Connect with us

Dernières actualités

« SND30 : l’urgence d’un changement de cap », par Emmanuel NOUBISSIE NGANKAM

Published

on

« SND30 : l’urgence d’un changement de cap », par Emmanuel NOUBISSIE NGANKAM
Spread the love

Le 12 décembre 2025, le Comité National de Suivi-Evaluation (CNSE) de la Stratégie Nationale de Développement (SND30) a procédé à une évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de cette stratégie. A l’issue de cette évaluation dans la double perspective rétrospective et prospective, le constat est sans appel. Après cinq ans de mise en œuvre de la SND30, les indicateurs de performances sont tous dans le rouge et pratiquement aucun des objectifs intermédiaires n’a été atteint.

Au plan rétrospectif, la comparaison de la trajectoire effectivement suivie et celle prévue révèle des contreperformances matérialisées par un écart substantiel entre les réalisations et les prévisions. Bien plus, au plan prospectif, si des mesures correctives hardies ne sont prises, cet écart va se creuser davantage, compromettant définitivement les perspectives de l’émergence en 2035. L’illustration parfaite de ce décrochage entre les prévisions et les réalisations, est la croissance atone du PIB.

La SND30 a prévu que la transformation structurelle de l’économie camerounaise s’accompagnerait d’un taux de croissance annuel moyen de 8,1%, la dynamique annuelle étant caractérisée par un relèvement progressif de la croissance de 4% en 2020 à 10% en 2030. Or entre 2020 et 2025, le taux de croissance est resté en berne oscillant autour de 3%.

LE TRAIN SND30 A DÉRAILLÉ AVANT MÊME D’AVOIR QUITTÉ LA GARE

EN 2020 La litanie des constats faits par le CNSE est certes empreinte de candeur et même de froideur, mais elle reste évasive voire muette sur les mesures correctives à prendre pour remettre sur les rails, le train SND30 qui a déraillé avant même d’avoir quitté la gare. Faut-il le rappeler, le taux de croissance du PIB a été presque nul (0,2%) en 2020 alors même qu’il était anticipé à 4%.

Les raisons de cette contreperformance au cours de la première année de la mise en œuvre de la SND30 sont connues notamment la crise mondiale consécutive au Covid-19, mais elles ne sauraient justifier l’inertie ambiante qui plombe les perspectives de développement économique du Cameroun. Dans un tel contexte et à moins de quatre ans de l’échéance de sa mise en œuvre, que faut-il faire pour remettre la SND30 sur les rails. La première mesure consisterait à repenser et à réviser la SND30.

Il devient impérieux de revenir aux fondamentaux de la préparation d’une stratégie de développement à travers une concertation qui mettrait à contribution toutes les parties prenantes en particulier le secteur privé qui fautil le rappeler, en matière d’investissement, porte plus de 75% de la Formation Brut de Capital Fixe (FBCF) au Cameroun selon l’Institut National de la Statistique (INS). La SND30 prévoyait un relèvement substantiel du taux d’investissement de 23,4% en 2021 à 29% en 2030, or la dynamique du taux d’investissement est essentiellement portée par le secteur privé dont la part devrait passer de 20 à 26% sur la période et l’investissement public graviterait autour de 3,1%. Ces prévisions de la SND30 ont été contrariées par les réalisations.

En 2021 le taux d’investissement a été de 18% (contre 23,4% anticipé dans la SND30). A politique inchangée, ce taux serait de 23,8% en 2030 contre 29% attendu.

REDÉFINIR LES HYPOTHÈSES ET LES OBJECTIFS D’UNE NOUVELLE STRATÉGIE EN CONCERTATION AVEC LE SECTEUR PRIVÉ

La concertation que nous recommandons serait l’occasion de redéfinir les hypothèses et les objectifs de la Stratégie Nationale de Développement (SND) dont l’horizon pourrait être porté à 2035. Une telle approche permettrait une plus grande appropriation de la stratégie par l’ensemble des acteurs et cesserait d’être perçue comme un produit de la haute administration publique n’ayant aucune prise sur le réel.

Au-delà de la stratégie de développement, cette concertation serait l’occasion de convenir du nouveau cadre de dialogue permanent entre le gouvernement et le secteur privé, dialogue devenu velléitaire depuis la mort du Cameroon Business Forum (CBF) en 2021.

