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Mercato : La lente mais progressive ascension d’Achille Wébo

C’est un changement pour le moins historique qui vient de s‘opérer à la tête de l’USL Dunkerque, club de Ligue 2 française. Hier 29 octobre 2026, le club du nord de la France a officialisé la promotion de Pierre Achille Wébo à la tête du club. Le Camerounais remplace à ce poste Albert Sanchez parti pour Las Palmas. Après à peine un an passé à la tête du club (il est arrivé en juillet 2025, Ndlr), l’Espagnol a trouvé mieux dans son pays, et s’est accordé avec son employeur pour rompre son contrat. Alors que l’on n’en était encore qu’aux supputations, Albert Sanchez avait évoqué le principe de «la continuité» sur la question du banc de touche. Et c’est donc son adjoint camerounais qui lui succède, «jusqu’à nouvel ordre».
C’est un nouveau chapitre dans l’écriture de l’histoire de la carrière de l’ancien Lion indomptable reconverti à l’entraînement depuis la fin de sa carrière. C’est la première fois que l’homme va prendre les commandes d’un club. Jusqu’ici, Achille Wébo n’avait été qu’entraîneur adjoint. L’homme a fait ses classes notamment dans le championnat turc, sur le banc d’Antalyaspor et d’Istanbul Basaksehir.
L’ancien attaquant de 44 ans reprend un club classé 10ème, et devra rassurer ses employeurs en maintenant le cap, ou à défaut en améliorant le rang du club. Le premier test aura lieu ce soir en déplacement à Rodez, 14ème au classement. Du comportement du nouveau patron du banc de touche dépendra la suite, notamment sa confirmation à la tête du club.
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Brésil : une entrepreneuse de 24 ans tuée par un éleveur de 62 ans

Priscila Lacerda Custodio, 24 ans, est morte le mardi 27 octobre à Rifaina, dans l’État de São Paulo. Selon le portail g1, relayé par plusieurs médias brésiliens, elle venait restituer à son compagnon, l’éleveur João Roberto Bolelli, 62 ans, une camionnette qu’elle utilisait.
D’après les informations du Correio Braziliense, elle a été conduite à l’hôpital de Rifaina, où elle est décédée des suites de ses blessures. La fusillade a eu lieu à l’entrée d’une propriété rurale, au bord de l’autoroute Cândido Portinari, selon le média local GCN.
La jeune femme avait parcouru environ 117 kilomètres depuis sa ville natale de Perdizes, dans le Minas Gerais. Elle était accompagnée de son frère et d’une amie, rapporte Correio 24 Horas.
Un conflit autour d’un téléphone et des menaces déjà signalées
Selon le boletim de ocorrência (rapport de police) cité par GCN, une dispute a éclaté à l’entrée de la propriété. Elle portait notamment sur un téléphone portable que l’éleveur avait prêté à Priscila. Il exigeait qu’elle le rende, elle réclamait d’abord le sien.
Le Sun britannique précise que la querelle avait commencé par téléphone avant son arrivée. Priscila aurait alors dit à Bolelli qu’elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui. Elle a été touchée à la poitrine et au bras, toujours selon le tabloïd.
Le suspect aurait ensuite braqué son arme sur le frère de la victime, qui a pris la fuite avant de ramener sa sœur à l’hôpital, d’après Correio 24 Horas. Bolelli s’est enfui à bord d’un pick-up Toyota Hilux.
La relation durait depuis quelques mois seulement : un lien « informel » débuté en juillet 2026, d’après le témoignage de l’amie rapporté par Correio 24 Horas. Cette amie a déclaré aux enquêteurs que l’éleveur soupçonnait la jeune femme de voir quelqu’un d’autre. Il l’interrogeait sur un voyage à Sacramento et affirmait qu’il ne la laisserait pas retourner à Perdizes.
Le 23 octobre, soit quatre jours avant les faits, Bolelli l’aurait agressée. L’amie dit avoir vu les blessures et affirme qu’il avait menacé de lui tirer une balle dans la tête, selon GCN. Le Sun ajoute qu’il aurait chargé des personnes de la surveiller.
