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Stratégie : le Groupe BGFIBank lance « BGFI 30 », son projet d’entreprise 2026-2030

Depuis plus d’un demi-siècle, le Groupe BGFIBank s’impose comme l’un des piliers du paysage financier africain, et singulièrement de la zone CEMAC. Fondé en 1971, le groupe n’a cessé d’élargir son champ d’actions, bâtissant progressivement une offre globale et intégrée couvrant la banque commerciale, la banque d’investissement, les services financiers spécialisés ainsi que les assurances. Une diversification stratégique portée par une présence aujourd’hui étendue à 12 pays, parmi lesquels le Cameroun, le Gabon, le Congo, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, la France ou encore le Sénégal.
Fidèle à sa tradition managériale, le Groupe BGFIBank réunit régulièrement ses principaux décideurs afin d’anticiper les mutations du secteur bancaire et d’adapter en permanence son modèle économique. C’est dans cette logique que s’est tenue à Douala, pour la troisième fois consécutive, la Convention des Cadres Dirigeants du Groupe, sous la houlette de son Président Directeur Général, Henri-Claude Oyima.
UNE CONVENTION STRATÉGIQUE AU CŒUR DES ENJEUX DE PERFORMANCE
Pendant quatre jours, près de 140 cadres dirigeants et experts métiers venus de l’ensemble des filiales ont pris part à des travaux de fond visant à consolider la performance globale du groupe. L’édition 2026 de cette convention revêtait un caractère tout particulier : il s’agissait non seulement de définir les priorités stratégiques de l’exercice en cours, mais aussi de marquer le lancement officiel du nouveau projet d’entreprise 2026-2030, baptisé « BGFI 30 », ou « B30 ».
Ce nouveau plan stratégique se veut une réponse structurée aux défis contemporains du secteur financier : intensification de la concurrence, exigences accrues des clients, pression réglementaire, transformation digitale et nécessité de renforcer la solidité financière des établissements bancaires.
DES SÉMINAIRES MÉTIERS ALIGNÉS SUR UNE VISION COMMUNE
En marge de la convention des cadres dirigeants, les séminaires des filières Commerciale et Engagements ont également tenu leurs assises autour du thème central :« Agilité commerciale et discipline financière : les leviers de notre efficacité 2030 ». Ces travaux ont mis l’accent sur la nécessité de concilier conquête commerciale, qualité du portefeuille et maîtrise des risques, dans un environnement économique marqué par l’incertitude et la volatilité.
L’objectif est clair : renforcer l’efficacité commerciale tout en préservant la solidité financière qui fait la réputation du groupe. Parallèlement, la filière Qualité a conduit des réflexions approfondies sur le thème : « Optimisation de la qualité de service et expérience client ». Dans un contexte où la relation client devient un facteur clé de différenciation, le Groupe BGFIBank entend placer l’excellence opérationnelle et la satisfaction client au cœur de son modèle de croissance.
« BGFI 30 », UN PROJET STRUCTURÉ AUTOUR DE QUATRE PILIERS
Le nouveau projet d’entreprise 2026-2030 repose sur quatre piliers stratégiques majeurs, conçus comme les moteurs de la performance durable du groupe :
● L’efficacité organisationnelle, visant à simplifier les processus, renforcer la gouvernance et accroître la réactivité des structures ;
● L’efficacité du capital humain, à travers le développement des compétences, la valorisation des talents et le renforcement de la culture de performance ;
● L’efficacité des ressources, orientée vers une meilleure allocation du capital, l’optimisation des coûts et l’intégration des outils digitaux ;
● L’efficacité commerciale, centrée sur la croissance rentable, l’innovation produit et la qualité de la relation client.
Avec « BGFI 30 », le groupe affiche clairement son ambition : consolider son leadership régional tout en préparant activement l’horizon 2030.