ORGANISER À L’ÉCHELLE INTERNATIONALE UN GROUPE CONSULTATIF OU UNE TABLE RONDE DES PARTENAIRES POUR LE FINANCEMENT DE LA SND

Un des enjeux majeurs de la réalisation des objectifs de la SND est son financement. Alors que les besoins de financement de la SND30 étaient estimés à 88 000 milliards de F CFA, les projections les plus optimistes rapportées par le CNSE estiment que moins de 50% de ces ressources seraient mobilisés à l’horizon 2030.

Face à ce constat, il convient de relever le déficit de promotion de la SND30 particulièrement auprès des investisseurs tant nationaux qu’internationaux. Depuis son adoption en novembre 2019, la SND30 n’a fait l’objet d’aucune opération promotionnelle de haut niveau ayant pour but d’attirer des investisseurs.

A cet effet, le gouvernement pourrait solliciter l’expertise de la Banque mondiale dans l’optique d’organiser un « Groupe Consultatif pour le financement de la Stratégie Nationale de Développement du Cameroun ». Seraient conviés à cet événement de dimension internationale, les partenaires publics bilatéraux et multilatéraux, les investisseurs privés, la diaspora, les grandes ONG internationales telles que, la Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation Soros (Open Society Foundations) etc.

Porté par la plus haute autorité de l’Etat, le Groupe Consultatif serait l’occasion de « vendre » la SND30 et présenter quelques projets structurants dont le financement et la mise en œuvre seraient des vecteurs de la transformation structurelle du Cameroun. Ces projets pourraient également faire l’objet de roadshow en tant que de besoin auprès de quelques cibles spécifiques.

LA MISE EN PLACE D’UNE STRUCTURE DE SUIVI-EVALUATION INDÉPENDANTE DU MINEPAT

Au-delà de la révision de la SND et de l’exercice de mobilisation des ressources pour son finance ment, l’un des piliers de la réussite de sa mise en œuvre est le mécanisme de Suivi-Evaluation. Certes, l’architecture institutionnelle de la SND30 comporte un Comité National de Suivi-Evaluation (CNSE), mais la principale faiblesse de cette instance est qu’elle est présidée par le Ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT).

Dans une telle architecture le maître d’ouvrage cumule la fonction de maître d’œuvre, ce qui non seulement engendre un conflit d’intérêt majeur, mais également constitue une source d’inefficacité et d’inertie. Pour corriger cette distorsion, il est recommandé la mise en place d’une structure de Suivi-Evaluation indépendante du MINEPAT et présidée de préférence par un acteur de la société civile.

LA SND DEVRAIT FAIRE L’OBJET D’UNE LOI VOTÉE PAR LE PARLEMENT

Par ailleurs, la SND étant la boussole économique du Cameroun, il conviendrait de lui conférer un caractère légal voire contraignant. A cet effet, elle devrait faire l’objet d’un débat et être soumise à une adoption par la représentation nationale à travers une loi. Ce changement de cap offrirait l’opportunité de passer en revue et de corriger les facteurs limitants qui plombent la réalisation du plein potentiel de l’économie camerounaise.

Ces tares sont nombreuses notamment, le déficit d’énergie électrique, la carence en infrastructures de transport (route, chemin de fer), la finalisation de la réforme de la SNI, le climat des affaires, entre autres. Une nouvelle trajectoire et une nouvelle dynamique de la mise en œuvre de la SND permettraient également de corriger certaines perceptions négatives dont pâti le Cameroun.

Dans une déclaration au magazine Jeune Afrique en janvier 2023, Serge N’Guessan alors Directeur Général de la BAD pour l’Afrique Centrale ne s’est pas embarrassé de superlatifs mais aussi de dépits : « Le Cameroun, a-t-il déclaré, est vraiment une puissance endormie. Avec de bons choix de politique publique, de gestion des ressources naturelles et de grands projets d’infrastructures, ce potentiel peut être réalisé ».

Dans la même veine, le rapport Business Ready 2025 (B-Ready) de la Banque mondiale, système d’évaluation ayant remplacé le Doing Business, classe le Cameroun parmi les mauvais élèves avec un note de 36,30/100 en ce qui concerne les services publics qui englobent tous les systèmes favorisant le respect de la réglementation et les institutions et infrastructures facilitant les affaires.

