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Conflits agropastoraux : le Cameroun, le Tchad et la RCA recherchent une stratégie pacifique

ange1poireau

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Conflits agropastoraux : le Cameroun, le Tchad et la RCA recherchent une stratégie pacifique
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Douala a accueilli une rencontre interministérielle dans le cadre d’une série de concertations visant à valider le principe d’une adhésion officielle à la stratégie régionale de gestion apaisée de la transhumance par chacun des trois pays.

Au Tchad, en République centrafricaine (RCA) et au Cameroun, la transhumance transfrontalière génère des tensions récurrentes autour des ressources naturelles. Ce, alors que cette mobilité pastorale saisonnière contribue à la sécurité alimentaire et à la résilience économique des communautés rurales. Depuis 2020, le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) accompagne un processus de dialogue politique et technique entre la RCA, le Tchad et le Cameroun en lien étroit avec la FAO et la Minusca afin de promouvoir une gestion apaisée et coordonnée de la transhumance transfrontalière.

En effet, lors des pourparlers de la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, les parties avaient relevé que l’une des dimensions de la crise centrafricaine était les violences liées à la transhumance et surtout la transhumance transfrontalière, qui serait, selon elles à l’origine de la détérioration des relations intercommunautaires, notamment entre les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs. Ensuite, reconnaissant aussi le potentiel économique et les retombées sociales d’une transhumance apaisée, les parties s’étaient engagées à faire de la transhumance une activité pacifiée et sécurisée, en associant les communautés d’agriculteurs et éleveurs. Cependant, des initiatives de résolution restent disparates. Il est désormais question de mettre en place une stratégie de gestion commune aux trois pays.

Trois rencontres interministérielles sont prévues afin de valider le principe d’une adhésion officielle à la stratégie régionale de gestion apaisée de la transhumance,par chaque pays. Douala a accueilli la première fin janvier dernier. Les principaux objectifs de cette rencontre étaient entre autres d’examiner la stratégie commune de gestion de la transhumance transfrontalière ; d’analyser les progrès, défis et perspectives de mise en œuvre du plan d’action conjoint RCA–Tchad et identifier les ajustements nécessaires pour son opérationnalisation, avec l’inclusion du Cameroun. Il était également question de définir les rôles, responsabilités et contributions de chaque ministère et institution nationale concernée (Élevage, Agriculture, Environnement, Sécurité, Affaires étrangères, Directions nationales des frontières, etc.) dans la mise en œuvre coordonnée du plan d’action et de la stratégie.

Réactions

Abdou jonathan,  coordonnateur Parttac FAO

 « La transhumance est aujourd’hui confrontée à de multiples contraintes »

 « Le Cameroun, le Tchad et la République Centrafricaine disposent d’un potentiel pastoral et d’un cheptel d’importance stratégique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la création de revenus et la lutte contre la pauvreté. La transhumance, en tant que mode ancestral et rationnel de gestion des ressources pastorales, contribue significativement à la durabilité des systèmes d’élevage et à l’accroissement des productions animales. Cependant, cette pratique est aujourd’hui confrontée à de multiples contraintes : l’insécurité liée à l’activisme de groupes armés et terroristes, la réduction progressive des couloirs de passage et des aires de pâturage, l’insuffisance des points d’eau, ainsi que la pression croissante sur les ressources naturelles. Ces facteurs concourent à l’exacerbation des conflits entre éleveurs, agriculteurs et autres usagers de l’espace rural, fragilisant ainsi la cohésion sociale et la stabilité des zones concernées. Face à ces défis complexes et interdépendants, la FAO réaffirme sa détermination à accompagner les États et les acteurs concernés dans la promotion d’une transhumance transfrontalière apaisée, durable et mieux intégrée à l’échelle sous-régionale. »

Annie Claire Ngo Ongla, Directeur des pâturages, Minepia

« L’approche concilie préservation des ressource, sécurité des populations et équilibre socio-économique »

