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Huile de palme : face à la chute de l’offre locale, le Cameroun prépare de nouvelles importations en 2026

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Huile de palme : face à la chute de l’offre locale, le Cameroun prépare de nouvelles importations en 2026
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun s’apprête à recourir à de nouvelles importations d’huile de palme au second semestre 2026 pour éviter une rupture d’approvisionnement sur le marché intérieur. Cette orientation ressort d’une concertation organisée le 2 juin 2026 au ministère du Commerce, autour des administrations concernées, des producteurs, des industriels et des représentants de l’interprofession.

La réunion, présidée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, intervient dans un contexte de forte tension sur l’offre locale. Selon les éléments présentés aux participants, les disponibilités nationales seraient tombées sous le seuil de 10 000 tonnes, alors que la demande des ménages, des raffineries, des savonneries et des autres industries utilisatrices reste élevée.

Dans l’immédiat, les importations apparaissent donc comme une mesure de sécurité pour stabiliser le marché. Mais cette option intervient dans un environnement international défavorable. Les cours de l’huile de palme restent sous pression, portés notamment par la demande en biodiesel et par les tensions sur les marchés des huiles végétales. L’analyste Dorab Mistry, directeur de Godrej International, anticipe une poursuite de la hausse des prix, avec un possible pic autour de 5 200 ringgits malaisiens la tonne à la mi-juillet, selon des projections rapportées par Reuters.

Pour les autorités camerounaises, le recours aux achats extérieurs ne saurait toutefois constituer une solution durable. Les échanges du 2 juin ont remis en évidence les faiblesses structurelles de la filière : insuffisance de la production locale, mauvaise répartition de la valeur entre les acteurs, difficultés de traçabilité, faiblesse de l’encadrement des opérateurs et persistance du commerce informel de l’huile en vrac.

Ce dernier point constitue une préoccupation particulière pour l’administration. Le commerce en vrac échappe en grande partie aux circuits formels, complique le suivi des volumes réellement disponibles et prive l’État de recettes. Il contribue aussi à désorganiser un marché déjà fragilisé par l’écart entre la production nationale et les besoins des industriels.

Pour répondre à ces dysfonctionnements, les parties prenantes ont convenu de mettre en place des comités techniques chargés de suivre les chantiers prioritaires. L’objectif est de renforcer la coordination entre producteurs, transformateurs et industriels, d’améliorer l’évaluation des capacités réelles des opérateurs et de fluidifier les circuits d’approvisionnement.

L’enjeu dépasse la seule disponibilité d’un produit de consommation courante. L’huile de palme est une matière première stratégique pour l’agroalimentaire, les savonneries, les cosmétiques et plusieurs branches de transformation. Toute tension prolongée sur son approvisionnement se répercute sur les coûts de production, les prix à la consommation et l’activité d’industries déjà confrontées à une sous-utilisation de leurs capacités.

Un déficit structurel estimé à plusieurs centaines de milliers de tonnes

La tension actuelle s’inscrit dans un déficit structurel de la filière. Les besoins non couverts sont régulièrement évalués autour de 200 000 à 300 000 tonnes par an, selon les estimations relayées par les acteurs du secteur. Cette insuffisance pénalise particulièrement les raffineries et les savonneries, qui ne fonctionnent souvent qu’à une partie de leurs capacités faute de matière première disponible.

C’est dans ce contexte que la société Opalm a signé, en décembre 2025, un programme d’investissement de 45 milliards de FCFA avec l’État du Cameroun. Le projet prévoit la construction de cinq unités de production d’huile de palme dans plusieurs bassins agricoles du pays, avec l’ambition d’accroître l’offre locale destinée aux industriels.

Selon les données communiquées autour de ce programme, Opalm vise une contribution additionnelle d’environ 108 000 tonnes d’huile de palme par an. Rapporté à un déficit estimé à 300 000 tonnes, cet apport représenterait un peu plus du tiers des besoins actuellement non couverts. Il pourrait donc réduire sensiblement la dépendance aux importations, sans toutefois régler à lui seul l’ensemble du déséquilibre de la filière.