Par ailleurs, le rapport 2025 de la Banque Africaine de Développement (BAD) sur les progrès en matière d’industrialisation classe le Cameroun au 21ème rang en Afrique loin derrière le Gabon et la Guinée Equatoriale. Cela peut paraitre anecdotique mais ces indicateurs, bien que questionnables à certains égards, corroborent les conclusions de l’évaluation de la mise en œuvre de la SND30. Comme pour paraphraser Antoine de Saint-Exupéry (1943) dans Le Petit Prince : « L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre. »

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Plaine Centrale : l’ONG Terre et Développement Durable dénonce des insuffisances dans les études d’impact

Published

on

Plaine Centrale : l’ONG Terre et Développement Durable dénonce des insuffisances dans les études d’impact
Spread the love

L’enquête s’est appuyée sur les données issues des consultations publiques réalisées dans le cadre des EIES, confrontées aux conventions internationales ratifiées par le Cameroun, aux lois et règlements nationaux ainsi qu’aux pratiques coutumières locales, notamment la Zakat, contribution traditionnelle en milieu sahélien qui joue un rôle important dans l’organisation socio-économique des communautés rurales musulmanes.

Selon cette analyse, les EIES du Programme Plaine Centrale présenteraient de nombreuses insuffisances juridiques. Terre et Développement Durable estime que ces documents contreviennent à plus d’une centaine de dispositions issues de neuf conventions et déclarations internationales applicables au projet, ainsi qu’à plusieurs articles de la législation camerounaise.

Des consultations publiques jugées insuffisantes

Le principal reproche formulé indexe l’absence de véritables consultations des populations concernées. D’après les observations recueillies, moins de 10 % des villages et moins de 10 % des populations directement impactées auraient effectivement participé aux consultations organisées par les cabinets chargés des EIES.

Les femmes, les jeunes, les personnes âgées, les personnes vivant avec un handicap ainsi que d’autres groupes vulnérables auraient été très peu associés au processus. Les organisations de producteurs, la société civile et les peuples autochtones dénoncent également leur faible implication. Dans ces conditions, les enquêteurs estiment que le principe du Consentement Libre, Préalable et Éclairé (CLPE) n’a pas été respecté.

Les audiences foraines organisées par la suite n’auraient pas davantage permis de corriger ces insuffisances. Plusieurs participants interrogés par Terre et Développement Durable affirment ne pas avoir reçu une information suffisante sur les objectifs, les impacts et les implications du Programme Plaine Centrale.

Des risques croissants pour les terres et les moyens de subsistance

En sus des questions de procédure, l’enquête souligne les conséquences potentielles du projet sur les espaces de vie des populations locales.

Les auteurs s’inquiètent notamment de la réduction des espaces agricoles et pastoraux ; de la non-reconnaissance des territoires traditionnellement occupés par les peuples autochtones ; de l’absence de sécurisation des couloirs de transhumance ; de la faible prise en compte des sites culturels, sacrés et naturels ; des risques de destruction des écosystèmes et de dégradation des ressources en eau ; de l’aggravation des conflits fonciers, agropastoraux et des conflits d’usage.

Selon les auteurs, ces facteurs alimentent déjà des tensions entre communautés locales, investisseurs et autorités administratives.

Les Mbororo parmi les populations les plus exposées

L’enquête à la suite des EIES accorde une attention particulière à la situation des Mbororo, peuple autochtone dont les moyens de subsistance reposent essentiellement sur l’élevage bovin.

La réduction des pâturages, la disparition progressive des couloirs de transhumance et les restrictions d’accès aux ressources naturelles menaceraient directement leur mode de vie.

Les auteurs estiment que cette situation pourrait paradoxalement conduire les Mbororo à être perçus comme responsables des conflits fonciers, alors qu’ils en seraient les premières victimes.

Des impacts qui dépassent le cadre local

Les conclusions de l’enquête mettent également en évidence des risques à plus grande échelle.

Les modifications prévues de l’occupation des terres pourraient accentuer le stress hydrique, fragiliser davantage les écosystèmes régionaux et compromettre les engagements pris par le Cameroun en matière de lutte contre les changements climatiques, de préservation de la biodiversité et de protection des ressources en eau.

Les auteurs évoquent aussi des risques liés à la spéculation foncière, aux flux financiers illicites ainsi qu’au développement de crimes environnementaux dans les réserves foncières concernées.

