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SIARC 2026 : le pari de l’innovation pour faire entrer l’artisanat camerounais dans une nouvelle économie

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SIARC 2026 : le pari de l’innovation pour faire entrer l’artisanat camerounais dans une nouvelle économie
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Au Musée national de Yaoundé, les étals racontent une histoire commune. Un tissu tressé à la main côtoie un objet en cuir travaillé selon des techniques séculaires. Pendant dix jours, des milliers d’artisans venus du Cameroun et d’ailleurs occupent l’espace. Le Salon international de l’artisanat du Cameroun a ouvert ses portes le 27 juillet, porté par une ambition qui dépasse la simple exposition de savoir-faire.

Le représentant personnel du chef de l’État a donné le ton dès la cérémonie d’ouverture. Selon le Premier ministre Joseph Dion Ngute, le SIARC contribue à revaloriser les métiers de l’artisanat, à susciter des vocations et à transmettre les savoir-faire aux nouvelles générations. Il ajoute que l’événement sensibilise le public aux mutations que connaît le secteur, notamment en matière d’innovation.

Un secteur plus vaste qu’il n’y paraît

Le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, veut corriger une image trop étroite de l’artisanat camerounais. « Nous avons recensé un peu plus de 240 métiers artisanaux au Cameroun », affirme-t-il. Le secteur couvre les métiers d’art, de production et de services. Il cite les coiffeurs, les plombiers, les menuisiers, les vanniers et les potiers. Ensemble, ces activités mobilisent près de 60 % de la population active.

Pour les pouvoirs publics, l’enjeu consiste désormais à accompagner ces acteurs pour qu’ils vivent durablement de leur métier. « Il faut permettre que ceux qui en vivent au quotidien puissent libérer leur potentiel de créativité, valoriser leurs produits et surtout faciliter l’accès aussi bien au marché national qu’aux marchés étrangers », explique Achille Bassilekin III.

Innover sans perdre son identité

Le thème retenu cette année, « Entre tradition et modernité. Comment stimuler l’innovation artisanale ? », résume cette tension. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute la reprend à son compte dans son discours d’ouverture. Il interroge directement les artisans et les experts présents. L’innovation implique-t-elle nécessairement une rupture avec les traditions et les savoir-faire ancestraux ? Ou devrait-elle plutôt puiser dans le patrimoine pour concevoir des produits nouveaux et améliorer les procédés de fabrication ?

Sa réponse ne laisse pas de doute. « Loin d’être inconciliables, tradition et modernité peuvent constituer le socle d’un artisanat renouvelé, compétitif et durable », affirme-t-il. La tradition apporte l’identité, la mémoire et l’inspiration. La modernité apporte de nouveaux outils, de nouveaux modes de production et de nouveaux circuits de commercialisation.

Le ministre Bassilekin traduit cette philosophie en feuille de route concrète. Le SIARC prévoit des conférences et des ateliers consacrés à l’innovation, au marketing, au design, à la propriété intellectuelle, à la normalisation et à la certification. « Des produits artisanaux normés constituent de vraies opportunités d’accès au marché », insiste-t-il. Cette stratégie répond aux exigences de la Zone de libre-échange continentale africaine, qui ouvre un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs aux entreprises camerounaises.

Une politique d’État assumée

Dans son discours, Joseph Dion Ngute inscrit cette ambition dans un cadre plus large. Le gouvernement camerounais, sous l’impulsion du président Paul Biya, entend faire de l’artisanat un levier majeur de la transformation structurelle de l’économie, de la création de richesses et d’emplois, et de la promotion d’une croissance inclusive. La Stratégie nationale de développement identifie plusieurs filières à fort potentiel, dont le bois, le textile-coton, la confection, le cuir et la transformation agroalimentaire.

Le Premier ministre détaille les priorités qui en découlent. Mieux structurer le secteur. Renforcer les capacités des artisans. Améliorer la qualité et la compétitivité des produits. Consolider le cadre juridique et institutionnel. Favoriser la transition des unités artisanales vers le secteur formel, condition de leur accès au financement et aux chaînes de valeur.

Cette politique s’appuie sur des relais concrets. Des villages artisanaux internationaux, régionaux et spéciaux ont été créés. Des salons et des foires se tiennent régulièrement aux niveaux communal, départemental, régional et national. Le SIARC en constitue, selon le Premier ministre, l’expression la plus emblématique.

