Actualités locales
le cas Modeste Mopa – Vincent Sosthène Fouda

L’universitaire et homme politique Vincent Sosthène Fouda a officiellement saisi le Fonds Monétaire International (FMI) pour contester et demander des comptes sur le processus de recrutement de Modeste Mopa Fatoing, ancien Directeur Général des Impôts (DGI) du Cameroun. Cette démarche s’inscrit directement dans le cadre des rebondissements du procès de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.
Dans une lettre adressée au FMI, le Pr Vincent Sosthène Fouda interpelle l’institution financière internationale sur les conditions dans lesquelles Modeste Mopa a été recruté et installé à Washington juste après le drame.
Dans la tribune qui va suivre, il explique le pourquoi de sa démarche. Il y a quinze jours, j’ai saisi le Fonds monétaire international par deux voies légales, afin d’obtenir des éclaircissements sur la situation administrative de Modeste Mopa, ancien Directeur général des impôts, aujourd’hui agent de bureau au sein de cette institution internationale.
Cette démarche, loin de toute polémique, s’inscrit dans la plus stricte tradition républicaine : la transparence de l’action publique, principe cardinal du droit administratif moderne, consacré par les travaux de Georges Vedel, de Prosper Weil, et par la jurisprudence constante du Conseil d’État français, dont s’inspire largement le droit camerounais. Je ne suis pas juriste de formation mais politologue formé à l’IEP de Grenoble.
Le droit administratif camerounais impose la transparence
Le Décret n°94/199 du 7 octobre 1994 portant Statut général de la Fonction publique de l’État encadre strictement les positions administratives des fonctionnaires.
L’article 81 définit la mise en disponibilité comme la position du fonctionnaire qui, placé hors de son cadre, cesse de bénéficier de sa rémunération, de son avancement et de ses droits à pension. Cette position n’est pas un privilège : elle est exceptionnelle, temporaire, et doit être motivée. Elle ne peut être accordée que si elle répond à un intérêt du service ou à un motif personnel dûment justifié. Dès lors, une question fondamentale se pose : Quel intérêt du service justifie qu’un haut fonctionnaire de ce rang soit mis en disponibilité pendant trois ans pour occuper un simple poste d’agent de bureau ?
L’histoire administrative du Cameroun éclaire notre interrogation
L’histoire récente du Cameroun offre un précédent saisissant : Bello Bouba Maigari, ancien Premier ministre, démissionnaire et exilé au Nigeria, a continué à percevoir pendant plus de vingt ans son traitement de Premier ministre.
Ce précédent, connu, documenté, et souvent dénoncé, illustre une constante :
l’opacité administrative nourrit l’arbitraire et fragilise l’État de droit. C’est précisément pour éviter la répétition de telles zones d’ombre que les États modernes ont développé une doctrine de la responsabilité administrative, dont les maîtres — Hauriou, Duguit, Rivero — rappellent que « l’administration n’est légitime que lorsqu’elle accepte d’être contrôlée ».
Le cas Mopa : une rupture administrative qui interroge
Modeste Mopa quitte la Direction générale des impôts dans la précipitation, au point que le gouvernement doit nommer deux intérimaires successifs pour assurer la continuité du service public. Les documents administratifs et le peuple attestent de ce que je dis ici.
Puis il apparaît au FMI comme agent de bureau, un poste sans rapport avec son rang, son expertise, ni son statut antérieur. Dès lors, plusieurs interrogations légitimes émergent : La mise en disponibilité a-t-elle été accordée conformément au droit ?
Voir : conditions légales de la disponibilité. Le gouvernement a-t-il motivé cette décision comme l’exige le droit administratif ? Le départ de Mopa répond-il à un intérêt du service ou à une nécessité politique ? Le Cameroun a-t-il sollicité ou facilité son détachement auprès du FMI ? Cette mobilité administrative est-elle liée à son nom cité dans l’affaire Martinez Zogo ?Ces questions ne sont pas des accusations. Elles relèvent du contrôle citoyen, principe fondateur de toute République.