Une interrogation sur l’utilisation des terres

L’un des points les plus sensibles concerne la gestion du foncier. Selon les informations analysées, la phase pilote du Programme Plaine Centrale ne prévoit l’exploitation que de 40 % des terres sécurisées. Les 60 % restants, soit environ 305 643 hectares, demeurent inoccupés pendant une période dont la durée n’est pas précisée. Les enquêteurs s’interrogent sur les raisons de cette importante réserve foncière alors que les communautés locales et les peuples autochtones sont privés de leurs droits fonciers et ne bénéficient que d’une simple tolérance administrative pour accéder à ces espaces.

Prévention des conflits

Face à ces constats, Terre et Développement Durable recommandent la suspension immédiate des opérations d’exploitation forestière, en particulier dans les forêts-galeries ; le report de l’installation des investisseurs jusqu’à la réalisation de nouvelles consultations conformes aux normes nationales et internationales ; la réalisation d’Études d’Impacts Environnementaux et Sociaux indépendantes et transparentes ; la mise en œuvre du Plaidoyer 60-35-5, qui propose de consacrer 60 % des terres aux objectifs climatiques, environnementaux et de conservation, 35 % aux communautés locales et aux peuples autochtones, et seulement 5 % aux investisseurs dans le cadre de baux emphytéotiques.

Un réexamen du projet

Pour Hervé Pierre Madougou Yagon et son équipe, le Programme Plaine Centrale, tel qu’il est actuellement conçu, présente de fortes sources potentielles de conflits et ne répond pas pleinement aux exigences du développement durable. Ils appellent les pouvoirs publics à réexaminer les études d’impact, à renforcer la participation des populations concernées et à engager un dialogue inclusif avant toute poursuite du projet.

Au regard des enjeux fonciers, environnementaux et sociaux soulevés, ils estiment qu’une telle démarche apparaît indispensable pour préserver la paix sociale, protéger les ressources naturelles et garantir un développement équitable au bénéfice de toutes les parties prenantes.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

26 entreprises publiques engloutissent 750 milliards FCFA de subventions en 5 ans

Published

on

26 entreprises publiques engloutissent 750 milliards FCFA de subventions en 5 ans
Spread the love

Vingt-six entreprises publiques, un total de 749,3 milliards FCFA. Le chiffre a été révélé la semaine dernière par la chambre des Compte à l’Assemblée nationale, dans le cadre de la session de juin consacrée principalement à l’évaluation des grandes orientations économiques et financières.

L’exposé présentée aux parlementaires recense les subventions cumulées décaissées par l’État entre 2020 et 2025. Associé aux prises de participations de l’État dans ces mêmes structures, le montant global grimpe à 2 660,6 milliards FCFA. Une somme qui interroge la nature même de ces entreprises. Elles ont été créées pour produire de la richesse et alimenter le budget public, pas pour vivre de ses transferts.

UN PRINCIPE ÉCONOMIQUE INVERSÉ

Le résultat présenté à l’Assemblée nationale est explicite sur ce point. Les entreprises publiques ne devraient pas être gratifiées de subventions, dans la mesure où elles sont créées pour générer de la valeur afin de contribuer au financement du budget de l’État. Or le tableau des décaissements montre l’inverse. Ce sont ces entreprises qui reçoivent l’argent public, et non le budget qui en bénéficie.

La répartition des montants révèle des écarts considérables. La Société nationale de raffinage, Sonara, concentre à elle seule 479 milliards de francs CFA, plus de 63% du total distribué. Le Port autonome de Douala reçoit 90,8 milliards. D’autres structures affichent des montants nettement plus modestes, comme le Laboratoire national vétérinaire, 350 millions, ou la Manufacture des allumettes du Cameroun, 659 millions. Certaines structures ne se contentent pas de recevoir un appui ponctuel.

Elles dépendent de ces subventions dans le cadre de leur fonctionnement courant. C’est le cas notamment de la SEMRY, la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua, créditée de 10,9 milliards de francs CFA sur la période. La Société de presse et d’éditions du Cameroun (Sopecam), a perçu 5 milliards. La Société de développement du cacao (Sodecao), a reçu 1,35 milliard. L’Agence nationale d’appui au développement forestier (Anafor), a bénéficié de 855 millions FCFA.

Pour ces structures, la subvention prend alors ici des allures de « perfusion » sans laquelle l’entreprise ne saurait survivre. L’expression employée dans le document budgétaire résume la situation avec précision. Il ne s’agit plus d’un soutien conjoncturel destiné à accompagner un investissement ou une phase de redressement. C’est un mécanisme de survie qui s’installe dans la durée.