Mandat d’arrêt, Hilux abandonnée et passé judiciaire
Le lendemain des faits, mercredi 28 octobre, la justice de São Paulo a ordonné la détention provisoire du suspect. L’enquête est menée pour féminicide.
La Toyota Hilux a été retrouvée abandonnée près de la propriété de Bolelli, selon GCN. À la dernière mise à jour de ce média, il n’avait pas été localisé.
Le même média indique que Bolelli a déjà été condamné pour avoir violé des mesures de protection accordées à une ancienne compagne. Les faits (harcèlement, appels répétés, menaces) remontent à 2018, à Franca et Rifaina.
Éleveur actif dans l’agrobusiness de la région de Franca, il est aussi connu pour le commerce d’animaux à haute performance laitière, précise GCN. Interrogée par g1, sa défense a indiqué étudier le dossier et n’avoir eu aucun contact avec lui. Le téléphone de la victime a été saisi par la police et sera expertisé.
Une jeune femme pleine de projets, enterrée à Perdizes
Priscila travaillait dans le marketing digital et comme vidéaste, avec des clients comme des commerces et des mariages. Elle étudiait la photographie et rêvait d’acheter son propre appartement, rapporte le Sun.
Son amie Fabyana Oliveira, psychologue, a confié à la presse locale : « Priscila était quelqu’un de merveilleux, pleine de rêves et de projets. Une vie fauchée par un homme cruel. »
La jeune femme a été veillée puis enterrée mercredi 28 octobre en fin d’après-midi à Perdizes, dans une forte émotion, selon GCN. Son compagnon actuel a déclaré vouloir seulement que justice soit rendue, d’après le même média. Bolelli restait activement recherché par la Police civile.
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Projets routiers au Cameroun : le taux d’exécution atteint 61,7 % en octobre 2026

En hausse de 4,8 points par rapport au mois de juillet 2026, cette performance a été présentée, le 22 octobre 2026 à Yaoundé, au cours de la troisième session annuelle du Comité interministériel chargé du suivi de l’exécution physique, financière et comptable des projets du ministère des Travaux publics, présidée par le secrétaire d’État auprès du ministre des Travaux publics chargé des Routes, Armand Ndjodom.
L’exécution physique des projets du ministère des Travaux publics s’est donc améliorée au mois d’octobre 2026. Par rapport au mois de juillet dernier, elle est en hausse de 4,8 points. Cette performance a été présentée, le 22 octobre 2026 à Yaoundé, au cours de la troisième session annuelle du Comité interministériel chargé du suivi de l’exécution physique, financière et comptable des projets du ministère des Travaux publics.
L’évaluation de cette performance a permis d’apprécier l’avancement des projets routiers, les ressources mobilisées et les contraintes liées à leur exécution. À cette occasion, les participants ont examiné les mesures à prendre pour améliorer les résultats d’ici à la fin de l’année.
Sur le plan physique, 38 projets programmés pour achèvement en 2026 sont livrés au mois d’octobre, 29 autres doivent s’achever d’ici la fin de l’année en cours. Par ailleurs, 43 projets dont le démarrage était prévu au cours de l’exercice ont démarré.
Parmi les infrastructures achevées, on peut citer le pont sur le fleuve Nyong à Malombo, la route Awae-Esse-Soa, la route Ndu-Binka-Nkambe, la route Bogo-Guirvidig, y compris le bitumage des voiries de Bogo et Maroua, les berges du Mayo Limani, les ponts en structures métalliques Acrow sur le Mayo Taram et sur la rivière Ngoum à Kékem et la section reconstruite de la route régionale R0606, entre autres.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
ENCORE DES CONTRAINTES QUI RALENTISSENT LA PERFORMANCE DU MINTP
Pour ce qui est de la contractualisation, apprend-on, 13 marchés ont déjà été signés, 47 autres sont en cours de contractualisation, soit 60 marchés.