La jeunesse et les femmes en première ligne

L’édition 2026 intervient quelques semaines après la publication de l’Annuaire statistique 2025 du ministère. Le document montre que 42 % des petites et moyennes entreprises sont créées par des jeunes. L’entrepreneuriat féminin poursuit également sa progression. Pour les organisateurs, ces chiffres confirment un basculement. Les artisans ne sont plus seulement les gardiens d’un héritage culturel. Ils deviennent des créateurs d’emplois et des producteurs de richesse.

Joseph Dion Ngute reprend cette lecture dans sa conclusion. Il dit compter sur la sagacité des experts et des professionnels présents pour dégager des propositions concrètes. L’objectif affiché est que l’artisanat contribue à l’autonomisation des jeunes et des femmes, à la création d’emplois décents et à une croissance inclusive.

La Côte d’Ivoire, invitée d’honneur, plaide pour l’intégration régionale

Le Cameroun n’est pas seul à porter cette ambition. En accueillant l’Algérie et la Côte d’Ivoire comme pays invités d’honneur, il ouvre le débat à l’échelle continentale. Le ministre ivoirien en charge de l’industrie et de l’artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, situe l’enjeu dans une perspective économique précise. Il rappelle que l’artisanat constitue le deuxième secteur pourvoyeur d’emplois en Afrique après l’agriculture, avec une croissance estimée à plus de 5 %.

Le ministre détaille la trajectoire ivoirienne. La valeur ajoutée du secteur est passée de 3 855 milliards FCFA en 2015 à 8 633 milliards FCFA en 2022. Elle représente aujourd’hui 19,5 % du produit intérieur brut ivoirien et 30 % de l’emploi total du pays. Sous l’impulsion du président Alassane Ouattara, l’artisanat a été inscrit au premier axe du Plan national de développement 2026-2030, celui de la promotion du secteur privé et de la réduction de l’informalité. Des réformes du cadre légal et réglementaire sont prévues, ainsi qu’un renforcement de la Chambre des métiers de Côte d’Ivoire.

Pour Ibrahim Kalil Konaté, le SIARC dépasse largement le cadre commercial. « Ce salon, qui réunit sur cette terre camerounaise des artisans venus de tout le continent, est bien plus qu’une vitrine commerciale. Il est un acte de coopération Sud-Sud », déclare-t-il. Il y voit une pierre posée à l’édifice d’une Afrique commerçante, qui valorise ses propres talents et investit dans sa propre jeunesse. Le ministre annonce que son pays vient à Yaoundé pour nouer des partenariats durables et échanger ses expériences en matière de formation et de promotion des produits artisanaux.

Un carrefour continental

Le Premier ministre camerounais salue à son tour la présence du Maroc, de la Côte d’Ivoire et de l’Algérie, qu’il présente comme un témoignage de l’amitié et de la coopération entre les pays africains. Il se félicite également de la présence du secrétaire général de l’Organisation pour le développement et la promotion de l’artisanat africain, de retour de la 12e Conférence des ministres de cette organisation, tenue à Bamako. Les réformes issues de ces assises devraient renforcer, selon lui, la structuration et le rayonnement de l’artisanat africain.

Dix jours durant, le SIARC se présente ainsi comme un carrefour où le savoir-faire artisanal rencontre les exigences de la compétitivité et les perspectives du marché africain. Entre les étals du Musée national, artisans camerounais, ivoiriens, algériens et maliens comparent leurs gestes et leurs matières. Chacun d’eux, à sa mesure, teste déjà la promesse portée par les discours officiels.

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CEMAC : On peaufine la mise en place du Système d’information énergétique

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CEMAC : On peaufine la mise en place du Système d’information énergétique
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Au cœur des enjeux de cette concertation de la réunion qui se tient à Libreville au Gabon,, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur.

Libreville, la capitale gabonaise abrite du 21 au 25 septembre 2026, une réunion ministérielle de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) consacrée à la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des Systèmes d’information énergétique nationaux (SIEN). Un événement d’envergure précédé par des travaux d’experts.

