Actualités locales
La real politik du régime

Dans son éditorial politique du lundi 16 février 2026 dont la version audio a été diffusée sur les antennes de la Radio Tiémeni Siantou, (90.5 FM à Yaoundé et Bafang), Eric Boniface Tchouakeu, surfe sur le renvoi de ces deux élections locales dans notre pays.
Lire ici sa sortie :
Dans son traditionnel message à ses jeunes compatriotes ,comme c’est toujours le cas les 10 février de chaque année , en prélude à la célébration le lendemain de la fête nationale de la jeunesse, le Président de la République, évoquant cette année des opportunités d’emploi pour cette couche majoritaire de la population, y compris dans les hautes sphères de l’Etat, a laissé entendre que le calendrier des législatives et des municipales connaîtra un nouveau glissement.
« Diverses opportunités me viennent à l’esprit à cet égard : le renouvellement, en préparation, des dirigeants des sociétés d’Etat, la formation du prochain gouvernement qui, je le sais, est très attendue, mais aussi la tenue des élections législatives et municipales. Même si le calendrier afférent à ces dernières devrait, au vu de certaines contraintes impérieuses, connaître un léger réajustement, dans le respect des dispositions pertinentes de nos lois, et tout particulièrement de la Loi fondamentale », a annoncé en substance Paul Biya.
Alors que les législatives et les municipales étaient initialement prévues en février 2025, le mandat des députés et des conseillers municipaux étant de cinq (05) ans, ces élections avaient été repoussé d’au moins un an.
Ainsi le mandat des députés qui aurait dû s’achever le 10 mars 2025, a été prorogé jusqu’au 30 mars 2026, et celui des conseillers municipaux qui devait prendre fin le 25 février 2025, a été prorogé jusqu’au 30 mai 2026.
Selon le code électoral, le Président de la République peut proroger jusqu’à 18 mois le mandat des conseillers municipaux.
Ce qui signifie que Paul Biya peut encore leur octroyer trois (03) mois supplémentaires, après la première prorogation de quinze (15) mois de leur mandat.
S’agissant du mandat des députés, la constitution dispose qu’ « en cas de crise grave ou lorsque les circonstances l’exigent, sans aucune précision concernant les dites circonstances, le Président de la République peut demander à l’Assemblée Nationale de proroger ou d’abréger le mandat des députés à travers une loi. »
Il n’y a à ce niveau, aucune limitation relativement au nombre et à la durée de la prorogation.
En attendant de savoir comment va effectivement se matérialiser « le réajustement » du calendrier des futures législatives et municipales annoncées par Paul Biya, il convient de relever la question de la détermination du calendrier électoral , fait partie des points de désaccords entre le pouvoir et les acteurs de l’opposition, qui pour certains parlent souvent de la consécration d’une ‘fraude pré-électorale légale » , au profit du régime en place , à travers ce qu’ils considèrent comme « une confiscation du calendrier électoral »par le camp présidentiel.
S’agissant des « contraintes impérieuses », qui sont à l’origine du nouveau report, même si on les ignore encore de manière précise, on peut imaginer que les tensions post-électorales consécutives à la présidentielle du 12 octobre 2025, dont les stigmates sont encore visibles, y sont pour quelque chose, quoi que l’on dise.
Il est difficile d’envisager dans le contexte sociopolitique actuel, l’organisation des élections au suffrage universel direct, avec les mêmes règles en vigueur lors des scrutins précédents qui ont débouché sur des crises post-électorales, en espérant qu’elles vont contribuer à la pacification des rapports sociaux, qui est l’une des fonctions fondamentales des élections.
Devant cette réalité, apparaissent comme subsidiaire, d’autres raisons évoquées par certains analystes pour expliquer le nouveau décalage des élections attendues liées, notamment au financement des législatives et des municipales en pleine limitation des ressources de l’Etat, ou de l’impréparation supposée ou réelle du parti au pouvoir, qui aurait besoin de plus de temps pour gérer les éventuelles frondes internes qui découleraient des investitures de ces candidats, ou qui aurait peur de subir un important recul électoral proportionnellement au score obtenu par son candidat à la dernière présidentielle , qui est parti de 71% en 2018 à 53% en 2025 d’après les chiffres officiels.
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Actualités locales
le Pr Aba’a Oyono réclame 3 milliards de FCFA à la DGRE

