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Anicet Ekane, Aba’a Oyono et Djeukam Tchameni déférés devant le Tribunal militaire de Yaoundé

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Anicet Ekane, Aba’a Oyono et Djeukam Tchameni déférés devant le Tribunal militaire de Yaoundé
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Le président du MANIDEM, Anicet Ekane, le professeur Jean Calvin Aba’a Oyono et Djeukam Tchameni ont été conduits ce vendredi devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Leur avocat, Me Hyppolyte Meli, dénonce une manœuvre politique dans un climat de tension post-électorale.

Le président du MANIDEM, Anicet Georges Ekane été transféré du Secrétariat d’État à la Défense (SED) vers le Tribunal militaire de Yaoundé. Selon son avocat, Me Hyppolyte BT Meli, le leader du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) aurait été « sorti brutalement » du Centre de la Gendarmerie où il était détenu avant d’être présenté à la juridiction militaire.

A l’en croire, Jean Calvin Aba’a Oyono et Djeukam Tchameni ont aussi été déférés, au même titre que 55 autres citoyens interpellés à Yaoundé, Garoua et Djoum lors des tensions post-électorales. « Le Commissaire du Gouvernement près ce Tribunal Militaire ne s’est pas encore prononcé quant à lui sur le sort qu’il leur réserve« , a-t-il précisé.

En l’état, Me Hyppolyte BT Meli estime qu’ils seront soient, déposés à la prison centrale de Kondengui après inculpation ou retournés en garde à vue pour complément d’enquêtes.

Ces comparutions interviennent dans un contexte politique marqué par une vague d’arrestations d’opposants et de militants consécutive à la contestation des résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025. L’ONU a réclamé une enquête et appelé la protection des libertés individuelles et collectives. 

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SABC : la SEMC fractionne son titre et ramène la valeur nominale de l’action à 625 FCFA, sans effet sur le capital

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SABC : la SEMC fractionne son titre et ramène la valeur nominale de l’action à 625 FCFA, sans effet sur le capital
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(Investir au Cameroun) – La Société des eaux minérales du Cameroun (SEMC), filiale de la Société anonyme des boissons du Cameroun (SABC) et cotée à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), prévoit de fractionner ses actions afin d’en accroître le nombre en circulation, sans modifier le montant de son capital social.

L’opération figure dans la 10e résolution de l’avis de convocation adressé aux actionnaires et consulté par Investir au Cameroun. Elle consiste à ramener la valeur nominale de l’action de 10 000 FCFA à 625 FCFA. Concrètement, une action ancienne donnera droit à 16 actions nouvelles.

Ainsi, un actionnaire détenant actuellement une action d’une valeur nominale de 10 000 FCFA se retrouvera, après l’opération, avec 16 actions de 625 FCFA chacune. La valeur nominale globale de sa participation restera donc inchangée.

Selon le document consulté, cette opération n’aura aucune incidence sur le capital social de l’entreprise, qui demeurera fixé à 1,924 milliard de FCFA. En revanche, le nombre total d’actions en circulation augmentera fortement, passant de 192 473 à 3 079 568 titres.

Ce type d’opération est généralement utilisé pour rendre un titre plus accessible aux investisseurs, en abaissant sa valeur faciale unitaire. La SEMC précise toutefois que ce fractionnement ne crée aucune valeur supplémentaire pour les actionnaires. Chaque investisseur conserve la même quote-part dans le capital de la société, mais répartie sur un plus grand nombre d’actions.

Pour une entreprise cotée, un tel ajustement peut aussi viser à améliorer la négociabilité du titre sur le marché. À la Bvmac, l’action SEMC s’échange actuellement autour de 49 000 FCFA, dans un contexte de faible liquidité. Sur les trois derniers mois, l’indicateur de liquidité du titre ressort en effet à un niveau proche de 0,01, reflet d’échanges particulièrement limités.

Amina Malloum

Lire aussi:

13-05-2026 – SABC : le bénéfice de la SEMC progresse à 899,5 millions de FCFA en 2025, un dividende de 800 FCFA par action proposé 

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La troublante cacophonie de l’administration autour du statut du Lamido de Mada

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La troublante cacophonie de l’administration autour du statut du Lamido de Mada
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Selon Charles Armel Mbatchou, analyste politique et chroniqueur, la mort de Cavaye Yeguié Djibril laisse derrière elle une interrogation dérangeante : le Lamido de Mada était-il réellement devenu chef traditionnel de premier degré dans l’ordre administratif concret du Cameroun, ou seulement dans le récit politique du pouvoir central ?

