Actualités locales
pour rester logique, Issa Tchiroma ne fera pas comme Maurice Kamto

L’observateur politique s’étonne du revirement brusque de l’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary aujourd’hui quasiment adoubé par Maurice Kamto. Pour lui, même en cas de « victoire volée » Issa Tchiroma ne fera pas comme Maurice Kamto en 2018.
« Je sais qu’en politique, des amitiés de circonstance peuvent naître, mais avouons quand-même que « l’amour subit » du ministre Tchiroma pour Kamto donne à réfléchir, à moins de vouloir nous faire comprendre à nous les esprits éveillés que tout ceci n’est qu’un VASTE THÉÂTRE depuis 2018″, écrit Armand Noutack II.
« JE SUIS TOUJOURS AVANT-GARDISTE.
Le ministre Tchiroma ne défendra aucune « victoire volée » après le 12 octobre. Je suis même tenté de croire qu’il pourrait reconnaître « SA DÉFAITE » avant le verdict final du conseil constitutionnel au nom de « la République à sauver ». Je ne suis pas amnésique , je me souviens encore de son discours avant 2018 et après 2018 contre l’attitude de Maurice Kamto.
1_ LE PRÉSIDENT ÉLU.
le ministre de la communication de l’époque avait fermement condamné l’attitude ANTI RÉPUBLICAINE de Maurice Kamto qui s’était auto proclamé PRÉSIDENT ÉLU avant les décisions du conseil constitutionnel,
EN CLAIR, POUR RESTER LOGIQUE, TCHIROMA NE FERA PAS COMME MAURICE KAMTO !
2_ L’IMPARTIALITÉ DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL.
En 2018, le ministre de la communication a demandé à Maurice Kamto de faire confiance aux institutions en place , car ces institutions étaient la volonté du peuple et qu’on devrait les respecter .
EN CLAIR, LES INSTITUTIONS N’AYANT PAS CHANGÉ, POUR RESTER LOGIQUE, TCHIROMA NE FERA PAS COMME MAURICE KAMTO !
3_ DES MARCHES ANTI RÉPUBLICAINES.
Après le contentieux post-électoral au conseil constitutionnel, contentieux que le ministre de la communication avait trouvé INÉDIT et HISTORIQUE, Issa Tchiroma avait fermement dénoncé « LA PRESTATION DE SERMENT » DU ROND POINT NLONKAK À YAOUNDÉ par Maurice Kamto, qualifiant cet acte de DÉFIANCE vis à vis des institutions républicaines,
EN CLAIR, POUR RESTER LOGIQUE, TCHIROMA NE FERA PAS COMME MAURICE KAMTO !
4_ UNE PRISON MÉRITÉE ET JUSTIFIÉE.
Après la « prestation de serment » de Maurice Kamto au rond point NLONKAK À YAOUNDÉ, ce dernier sera par la suite arrêté avec des dizaines de ses militants et enfermés , le ministre de la communication va alors dénoncer les tentatives de manipulations de la presse nationale et internationale, arguant que le Cameroun est un État souverain et ne saurait se voir dicter une démarche par les pays occidentaux, il avait d’ailleurs trouvé des arguments judicieux pour justifier l’enfermement de Kamto et ses partisans.
EN CLAIR, POUR RESTER LOGIQUE ET ÉVITER D’ALLER EN PRISON COMME LE PROF , TCHIROMA NE FERA PAS COMME MAURICE KAMTO !
Peut-on passer 30 ans à s’ériger en porte-flambleau, en défenseur invétéré des institutions républicaines et se dresser contre elle seulement deux mois après « le départ » du gouvernement ? Laissez nous au moins la liberté d’être dubitatifs .
Je sais qu’en politique, des amitiés de circonstance peuvent naître, mais avouons quand-même que « l’amour subit » du ministre Tchiroma pour Kamto donne à réfléchir, à moins de vouloir nous faire comprendre à nous les esprits éveillés que tout ceci n’est qu’un VASTE THÉÂTRE depuis 2018 !
Pour finir j’ai suivi la vidéo du ministre Tchiroma qui tend la main à son frère du NORD Le ministre Bello , lui aussi « ancien » ministre de Paul Biya, j’avoue que j’étais estomaqué de constater que l’<
Monsieur le ministre Tchiroma, vous ne pouvez pas faire un discours dans lequel vous refusez de prononcer les autres candidats, tout en vous présentant comme le candidat du consensus, donc le consensus se résume AUX ANCIENS MINISTRES DE PAUL BIYA : BELLO , TCHIROMA, KAMTO ?
Bref la vérité se saura bientôt.
En attendant je vous souhaite bon meeting ce jour à Bafoussam Monsieur le Ministre.
NOUTACK II digne fils des ancêtres Bamougoum.
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Actualités locales
« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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