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Fer de Mbalam-Nabeba : Sundance Resources déboutée contre le Congo à la CCI, mais maintient sa pression sur le Cameroun

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Fer de Mbalam-Nabeba : Sundance Resources déboutée contre le Congo à la CCI, mais maintient sa pression sur le Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le groupe minier australien Sundance Resources Ltd enregistre un revers dans le contentieux qui l’oppose à la République du Congo devant la Chambre de commerce internationale (CCI). Dans une communication publiée ce jour, la junior minière indique que le tribunal arbitral, après une audience tenue à Paris en novembre 2024 et des échanges post-audience, a rendu une décision finale défavorable à Sundance et à sa filiale Congo Iron. « Un tribunal constitué conformément au Règlement d’arbitrage de la CCI a estimé que le Congo disposait d’un fondement légitime pour révoquer le permis d’exploitation de Congo Iron, filiale de Sundance, en raison du non-développement du projet sur la période 2016-2018. En conséquence, l’ensemble des demandes formulées par Sundance et Congo Iron ont été rejetées », détaille l’entreprise.

Le conseil d’administration de Sundance, ses conseils juridiques et son financeur de contentieux, Burford Capital, se disent « stupéfaits » par cette sentence. Après analyse, avec l’assistance d’un King’s Counsel basé à Londres, la société affirme avoir identifié plusieurs irrégularités graves ayant, selon elle, conduit à une injustice substantielle à l’encontre de Sundance et de Congo Iron.

Sundance soutient ainsi que la sentence CCI serait entachée d’irrégularités graves au sens de l’article 68 de l’English Arbitration Act de 1996. Sur cette base, le groupe indique avoir saisi la High Court of Justice, Commercial Court de Londres, afin d’obtenir l’annulation de la sentence. Sundance et Congo Iron sont représentées dans cette procédure par Clifford Chance et Siddarth Dhar KC (Essex Court Chambers).

Contrattaque

À la suite de la décision, le président non exécutif de Sundance Resources, David Porter, a réagi publiquement : « Sundance est choquée par cette sentence de la CCI, insuffisamment motivée. Selon nous, les membres du tribunal ont commis des erreurs fondamentales et ne nous ont pas permis de présenter pleinement notre argumentation sur des questions qui se sont révélées, par la suite, centrales dans leur processus de décision », a-t-il déclaré. Il ajoute que « le tribunal semble avoir mal compris des aspects fondamentaux du fonctionnement de l’industrie minière et du marché du minerai de fer, et être parvenu à des conclusions qui ne reposaient pas sur les arguments présentés par les parties ». David Porter se dit néanmoins confiant dans la procédure engagée à Londres, estimant que « les juridictions anglaises annuleront cette sentence afin que cette grave injustice subie par Sundance et ses investisseurs puisse être réparée ».

Parallèlement, Sundance a fait le point sur les procédures engagées contre le Cameroun, également devant la CCI. La sentence dans ce dossier est attendue entre février et mars 2026. La société souligne que cette procédure est indépendante de celle relative au Congo, examinée par un tribunal différent, et estime que l’issue du litige congolais ne devrait ni influencer ni affecter celle de l’affaire camerounaise.

Pour mémoire, le contentieux trouve son origine dans les difficultés du groupe à finaliser le développement du projet de Mbalam. Après plusieurs prorogations de sa licence d’exploration, Sundance n’est pas parvenue à sécuriser des partenaires techniques et financiers pour les infrastructures du projet minier : construction d’un chemin de fer de plus de 500 km entre Mbalam et Kribi, développement de la mine et mise en place d’un terminal minéralier au port en eau profonde de Kribi. Des discussions avec China Gezhouba en 2015, Tidfore Heavy Equipment Group Ltd en 2018, puis AustSino à partir de 2018, se sont toutes soldées par des échecs.