L’enseignant de droit public à Université de Yaoundé II, Aba’a Oyono, a introduit un recours gracieux préalable auprès du directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure. Il demande une indemnisation de trois milliards de FCFA après ce qu’il qualifie de « kidnapping » suivi de 42 jours de détention au Secrétariat d’État à la Défense.
Le professeur Aba’a Oyono, spécialiste de droit public et enseignant à Université de Yaoundé II, engage un bras de fer juridique avec l’État du Cameroun. L’universitaire a saisi le directeur général de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) d’un recours gracieux préalable afin d’obtenir réparation pour ce qu’il considère comme une « faute administrative » ayant conduit à sa privation de liberté pendant 42 jours.
Dans sa requête, l’enseignant évoque les faits remontant au 25 octobre 2025. Selon lui, des agents de la DGRE, cagoulés et lourdement armés, auraient fait irruption à son domicile sans mandat de perquisition ni mandat d’amener. Il affirme avoir été embarqué de force dans un véhicule de type Pajero, encagoulé puis transporté vers une destination inconnue, avant d’être placé en détention au Secrétariat d’État à la Défense (SED).
Le professeur affirme avoir subi des traitements inhumains durant son transfert et dénonce une détention arbitraire de 42 jours. Il estime que l’ordre donné aux agents constitue un acte administratif fautif susceptible d’engager la responsabilité de l’administration, au regard notamment des dispositions de la Constitution et des textes réglementaires encadrant les missions de la DGRE.
Dans son argumentaire juridique, Aba’a Oyono soutient que cette interpellation visait à le réduire au silence dans le contexte des tensions post-électorales liées à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Il indique avoir soutenu les opposants Maurice Kamto et Issa Tchiroma Bakary durant ce scrutin.
Par ailleurs, l’universitaire souligne que son arrestation est intervenue au même moment que celles de Djeukam Tchameni et Anicet Ekani, également engagés dans la plateforme politique Union pour le changement 2025.
Estimant avoir subi un important préjudice lié notamment à l’interruption de ses activités académiques et professionnelles, le professeur réclame une indemnisation de trois milliards de FCFA. À défaut de réponse favorable, il annonce son intention de saisir le tribunal administratif compétent, tout en engageant des poursuites devant le tribunal militaire contre les agents de la DGRE impliqués dans son interpellation.
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Actualités locales
La police camerounaise rend hommage aux policiers morts en service

La Délégation générale à la Sûreté nationale a organisé, le 7 mars à Yaoundé, une cérémonie d’hommage aux policiers décédés en service. L’événement s’inscrit dans la campagne commémorative mondiale initiée par INTERPOL.
La police camerounaise a honoré, samedi 7 mars, la mémoire des fonctionnaires de police morts dans l’exercice de leurs fonctions. La cérémonie s’est tenue à la cour d’honneur de l’immeuble siège de la Délégation générale à la Sûreté nationale à Yaoundé.
La rencontre était présidée par le Délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé. Elle s’inscrivait dans le cadre de la campagne commémorative mondiale organisée par Organisation internationale de police criminelle, plus connue sous le nom d’INTERPOL, en hommage aux policiers décédés en mission.
Plusieurs autorités administratives ont pris part à cette cérémonie de recueillement. Parmi elles figuraient le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, le préfet du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, ainsi que le sous-préfet de Yaoundé 1er, Harouna Nyandji Mbgatou.
À travers cette commémoration, la police nationale a salué le sacrifice des agents tombés dans l’accomplissement de leur devoir et réaffirmé son engagement à poursuivre la mission de protection des citoyens et de maintien de l’ordre public.
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Actualités locales
Donald Trump «L’Iran va être très durement frappé aujourd’hui»

Le président américain Donald Trump a menacé samedi d’accentuer les attaques contre l’Iran, alors que de nouvelles frappes aériennes ont visé la capitale Téhéran. De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian affirme que son pays « ne se rendra jamais ».
La tension reste vive entre États-Unis et Iran. Samedi, le président américain Donald Trump a menacé d’intensifier les frappes contre la République islamique, après une nouvelle série d’attaques aériennes ayant ciblé la capitale Téhéran.
Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, le locataire de la Maison-Blanche a averti que « l’Iran sera frappé très durement aujourd’hui ». Il a également laissé entendre que les prochaines opérations pourraient viser de nouvelles zones ainsi que des groupes de personnes qui n’avaient jusque-là jamais été considérés comme des cibles.
Face à ces menaces, le président iranien Massoud Pezeshkian a affiché la détermination de son pays. Selon lui, l’Iran ne capitulera pas malgré les frappes et la pression militaire américaine.
Les hostilités ont débuté le 28 février, lorsque Donald Trump a appelé la population iranienne à se soulever contre la République islamique instaurée après la Révolution iranienne de 1979.
Officiellement, les États-Unis affirment que leur objectif est de neutraliser les capacités balistiques de l’Iran et d’empêcher le pays de se doter de l’arme nucléaire. Une accusation que Téhéran continue de rejeter, affirmant que son programme nucléaire poursuit des objectifs civils. Plus de mille personnes ont déjà perdu la vie dans ce conflit.
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