratiques qui se font de plus en plus dans les salons de beauté et des cliniques de santé ; et même certains prestataires ambulants. «Le Ministère de la Santé Publique rappelle que les actes d’injection de produits de comblement corporel constituent des actes médicaux qui doivent être réalisés exclusivement par des professionnels de santé dûment qualifiés, dans des structures sanitaires autorisées, dans le strict respect de la réglementation en vigueur», écrit Malachie Manaouda,qui «se réserve le droit de saisir les autorités compétentes pour tout contrevenant».

L’on apprend du Minsanté que plusieurs dérives ont été enregistrées à ce sujet : utilisation d’acide hyaluronique de contrebande, de substances industrielles hautement toxiques et interdites pour l’usage humain comme la silicone liquide, les huiles minérales, hydrogel,… Avec comme pratiquants des mains inexpertes recrutées dans des salons de beauté et certaines cliniques médicales. Le Minsanté souligne qu’aucun produit de comblement de masse n’a reçu d’autorisation de mise sur le marché camerounais à ce jour.

Mieux qu’un simple communiqué, le Minsanté annonce une chasse aux contrevenants. Des inspections sont prévues sur le terrain, et les hors-la-loi attrapés s’exposent à des sanctions administratives et judiciaires.

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Près de 30 milliards FCFA de crédits attendus pour les PME des filières prioritaires

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Près de 30 milliards FCFA de crédits attendus pour les PME des filières prioritaires
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« L’État et ses partenaires sont mobilisés pour accompagner les initiatives sérieuses, ambitieuses et créatrices de valeur. Tel est le message que nous adressons aujourd’hui aux entrepreneurs. » Jean Tchoffo, secrétaire général du Minepat, prononce ces mots le 15 juillet, en procédant au lancement du Projet d’Appui au Développement économique par la Promotion des Chaînes de Valeur et de l’Initiative Privée (PAD-CV).

Le déficit de financement freine depuis des années le développement des entreprises camerounaises. Le nouveau projet ambitionne de s’attaquer directement à cette difficulté. Porté conjointement par le gouvernement du Cameroun et l’Union européenne, le programme dispose d’un budget global d’environ 9,8 milliards FCFA.

Le programme s’inscrit dans la SND30. Son ambition consiste à soutenir une croissance plus inclusive, créatrice d’emplois décents et verts, grâce au développement du secteur privé. « La chaîne de valeur et l’initiative privée sont au cœur du projet AD-CV, mis en œuvre par l’Union européenne au Cameroun. Ce projet offre aux promoteurs la possibilité de soumettre leurs projets sur une plateforme dédiée », a indiqué Strafort Pedie, coordonnateur du comité technique de suivi du projet.

L’élément central du dispositif repose sur sa première composante. Une facilité de financement d’environ 6 milliards de FCFA doit permettre, grâce à un mécanisme d’effet de levier, de mobiliser jusqu’à 30 milliards de FCFA de lignes de crédit auprès des institutions financières nationales. Ces ressources seront destinées aux entrepreneurs des chaînes de valeur retenues, tout en intégrant les exigences environnementales et climatiques.

LES FILIÈRES STRATÉGIQUES DANS LE VISEUR

Le projet concentre ses interventions sur cinq régions. Il s’agit de l’Extrême-Nord, du Nord, du Sud, de l’Est et du Sud-Ouest. Chaque bassin de production bénéficie d’un ciblage spécifique. « Les filières retenues s’inscrivent dans les priorités nationales, notamment celles du Plan intégré d’import-substitution agro-pastoral et halieutique (Piisah) », a souligné le coordonnateur du comité technique de suivi du projet.

Dans le Nord et l’Extrême-Nord, les interventions porteront sur le coton-textile, le mil, le sorgho, la noix de cajou, le maïs, le cuir et le riz. Dans les régions forestières du Sud, de l’Est et du Sud-Ouest, les priorités concernent le bois, le cacao et le manioc. Le numérique appliqué à l’agriculture constitue une chaîne de valeur transversale. Le projet entend également soutenir les activités liées à la production, à la transformation, à la commercialisation et aux services associés.

LES PME AU CŒUR DU DISPOSITIF

Les bénéficiaires ciblés regroupent les très petites entreprises, les petites et moyennes entreprises, les start-up, les clusters et les incubateurs de la filière numérique. Les coopératives, les groupes d’initiative commune et les organisations de producteurs structurées pourront également prétendre à un accompagnement. Le projet prévoit un traitement prioritaire pour les entreprises dirigées par des femmes et des jeunes.

Les organisations interprofessionnelles nationales et régionales seront également appuyées afin de renforcer la concertation au sein des différentes chaînes de valeur. L’accès au dispositif passe par un appel à projets lancé dans le cadre de la deuxième composante du programme. Les entrepreneurs sont invités à déposer leur candidature sur la plateforme numérique www.padcv-cm.net. Ils devront présenter leur entreprise, décrire son fonctionnement actuel et exposer leur stratégie de développement.

L’appel à projets restera ouvert pendant trois mois. Les meilleures propositions seront retenues à l’issue de cette période. Les entreprises sélectionnées bénéficieront ensuite d’un accompagnement technique. Les équipes du projet réaliseront d’abord un diagnostic de leur fonctionnement. Elles accompagneront ensuite la maturation des projets avant d’aider les porteurs à élaborer des plans d’affaires conformes aux exigences des établissements financiers. L’objectif consiste à améliorer leur accès au crédit et à accroître leurs chances d’obtenir un financement bancaire.

AMÉLIORER LE CLIMAT ES AFFAIRES

Au-delà du financement, le Projet AD-CV entend agir sur l’environnement économique des entreprises. Sa troisième composante vise à améliorer le climat de l’investissement en tenant compte des réalités des territoires et de l’entrepreneuriat féminin. La gouvernance du programme associe la Délégation de l’Union européenne, le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT) ainsi qu’un comité de pilotage réunissant les principales administrations concernées.

En combinant financement, accompagnement technique et amélioration de l’environnement des affaires, le projet cherche à renforcer la compétitivité des entreprises locales, à stimuler l’investissement privé et à accélérer la création de richesses et d’emplois dans les filières jugées les plus porteuses de l’économie camerounaise.

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Forces de défense: le général Simon Ezo’o est mort

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Forces de défense: le général Simon Ezo’o est mort
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L’armée camerounaise est en deuil, la Région militaire interarmées N°1 (Rmia 1) porte le deuil. Le général de brigade Simon Ezo’o Mvondo est décédé ce jour des suites de maladie en Inde. Dans un communiqué signé du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Béti Assomo, indique que l’homme a poussé son dernier soupir au Continental Hospitals Hiderabad. Sans en donner la nature. Des sources indiquent que le patron de la première région militaire interarmées basée à Yaoundé et couvrant la région administrative du Centre, avait été évacué dans ce pays asiatique, faute de pouvoir se soigner au pays.

Le général Simon Ezo’o dirigeait la Rmia 1 depuis 2017, soit deux ans après avoir été nommé général. Originaire du département du Dja et Lobo, l’homme était l’homme de confiance du commandement militaire car la capitale était ainsi placée sous son commandement. Désormais, l’armée et son commandant suprême qu’est le chef de l’Etat, feront désormais sans lui. Comme ils font sans deux autres généraux qui l’ont précédé : Camille Nkoa Atenga et Phillipe Mpay. En l’espace de quatre mois.

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