En attendant la concrétisation de ces investissements, le Cameroun reste exposé à la hausse de sa facture extérieure. La note sur le commerce extérieur publiée par l’Institut national de la statistique montre que les importations d’« huiles brutes ou raffinées » sont passées de 69 719 tonnes en 2024 à 130 564 tonnes en 2025. En valeur, elles ont progressé de 49,9 milliards à 92,2 milliards de FCFA, soit une hausse de 84,8 %.

Ces chiffres traduisent la pression croissante que le déficit local exerce sur la balance commerciale. À court terme, les importations devraient permettre de contenir les tensions sur le marché intérieur. À plus long terme, le véritable enjeu reste la reconstitution d’une offre nationale suffisante, compétitive et mieux organisée, afin de réduire la vulnérabilité du pays aux cours internationaux et aux arbitrages d’approvisionnement des industriels.

Amina Malloum

Lire aussi:

24-12-2025 - Huile de palme : Opalm s’engage à construire cinq usines de production en 5 ans pour réduire le déficit d’environ 50%

02-12-2025 - Huile de palme : le Cameroun vise 20 500 tonnes de production additionnelle en 2026

24-10-2025 - Huile de palme : la production nationale triple à 77 630 tonnes mais reste insuffisante face à la demande

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la FIFA interdit les gourdes réutilisables et suscite l’incompréhension

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la FIFA interdit les gourdes réutilisables et suscite l’incompréhension
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À quelques jours du coup d’envoi de la prochaine Coupe du monde des clubs, la FIFA fait face à une nouvelle polémique. L’instance dirigeante du football mondial a décidé d’interdire les bouteilles d’eau réutilisables dans les stades, une mesure révélée par The Athletic et communiquée directement aux détenteurs de billets.

Dans un courrier adressé aux spectateurs, la FIFA précise désormais que « les bouteilles d’eau réutilisables ne sont plus autorisées dans les stades de la Coupe du monde ». Une décision qui marque un revirement notable, alors qu’un précédent code de conduite autorisait encore récemment ce type de contenants.

Interrogée sur les raisons de ce changement, l’organisation invoque des impératifs de sécurité. « Nous souhaitons prévenir tout risque et toute blessure pour les joueurs et les spectateurs », a indiqué la FIFA, sans toutefois fournir davantage de précisions sur les dangers potentiels liés à l’utilisation de gourdes réutilisables dans les enceintes sportives.

Cette annonce intervient dans un contexte particulier, alors que les préoccupations autour des fortes chaleurs gagnent du terrain. Selon les prévisions, les températures dans certaines villes hôtes pourraient osciller entre 26 et 28 °C durant la compétition, alimentant les inquiétudes concernant le confort et l’hydratation des supporters.

Face aux critiques, la FIFA assure avoir anticipé la question. L’instance affirme collaborer avec les comités d’organisation locaux afin de limiter l’impact des conditions climatiques. Plusieurs dispositifs doivent être mis en place autour des stades, notamment des zones de brumisation, des ventilateurs, des points d’hydratation ainsi que des espaces rafraîchissants destinés au public.

Malgré ces garanties, la mesure suscite déjà des interrogations parmi les supporters. Beaucoup redoutent de devoir acheter leur eau à l’intérieur des stades, alors que les prix pratiqués lors de précédentes compétitions avaient déjà fait l’objet de nombreuses critiques. Pour certains observateurs, l’interdiction des gourdes réutilisables pourrait ainsi relancer le débat sur l’accessibilité de l’eau et les conditions d’accueil du public lors des grands événements sportifs.

À l’approche du tournoi, la FIFA devra donc convaincre que cette restriction répond réellement à des impératifs de sécurité sans compromettre le bien-être des milliers de spectateurs attendus dans les tribunes.

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1380 litres de carburants saisis

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1380 litres de carburants saisis
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Les services spécialisés du ministère de l’Eau et de l’Energie poursuivent leur travail de lutte contre la fraude des produits pétroliers.

