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Banque : General Bank of Cameroon prépare sa recapitalisation

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Banque : General Bank of Cameroon prépare sa recapitalisation
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Moins d’un mois après son passage sous contrôle public, General Bank of Cameroon (GBC) s’apprête à franchir une nouvelle étape de sa transformation. Les actionnaires de l’ex-Société Générale Cameroun sont convoqués le 5 juin 2026 à Douala pour une Assemblée générale mixte appelée à se prononcer sur une augmentation du capital social de la banque, désormais détenue à plus de 83 % par l’État du Cameroun. La mutation de l’établissement bancaire se poursuit à un rythme soutenu.

À l’ordre du jour de la rencontre figurent notamment l’augmentation du capital social, la modification des statuts, l’examen des comptes de l’exercice 2025 ainsi que plusieurs questions relatives à la gouvernance de l’institution. Cette opération intervient moins d’un mois après la finalisation, le 12 mai dernier, du rachat par l’État camerounais des 58,08 % de parts jusque-là détenues par le groupe français Société Générale, donnant naissance à General Bank of Cameroon.

UNE EXIGENCE RÉGLEMENTAIRE DEVENUE INCONTOURNABLE

La principale motivation de cette recapitalisation semble être l’adaptation aux nouvelles exigences prudentielles imposées par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). En décembre 2025, le régulateur bancaire sous-régional a adopté un nouveau règlement portant le capital social minimum des banques de la Cemac à 25 milliards de FCFA, contre 10 milliards auparavant. La réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2026, avec une période transitoire accordée aux établissements déjà en activité.

Or, selon les derniers statuts connus de l’établissement, le capital social de General Bank of Cameroon demeure fixé à 12,5 milliards de FCFA, soit exactement la moitié du nouveau seuil réglementaire. Même si la Cobac a prévu une montée en puissance progressive jusqu’en 2029 pour les banques existantes, les établissements sont désormais tenus de présenter un plan crédible de relèvement de leurs fonds propres.

UN TEST POUR LA STRATÉGIE BANCAIRE DE L’ÉTAT

L’opération revêt également une dimension stratégique. En acquérant pour environ 129 milliards de FCFA les parts de Société Générale dans sa filiale camerounaise, l’État a porté sa participation à 83,68 % du capital de la banque, devenant de loin son principal actionnaire. Lors de la cérémonie officialisant la transaction, le gouvernement avait présenté cette reprise comme une mesure visant à préserver la stabilité du système bancaire national, à garantir la continuité des services financiers et à accompagner le retrait progressif du groupe français de certains marchés africains.

Mais au-delà de la sécurisation de la transition, plusieurs observateurs du secteur financier s’interrogent désormais sur la stratégie à moyen terme des pouvoirs publics. La recapitalisation annoncée sera-t-elle financée exclusivement par le Trésor public ou servira-t-elle de levier pour attirer de nouveaux investisseurs institutionnels, nationaux ou étrangers ? Cette question est d’autant plus importante que le gouvernement n’a jamais exclu l’hypothèse d’une recomposition future de l’actionnariat.

Le maintien durable d’une participation publique majoritaire ou l’ouverture progressive du capital à des partenaires stratégiques demeurent des scénarios envisagés dans les milieux financiers.

UNE CONCURRENCE BANCAIRE EN PLEINE RECOMPOSITION

La décision de renforcer les fonds propres de General Bank of Cameroon intervient dans un contexte de profondes mutations du secteur bancaire de la Cemac. La hausse du capital minimum exigé par la Cobac vise notamment à renforcer la solidité financière des établissements, améliorer leur capacité à financer l’économie et soutenir les grands projets d’investissement dans la sous-région.

Pour General Bank of Cameroon, l’enjeu dépasse donc la simple conformité réglementaire. La banque devra démontrer sa capacité à financer son développement, à conserver la confiance de sa clientèle et à maintenir sa compétitivité face aux autres grands acteurs du marché bancaire camerounais. L’Assemblée générale du 5 juin pourrait ainsi fournir les premiers éléments de réponse sur la trajectoire choisie par les nouveaux dirigeants.

Le montant exact de l’augmentation de capital, ses modalités de souscription ainsi que l’éventuelle entrée de nouveaux investisseurs seront particulièrement scrutés par les acteurs du secteur financier. À travers cette opération, c’est finalement l’avenir de l’une des principales banques du pays qui se dessine, au moment où l’État camerounais cherche à concilier souveraineté financière, exigences prudentielles régionales et ambitions de financement de l’économie nationale.