Pourquoi le gouvernement doit rendre public le dossier administratif de Mopa
Le droit administratif moderne repose sur trois piliers : La légalité : l’administration ne peut agir que dans le cadre de la loi. La transparence : le citoyen a droit à l’information sur l’action publique. La responsabilité : toute décision doit être justifiée et contrôlable.
Ces principes, enseignés par Prosper Weil dans Les grands arrêts de la jurisprudence administrative, sont repris dans la doctrine africaine contemporaine, notamment par Joseph Owona et Maurice Kamto, qui rappellent que « la puissance publique n’est légitime que si elle accepte la lumière ». Rendre public le dossier administratif de Modeste Mopa n’est donc pas un caprice : c’est une exigence républicaine, un devoir de l’État, une obligation morale envers la Nation.
Pour un État debout, digne, responsable
Mes amis, une lecture attentive de la situation de notre pays m’amène à dire qu’il y a dans le monde une certaine idée du Cameroun aujourd’hui, Il y a aussi, dans chaque nation, une certaine idée de la République.
Que disons-nous de notre pays, de notre Nation? La mienne, la nôtre exige que nul ne soit au-dessus du droit. Que nul ne se soustraie à la lumière. Que nul ne transforme la fonction publique en refuge ou en passerelle diplomatique.
C’est pourquoi nous demandons solennellement au gouvernement camerounais de rendre public le dossier administratif de Modeste Mopa, afin que la vérité soit connue, que la confiance soit restaurée, et que la République demeure debout.
Vincent Sosthène FOUDA
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Actualités locales
Samuel Eto’o n’a jamais été un sujet de débat dans une réunion du Directoire National du MRC

Le responsable politique assure également n’avoir « jamais vu une seule délibération du Directoire National du MRC » concernant l’ancien capitaine des Lions indomptables.
Le secrétaire général adjoint du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Pierre Emmanuel Binyam, candidat à la présidence du parti, a démenti vendredi l’existence de réunions du directoire national consacrées à Samuel Eto’o, au lendemain de nouvelles accusations mettant en cause la formation politique dans une campagne présumée contre le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
Cette mise au point intervient après les déclarations de Salomon Beas, ancien militant du MRC et soutien de Samuel Eto’o. Celui-ci avait affirmé avoir été témoin de réunions au sein du parti au cours desquelles des responsables auraient évoqué des actions visant à porter atteinte à l’image du président de la Fecafoot.
Pierre Emmanuel Binyam reconnaît toutefois que certains membres du directoire national ont pu tenir, à titre personnel, des propos désobligeants à l’égard de Samuel Eto’o.
« À PROPOS DE L’AFFAIRE SAMUEL ETO’O
J’ai juré devant Dieu de ne dire que la vérité, même s’il faut quitter la scène politique, et même si cela allait coûter ma vie. Il est bien vrai que pour certains faire de la politique, c’est mentir, salir, lyncher et manipuler.
Samuel Eto’o n’a jamais été un sujet de débat dans une réunion du Directoire National du MRC. Je n’ai non plus jamais vu une seule délibération du Directoire National du MRC le concernant.
Cependant, la vérité est que certains membres du Directoire National, dont les noms sont clairement identifiés, ont souvent eu à tenir des propos désobligeants à l’encontre de Samuel Eto’o, au point où cela crée de la confusion ; mais ces propos n’engagent que leurs auteurs et non le Directoire National de mon parti. M. Salomon Beas a donc menti sur ce coup.
PIERRE EMMANUEL BINYAM
SGA-MRC
Candidat à la Présidence du MRC »
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André Luther Meka met en garde Same Nkolle contre son engagement aux côtés de Tiriane Noah

Le du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Luther André Meka, a publiquement interpellé le professeur Same Nkolle sur son choix de figurer sur la liste de Tiriane Balbine Nadège Noah, candidate à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).
Dans une lettre ouverte adressée à son ancien enseignant, M. Meka dit avoir appris sur les réseaux sociaux que le professeur Same Nkolle figure comme candidat au poste de vice-président sur la liste conduite par Mme Noah, dans le cadre de la convention élective prévue le 17 octobre à Yaoundé.
