Actualités locales
1380 litres de carburants saisis

Les services spécialisés du ministère de l’Eau et de l’Energie poursuivent leur travail de lutte contre la fraude des produits pétroliers.
L’activité de traque de la fraude et la contrebande des produits pétroliers s’est poursuivi du 28 au 29 mai 2026. Une opération qui a permis la Brigade nationale de lutte contre la fraude des produits pétroliers de procéder à des actions de terrain dans la région du Littoral, notamment sur le corridor Édéa-Douala-Tiko.
Il s’est agi d’une importante opération de contrôle qui a permis la saisie de grandes quantités de carburants commercialisés en dehors des circuits réglementaires ainsi que le démantèlement de plusieurs sites d’activités illicites.
« Au terme de l’opération, les équipes ont saisi 1 380 litres de carburants, répartis entre 880 litres de gasoil, 210 litres de super et 290 litres de pétrole lampant. Plusieurs dizaines de bidons et autres contenants destinés au stockage frauduleux ont également été confisqués, tandis que divers équipements utilisés dans ces activités illégales ont été détruits », indique le ministère de l’Eau et de l’Energie.
Selon les services du ministre Gaston Eloundou Essomba, l’opération a été l’occasion de visiter une « dizaine de localités identifiées comme des zones à forte activité frauduleuse. »
« Les opérations ont particulièrement ciblé certains points sensibles de la ville de Douala, notamment la zone dite SCDP, le lieu-dit Base Vie Dangote ainsi que plusieurs sites situés à l’entrée de la capitale économique. Les contrôleurs ont découvert des stocks de carburants conservés dans des conditions précaires, parfois au cœur des quartiers d’habitation, exposant les populations à des risques élevés d’incendie, d’explosion et de pollution. Les investigations ont également révélé l’existence de réseaux organisés opérant dans le transport, le stockage et la commercialisation illicite des produits pétroliers. »
Cette importante quantité de carburant saisie confirme la volonté du MINEE de maintenir la pression sur les contrebandiers et les fraudeurs.
Pour le gouvernement, il répond à un impératif de sécurité publique. « La manipulation anarchique des carburants, le transvasement dans des contenants inadaptés et les mélanges réalisés dans des installations de fortune constituent des menaces permanentes pour les populations. »
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Huile de palme : face à la chute de l’offre locale, le Cameroun prépare de nouvelles importations en 2026

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun s’apprête à recourir à de nouvelles importations d’huile de palme au second semestre 2026 pour éviter une rupture d’approvisionnement sur le marché intérieur. Cette orientation ressort d’une concertation organisée le 2 juin 2026 au ministère du Commerce, autour des administrations concernées, des producteurs, des industriels et des représentants de l’interprofession.
La réunion, présidée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, intervient dans un contexte de forte tension sur l’offre locale. Selon les éléments présentés aux participants, les disponibilités nationales seraient tombées sous le seuil de 10 000 tonnes, alors que la demande des ménages, des raffineries, des savonneries et des autres industries utilisatrices reste élevée.
Dans l’immédiat, les importations apparaissent donc comme une mesure de sécurité pour stabiliser le marché. Mais cette option intervient dans un environnement international défavorable. Les cours de l’huile de palme restent sous pression, portés notamment par la demande en biodiesel et par les tensions sur les marchés des huiles végétales. L’analyste Dorab Mistry, directeur de Godrej International, anticipe une poursuite de la hausse des prix, avec un possible pic autour de 5 200 ringgits malaisiens la tonne à la mi-juillet, selon des projections rapportées par Reuters.
Pour les autorités camerounaises, le recours aux achats extérieurs ne saurait toutefois constituer une solution durable. Les échanges du 2 juin ont remis en évidence les faiblesses structurelles de la filière : insuffisance de la production locale, mauvaise répartition de la valeur entre les acteurs, difficultés de traçabilité, faiblesse de l’encadrement des opérateurs et persistance du commerce informel de l’huile en vrac.
Ce dernier point constitue une préoccupation particulière pour l’administration. Le commerce en vrac échappe en grande partie aux circuits formels, complique le suivi des volumes réellement disponibles et prive l’État de recettes. Il contribue aussi à désorganiser un marché déjà fragilisé par l’écart entre la production nationale et les besoins des industriels.
Pour répondre à ces dysfonctionnements, les parties prenantes ont convenu de mettre en place des comités techniques chargés de suivre les chantiers prioritaires. L’objectif est de renforcer la coordination entre producteurs, transformateurs et industriels, d’améliorer l’évaluation des capacités réelles des opérateurs et de fluidifier les circuits d’approvisionnement.
