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SGS ou la longue illusion de la souveraineté économique camerounaise (Opinion)

angepoireau

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SGS ou la longue illusion de la souveraineté économique camerounaise (Opinion)
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Dans une tribune, Ekani Ottou, Directeur National du Font des Démocrates Camerounais (FDC), analyse la situation du scanning au port de Douala sous le prisme de la souveraineté de l’Etat du Cameroun.

« La longue marche de l’arrimage à la modernité fonctionnelle et souveraine.

Parfois, on s’imagine un peu d’être un riche magnat industriel du monde et qu’un matin, en visite dans un pays comme le Cameroun, pour visiter comment se porte une partie de notre activité, qu’on se retrouve nez à nez avec des usagers mécontents parce qu’ils ont découvert par exemple qu’entre ce qu’ils reçoivent comme salaire n’a rien à voir avec ce qui est écrit.

Quelle sera notre attitude since n’est de sourire en pensant intérieurement: « causez toujours, c’est sur que c’est votre pays, une histoire que mes partenaires ont fabriqué, c’est votre armée, c’est vos ressources etc. Faites donc sans moi »…

L’affaire mettant en scène SGS et son contrat de scanning à la porte d’entrée maritime du Cameroun nous rappelle avec douleur que nos célébrations des victoires des Lions Indomptables du Cameroun (LIC) toutes disciplines sportives confondues, ne sont que de petites graines à picorer pour nous donner l’illusion que nous existons ou que nous comprenons quelque chose à ce qui structure la richesse des nations, et par suite, à quel jeu on joue dans la consolidation de la souveraineté camerounaise par ses propres fils.

SGS est une multinationale de droit suisse avec une filiale locale au Cameroun. Son activité, c’est l’inspection, les tests et la certification dans les secteurs agriculture, pétrole et industrie. Il a également une filiale qui s’occupe du scanning des marchandises depuis 2016.

Il faut monter à un certain type d’affaires pour découvrir que cette entité est incontournable pour l’avancement de vos activités parce qu’à lire les services que SGS offre, peronne n’y comprend pas grand chose. L’intérêt de comprendre c’est aussi de pouvoir identifier les secteurs vers lesquels nos jeunes enfants pourraient s’orienter en termes de métiers à exercer.

Dans le pétrole par exemple, elle intervient non pas dans la production, mais dans l’ingénierie chimique en étant la seule entité à détenir un ingrédient qui doit être introduit dans les cuves de stockage du carburant avant distribution dans les stations.

Dans l’agriculture, ce sont les engrais et autres fongicides qui portent le label de sa certification voire autorisation de mise en circulation.

Au PAD, les usagers disent que la nouvelle société est plus fluide, la qualité des équipements (le rendu) très satisfaisant, le timing aussi par rapport à SGS…

L’ANOR? C’est pas encore suffisamment sérieux…

Ce que tout le monde comprend, ou ne comprend pas, c’est le ping pong entre la loi, les textes particuliers encadrant l’activité portuaire, le bras de fer entre la Présidence de la République, le Ministère des Finances (dont on dit qu’il serait le PCA de SGS), l’irruption du Chef d’Etat particulier du Président, le refus d’obéir du Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD), et le contenu contractuel qui ressemble à celui des experts de la Fecafoot ses équipementiers d’une part, et de certains de ses entraîneurs d’autre part, étant entendu que là-bas, c’est un petit jeu.

On signe un contrat de 10 ans en 2015 avec un cahier de charge non totalement exécuté, mais plus curieux, le contrat dit qu’il ne va commencer le décompte des 10 ans qu’à partir de 2022! Le PM vient nous dire que le représentant exécutif de l’Etat qu’est le DG du PAD n’a pas signé de contrat et qu’il ne peut pas le rompre. En même temps, les usagers payent deux fois leurs marchandises dans un sens comme dans l’autre avec une nouvelle entité qui scanne effectivement leurs marchandises, et SGS qui facture le scanning sans scanner…

Si l’Assistant de Marc Brys maintenu aux gradins à chaque match officiel des LIC du foot pouvait faire sourire, ça ne fait plus sourire le Syndicat des industriels du Cameroun.

Etoudi, pas le bâtiment et ses hommes, leur patron, reste étonnamment muet. Ses HIP (Hautes Instructions Présidentielles) sur papier ne font plus peur à ses créatures qui semblent vouloir lui demander de venir lui-même, avec sa bouche, arbitrer de pareils différends.