Trois listes ont été enregistrées pour cette convention, conduites respectivement par Tiriane Balbine Nadège Noah, Pierre Emmanuel Binyam et Brice Ronnic Djolako. Le professeur Same Nkolle figure effectivement sur la liste de Mme Noah au poste de quatrième vice-président, selon les informations publiées après la clôture des candidatures.
Cette candidature surprend Luther Meka, qui estime que son ancien enseignant, présenté comme un universitaire ayant dirigé le département de psychologie de la faculté des Lettres et sciences humaines de l’Université de Douala, devrait mesurer les implications de son engagement politique.
Lire la lettre ouverte d’André Luther Meka à Same Nkolle :
« Lettre ouverte à mon enseignant Pr Same Nkolle,
Cher professeur,
J’ai appris par le biais des réseaux sociaux que vous postulez dans la liste de Tiriane Noah comme vice-président. J’ai été surpris de cet engagement dans un parti très querellé et tumultueux. Je suis surpris, vous qui avez administré le département de psychologie de la faculté des Lettres et sciences humaines de l’université de Douala, de ne pas mettre votre science au service de la raison. Oui, de la raison. Vous savez pertinemment ce qui est arrivé à toute la crème Sawa qui s’est mise au service de Kamto. Je vous en donne quelques confidences.
Paul Eric Kingue m’avait confié qu’il avait soutenu Kamto, la contrepartie politique était qu’il devait en retour avoir le soutien du MRC dans tout le Moungo aux municipales et législatives. Un marché politique que Kamto avait accepté en prison. Après leur sortie de prison, Kamto avait aussitôt changé de parole. Il a pris ce retournement de veste comme une trahison. La suite est tragique. Il est décédé après avoir déclaré qu’il écrira un livre pour le grand déballage.
Anicet Ekanè avait naïvement cru qu’il était l’alternative. Il lui a proposé d’être candidat du Manidem, en espérant que Kamto avait pris toutes les mesures pour sécuriser sa candidature. Toutes les mesures veulent dire informer la tutelle, ficeler un dossier complet, et faire du lobbying dans le Manidem. Pour la petite histoire, son dossier était mal monté. L’aventure a tourné au vinaigre. Mbombog Hebga a interrompu la course par une deuxième candidature du Manidem.
Dès lors, Kamto inconséquent n’avait plus jamais pris Anicet Ekanè au téléphone, il ne lui a jamais rendu visite au Sed, mieux encore, il n’est jamais venu au deuil. Le scénario de Penda Ekoka se passe de tout commentaire. Coordinateur de Survie Cameroun, il découvre un trou de 300 millions (les indiscrétions parlent d’un milliard). Il s’insurge et appelle à un audit des cabinets. L’audit est bloqué et Kamto répond à ce détournement par l’argument d’un Buzz informatique. Ridiculisé et lâché, il meurt suite à une surenchère verbale de ses affidés sur les réseaux sociaux. Comme à l’accoutumée, il n’a pas mis les pieds au deuil.
Ces morceaux choisis devraient renseigner sur l’homme et le milieu. Pour m’avoir enseigné la psychologie sociale, vous devez tirer les leçons de tels mélodrames. Car j’ai le sentiment que si vous n’y prenez pas garde, vous passerez par le même chemin. Je prends toute la mesure de mon alerte en vous demandant de quitter cette nasse, ce moulin à écraser, pour votre survie politique.
Vous êtes un homme bien, sans histoire. Vous méritez la paix et la quiétude. Cher maître, c’est avec gravité et insistance que je vous demande de quitter ce parti. J’insiste et je persiste. C’est un parti qui ne ménage jamais les équilibres sociologiques. Michelle Ndocki en sait des vertes et des pas mûres… Elle qui a tout donné et est sortie de cette organisation brumeuse par la petite porte. Je crains que votre sortie soit pareille.
Luther André MEKA.
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