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le film de l’audience de ce jour au Tribunal de première instance (Tpi) d’Ekounou

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le film de l’audience de ce jour au Tribunal de première instance (Tpi) d’Ekounou
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Le journaliste Brand Kamga, présentateur de l’émission Sans Tabous sur Naja TV, a été remis en liberté provisoire ce mardi par le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou, mettant fin à deux semaines de détention à la prison centrale de Kondengui.

Par Serge Aimé BIKOI

Il est 10h et 12mn, heure à laquelle nous arrivons au Tribunal de première instance (Tpi) d’Ekounou. Sont déjà installés en salle d’audience Brand Kamga, journaliste à Naja Tv, assisté de son conseil constitué de Me Hippolyte Meli et Guy Léonard Gueyo. Les trois discutent allègrement et sans relâche.

Serein, jovial, voire convivial, Brand Kamga échange avec son conseil sans discontinuer, au point parfois de s’esclaffer sans scrupules. En ce moment, nous avons l’impression d’être seuls en salle d’audience accompagnés de quelques membres des familles des détenus et prévenus, dont les affaires sont examinées. Mais quelques minutes après, une consœur nous rejoint là où nous sommes assis non loin de Brand et de ses avocats.

Brand jette un coup d’œil au fond de la salle et nous aperçoit juste derrière lui et lance un sourire. Concomitamment, Me Meli regarde aussi derrière et nous voit. Il lance: SAB tu es là ? C’est comment ? Je réponds : Oui, bonjour, Me.

Illico presto, j’avance et je salue, tour à tour, Brand, Hippolyte et Guy Léonard. À 11h, une fonctionnaire de l’administration pénitentiaire permet à Brand d’échanger avec ses confrères. Brand me fait signe, je me rapproche de lui, puis nous sortons, tous les deux, ensemble.

À l’extérieur de la salle d’audience, Brand et moi engagions une conversation au cours de laquelle il me racontait ce contentieux qui l’oppose à la plaignante, dame Wandji. Un contentieux assorti de contours flous et farfelus selon certaines grilles de lecture. Quelques instants après, Olivier Bouzikeu, journaliste à Stv, Dimitri Amba, journaliste à Sky One Radio, Guy Zogo, Joël Essengue, journalistes de Équinoxe Tv, Jeanice Kamga et Fotso de Canal 2 International, Hubert Noutchehe, promoteur de Nkprodcm, Yaya Idrissou, de Marabhainfo, Olivier Ndongmo de Canal 24, etc., nous rejoignent sur place.

Salutations, accolades, s’enchaînent. Les échanges se poursuivent entre confrères et Brand. L’atmosphère est bon enfant. Tous rassurent Brand que cette affaire va connaître un dénouement. D’autres intriguent Brand et lui disent qu’il a pris des kilos et qu’il a, de surcroît, bruni. L’un d’entre nous lui dit sans ambages : « Mon frère, tu fais le Djansang là-bas ? Tu es devenu encore plus brun, mon frère. Mieux, tu restes même encore là-bas ».

Tous ensemble, nous rions aux éclats. Brand, qui reste stoïque, nous raconte qu’il y a des histoires plus cocasses à la prison centrale de Yaoundé qui lui sont relatées, au point d’avoir même pitié de certains détenus et prévenus qu’il a rejoins dans ce milieu carcéral. Il jette les fleurs au Pr Alain Fogue, ancien trésorier national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), qui l’a accueilli et l’a encadré et galvanisé.

Durant ces échanges, la gardienne de prison qui surveille nos faits et gestes demande à Dimitri Amba et à moi: c’est comment ? Vous restez toujours avec lui(Brand)? Entre-temps, je fais quoi ici? Et Amba et moi de lui demander: que veux-tu ? Une bière ? On te fait asseoir. Elle réagit : « Non, je ne bois pas la bière. Je bois seulement le jus. ». Nous répondons: « Ok ». Les causeries se poursuivent toujours avec Brand.

11h25: Nous entrons tous en salle. Il est annoncé l’entrée de Mme la procureure, Mme Onana. Brand rejoint sa place devant. Ses confrères sont derrière lui dans une rangée. Deux minutes après, Me Emmanuel Simh fait son entrée, la sueur dégouline sur son visage. Nous sentons qu’il s’est précipité pour rattraper cette audience.