La plupart des ministres au Cameroun, dès qu’ils sont nommés, deviennent automatiquement des PCA dans les entreprises de souveraineté, parfois dans le ministère de tutelle, parfois dans un autre secteur au point où le Minfi de l’époque, Alamine Mey fut le signataire du contrat installant la SGS au port de Douala alors que la tutelle technique est le Ministère des transports…

L’architecture du renseignement, des conseillers techniques, des membres du Conseil d’administration des parties impliquées, les industriels, la police et la gendarmerie, la douane, l’armée…autour du PAD ne suffisent-elles pas à avoir une information claire afin de prendre les décisions au bénéfice de l’économie du Cameroun?

Nos institutionnels sont nos bourreaux? Le Président est complice? Sommes-nous vraiment un pays pauvre avec ce train de vie de certains dans l’État ?

Enfin, voulons-nous vraiment construire et consolider ce que nous appelons un pays souverain?
C’est très compliqué tout ça.

Ekani Ottou »

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Tempête sur Trabzonspor, André Onana fragilisé après le revers face à Fenerbahçe

angepoireau

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Tempête sur Trabzonspor, André Onana fragilisé après le revers face à Fenerbahçe
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Prêté en Super Lig pour retrouver du rythme, André Onana vit l’effet inverse. Après la défaite 3-2 contre Fenerbahçe, le portier camerounais se retrouve dans le collimateur du staff de Trabzonspor, qui n’exclut plus une mise sur le banc.

Il était arrivé en Turquie auréolé d’un palmarès éloquent — Ligue des champions avec l’Inter Milan, recrutement XXL à Manchester United — et avec la mission implicite de dominer un championnat qu’il devait, pensait-on, survoler. Mais le football a le don de rappeler à l’ordre les certitudes trop bien établies. André Onana en fait l’amère expérience depuis plusieurs semaines sur les bords de la mer Noire.

La défaite concédée face à Fenerbahçe (3-2), dimanche, a fait l’effet d’un révélateur. Dans les moments décisifs, le gardien de 29 ans n’a pas su peser sur la rencontre. Ses hésitations et son manque d’autorité dans la surface ont nourri les critiques d’une presse locale qui ne lui accorde plus le bénéfice du doute. Les supporters, eux, n’ont pas tardé à amplifier le malaise sur les réseaux sociaux.

Des statistiques correctes qui cachent une réalité moins flatteuse

Sur le papier, le bilan d’Onana depuis son intégration dans le onze, à la 5e journée de Super Lig, reste défendable. En 18 matchs de championnat, il affiche 25 buts encaissés, soit 1,38 par rencontre — une moyenne qui, dans l’absolu, ne plaide pas pour un homme en perdition. Il a même traversé une séquence impressionnante de 620 minutes sans prendre de but, signant au passage plusieurs clean sheets qui avaient, un temps, dissipé les doutes.

Mais c’est précisément ce contraste qui inquiète désormais le staff technique de Trabzonspor. L’écart entre le meilleur Onana et le moins bon est trop grand, trop imprévisible. Et dans un championnat aussi intense que la Super Lig, où chaque point peut faire basculer une saison, l’irrégularité d’un dernier rempart se paie cash.

La menace vient de l’intérieur

Selon plusieurs sources proches du club, la direction sportive envisagerait sérieusement d’instaurer une rotation dans les cages si Onana ne redresse pas rapidement la barre. Deux noms circulent dans les couloirs du stade Papara Park : Onuralp Çevikkan et le jeune Ahmet Doğan Yıldırım, qui observent, attendent, et s’entraînent avec l’appétit de ceux qui sentent leur heure approcher.

Pour un joueur prêté par Manchester United — club qui le surveille nécessairement de loin — l’image renvoyée depuis quelques semaines est loin d’être idéale. Pire encore, les échéances internationales avec le Cameroun se profilent à l’horizon, et un gardien qui perd sa place en club envoie rarement le bon signal aux sélectionneurs.

Une marge de manœuvre qui se rétrécit

Le message qui filtre de Trabzonspor est, en tout cas, sans ambiguïté : le capital de confiance engrangé en début de saison a été en grande partie consommé. En Turquie, la patience des dirigeants et des supporters est une denrée rare, et le statut international d’un joueur n’a jamais constitué une assurance tous risques.