« Notre sous-région dispose d’un cheptel parmi les plus importants d’Afrique subsaharienne, véritable pilier de nos économies et de nos cultures. Le pastoralisme transhumant, pratiqué depuis des siècles, demeure un vecteur de sécurité alimentaire, de développement rural et d’adaptation aux changements climatiques, tout en favorisant un équilibre écologique durable. Le Projet PARTTAC, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la FAO en partenariat avec les gouvernements concernés, constitue une réponse concrète à ces enjeux. Il vise à renforcer la gouvernance et la gestion de la transhumance entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine, dans une approche intégrée de développement durable conciliant préservation des ressources naturelles, sécurité des populations et équilibre socio-économique. Avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire, quelques leçons apprises, issues des dialogues communautaires et inter-états seront partagées afin de capitaliser les acquis et adapter les approches. Cela permettra de mettre en place des mécanismes de coordination efficaces pour une gestion durable et pacifique de la transhumance transfrontalière. »

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Le Port Autonome de Douala rétablit SGS mais maintient Transatlantic

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Le Port Autonome de Douala rétablit SGS mais maintient Transatlantic
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L’affaire de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri connaît un nouveau développement. Le Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD) a décidé de suspendre une partie des opérations sécuritaires d’inspection par scanner réalisées transatlantic d. s.a. qui a pris en main cette activité le 2 janvier 2026.

Dans une correspondance datée du 16 février 2026, Cyrius Ngo’o demande au DG de Transatlantic D, de limiter ses interventions « à l’inspection par scanner du reste des flux import/export, marchands et non-marchands, qui ne sont pas opérés par la société SGS S.A. Il s’agit en particulier, d’une part, du trafic vrac solide non-conteneurisé traité dans les autres terminaux et. D’autre part, des véhicules, des conteneurs vides et des conteneurs hors-gabarit débarqués au Terminal à Conteneurs », détaille le DG du PAD. Cette injonction avec effet à compter de la date dudit courrier « jusqu’à nouvel ordre », consiste à mettre en œuvre les directives du premier ministre, précise le management du PAD.

Cette décision rétablit dans ses droits la Société générale de surveillance (SGS) tel que recommandé par le gouvernement. L’entreprise suisse va donc poursuivre l’inspection des conteneurs tandis que Transatlantic D dont le contrat avec le PAD portait sur le 100% scanning, soit l’inspection de toutes les marchandises passant par le port tant à l’importation qu’à l’exportation quel que soit leur mode de conditionnement va limiter son intervention aux autres marchandises non couverts par SGS. Le PAD maintient donc son contrat avec Transatlantic D.

En rappel, le contrat de concession liant le Port Autonome de Douala à Transatlantic D porte sur une durée de 25 ans avec rétrocession des actifs. L’un des motifs avancés par le PAD pour ce changement était la modernisation et l’alignement aux meilleures normes internationales en matière de sécurité et de sûreté portuaire. Le nouvel opérateur devait donc mettre en place un dispositif mobile de dernière génération permettant une transmission rapide des informations à la Douane et aux autres acteurs de la chaîne d’import/export.

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Télévision: Consty Eka est mort

ange1poireau

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Télévision: Consty Eka est mort
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La rumeur s’est finalement confirmée: Consty Eka est mort. Le roi de la télé s’est éteint ce 16 février 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon des informations rapportées par le lanceur d’alertes Paul Chouta,  »il était pourtant au bureau et bien portant ce lundi à Abidjan, jusqu’à ce qu’il commence à vomir du sang ». C’était ainsi la fin qui s’annonçait pour l’animateur télé. « Conduit à l’hôpital, il a tiré sa révérence  », souligne-t-il.