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La BEAC rejoint le PAPSS pour fluidifier le commerce et réduire les coûts de transaction

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La BEAC rejoint le PAPSS pour fluidifier le commerce et réduire les coûts de transaction
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L’Hôtel Hilton de Yaoundé accueillait le lundi 1er juin 2026 le Kick-off institutionnel du Pro Meet Up 5, présidé par Jean Ernest Ngalle Bibehe, ministre des Transports et représentant personnel du Premier ministre du Cameroun. Devant des délégués venus du Gabon, du Congo, de la RCA, du Tchad et de Guinée équatoriale, Mike Ogbalu III a pris le micro et lâché l’annonce que beaucoup attendaient. La BEAC a signé une convention d’intégration au PAPSS. Quelques applaudissements ont ponctué le silence avant que les conversations reprennent, à voix haute cette fois, dans les travées.

Un détour coûteux qui prend fin

La mécanique actuelle du commerce sous-régional en Afrique centrale illustre à elle seule l’absurdité du système en place. Une PME de Douala qui règle un fournisseur de Libreville convertit d’abord ses francs CFA en dollars ou en euros, supporte des frais de change, attend plusieurs jours, avant que les fonds ne reviennent sur le continent sous une autre devise. Ce détour par les correspondants bancaires étrangers, qui traitaient historiquement près de 48 % des paiements interbancaires africains, représente un coût financier considérable pour des entreprises dont la compétitivité s’érode à chaque transaction.

Le PAPSS court-circuite cette logique. Lancé commercialement en janvier 2022 après un pilote dans la Zone monétaire d’Afrique de l’Ouest, ce système de règlement brut en temps réel permet des paiements transfrontaliers en monnaies locales africaines. Il réduit les coûts de transaction jusqu’à 95 % et compresse les délais de règlement de plusieurs jours à quelques secondes. Le réseau connecte aujourd’hui plus de 19 pays, 150 banques commerciales et 14 commutateurs de paiement dans quatre régions du continent. L’Afrique centrale manquait jusqu’ici à l’appel.

La CEMAC face à son retard d’intégration

La zone CEMAC traîne depuis des décennies une réputation d’une des sous-régions les moins intégrées économiquement du continent, malgré l’abondance de ses ressources naturelles. Le Cameroun, dont le déficit commercial atteignait 2 004 milliards de FCFA en 2023, illustre l’urgence d’un levier de compétitivité qui agisse directement sur le coût financier du commerce extérieur sous-régional. L’adhésion de la BEAC au PAPSS ouvre précisément cette voie. Les entreprises camerounaises, gabonaises ou congolaises pourront désormais facturer et régler leurs transactions directement en francs CFA, de manière instantanée, sans mobiliser de ressources en devises étrangères.

L’enjeu dépasse la simple réduction des frais bancaires. En permettant des règlements en monnaies africaines, le PAPSS réduit l’exposition des économies de la zone aux chocs du dollar. Il desserre la contrainte de liquidité des banques commerciales de la CEMAC, qui immobilisent des ressources en devises pour couvrir leurs transactions interbancaires transfrontalières. Pour les PME et les opérateurs du secteur informel, qui représentent une part considérable du commerce frontalier en Afrique centrale, l’accès à un système de paiement instantané et peu coûteux constitue une ouverture de marché concrète.

Un chantier qui commence maintenant

Mike Ogbalu III a été précis sur la suite. « Aujourd’hui j’ai officiellement annoncé que la région CEMAC, à travers la banque centrale BEAC, a rejoint le réseau PAPSS. C’est le début du chemin en ce qui concerne la participation de la région au réseau », a-t-il déclaré. Il a annoncé une série d’ateliers destinés aux banques commerciales de la zone, organisés en partenariat avec la BEAC, pour enclencher les intégrations techniques. « Certaines banques avancent vite, d’autres sont un peu plus lentes, mais nous sommes disponibles pour commencer l’intégration immédiatement », a-t-il ajouté, précisant que le PAPSS est prêt à apporter un soutien financier aux banques commerciales pour accélérer leur connexion au réseau.