UN GROUPE PRIVÉ, LEADER RÉGIONAL ET TOURNÉ VERS L’AVENIR
Détenu à 100 % par des actionnaires privés, BGFI Holding Corporation est aujourd’hui le premier groupe financier de la zone CEMAC. Leader sur son marché domestique au Gabon, il occupe également des positions de référence au Congo et dans plusieurs autres pays d’implantation. Le groupe emploie près de 3 000 collaborateurs et s’appuie sur des marques fortes dans la banque commerciale, le financement des entreprises, la banque privée, la gestion d’actifs, ainsi que les services financiers spécialisés et les assurances.
Depuis 1971, BGFIBank accompagne une clientèle diversifiée, allant des institutions aux grandes entreprises, en passant par les particuliers haut de gamme et les PMEPMI à fort potentiel. Une longévité bâtie sur des valeurs constantes : l’exigence, l’excellence et la confiance.
À l’aube de ses 55 ans de présence auprès de sa clientèle, le Groupe BGFIBank, à travers BGFI Holding Corporation, réaffirme sa volonté de poursuivre une croissance responsable et durable. La convention de Douala et le lancement de « BGFI 30 » apparaissent ainsi comme une étape clé dans la trajectoire d’un groupe résolument engagé à façonner la banque africaine de demain.
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Le Port Autonome de Douala rétablit SGS mais maintient Transatlantic

L’affaire de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri connaît un nouveau développement. Le Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD) a décidé de suspendre une partie des opérations sécuritaires d’inspection par scanner réalisées transatlantic d. s.a. qui a pris en main cette activité le 2 janvier 2026.
Dans une correspondance datée du 16 février 2026, Cyrius Ngo’o demande au DG de Transatlantic D, de limiter ses interventions « à l’inspection par scanner du reste des flux import/export, marchands et non-marchands, qui ne sont pas opérés par la société SGS S.A. Il s’agit en particulier, d’une part, du trafic vrac solide non-conteneurisé traité dans les autres terminaux et. D’autre part, des véhicules, des conteneurs vides et des conteneurs hors-gabarit débarqués au Terminal à Conteneurs », détaille le DG du PAD. Cette injonction avec effet à compter de la date dudit courrier « jusqu’à nouvel ordre », consiste à mettre en œuvre les directives du premier ministre, précise le management du PAD.
Cette décision rétablit dans ses droits la Société générale de surveillance (SGS) tel que recommandé par le gouvernement. L’entreprise suisse va donc poursuivre l’inspection des conteneurs tandis que Transatlantic D dont le contrat avec le PAD portait sur le 100% scanning, soit l’inspection de toutes les marchandises passant par le port tant à l’importation qu’à l’exportation quel que soit leur mode de conditionnement va limiter son intervention aux autres marchandises non couverts par SGS. Le PAD maintient donc son contrat avec Transatlantic D.
En rappel, le contrat de concession liant le Port Autonome de Douala à Transatlantic D porte sur une durée de 25 ans avec rétrocession des actifs. L’un des motifs avancés par le PAD pour ce changement était la modernisation et l’alignement aux meilleures normes internationales en matière de sécurité et de sûreté portuaire. Le nouvel opérateur devait donc mettre en place un dispositif mobile de dernière génération permettant une transmission rapide des informations à la Douane et aux autres acteurs de la chaîne d’import/export.
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Télévision: Consty Eka est mort

La rumeur s’est finalement confirmée: Consty Eka est mort. Le roi de la télé s’est éteint ce 16 février 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon des informations rapportées par le lanceur d’alertes Paul Chouta, »il était pourtant au bureau et bien portant ce lundi à Abidjan, jusqu’à ce qu’il commence à vomir du sang ». C’était ainsi la fin qui s’annonçait pour l’animateur télé. « Conduit à l’hôpital, il a tiré sa révérence », souligne-t-il.