L’homme en robe noire arrive à pic. Il salue Me Meli, Me Gueyo, Brand et Me Jules Bertin Fongang, avocate de la plaignante. L’affaire est déjà annoncée. Brand se présente à la barre, tout autant que la plaignante. Surprise dans la salle! Donc elle est là ? Chacun est ébahi de voir dame Njikeu à la barre, elle qui est annoncée être domiciliée au Nigéria.

Après avoir pris connaissance du dossier, Mme la procureure prononce la décision qui se résume comme suit : « Le Tribunal ordonne la mise en liberté de Brand Kamga. Renvoi au 17 février 2026 pour exécution avant dire droit et poursuite des débats.

Il est 11h 28 ». Fin de l’audience. Puis serie d’interviews avec les journalistes.

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« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »

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« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »
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Les incidents survenus au Lycée Technique Bilingue de Nsam, à Yaoundé, et les précédents troubles enregistrés au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe illustrent, selon l’observateur politique Jean-Paul Ntsengue, la capacité d’un incident ponctuel à déclencher une mobilisation collective lorsque les frustrations sociales se sont accumulées.

Dans une tribune intitulée « De la frustration collective à la contestation de l’ordre établi : il suffit d’une étincelle ! », Jean Paul Ntsengue estime que ces événements doivent être considérés comme des signaux d’alerte sur les tensions qui traversent la société camerounaise.

L’auteur rappelle que, dans le cas du Lycée Technique Bilingue de Nsam, des sanctions disciplinaires liées à la coiffure des élèves auraient précédé les violences. À Etoug-Ebe, il évoque une décision de fermeture du portail à 7 heures, qui aurait provoqué la colère d’élèves arrivés en retard avant de s’étendre à une partie plus large de l’établissement.

Lire la tribune de Jean Paul Ntsengue :

DE LA FRUSTRATION COLLECTIVE À LA CONTESTATION DE L’ORDRE ÉTABLI : IL SUFFIT D’UNE ÉTINCELLE !

La plus grande leçon que nous devons retenir des incidents récents au Lycée Technique Bilingue de Nsam à Yaoundé et, il y a quelques années, au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe, c’est la rapidité avec laquelle une étincelle peut entraîner un embrasement général de la société. Dans le premier cas, le renvoi disciplinaire des élèves pour coiffure non conforme a abouti à un drame.

Dans le deuxième cas, la fermeture du portail à 7 h du matin sur ordre du proviseur a déclenché la colère des élèves retardataires puis de l’ensemble des élèves du lycée. Dans les deux cas, les deux proviseures (des dames) ont été prises pour cible, leurs véhicules et d’importantes infrastructures de ces établissements ont été vandalisés.

Ces exemples, auxquels j’ajoute la grande émeute estudiantine de décembre 1987 suite au retard dans le paiement de certaines bourses aux étudiants, sont des indicateurs sérieux qui renseignent sur la fragilité de l’ordre lorsque des frustrations accumulées au sein d’un corps social explosent à l’occasion d’un incident mineur. Car en réalité, tout part inévitablement d’un contexte de frustrations accumulées, d’injustices ressenties, de perte de confiance envers les autorités et d’événements déclencheurs qui transforment le mécontentement latent en mobilisation collective.

Depuis la Révolution française de 1789 aux soulèvements populaires contemporains, notamment la grève actuelle des lycéens en France, l’histoire montre que des événements parfois limités et anodins peuvent provoquer des mouvements d’une ampleur inattendue lorsqu’ils cristallisent des frustrations préexistantes.

Dans le contexte camerounais actuel, de nombreux ingrédients sont disponibles pour nous plonger tous dans « une sauce bien pimentée ». En effet, des scandales touchant la gouvernance, la sécurité nationale et la sûreté de l’État se multiplient devant nos yeux indifférents ou impuissants.

Il est urgent de soigner et de sauver la République car la répétition des émeutes de février 2008, « émeutes de la faim » selon le président Paul Biya lui-même, pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables dans un contexte de repli identitaire et de contestations politiques.

Jean-Paul Ntsengue
Observateur neutre et indépendant de la scène politique

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Construction de la route Ebolowa-Akom 2-Kribi : les activités se poursuivent sur le terrain

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Alors que toutes les assurances ont été données par les bailleurs de fonds du projet, en ce qui concerne la mise en vigueur de l’accord […]

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe
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Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.

En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.

Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.

Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.

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