Le processus suivra une séquence progressive. Les banques commerciales rejoindront d’abord le réseau, puis parraineront les fintechs souhaitant y adhérer, sous réserve d’une lettre de non-objection délivrée par la banque centrale. « Au fur et à mesure, nous reviendrons pour annoncer que le service est désormais disponible dans l’ensemble du réseau d’agences d’une banque, puis sur leurs appareils mobiles, sur leur banque en ligne, et ainsi de suite », a détaillé Mike Ogbalu III.

Une dynamique continentale qui s’accélère

L’adhésion de la BEAC s’inscrit dans une expansion continentale du PAPSS qui suit une logique accélérée. En novembre 2024, la Banque centrale d’Égypte avait intégré le système, faisant du Caire le siège du PAPSS et positionnant l’Égypte comme pont vers le Moyen-Orient. L’intégration de la BCEAO, pendant ouest-africain de la BEAC, reste en discussion. La convergence de la zone franc avec le PAPSS constitue un chantier dont le Pro Meet Up 5 vient de poser une première pierre publique, au cœur de la capitale politique camerounaise. « Les grandes transformations commencent toujours par des conversations stratégiques », a conclu Mike Ogbalu III. Celle-ci a eu lieu devant les décideurs publics et les opérateurs économiques de toute la sous-région.

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Douala–N’Djamena–Bangui–Port-Gentil : un corridor pilote pour accélérer l’intégration économique en Afrique centrale

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Douala–N’Djamena–Bangui–Port-Gentil : un corridor pilote pour accélérer l’intégration économique en Afrique centrale
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L’Afrique centrale peine depuis des décennies à transformer ses corridors de transport en leviers de développement économique. Les routes existent, mais les chaînes de valeur régionales restent embryonnaires. Les matières premières continuent de sortir brutes. C’est ce constat que le Kick Off officiel du Pro Meet Up 5, tenu sous le haut parrainage du Premier ministre, a mis sur la table ce lundi à Yaoundé, devant des décideurs publics, des investisseurs, des opérateurs logistiques et des institutions régionales et internationales. La 5èmeédition du Pro Meet Up (PML5) est placée sous le thème :« Corridors intégrateurs, catalyseurs de développement des chaînes de valeur sous-régionales ».

Le choix de l’axe Douala–N’Djamena– Bangui–Port-Gentil comme corridor pilote repose sur une logique précise. Carole Mbessa Elongo, présidente du Pro Meet Up, l’a expliqué sans détour. « Pourquoi ce corridor ? Parce qu’il relie quatre économies dont les avantages comparatifs sont complémentaires. Parce qu’il concentre des enjeux majeurs. Parce qu’il offre un terrain pertinent pour expérimenter, documenter et valider un modèle susceptible d’être reproduit à l’échelle de la CEMAC. »

La géographie de cet axe dit tout, le Cameroun y joue le rôle de plateforme logistique et industrielle régionale, le Tchad apporte son potentiel agro-pastoral et énergétique, la République centrafricaine ses ressources agricoles, forestières et minières, le Gabon sa dynamique avancée de transformation locale. Ensemble, ils forment un terrain d’expérimentation dense et représentatif. Le modèle à tester s’appelle le Corridor catalyseur de chaînes de valeur, ou CCV PML.

Il s’appuie sur une architecture méthodologique fondée sur le barycentrage des Zones Économiques Spéciales, l’analyse des filières par des outils de renseignement économique open source et l’intégration du Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS). Un modèle ouvert, que tout État ou acteur économique peut rejoindre dans le cadre de la Convention-Cadre issue des travaux du Comité d’Experts.

UN CORRIDOR, PAS SEULEMENT UNE ROUTE

Charles Assamba Ongodo, Vice-Président de la CEMAC, a posé le problème dans sa dimension structurelle. « Nos matières premières continuent pour une large part d’être exportées à l’état brut, une sorte de persistance de pacte colonial, tandis que nos marchés importent massivement des produits transformés venus d’autres continents. » Il a salué la vision portée par le PML en ces termes : « À un long moment, les corridors ont principalement été conçus comme des axes de transit, des infrastructures de transport ou des mécanismes de fluidification commerciale, et rien que. L’approche proposée aujourd’hui va beaucoup plus loin. Un corridor moderne ne doit plus seulement permettre le déplacement des marchandises. Il doit désormais connecter des bassins de production, structurer les filières industrielles, faciliter la transformation locale et créer des écosystèmes économiques transfrontaliers. »