Né sous le pseudonyme Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler  »le roi de la télévision ». Et de fait, l’animateur télé avait fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire. Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux. Telesphore Mba Bizo, journaliste en service au poste national de la Crtv, garde de l’homme un souvenir inoubliable : « Consty Eka, le Roi de la télé, révèle le groupe de mon frère aîné, Aimey Bizo, considéré comme le premier boy’s band du Cameroun, Star System, en 1986, dans le programme Music Video Show. La diffusion fut marquée par la puissance de “U Can’t Touch This”, le tube emblématique et unique de la carrière de MC Hammer ». Mireille Fomekong, n’en revient pas: « La mort… Cette visiteuse imprévisible, toujours inopportune, qui s’invite sans frapper et laisse derrière elle le fracas du silence.
Consty… mon Ami, mon grand frère, mon soutien secret… », se lamente la communicatrice.

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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité

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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité
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Par Louis Marie Kakdeu

La vulnérabilité des Camerounais ne résulte pas d’une fatalité tropicale mais, de choix politiques défaillants, d’investissements insuffisants et d’un déficit éducatif criant.

Au Cameroun, le gouvernement actuel se concentre sur les soins au niveau des hôpitaux. Il ne travaille pas à ce que le nombre de personnes qui arrivent à l’hôpital soit réduit. Ainsi, il néglige la prévention (approche one health) et il opte pour la construction centres de santé sans plateaux technique.

Et dans ces centres de santé, trois services retiennent le plus d’attention : il s’agit de la morgue en première position, de la pharmacie en deuxième position et du bloc opératoire en troisième position. Ce sont les trois services les plus rentables dans nos hôpitaux à tel point que le marché des gerbes de fleurs et des cercueils florissent dans les environs des hôpitaux. L’on note aussi que le business des médicaments dans les hôpitaux est très capitaliste et en défaveur des malades. Et pour faire fonctionner les laboratoires, la pratique est de prescrire automatiquement une batterie d’examen aux patients qui ont la malchance de venir simplement en consultation.

Un autre choix politique est possible. Celui d’investir massivement dans la santé publique (prévention) pour mettre le système au service des citoyens. Mieux vaut prévenir que guérir. La vaccination, l’assainissement, l’éducation sanitaire, la lutte contre les vecteurs de maladies doivent devenir des priorités. Il faut faire le choix d’œuvrer pour que moins de citoyens tombent malades.

On ne peut pas travailler à construire encore et encore plus de prisons ; il faut travailler pour réduire l’incivisme. Il ne faut pas travailler pour construire encore et encore plus des centres de santé ; il faut investir pour réduire le nombre de malades qui ont besoin des hôpitaux. Et c’est un choix politique à faire.

C’est vrai que les responsables locaux font face aux contraintes de trésorerie et font payer aux malades. Il faut aussi dire que sans moyens adéquats, aucune amélioration n’est possible. Les États africains doivent respecter leur engagement d’Abuja et consacrer au moins 15% de leur budget à la santé. Cela implique des choix budgétaires courageux : moins de dépenses de prestige, plus d’investissements sanitaires. Aussi, il faut former massivement du personnel médical et créer des conditions attractives pour le retenir : salaires décents, environnement de travail, possibilités de recherche, reconnaissance sociale.

Pour le citoyen, il lui faudra une couverture sanitaire universelle et cette sécurité sociale. Chaque citoyen devra pouvoir accéder à des soins de qualité sans risquer la ruine financière. Les expériences de pays comme le Rwanda montrent que c’est possible, même avec des ressources limitées. L’on ne peut pas oublier de mettre l’accent sur le développement de la recherche médicale africaine. Le patrimoine génétique africain reste inexploité dans sa totalité. L’Afrique ne peut rester éternellement dépendante de la recherche étrangère. Elle doit développer ses propres capacités de recherche, adaptées à ses maladies spécifiques.

Il n’existe pas de système de santé au Cameroun ; il existe un système de soins. Tant que le Cameroun n’aura pas construit un système de santé robuste, elle restera à la merci de la prochaine épidémie. La santé n’est pas qu’une question humanitaire. C’est un investissement économique et un impératif de développement. Un peuple malade ne peut construire son avenir. Les camerounais sont malades pour l’essentiel ; ils ne sont pas aptes à construire l’avenir de leur pays.

L’urgence est signalée

Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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