L’enjeu dépasse la seule disponibilité d’un produit de consommation courante. L’huile de palme est une matière première stratégique pour l’agroalimentaire, les savonneries, les cosmétiques et plusieurs branches de transformation. Toute tension prolongée sur son approvisionnement se répercute sur les coûts de production, les prix à la consommation et l’activité d’industries déjà confrontées à une sous-utilisation de leurs capacités.
Un déficit structurel estimé à plusieurs centaines de milliers de tonnes
La tension actuelle s’inscrit dans un déficit structurel de la filière. Les besoins non couverts sont régulièrement évalués autour de 200 000 à 300 000 tonnes par an, selon les estimations relayées par les acteurs du secteur. Cette insuffisance pénalise particulièrement les raffineries et les savonneries, qui ne fonctionnent souvent qu’à une partie de leurs capacités faute de matière première disponible.
C’est dans ce contexte que la société Opalm a signé, en décembre 2025, un programme d’investissement de 45 milliards de FCFA avec l’État du Cameroun. Le projet prévoit la construction de cinq unités de production d’huile de palme dans plusieurs bassins agricoles du pays, avec l’ambition d’accroître l’offre locale destinée aux industriels.
Selon les données communiquées autour de ce programme, Opalm vise une contribution additionnelle d’environ 108 000 tonnes d’huile de palme par an. Rapporté à un déficit estimé à 300 000 tonnes, cet apport représenterait un peu plus du tiers des besoins actuellement non couverts. Il pourrait donc réduire sensiblement la dépendance aux importations, sans toutefois régler à lui seul l’ensemble du déséquilibre de la filière.
En attendant la concrétisation de ces investissements, le Cameroun reste exposé à la hausse de sa facture extérieure. La note sur le commerce extérieur publiée par l’Institut national de la statistique montre que les importations d’« huiles brutes ou raffinées » sont passées de 69 719 tonnes en 2024 à 130 564 tonnes en 2025. En valeur, elles ont progressé de 49,9 milliards à 92,2 milliards de FCFA, soit une hausse de 84,8 %.
Ces chiffres traduisent la pression croissante que le déficit local exerce sur la balance commerciale. À court terme, les importations devraient permettre de contenir les tensions sur le marché intérieur. À plus long terme, le véritable enjeu reste la reconstitution d’une offre nationale suffisante, compétitive et mieux organisée, afin de réduire la vulnérabilité du pays aux cours internationaux et aux arbitrages d’approvisionnement des industriels.
Amina Malloum
Lire aussi:
24-12-2025 - Huile de palme : Opalm s’engage à construire cinq usines de production en 5 ans pour réduire le déficit d’environ 50%
02-12-2025 - Huile de palme : le Cameroun vise 20 500 tonnes de production additionnelle en 2026
24-10-2025 - Huile de palme : la production nationale triple à 77 630 tonnes mais reste insuffisante face à la demande
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
le MINFI inquiet de la montée en flèche des chiffres
Selon les données fournies par le ministère des Finances, entre juin 2024 et mars 2026, en l’espace de seulement 21 mois, il y a eu plus de 55 % d’enfants déclarés.
Ces données sont un motif d’inquiétude pour le ministère des Finances. C’est le sens de la réunion tenue le mercredi 3 juin 2026 à Yaoundé.
Pour le gouvernement, il s’agit de renforcer « les mécanismes de contrôle et de transparence à travers l’Opération d’Audit des Allocations Familiales (AALFA) ».
Le ministre des Finances Louis Paul Motaze a présidé le 3 juin à Yaoundé la session de lancement du Comité de pilotage de l’opération AALFA Audit des Allocations Familiales du Personnel de l’État.
« L’objectif de l’opération AALFA est d’extirper du fichier solde tous les enfants alignés frauduleusement et de recouvrer les sommes indûment payées », a indiqué le ministre des Finances Louis Paul Motaze.
L’enjeu à travers cette activité est de démarrer « les travaux visant à vérifier l’authenticité des déclarations ouvrant droit aux allocations familiales dans la Fonction publique. »
Les Objectifs sont de parvenir à garantir une gestion rigoureuse des ressources publiques, à préserver l’équité entre les agents de l’État, à renforcer la fiabilité du fichier solde et à lutter contre les déclarations irrégulières.
En deux ans, la facture annuelle supportée par l’État a bondi de 21 à 38 milliards de francs CFA. Pour le gouvernement, cette évolution ne peut pas se justifier uniquement « par la seule démographie ».