LES TRANSPORTS COMME ACCÉLÉRATEUR DE CROISSANCE

Jean-Ernest Massena Ngalle Bibehe, ministre des Transports du Cameroun, qui représentait le Premier ministre, a ouvert les travaux en situant l’enjeu dans la politique de connectivité du pays. « Le Cameroun poursuit résolument la mise en œuvre des projets structurants destinés à consolider sa position de hub logistique et de plateforme d’intégration sous-régionale », a-t-il affirmé, citant le port de Kribi, les extensions portuaires, la modernisation des corridors trans-camerounais Douala–N’Djamena, Douala–Bangui, Kribi–N’Djamena et Kribi–Bangui, ainsi que la digitalisation des procédures portuaires et logistiques. Il a posé l’ambition de « faire des transports un véritable accélérateur de croissance, de compétitivité et d’intégration régionale. »

PAPSS ET LE NERF FINANCIER DES ÉCHANGES

Mike Ogbalu, CEO du Pan-African Payment and Settlement System (Papss) au sein d’Afreximbank, a présenté les enjeux de la facilitation des paiements intra-africains. Le Papss est intégré à l’architecture technique du PML comme outil de fluidification financière des échanges.

Sans mécanisme de paiement régional performant, les corridors restent des routes. Avec lui, ils deviennent des circuits économiques.

TROIS MOIS, UNE CONVENTION, UN MODÈLE

Carole Mbessa Elongo a conclu son allocution en rappelant le chiffre qui résume l’ampleur du défi : « 5 % seulement des matières premières produites dans notre sous-région font l’objet de transformations locales significatives. Ces chiffres traduisent l’ampleur du défi, mais ils révèlent surtout l’immensité du potentiel qui reste à conquérir. »

Lundi dernier, elle a posé la question qui structure désormais les trois mois à venir : « La question n’est plus de savoir pourquoi développer des chaînes de valeur. Mais comment. »

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Maina Anatole : Portrait d’un bâtisseur face aux vents contraires

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Maina Anatole : Portrait d’un bâtisseur face aux vents contraires
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Dans le grand livre du développement du Septentrion camerounais, certains noms s’écrivent en lettres d’or, portés par le souffle de l’engagement et gravés dans la pierre des réalisations concrètes. Maina Anatole est de cette lignée d’hommes. Actuel Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative (MINFOPRA), ce natif du canton de Boboyo s’est hissé au sommet de l’appareil étatique sans jamais renier ses racines prolétaires.

Du dénuement de Boboyo aux sommets du MINFOPRA, Maina Anatole s’est imposé comme le bâtisseur infatigable du Mayo-Kani, portant à bout de bras des projets majeurs pour la jeunesse et la culture Moundang. Mais dans l’arène politique, une telle lumière attire inévitablement les ombres. Face aux cabales médiatiques et aux jalousies locales, ce grand commis de l’État oppose la force tranquille de ses réalisations concrètes.

Pourtant, c’est sur ses terres natales du Mayo-Kani que l’homme révèle sa véritable stature . Celle d’un leader visionnaire, d’un modernisateur social et d’un gardien farouche du patrimoine culturel Moundang. Pour Maïna Anatole, « Les grands hommes font leur propre piédestal, l’avenir se charge de la statue. », comme le dit si bien la célèbre maxime .

La trajectoire de l’intégrité

Rien ne prédestinait ce fils d’une famille modeste de Boboyo à occuper l’un des postes les plus stratégiques de l’administration publique camerounaise. Nommé par décret présidentiel et installé en juillet 2018 à l’ENAM par le Ministre Joseph LE, Maina Anatole s’est immédiatement vu confier des chantiers titanesques . À savoir, la modernisation de l’accueil, réduction des délais de traitement des dossiers et accélération des réformes.

L’architecte de la dématérialisation

Loin des bureaux feutrés de Yaoundé, c’est sur le terrain de l’innovation qu’il s’illustre, notamment lors du Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO). Face au public, il défend avec brio la quatrième révolution industrielle appliquée à l’État . Figé sur la mise en place des concours et oraux en ligne ; la transparence accrue dans les recrutements et le rapprochement de l’administration de l’usager lambda.

« C’est un homme de dossiers qui comprend que la modernité administrative est le seul levier pour intégrer efficacement notre jeunesse dans le monde de demain », confie un cadre du MINFOPRA.

Des œuvres concrètes contre le chômage

Dans l’Extrême-Nord, là où le climat et la situation géopolitique rendent le quotidien précaire, Maina Anatole ne se contente pas de discours politiques. Il agit. Conscient que le désœuvrement des jeunes est le terreau de tous les maux, il a investi sa propre énergie et ses ressources pour créer de véritables rampes de lancement professionnelles.