L’activité de traque de la fraude et la contrebande des produits pétroliers s’est poursuivi du 28 au 29 mai 2026. Une opération qui a permis la Brigade nationale de lutte contre la fraude des produits pétroliers de procéder à des actions de terrain dans la région du Littoral, notamment sur le corridor Édéa-Douala-Tiko.

Il s’est agi d’une importante opération de contrôle qui a permis la saisie de grandes quantités de carburants commercialisés en dehors des circuits réglementaires ainsi que le démantèlement de plusieurs sites d’activités illicites.

« Au terme de l’opération, les équipes ont saisi 1 380 litres de carburants, répartis entre 880 litres de gasoil, 210 litres de super et 290 litres de pétrole lampant. Plusieurs dizaines de bidons et autres contenants destinés au stockage frauduleux ont également été confisqués, tandis que divers équipements utilisés dans ces activités illégales ont été détruits », indique le ministère de l’Eau et de l’Energie.

Selon les services du ministre Gaston Eloundou Essomba, l’opération a été l’occasion de visiter une « dizaine de localités identifiées comme des zones à forte activité frauduleuse. »

« Les opérations ont particulièrement ciblé certains points sensibles de la ville de Douala, notamment la zone dite SCDP, le lieu-dit Base Vie Dangote ainsi que plusieurs sites situés à l’entrée de la capitale économique. Les contrôleurs ont découvert des stocks de carburants conservés dans des conditions précaires, parfois au cœur des quartiers d’habitation, exposant les populations à des risques élevés d’incendie, d’explosion et de pollution. Les investigations ont également révélé l’existence de réseaux organisés opérant dans le transport, le stockage et la commercialisation illicite des produits pétroliers. »

Cette importante quantité de carburant saisie confirme la volonté du MINEE de maintenir la pression sur les contrebandiers et les fraudeurs.

Pour le gouvernement, il répond à un impératif de sécurité publique. « La manipulation anarchique des carburants, le transvasement dans des contenants inadaptés et les mélanges réalisés dans des installations de fortune constituent des menaces permanentes pour les populations. »

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le MINFI inquiet de la montée en flèche des chiffres

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Selon les données fournies par le ministère des Finances, entre juin 2024 et mars 2026, en l’espace de seulement 21 mois, il y a eu plus de 55 % d’enfants déclarés.

Ces données sont un motif d’inquiétude pour le ministère des Finances. C’est le sens de la réunion tenue le mercredi 3 juin 2026 à Yaoundé.

Pour le gouvernement, il s’agit de renforcer « les mécanismes de contrôle et de transparence à travers l’Opération d’Audit des Allocations Familiales (AALFA) ».

Le ministre des Finances Louis Paul Motaze a présidé le 3 juin à Yaoundé la session de lancement du Comité de pilotage de l’opération AALFA Audit des Allocations Familiales du Personnel de l’État.

« L’objectif de l’opération AALFA est d’extirper du fichier solde tous les enfants alignés frauduleusement et de recouvrer les sommes indûment payées », a indiqué le ministre des Finances Louis Paul Motaze.

L’enjeu à travers cette activité est de démarrer « les travaux visant à vérifier l’authenticité des déclarations ouvrant droit aux allocations familiales dans la Fonction publique. »

Les Objectifs sont de parvenir à garantir une gestion rigoureuse des ressources publiques, à préserver l’équité entre les agents de l’État, à renforcer la fiabilité du fichier solde et à lutter contre les déclarations irrégulières.

En deux ans, la facture annuelle supportée par l’État a bondi de 21 à 38 milliards de francs CFA. Pour le gouvernement, cette évolution ne peut pas se justifier uniquement « par la seule démographie ».

Pour mettre fin à cette inflation des déclarations jugées douteuses, des brigades d’audit seront déployées sur l’ensemble du territoire national pour vérifier, dossier par dossier, l’authenticité des actes de naissance produits et la réalité des situations familiales déclarées.

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