André Onana se retrouve donc à un carrefour. Soit il retrouve rapidement la solidité et le leadership qui avaient fait de lui l’un des gardiens les plus en vue d’Europe, soit il risque de voir son aventure turque se transformer en parenthèse douloureuse dans une carrière jusqu’ici bien construite. La réponse, elle, devra venir sur le terrain — et vite.

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première titularisation, premier but et prestation complète avec Al Ittihad

angepoireau

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première titularisation, premier but et prestation complète avec Al Ittihad
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Le défenseur camerounais Stéphane Keller n’aurait pas pu rêver meilleure entrée dans la peau de titulaire. Aligné d’entrée lors de la large victoire d’Al Ittihad face à Al Sadd (4-1), dans le cadre de la Ligue des Champions asiatique, le défenseur a livré une prestation aussi solide qu’efficace.

Positionné en charnière défensive, Keller a rapidement marqué les esprits en inscrivant son premier but sous ses nouvelles couleurs. Profitant d’une phase arrêtée parfaitement exploitée, le Camerounais a contribué à asseoir la domination de son équipe dans une rencontre globalement maîtrisée par les Saoudiens.

Mais la performance du défenseur ne s’est pas limitée à son apport offensif. Sérieux et appliqué dans ses interventions, Keller s’est illustré par son activité défensive, totalisant trois récupérations précieuses. Combatif dans les duels, il a également remporté deux de ses cinq confrontations directes, participant activement à la solidité du bloc défensif d’Al Ittihad.

Cette prestation aboutie pourrait marquer un tournant pour Keller, qui confirme déjà la confiance placée en lui par son staff technique. Avec une telle entrée en matière, le défenseur camerounais envoie un message fort et s’impose comme une option crédible pour s’installer durablement dans l’effectif.

Al Ittihad, de son côté, poursuit son parcours continental avec ambition, porté par un collectif en confiance et des individualités capables de faire la différence, à l’image de la soirée réussie de Stéphane Keller.

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Pénétrante Nord de Yaoundé : les travaux à l’arrêt, des blocages administratifs du préfet du Mfoundi pointés du doigt

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Pénétrante Nord de Yaoundé : les travaux à l’arrêt, des blocages administratifs du préfet du Mfoundi pointés du doigt
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(Investir au Cameroun) – La voie de contournement de la sortie nord de la capitale Yaoundé pourrait bien ne pas dépasser les 13 % de réalisation en 2026. C’est du moins l’inquiétude exprimée par les responsables du ministère des Travaux publics dans le plan de travail annuel que cette administration entend mettre en œuvre au cours de cette année. Le document consulté par Investir au Cameroun indique des freins administratifs sur le projet d’aménagement de la voie de contournement de la sortie nord de Yaoundé, notamment sur le tronçon Nkometou-Carrefour Ekabita Mendoum-Carrefour Ezezan-Carrefour Katanga (Nyom 2)-Carrefour Yegassi-Carrefour Febe Village, et la voie de raccordement de la boucle routière au niveau d’Obac.

Le ministère des Travaux publics rapporte ainsi que les travaux sont à l’arrêt « pour non-libération de l’emprise ». Cette route traversant deux départements, « le préfet du département de la Lékié a transmis le rapport partiel sur 16 km déjà évalués et réclame des frais supplémentaires pour la suite de l’évaluation », peut-on lire dans le document susmentionné. La même source ajoute que, de son côté, le préfet du Mfoundi « n’a toujours pas transmis son rapport malgré de multiples relances du maître d’ouvrage », or « les sous-traitants en charge du déplacement des réseaux sont déjà sur le terrain ».

La conséquence directe est que le ministère des Travaux publics ne peut programmer un calendrier d’avancement du chantier sur l’année.

À l’inverse, le ministère prévoit des avancées sur les autres sections de cette route. Il s’agit du lot 1, qui consiste au dédoublement de la route Olembe-échangeur Obala et au renforcement de la route Obala-Batchenga.

Par ailleurs, le plan de travail annuel du ministère des Travaux publics indique que le projet est évalué à plus de 26 milliards FCFA. Les travaux ont été confiés à l’Égyptien Arab Contractors, et le chantier a officiellement été lancé en 2024.

Ludovic Amara

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