Cette rencontre stratégique réunit les ministres de l’énergie des six pays de la CEMAC, l’Union africaine (UA) ainsi que les partenaires techniques et financiers entre autres. Initiée à travers le projet d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, elle est placée sois le leadership de la Commission de la CEMAC.

Au cœur des enjeux de cette concertation, informe le journal Cameroon Tribune, la nécessité de doter l’Afrique Centrale de données énergétiques fiables et harmonisées, indispensables pour une planification efficace et une gouvernance moderne du secteur. Le journal informe que les attentes majeures de la CEMAC résident dans l’appropriation politique des plans d’action nationaux, l’allocation de ressources budgétaires nationales pérennes et l’adoption d’un dispositif communautaire permettant la mise en place effective du Système d’information énergétique régional.

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Attaque terroriste à Madegoua : 9 éléments de Boko Haram neutralisés

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Attaque terroriste à Madegoua : 9 éléments de Boko Haram neutralisés
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Le bilan de la nuit du 16 au 17 septembre 2026 fait état de 14 civils assassinés et de nombreux blessés.

Dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 aux environs de 2 heures du matin, une dizaine d’éléments de la secte terroriste Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), groupe armé djihadiste affilié à l’organisation Etat islamique ont attaqué des civiles dans la localité de Madegoua, située à 11km de l’arrondissement de Makary, département du Logone-et-Chari dans la région de l’Extrême-Nord.

Selon le communiqué publié par Cyrille Serge Atonfack Guemo, chef de division de la communication au ministère de la Défense (Mindef), l’attaque terroriste a fait 13 civils morts sur le site, 1 quatorzième décédé des suites de ses blessures et 2 autres grièvement blessés et admis en soins intensifs au centre hospitalier de Mada.

«Sur le plan opérationnel, une vaste manœuvre de traque et de ratissage a aussi été lancée, en parfaite coordination avec l’ensemble des forces engagées dans la zone. Un dispositif de sécurisation renforcé demeure maintenu sur place afin de garantir la quiétude des populations et de parer à toute éventualité» renseigne le communiqué.

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Lions indomptables : rentrée des classes à Garoua

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CEMAC : On peaufine la mise en place du Système d’information énergétique
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Les Lions indomptables ont entament la campagne éliminatoire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 ce jeudi à Garoua, par un match contre les Comores. A cet effet, les 26 joueurs convoqués par David Pagou regagnent progressivement leur tanière de l’hôtel Hilton ce lundi. Entre dimanche et lundi, 16 des joueurs étaient déjà dans le groupe hier et ont entamé quelques exercices dans les infrastructures de l’hôtel. Il s’agit notamment d’une séance de stretching sur le court de tennis, afin de délier les muscles après de longs voyages. Dans l’après-midi, une première sortie grandeur nature sur le stade de Ngoa-Ekelle, couramment appelé Stade militaire. Le groupe qui devrait être complet aujourd’hui, s’envolera pour Garoua, capitale de la région du Nord.

Pour cette fenêtre internationale, trois rencontres sont au menu du regroupement des Lions indomptables. Ce 24 septembre, le Cameroun affronte les Comores. Un adversaire que le pays d’accueil connaît déjà, pour l’avoir rencontré ces dernières années, dont lors de la CAN 2021 à Yaoundé. Les Cœlacanthes ont déjà posé leurs valises à Yaoundé depuis hier. La conférence de presse d’avant-match est prévue demain soir dans l’antre du stade Roumde Adjia de Garoua. Cinq jours plus tard, les Lions indomptables affronteront les Diables rouges du Congo, à Brazzaville.

Les 26 de David Pagou

Après ces deux rencontres comptant pour les éliminatoires de la Can 2027, les Lions indomptables fermeront la fenêtre Fifa par un match amical contre les Eléphants de Côte d’ivoire. Un match qui a priori n’aura rien d’amical entre deux sélections sœurs qui rivalisent traditionnellement à travers leurs supporters et leurs peuples. Le duel Eto’o-Drogba des années 2000 a cédé la place au duel des « belles-familles ». L’épouse de Samuel Eto’o étant de nationalité ivoirienne. Mais de façon plus sportive, ces deux nations savent se tutoyer au fil des générations de joueurs. Toutes les deux sélections sont en phase de reconstruction. Rendez-vous le 3 octobre pour cet autre duel.

Les activités du match ici

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