En fait, pour endiguer le chômage dans le Grand Nord, il est devenu le promoteur de structures d’envergure nationale . On peut citer entre autre, les Écoles de formation de santé et d’agriculture . Parmi elle, les centres d’apprentissage qui accueillent des vagues de jeunes Camerounais venus de toutes les régions du pays, transformant Kaélé en un pôle d’excellence académique.

Bien plus le Laboratoire d’analyses biomédicales de Kaélé , une infrastructure de pointe, alors en cours de finition, conçue pour combler un vide sanitaire critique et générer des emplois qualifiés pour la jeunesse locale.

Le Pharaon de la culture Moundang

Le développement économique n’est rien sans l’ancrage identitaire. Porté à la tête de Gbe-Zah, la plus grande association culturelle du pays Moundang, Maina Anatole a donné une impulsion internationale à la préservation de son patrimoine.

Complexe Culturel Moundang

Lancé en décembre 2023, le chantier du Complexe Culturel Moundang est le grand ouvrage de son mandat. Évalué à 300 millions de FCFA, ce joyau architectural, financé en partie grâce à un élan de solidarité de la diaspora qu’il a lui-même mobilisée, a franchi le cap des 40 % de réalisation.

Ce ne sera pas un simple musée, mais un carrefour vivant avec une salle de conférence moderne, une bibliothèque riche, des espaces d’exposition, des chambres d’accueil et un restaurant-bar. Sans oublier un complexe sportif avec déjà un terrain de basket-ball prêt à accueillir ses joueurs.

L’Ambassadeur aux mains bénies

Le 9 décembre 2023 restera gravé dans les annales : lors d’une cérémonie historique, les cinq Lamibes de l’arrondissement de Kaélé lui ont imposé les mains, le sacrant officiellement « Ambassadeur » et porte-parole du peuple Moundang. Un privilège unique, jamais accordé à ses prédécesseurs. Surnommé affectueusement « Le Pharaon » par ses admirateurs, il utilise cette légitimité pour éteindre les conflits locaux par des lettres officielles conjointes avec les chefs traditionnels, sanctuarisant le vivre-ensemble et la cohésion sociale.

La politique du cœur

L’altruisme de Maina Anatole s’est matérialisé par des campagnes de santé gratuites de grande envergure dans le Mayo-Kani. Grâce à son leadership et à sa synergie avec son homologue du gouvernement, le Dr Manaouda Malachie, des campagnes massives de soins gratuits ont été organisées, ouvrant l’accès aux consultations, examens et médicaments pour les populations les plus démunies dans toutes les aires de santé du département.

« Nul n’est prophète chez soi »

Pourtant, ce parcours sans faute suscite des jalousies féroces. Dans cette quête acharnée du développement, Maina Anatole fait face aux attaques de « persécuteurs » tapis dans l’ombre. Récemment encore, des rumeurs haineuses diffusées sur les réseaux sociaux par des activistes comme Boris Bertolt l’accusaient calomnieusement d’avoir versé 27 millions de FCFA à un marabout soudanais pour obtenir une promotion gouvernementale. Des attaques grossières qui visent à déstabiliser l’homme intègre.

Face à ces cabales, la communauté et les intellectuels font bloc. Un historien et élite du Grand Nord livre un témoignage poignant. « Derrière cette magnifique et salvatrice campagne de soins se cache un nom : Anatole Maina. N’en déplaise aux hommes de mauvaise foi et aux oiseaux de mauvaise augure qui savent toujours voir en mal les belles œuvres, ce geste mérite des applaudissements. La reconnaissance est une vertu. Le Complexe Culturel, les écoles de santé, le laboratoire… tout cela fait de lui un grand homme. Comme disait Jules Renard : « La récompense des grands hommes, c’est que, longtemps après leur mort, on n’est pas sûr qu’ils soient morts. »Le temps n’effacera jamais sa trace. »

Maina Anatole continue sa route, imperméable aux critiques stériles et aux sabotages politiques. Entre rigueur administrative à Yaoundé et chantiers humanitaires à Kaélé, le « fils prodigue » du Mayo-Kani prouve chaque jour que la plus belle des réponses à la méchanceté reste l’éclat des réalisations concrètes au service de son peuple.

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