Né sous le pseudonyme Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler »le roi de la télévision ». Et de fait, l’animateur télé avait fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire. Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux. Telesphore Mba Bizo, journaliste en service au poste national de la Crtv, garde de l’homme un souvenir inoubliable : « Consty Eka, le Roi de la télé, révèle le groupe de mon frère aîné, Aimey Bizo, considéré comme le premier boy’s band du Cameroun, Star System, en 1986, dans le programme Music Video Show. La diffusion fut marquée par la puissance de “U Can’t Touch This”, le tube emblématique et unique de la carrière de MC Hammer ». Mireille Fomekong, n’en revient pas: « La mort… Cette visiteuse imprévisible, toujours inopportune, qui s’invite sans frapper et laisse derrière elle le fracas du silence.
Consty… mon Ami, mon grand frère, mon soutien secret… », se lamente la communicatrice.
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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité

Par Louis Marie Kakdeu
La vulnérabilité des Camerounais ne résulte pas d’une fatalité tropicale mais, de choix politiques défaillants, d’investissements insuffisants et d’un déficit éducatif criant.
Au Cameroun, le gouvernement actuel se concentre sur les soins au niveau des hôpitaux. Il ne travaille pas à ce que le nombre de personnes qui arrivent à l’hôpital soit réduit. Ainsi, il néglige la prévention (approche one health) et il opte pour la construction centres de santé sans plateaux technique.
Et dans ces centres de santé, trois services retiennent le plus d’attention : il s’agit de la morgue en première position, de la pharmacie en deuxième position et du bloc opératoire en troisième position. Ce sont les trois services les plus rentables dans nos hôpitaux à tel point que le marché des gerbes de fleurs et des cercueils florissent dans les environs des hôpitaux. L’on note aussi que le business des médicaments dans les hôpitaux est très capitaliste et en défaveur des malades. Et pour faire fonctionner les laboratoires, la pratique est de prescrire automatiquement une batterie d’examen aux patients qui ont la malchance de venir simplement en consultation.
Un autre choix politique est possible. Celui d’investir massivement dans la santé publique (prévention) pour mettre le système au service des citoyens. Mieux vaut prévenir que guérir. La vaccination, l’assainissement, l’éducation sanitaire, la lutte contre les vecteurs de maladies doivent devenir des priorités. Il faut faire le choix d’œuvrer pour que moins de citoyens tombent malades.
On ne peut pas travailler à construire encore et encore plus de prisons ; il faut travailler pour réduire l’incivisme. Il ne faut pas travailler pour construire encore et encore plus des centres de santé ; il faut investir pour réduire le nombre de malades qui ont besoin des hôpitaux. Et c’est un choix politique à faire.
C’est vrai que les responsables locaux font face aux contraintes de trésorerie et font payer aux malades. Il faut aussi dire que sans moyens adéquats, aucune amélioration n’est possible. Les États africains doivent respecter leur engagement d’Abuja et consacrer au moins 15% de leur budget à la santé. Cela implique des choix budgétaires courageux : moins de dépenses de prestige, plus d’investissements sanitaires. Aussi, il faut former massivement du personnel médical et créer des conditions attractives pour le retenir : salaires décents, environnement de travail, possibilités de recherche, reconnaissance sociale.
Pour le citoyen, il lui faudra une couverture sanitaire universelle et cette sécurité sociale. Chaque citoyen devra pouvoir accéder à des soins de qualité sans risquer la ruine financière. Les expériences de pays comme le Rwanda montrent que c’est possible, même avec des ressources limitées. L’on ne peut pas oublier de mettre l’accent sur le développement de la recherche médicale africaine. Le patrimoine génétique africain reste inexploité dans sa totalité. L’Afrique ne peut rester éternellement dépendante de la recherche étrangère. Elle doit développer ses propres capacités de recherche, adaptées à ses maladies spécifiques.
Il n’existe pas de système de santé au Cameroun ; il existe un système de soins. Tant que le Cameroun n’aura pas construit un système de santé robuste, elle restera à la merci de la prochaine épidémie. La santé n’est pas qu’une question humanitaire. C’est un investissement économique et un impératif de développement. Un peuple malade ne peut construire son avenir. Les camerounais sont malades pour l’essentiel ; ils ne sont pas aptes à construire l’avenir de leur pays.
L’urgence est signalée
Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF
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