 

Lire ici sa sortie :

 

La disparition de Cavaye Yeguié Djibril, survenue le 6 mai 2026 à Mada dans le département du Mayo-Sava, ouvre une séquence institutionnelle embarrassante pour l’État camerounais. Non pas seulement en raison du poids politique du défunt président de l’Assemblée nationale, mais surtout à cause des contradictions administratives qui entourent désormais son statut traditionnel.

Le malaise est profond : quelques mois seulement après son élévation officielle au rang de chef traditionnel de premier degré par décret présidentiel, un communiqué signé par le préfet du Mayo-Sava annonce pourtant le décès de « Sa Majesté Cavaye Yeguié Djibril, Chef Traditionnel de 2ème degré de Mada ».

L’erreur n’est pas anodine. Elle révèle soit une confusion administrative grave, soit une guerre silencieuse entre les circuits du pouvoir local et le sommet de l’État.

Un reclassement pourtant clair

En juillet 2025, le président de la République, Paul Biya, signe un acte portant reclassement et élévation de la chefferie traditionnelle de Mada au rang de premier degré. Ce texte consacre officiellement Cavaye Yeguié Djibril comme chef traditionnel de premier degré.

Dans l’architecture administrative camerounaise, ce reclassement n’est pas symbolique. Il modifie juridiquement le statut de la chefferie, son rang protocolaire, son poids dans les représentations coutumières et son inscription dans la hiérarchie des commandements traditionnels.

Dès lors, une question surgit : comment un préfet peut-il encore qualifier, en mai 2026, le Lamido de Mada de « chef traditionnel de 2ème degré » ?

Une contradiction qui fragilise l’État

Le problème dépasse la simple coquille administrative.

Le communiqué radio du préfet du Mayo-Sava est un document officiel de l’administration territoriale. Il engage l’autorité de l’État. Or, soit :

* le préfet ignorait le décret présidentiel ;

* les services administratifs n’ont jamais actualisé le statut de la chefferie ;

* le reclassement présidentiel n’a jamais été effectivement appliqué localement ;

* ou certains acteurs administratifs ont volontairement continué à considérer Mada comme une chefferie de deuxième degré.

Dans chacun de ces scénarios, l’État apparaît désarticulé.

Le plus préoccupant reste l’hypothèse d’une absence de coordination entre la présidence, le ministère de l’Administration territoriale et les autorités départementales. Car un décret de reclassement n’est pas une rumeur politique : il doit produire des effets administratifs immédiats.

Le précédent des listes officielles

La confusion devient encore plus visible lorsqu’on observe les listes circulant depuis plusieurs mois sur les chefferies de premier degré de l’Extrême-Nord.

Avant juillet 2025, Mada ne figurait pas parmi les lamidats et sultanats de premier degré recensés dans la région. Les documents administratifs et publications locales mentionnaient notamment :

* Maroua

* Bogo

* Mokolo

* Guidiguis

* Mindif

* Kousséri

* Logone-Birni

* Wandala

L’élévation de Mada constituait donc une modification importante de la cartographie du pouvoir traditionnel dans l’Extrême-Nord.

Mais manifestement, cette évolution n’a pas été assimilée par toute la chaîne administrative.

Qui a trompé Cavaye Yeguié Djibril ?

La question est politiquement explosive.

Car si Cavaye Yeguié Djibril a effectivement reçu les assurances d’un reclassement présidentiel, comment expliquer qu’au moment de son décès, l’administration territoriale locale continue officiellement de le désigner comme chef de deuxième degré ?

Deux possibilités émergent.

  1. Le reclassement a été politiquement annoncé mais administrativement mal exécuté

Dans ce cas, le pouvoir central aurait accordé une reconnaissance politique au président de l’Assemblée nationale sans s’assurer de son effectivité bureaucratique.

Cela traduirait une pratique fréquente au Cameroun : des décisions fortement médiatisées mais faiblement intégrées dans les rouages administratifs.

  1. Des résistances locales ont freiné l’application du reclassement

L’élévation d’une chefferie modifie des équilibres historiques, ethniques et protocolaires sensibles. Dans l’Extrême-Nord, la hiérarchie des lamidats est un sujet hautement stratégique.

Le reclassement de Mada pouvait être perçu comme une redistribution des rapports de prestige et d’influence entre autorités traditionnelles.

Dès lors, certains segments administratifs ou coutumiers ont pu considérer cette promotion avec réticence, voire continuer à reconnaître implicitement l’ancien statut.

Une faute administrative lourde

Dans tous les cas, le communiqué du préfet pose un problème institutionnel sérieux.

Un préfet est le représentant direct du chef de l’État dans le département. Lorsqu’il contredit, même involontairement, un acte présidentiel récent, il expose les fractures internes de l’appareil administratif.

Cette séquence révèle surtout un phénomène plus large : au Cameroun, l’État produit parfois plusieurs vérités administratives simultanées.

La présidence décide.

Les ministères transmettent.

Les administrations locales interprètent.

Et au final, le terrain applique parfois autre chose.

La mort de Cavaye Yeguié Djibril laisse ainsi derrière elle une interrogation dérangeante : le Lamido de Mada était-il réellement devenu chef traditionnel de premier degré dans l’ordre administratif concret du Cameroun, ou seulement dans le récit politique du pouvoir central ?

 

 

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Michel Kameni : L’œil immortel de Yaoundé

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Michel Kameni : L’œil immortel de Yaoundé
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Il n’a jamais étudié dans une grande école d’art, n’a jamais exposé dans les galeries parisiennes de son vivant, et pourtant Michel Kameni a capturé l’âme d’un continent en pleine renaissance. Derrière son objectif, c’est toute l’histoire du Cameroun post-colonial qui s’est laissée photographier.

Un enfant de Bafang devenu témoin d’une époque

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ

Né en 1935 à Bafang, dans la région de l’Ouest du Cameroun, Michel Kameni ne semblait pas destiné à marquer l’histoire de la photographie africaine. C’est son oncle, ancien combattant de l’armée de terre reconverti en photographe, qui change le cours de sa vie en le convainquant de quitter sa ville natale pour apprendre le métier à ses côtés. Une décision qui s’avérera déterminante.

Autodidacte dans l’âme, Kameni est rapidement remarqué et recruté par l’administration coloniale française pour le compte de l’armée. C’est là que naît véritablement sa passion pour l’image. Fort de cette expérience, il franchit le pas en septembre 1963 et ouvre son propre studio, le Studio K.M, dans les rues animées du quartier de la Briqueterie à Yaoundé, quelques années seulement après les indépendances.

Le studio K.M : un carrefour de toute une société

Michel Kameni : L’œil immortel de Yaoundé
© DR

Dès son ouverture, le Studio K.M devient bien plus qu’un simple commerce. C’est un lieu de vie, un point de convergence où se croisent citadins et voyageurs, familles et amoureux, élites urbaines et agriculteurs ruraux, chrétiens et musulmans. Toutes les couches de la société camerounaise y défilent, l’une après l’autre, pour se faire immortaliser.

Entre 1960 et 1980, Michel Kameni réalise plus de 130 000 clichés. Son objectif ne recule devant rien : il photographie des cérémonies de fiançailles et des moments de deuil, des personnes albinos, des groupes de bandits, mais aussi des prisonniers pour le compte de la police. Un regard sans filtre, sans jugement, qui embrasse la société camerounaise dans toute sa complexité et sa diversité.

Ses images sont bien plus qu’un témoignage documentaire. Elles révèlent une relation intime et singulière entre le photographe et ses sujets. Dans chaque portrait transparaissent les rêves et les aspirations d’une nation en pleine mutation, tiraillée entre les influences musicales et vestimentaires venues d’Occident et les racines culturelles profondément ancrées. Une fusion entre tradition et modernité, saisie avec une sensibilité rare.

Une redécouverte tardive, mais retentissante

(DR)
© (DR)

Pendant des décennies, l’œuvre de Michel Kameni reste dans l’ombre, connue seulement de quelques initiés. C’est en 2017 qu’elle trouve enfin un ambassadeur inattendu en la personne de Benjamin Hoffman, photographe et cinéaste français. De passage à Yaoundé pour un tournage, il tombe sur les travaux de Kameni et en est immédiatement subjugué. Les deux hommes se lient d’amitié et développent une complicité artistique forte. Benjamin Hoffman prend alors à cœur de faire rayonner cette œuvre à l’international.

Après le décès de Michel Kameni en 2020, la famille du photographe confie à Benjamin Hoffman l’intégralité de son héritage artistique, lui accordant ainsi la mission de perpétuer et de diffuser cette collection exceptionnelle.

Les expositions se succèdent alors rapidement : en 2019 à Londres lors du Contemporary African Art Fair, puis à Tel Aviv, avant de revenir sur le continent avec une exposition au Musée National de Yaoundé en 2020, suivie d’une présentation à The African Studies Gallery. Sur Instagram, le compte @studio_kameni, curated by Benjamin Hoffman, permet désormais à une nouvelle génération du monde entier de découvrir progressivement ses précieux clichés.

Un héritage gravé dans le temps

Michel Kameni n’était pas seulement un photographe. Il était un archiviste instinctif, un conteur visuel qui a su, avec une humilité remarquable, préserver la mémoire vivante d’un Cameroun en train de se réinventer. À l’heure où l’Afrique revendique la maîtrise de sa propre narration, son œuvre résonne plus fort que jamais.

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