Dès 2021, le Cameroun a donc indiqué se tourner vers d’autres partenaires pour développer le projet, dont AutSino Resources Group Ltd et Bestway Finance. Une orientation contestée par Sundance, qui affirme avoir été abusée par l’État du Cameroun, d’une part, et par le Chinois AutSino, d’autre part. Après l’échec de ses discussions avec Sundance, AutSino a signé directement avec l’État du Cameroun un contrat sur le volet chemin de fer le 25 juin 2021 à Yaoundé. Depuis le 17 août 2022, Cameroon Mining Company Sarl (CMC), liée à Bestway Finance, détient le permis d’exploitation du gisement de fer de Mbalam-Nabeba côté camerounais. Côté congolais, le projet est passé sous le contrôle de Sangha Mining, une autre filiale de Bestway Finance.

Amina Malloum

Lire aussi:

24-10-2023-Fer de Mbalam : Sundance annonce une nouvelle action en justice en vue de contester l’attribution du permis à CMC Sarl

16-05-2022 – Fer de Mbalam : Paul Biya refuse de payer 94 milliards de FCFA à Sundance et choisit l’arbitrage

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Dialogue pour la sérénité dans le transport routier

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Dialogue pour la sérénité dans le transport routier
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Le Ministre des Transports, *Jean-Ernest Masséna NGALLE BIBEHE*, a présidé, le dimanche 23 août 2026, dans la salle de conférences du Ministère des Transports, une réunion de concertation consacrée au climat social dans le sous-secteur des transports routiers de marchandises, à la suite du préavis de grève annoncé à compter du 24 août 2026 par la plateforme des organisations socioprofessionnelles des transports routiers du Cameroun.

Cette rencontre, tenue sur Hautes Instructions du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a connu la participation du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, du Ministre du Commerce, du Ministre Delegué auprès du Ministre des Transports, du Ministre Délégué auprès du Ministre des Travaux Publics, chargé des Routes, ainsi que des représentants de plusieurs administrations et organismes concernés, notamment le MINFI, le MINDEF, le MINDEVEL, le MINMIDT, le MINFOPRA, la SED/GN, la DGSN, le CNCC, la CAMRAIL, le BGFT et les organisations syndicales du secteur.

Le préavis de grève, adressé le 5 août 2026 au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, faisait état de plusieurs préoccupations relatives notamment à l’application du décret n°2022/8801/PM du 10 octobre 2022 régissant le transport routier des marchandises pour compte propre, au décret n°2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC, à la rationalisation des contrôles routiers, à la prévention routière, à l’état du réseau routier, aux conditions de pesage des véhicules, ainsi qu’aux relations entre les transporteurs et certaines structures portuaires et administratives. Les échanges ont ainsi visé à examiner l’ensemble de ces préoccupations et à dégager des mesures susceptibles de préserver la sérénité dans le secteur et d’assurer la continuité des activités de transport.

A l’issue des échanges, plusieurs résolutions ont été arrêtées. S’agissant de l’application du décret n°2022/8801/PM du 10 octobre 2022, la délivrance de la licence S6 est suspendue jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente de la mise en place, dans les services du Premier Ministre, d’un Comité interministériel chargé de procéder à sa relecture. Concernant le décret n°2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC, les préoccupations exprimées par les professionnels du secteur sur son applicabilité seront transmises aux Services du Premier Ministre, avec proposition de mise en place d’un Comité interministériel chargé de leur examen. Il a également été convenu que les contrôles routiers des marchandises en transit seront effectués exclusivement au niveau des quatre points de contrôle conventionnels du corridor Douala-N’Djamena et des trois points de contrôle conventionnels du corridor Douala-Bangui.

Par ailleurs, la perception des amendes forfaitaires par les équipes de prévention routière du Ministère des Transports est interdite. Une relance du décret relatif à l’extension de la convention collective nationale du secteur des transports routiers dans les services du Premier Ministre devra également être effectuée dans un délai de 24 heures, tandis qu’un cadre de concertation sera mis en place entre la SCDP, le PAD, le PAK et les organisations syndicales des chauffeurs. Le Ministre du Commerce a, pour sa part, donné instruction à la SCDP de veiller à l’application de l’arrêté n°022/MINCOMMERCE du 13 février 2024 fixant les procédures de chargement et de déchargement des camions-citernes dans les dépôts pétroliers, dans un délai de 24 heures. Les préoccupations relatives aux tracasseries routières dont seraient victimes les transporteurs dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest devront être prises en compte par les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre. Des dispositions ont également été prises pour mettre fin à la pesée des camions-citernes dans les stations de pesage, tandis que la décision du Ministère des Travaux Publics portant suspension des pesées essieux mobiles sur l’axe Edéa-Kribi devra être appliquée.

S’agissant des contrôles de gabarit, il a été retenu qu’ils devront exclusivement être effectués dans les stations de pesage où l’ensemble des administrations concernées sont représentées. Le CNCC devra, par ailleurs, procéder à la relecture de sa note relative aux prélèvements des frais à l’importation et à l’exportation des marchandises dans la région de l’Est. Le Ministère des Transports élaborera également une note de clarification sur les modalités de contrôle des plateaux et des plateaux ridelles. Concernant l’état de dégradation de certains axes routiers, une liste des points critiques devra être transmise, sous 24 heures, aux pouvoirs publics compétents, en vue de leur réhabilitation dans les meilleurs délais.

Au terme de la rencontre, les professionnels du secteur des transports routiers ont pris acte des résolutions arrêtées et se sont félicités de la démarche de dialogue et de concertation engagée par le Gouvernement. *Ils ont, en conséquence, décidé de lever le mot d’ordre de grève annoncé pour le 24 août 2026 et ont appelé l’ensemble des membres de la plateforme des organisations socioprofessionnelles des transports routiers à reprendre normalement leurs activités, informe le ministère des Transports.

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173 militaires radiés pour désertion

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173 militaires radiés pour désertion
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Le président guinéen Mamadi Doumbouya a décidé de radier 173 militaires des Forces armées guinéennes pour désertion. Parmi les personnes concernées figure le commandant Michel Lamah, connu pour avoir participé au coup d’Etat du 5 septembre 2021 contre Alpha Condé.

Les 173 militaires radiés appartiennent à plusieurs composantes des Forces armées guinéennes, notamment la Gendarmerie nationale, le Groupement des Forces spéciales (GFS) et le Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA). La décision présidentielle a été rendue publique lundi 24 août 2026.

Parmi les militaires concernés figure le commandant Michel Lamah, ancien membre du GFS. Il s’était fait connaître lors du coup d’État du 5 septembre 2021 contre le régime d’Alpha Condé. Dans les heures ayant suivi la prise du pouvoir par les militaires, il avait notamment été filmé au volant du véhicule transportant le président déchu.

Après avoir été aperçu aux côtés de Mamadi Doumbouya dans les premières semaines de la transition, Michel Lamah s’était progressivement retiré de la scène publique. Sa radiation intervient désormais dans le cadre de cette mesure visant des militaires accusés de désertion. Le décret a été signé après le retour à Conakry du général Mamadi Doumbouya après un bref séjour privé en Grèce.

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Jean Moïse Mbog rejoint le Rdpc de Paul Biya

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Jean Moïse Mbog rejoint le Rdpc de Paul Biya
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Il a annoncé officiellement son ralliement au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), ce lundi 24 août 2026 sur le plateau de l’émission « La Télé du Soir », diffusée sur Times Télévision.

Dr Jean Moïse Mbog, ancien porte-parole et cadre du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d’Issa Tchiroma Bakary, a annoncé rejoindre le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) de Paul Biya. Il a fait cette annonce ce lundi 24 août 2026, en direct sur Times Télévision, une nouvelle chaîne privée émettant depuis Yaoundé au Cameroun.

Jean Moïse Mbog était un visage bien connu des plateaux de télévision au pays de Paul et Chantal Biya. Lors de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 il a été porte-parole de Issa Tchiroma et membre actif du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc).

Il avait été progressivement mis en retrait des interventions médiatiques par son ancien parti à la suite de prises de position jugées trop personnelles, notamment des échanges directs avec des cadres du Rdpc comme le ministre Grégoire Owona.

Cette décision marque son ralliement officiel au parti au pouvoir, après avoir longtemps prôné une approche de collaboration et de « main tendue » sur la scène politique nationale.

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