Pour mettre fin à cette inflation des déclarations jugées douteuses, des brigades d’audit seront déployées sur l’ensemble du territoire national pour vérifier, dossier par dossier, l’authenticité des actes de naissance produits et la réalité des situations familiales déclarées.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Bini à Warak : trois groupements en lice pour auditer un projet énergétique enlisé depuis 2018

(Investir au Cameroun) – Le ministère de l’Eau et de l’Énergie a franchi une nouvelle étape dans le dossier Bini à Warak. Dans un communiqué publié le 3 juin 2026, le département ministériel dirigé par Gaston Eloundou Essomba a dévoilé la liste des candidats présélectionnés pour réaliser l’audit technique et financier du projet d’aménagement hydroélectrique de Bini à Warak, dans la région de l’Adamaoua.
Trois groupements ont été retenus à l’issue de l’avis de sollicitation à manifestation d’intérêt lancé le 31 mars 2026. Le groupement Auditec-Foirier Consulting arrive en tête avec 89 points, devant SICAF-Hydreole, crédité de 82 points, et Brainstorm Consulting-Moore-Labogexp, qui obtient 77 points. Ces candidats sont désormais admis à soumissionner à l’appel d’offres national restreint devant aboutir au choix du consultant chargé de conduire la mission.
Au-delà d’une simple procédure de passation de marché, cet audit constitue une étape sensible pour la relance du projet. Il doit permettre au gouvernement de disposer d’un état des lieux technique, financier et contractuel avant toute nouvelle phase de développement. La mission devra notamment vérifier les travaux déjà réalisés, leur conformité avec les engagements contractuels, les livrables disponibles, les montants effectivement investis et l’état des factures introduites en paiement.
Sur le plan financier, l’enjeu est important. L’audit doit clarifier les coûts historiques du projet, les dépenses engagées, les dettes éventuelles ainsi que l’exécution des financements mobilisés avant l’arrêt du chantier. Cette clarification apparaît nécessaire avant l’entrée dans un nouveau schéma de développement, notamment pour sécuriser les engagements de l’État, rassurer les partenaires financiers et réduire les incertitudes héritées de la première phase du projet.
Le projet Bini à Warak avait initialement été confié à l’entreprise chinoise Sinohydro Corporation Limited dans le cadre d’un contrat EPC signé en 2013. Il portait alors sur la construction d’un aménagement hydroélectrique de 75 MW destiné à renforcer l’approvisionnement en électricité des régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord. Le chantier, lancé avant d’être interrompu, est resté enlisé depuis 2018-2019, dans un contexte marqué par la suspension du financement associé au projet.
Dans la perspective de sa relance, le gouvernement camerounais a engagé un nouveau processus avec la société britannique Savannah Energy, appelée à développer le projet sous un modèle de producteur indépendant d’électricité. Le nouveau schéma envisagé ne se limite plus à l’hydroélectricité. Il prévoit un aménagement hybride hydro-solaire d’une capacité pouvant atteindre 95 MW, intégrant notamment une composante solaire photovoltaïque de 40 MW.
Cette évolution modifie la portée économique du projet. En combinant production hydroélectrique et solaire, Bini à Warak est présenté comme un actif stratégique pour le Réseau interconnecté Nord, une zone régulièrement confrontée à un déficit d’offre électrique. Sa relance pourrait contribuer à améliorer la disponibilité de l’énergie dans le septentrion, à condition que le montage financier, les responsabilités contractuelles et les passifs de l’ancien chantier soient clairement établis.
Les conclusions de l’audit seront donc déterminantes. Elles devraient permettre d’identifier ce qui peut être conservé, régularisé ou renégocié avant l’entrée dans une nouvelle phase de développement. Pour l’État comme pour les investisseurs potentiels, l’exercice vise surtout à transformer un projet longtemps bloqué en actif bancable, capable de mobiliser de nouveaux financements et de répondre aux besoins énergétiques du nord du Cameroun.
Amina Malloum
Lire aussi :
17-06-2025 – Barrage de Bini à Warak : le Cameroun peaufine la finalisation des indemnisations sur un projet à l’arrêt depuis 7 ans
30-09-2024 - Au Cameroun, le septentrion compte 3 fois moins d’abonnés au service de l’électricité que le Littoral et le Sud-Ouest |
05-09-2022 - Barrage de Bini à Warak (75 MW) : las d’attendre la reprise des travaux depuis 4 ans, Sinohydro quitte le chantier |
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales3 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