UNE CONFUSION DE STATUTS QUI COÛTE CHER

Cette dépendance chronique pose une question de classification. Une entreprise publique qui ne parvient pas à s’affranchir de l’appui budgétaire ne remplit plus, par définition, sa fonction économique. Ces dernières devraient donc voir leur statut d’entreprise publique disparaître au profit de celui d’établissement public, entité qui ne crée pas suffisamment de valeur pour pouvoir rémunérer ses facteurs de production.

Cette distinction n’a rien d’académique. Elle a des conséquences directes sur les finances publiques. On se retrouve donc avec des paiements d’indemnités, de primes et d’indemnités de départ à la retraite pour des montants très importants au détriment du budget de l’État. Autrement dit, l’argent public sert à financer des charges de fonctionnement et des sorties de personnel dans des structures qui, sur le plan strictement économique, ne génèrent plus la valeur ajoutée censée justifier leur statut d’entreprise.

UN POIDS QUI INTERROGE LA PERFORMANCE DU PORTEFEUILLE PUBLIC

Au-delà des quatre entreprises citées comme dépendantes, le tableau recense d’autres montants significatifs. La Cameroon Radio Television, a reçu 12,8 milliards FCFA. Camair-Co, la compagnie aérienne nationale, a bénéficié de 27 milliards FCFA. La Mission d’aménagement et d’équipement des terrains urbains et ruraux, (Maetur), a perçu 793,4 millions FCFA. La Société immobilière du Cameroun (SIC), a été créditée de 35 milliards FCFA. Sonatrel, gestionnaire du réseau de transport d’électricité, a reçu 21,2 milliards FCFA.

Ces montants cumulés, ajoutés aux prises de participations de l’État, dessinent un engagement budgétaire massif dans le portefeuille public. Un engagement qui ne se traduit pas systématiquement par un retour économique équivalent, si l’on en juge par la persistance des subventions versées à certaines structures année après année.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Infection à VIH : 21 000 nouveaux cas détectés en 2025

Published

on

Infection à VIH : 21 000 nouveaux cas détectés en 2025
Spread the love

La prévalence de la maladie fait état de 501 000 personnes vivant avec la maladie au Cameroun actuellement.

Selon l’évaluation de l’impact du VIH dans la population au Cameroun (Camphia 2024-2025) menée de septembre 2024 à janvier 2025 dans 13 500 ménages sur la prévalence de la maladie à travers les dix régions du pays, 21 000 nouveaux cas ont été détectés. Ces résultats montrent aussi une baisse de 10 000 infections par rapport à la dernière Camphia de 2018. L’enquête précise qu’environ ¾ des nouvelles infections concernent les femmes et les adolescents.

L’étude présentée mardi 7 juillet 2026 indique que la prévalence de la maladie fait état de 501 000 personnes vivant avec la maladie dans le pays. Selon Camphia 2024-2025, pour la tranche des 15-49 ans, environ 21 000 nouvelles infections sont enregistrées chaque année, un chiffre en baisse par rapport aux 31 000 nouveaux cas recensés lors de la précédente enquête Camphia 2017-2018.

Les régions du Nord-Ouest (5,6%), le Centre en dehors de la ville de Yaoundé (5,3%) et le Sud (4,8%) occupent respectivement le trio de tête tandis que la région de l’Extrême-Nord occupe la dernière place avec 1,5% du taux de prévalence national. Au niveau national, la suppression de la charge virale est estimée à 72%. Dans le détail, la différence n’est pas marquée selon le sexe mais davantage les tranches d’âge.

Les femmes de 25 à 34 ans sont moins nombreuses dans ce cas que celles de 55 à 64 ans. Chez les hommes, indique Camphia 2024-2025, les plus de 65 ans sont plus nombreux que ceux de 25 à 34 ans. Le Cameroun atteint l’objectif de 95% de personnes vivant avec le VIH sous traitement et pareil pour ceux dont la charge virale a été supprimée.

La Cameroon Population Based HIV Impact Assessment (CAMPHIA) est une enquête d’évaluation de l’impact du VIH sur la population Camerounaise, mise en œuvre par la Cameroon Baptist Convention Health Board (CBCHB) en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique du Cameroun (MINSANTE) et opérationnalisée par l’Institut National de la Statistique (INS).

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici