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Electricité : Henri Serge Job, l’ingénieur camerounais derrière les 64 MWc de solaire attendus à Maroua et Guider

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Electricité : Henri Serge Job, l’ingénieur camerounais derrière les 64 MWc de solaire attendus à Maroua et Guider
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(Investir au Cameroun) – Le 15 septembre 2025 à Maroua, la capitale régionale de l’Extrême-Nord, le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, a procédé au lancement officiel des travaux d’extension des centrales solaires de Maroua et Guider. Grâce à un investissement total de 38 millions d’euros, soit environ 25 milliards de FCFA, les capacités de ces deux infrastructures énergétiques seront portées de 35,8 mégawatts crêtes (MWc) – unité de mesure de la puissance maximale des panneaux solaires dans les conditions de production idéales, NDLR – actuellement à 64,4 MWc au courant de l’année 2026.

Si ce premier projet de solaire d’envergure au Cameroun est officiellement porté par la société Scatec, à travers sa filiale Release, aux côtés de cette firme norvégienne se trouve une expertise camerounaise sollicitée dès l’aube de la première phase de ce projet, livrée en 2023. Il s’agit de la société Sphinx Energy, fondée en 2017 aux Etats-Unis par le Camerounais Henri Serge Job, ingénieur des ponts et chaussées diplômé de la Technische Universität Dresden en Allemagne.

« Sphinx Energy a piloté le développement des projets de Maroua et Guider. Ce travail a consisté à identifier et à sécuriser les sites, réaliser les études techniques et économiques préliminaires, structurer et présenter les offres à Eneo – distributeur de l’électricité au Cameroun, NDLR – et à l’Etat, obtenir les permis et licences requises (non objection), obtenir les incitations fiscales et douanières, mener les négociations relatives aux contrats de vente, etc. », détaille une source proche du dossier.

Un produit de la même école que Donald Trump

L’expertise de Sphinx Energy dans ce projet, apprend-on de bonnes sources, a permis de doter le Cameroun d’infrastructures de production d’énergie électrique affichant le prix de sortie du kilowatt (Kw) le plus bas jusqu’ici, à 35 FCFA. Les autres projets de solaire en gestation dans le pays, et même les centrales hydroélectriques en activité au Cameroun, enregistrent des coûts de production nettement plus élevés, apprend-on de sources autorisées.

Pour parvenir à ce résultat, qui est très bénéfique pour l’équilibre financier du secteur de l’électricité au Cameroun, Henri Serge Job a certainement mis à contribution les acquis de son MBA en finance, obtenu à la célèbre business school de l’université de Wharton en Pensylvannie, aux Etats-Unis. Il s’agit de l’école de finance la plus prestigieuse au monde, qui a notamment vu passer des élèves tels que le milliardaire Elon Musk, ou encore l’actuel président des Etat-Unis, le milliardaire Donald Trump.

Aujourd’hui plus actif dans le développement des projets d’énergie solaire, avec pour ambition d’aider à relever le défi de l’accès à l’électricité en Afrique à moindre coût, le Founder et CEO de Sphinx Energy totalise plus de 20 ans d’expérience dans le secteur très stratégique de l’énergie. En effet, après son MBA à la business school de l’université de Wharton, Henri Serge Job est recruté en 2004 par AES Corporation.

Ancien employé de cuisine dans un McDo

Cette société américaine venait alors de racheter trois ans plus tôt la Sonel, producteur et distributeur exclusif de l’électricité au Cameroun, rebaptisée à cette occasion AES-Sonel. L’ingénieur et financier camerounais officiera d’ailleurs au sein de la filiale camerounaise du groupe AES – aujourd’hui appelée Eneo – entre 2010 et 2012, avant de repartir aux Etats-Unis pour travailler pendant un an comme consultant en investissement dans des projets énergétiques.

Avant de lancer Sphinx Energy en 2017, Henri Serge Job séjournera à nouveau au Cameroun à partir de l’année 2013. D’abord comme directeur marketing et des ventes chez Gaz du Cameroun (GDC). Ensuite comme principal responsable de la stratégie et le développement de cette filiale de la société britannique Victoria Oil and Gas (VOG), qui alimente au gaz naturel de nombreuses entreprises de la capitale économique camerounaise, grâce à l’exploitation des champs gaziers de Logbaba.

Ce parcours plutôt reluisant dans le secteur de l’énergie, aussi bien au Cameroun qu’aux Etats-Unis, n’éclipse cependant pas d’autres escales ayant marqué la trajectoire professionnelle du CEO de Sphinx Energy. En effet, avant de prendre pied et de s’enraciner dans le monde de l’énergie, Henri Serge Job a fait quelques classes dans l’informatique et la finance au pays de l’Oncle Sam. D’abord comme consultant chez un concepteur de logiciels ; ensuite comme trader chez Cantor Fitzgerald, une société américaine de services financiers ; et enfin chez Fannie Mae, entreprise spécialisée dans le refinancement des prêts hypothécaires.

Mais avant cette épopée glorieuse, dès son arrivée aux Etats-Unis, alors qu’il venait de décrocher son diplôme d’ingénieur des ponts et chaussées en Allemagne, Henri Serge Job a flirté avec la débrouillardise. En travaillant brièvement dans les cuisines d’un McDonald’s, la célèbre marque américaine de fast-food.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

17-09-2025 - Energie solaire: le Norvégien Scatec consolide son leadership au Cameroun avec un 2è investissement de 25 milliards FCFA
 15-09-2025 - Electricité : le Cameroun entame sa montée en puissance sur le solaire avec 28,6 MWc supplémentaires à Maroua et Guider

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le Ghana rapatrie ses premiers ressortissants

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le Ghana rapatrie ses premiers ressortissants
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Le gouvernement ghanéen a accueilli le 27 mai 2026, un premier groupe de citoyens rapatriés d’Afrique du Sud à la suite de récentes violences xénophobes. Les autorités ont réaffirmé leur engagement à assurer leur protection et leur réinsertion.

Le Ghana a accueilli mercredi le premier contingent de ressortissants évacués d’Afrique du Sud, où ils ont été confrontés à une recrudescence d’attaques xénophobes. À leur arrivée, les évacués ont été reçus par plusieurs responsables gouvernementaux, dont le chef de cabinet, Julius Debrah, le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, et le vice-ministre James Gyakye Quayson.

S’exprimant au nom du président John Dramani Mahama, Julius Debrah a souligné que cette évacuation répondait à la nécessité de garantir la sécurité des citoyens ghanéens confrontés à un environnement devenu hostile. Il a assuré que le gouvernement mettrait en œuvre des mesures destinées à faciliter leur réintégration dans la société.

Le ministre des Affaires étrangères a, pour sa part, réaffirmé la détermination des autorités à protéger la dignité et le bien-être des Ghanéens où qu’ils se trouvent. Il a annoncé un dispositif d’accompagnement comprenant une assistance psychosociale et médicale ainsi qu’une allocation de réinsertion. Il a également salué l’implication des différents organismes publics ayant contribué au succès de l’opération de rapatriement.

Les personnes évacuées ont exprimé leur reconnaissance envers le gouvernement pour son intervention rapide et l’accueil qui leur a été réservé à leur retour au pays.

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les Lionnes du Cameroun tombent aux portes du rêve face au Sénégal

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Le rêve mondial s’est brutalement arrêté pour les Lionnes Indomptables U17. Opposées au Sénégal lors du match retour du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde féminine U17 2026, les Camerounaises ont été éliminées au terme d’une séance de tirs au but irrespirable (0-0, 4-5 tab).

C’est une immense désillusion pour le football féminin camerounais. Après avoir obtenu un résultat encourageant à Dakar lors de la manche aller (0-0), les jeunes Lionnes espéraient faire la différence devant leur public et décrocher leur billet pour le tour suivant. Mais malgré leur détermination et plusieurs tentatives offensives, elles n’ont jamais réussi à trouver la faille dans la défense sénégalaise.

Durant les 90 minutes, les deux sélections se sont livrées une bataille intense, marquée par une grande discipline tactique et une forte solidarité défensive. Les occasions franches se sont faites rares et le suspense est resté entier jusqu’au coup de sifflet final.

La qualification s’est finalement jouée lors de la redoutable séance des tirs au but. Plus réalistes et plus sereines dans cet exercice, les Sénégalaises ont pris le dessus en s’imposant 5 tirs au but à 4, plongeant les Camerounaises dans une profonde déception.

Cette élimination prive le Cameroun d’une participation à la Coupe du Monde féminine U17 2026 qui se disputera au Maroc. Un coup dur pour une génération prometteuse qui nourrissait de grandes ambitions sur la scène continentale et mondiale.

De son côté, le Sénégal poursuit son remarquable parcours et se rapproche un peu plus d’une qualification historique pour le rendez-vous planétaire. Les Lioncelles de la Teranga peuvent désormais rêver plus grand, tandis que le Cameroun devra rapidement tirer les enseignements de cette campagne frustrante pour préparer l’avenir.

Au terme d’un duel équilibré et indécis jusqu’au bout, le sort a choisi son camp. Cruelle pour les Lionnes Indomptables, cette élimination laissera longtemps des regrets tant la qualification semblait à leur portée.

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la réhabilitation de la station de Japoma entre dans sa phase finale

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La Camwater annonce une avancée significative des travaux de réhabilitation et d’extension de la station de production d’eau potable de Japoma à Douala. Prévue pour être livrée avant la fin de l’année 2026, cette infrastructure stratégique devrait permettre d’améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable de plus d’un million d’habitants.

Les travaux de réhabilitation et d’extension de la station de production d’eau potable de Japoma progressent à un rythme jugé satisfaisant par la Camwater. Mené sous la maîtrise d’ouvrage de l’entreprise publique, avec l’appui du ministère de l’Eau et de l’Énergie et le concours de partenaires financiers internationaux, notamment la banque norvégienne Export Finance Norway (Eksfin), le projet s’inscrit dans les priorités nationales de développement des infrastructures hydrauliques.

L’opération vise à renforcer les capacités de production et de distribution d’eau potable dans la ville de Douala et ses environs. À terme, la capacité de l’usine passera de 55 000 à 123 000 mètres cubes d’eau par jour, permettant d’améliorer sensiblement la desserte des populations.

Le projet comprend notamment la réhabilitation des prises d’eau et des stations de pompage du chenal Massoumbou-Japoma et du fleuve Dibamba, la construction d’une nouvelle unité de traitement utilisant la technologie de filtration membranaire, l’édification de réservoirs d’eau traitée, ainsi que la modernisation des systèmes électriques et de supervision.

Inscrit dans le Programme prioritaire quinquennal d’investissement 2023-2027 et le Plan stratégique de développement 2026-2030 de la Camwater, ce chantier ambitionne d’accroître l’accès à l’eau potable, de réduire les maladies hydriques et de soutenir le développement socio-économique de la capitale économique. Plus d’un million de personnes devraient bénéficier de cette amélioration, avec un taux de desserte estimé à 65 % dès la mise en service de l’ouvrage prévue en 2026.

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