Les retards dans la passation des marchés, la mobilisation insuffisante de certaines entreprises, les difficultés de paiement et les lenteurs dans la libération des emprises continuent de ralentir la performance.
Pour lever ces contraintes, les membres du Comité, constitué des administrations et structures impliquées dans la mise en œuvre des projets routiers relevant du ministère des Travaux publics, ont insisté sur le besoin d’accélérer les procédures, de compléter les dossiers administratifs et techniques et de renforcer la synergie entre les intervenants.
Défis Actuels, le premier News Magazine Camerounais
Sur le plan financier, il a été relevé que 157,957 milliards de FCFA ont été engagés, liquidés et ordonnancés sur une dotation de 259,61 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 60,84 %. À ce montant s’ajoutent 57,544 milliards de FCFA de décomptes en cours de traitement. Leur prise en compte pourrait porter le taux d’engagement à environ 83 %, avec une perspective de dépassement de 90 % d’ici le 31 décembre 2026, pour ce qui est des ressources internes ordinaires.
Toutefois, le traitement des dossiers financiers reste confronté aux limites de l’application informatique utilisée pour l’exécution du budget et aux dossiers incomplets. Toutes choses qui ralentissent certaines opérations et retardent les paiements.
Les échanges se sont achevés par les recommandations du SETAT-MINTP, qui ont mis l’accent sur la synergie des actions et l’amélioration du rythme d’exécution des projets.
Par Blaise NNANG
Défis Actuels du 27/10/2026
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AgriConnect Cameroun : 1 120 milliards de FCFA pour développer l’agriculture et réduire les importations alimentaires

Lancé le 21 octobre 2026 à Yaoundé avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, le Pacte AgriConnect veut accélérer les investissements dans huit filières agroalimentaires. Le gouvernement en attend plus de production locale, moins d’importations et davantage d’emplois. Pour 2026-2030, le programme prévoit 24 interventions, pour un besoin d’environ 1 120 milliards de FCFA.
Le secteur agroalimentaire représente environ 17 % du produit intérieur brut (PIB) du Cameroun. Il fait vivre près de 4,7 millions de personnes, soit 42 % de la population active. L’agriculture fournit aussi plus de la moitié des recettes d’exportation hors pétrole. Le pays continue pourtant d’importer une part importante des denrées qu’il consomme. Ces achats pèsent en moyenne 3,5 % du PIB chaque année, selon les données présentées dans le cadre du Pacte.
Le programme cible le maïs, le riz, le manioc, le palmier à huile, le cacao, le soja, les produits laitiers, ainsi que la pêche et l’aquaculture. Il veut y stimuler la production, développer la transformation et élargir les débouchés des producteurs.
À l’horizon 2030, le Pacte vise 6 millions de tonnes de maïs et 800 000 tonnes d’huile de palme par an. Il ambitionne de couvrir 55 % de la demande nationale de riz et 60 % des besoins en lait. La production halieutique devrait atteindre 450 530 tonnes.
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Le maïs donne la mesure de l’effort. La production était estimée entre 2,36 et 2,4 millions de tonnes en 2025. Le pays a importé la même année 72 628 tonnes, pour une facture de 10,3 milliards de FCFA. Atteindre 6 millions de tonnes suppose donc de plus que doubler les volumes disponibles.
Le palmier à huile révèle un écart comparable. La production locale atteignait environ 446 984 tonnes en 2024, face à une demande supérieure à un million de tonnes par an. Certaines estimations la situent à 1,18 million.
Le cacao, lui, recule. La campagne 2025-2026 a livré 247 914 tonnes de fèves, le plus faible résultat des cinq dernières saisons, contre 295 164 tonnes en 2021-2022.
Le riz illustre le mieux les difficultés de la substitution aux importations. Dans un entretien à Cameroon Tribune le 13 mai 2026, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, situait la production annuelle autour de 140 000 tonnes, soit près du quart de la demande. D’autres données sectorielles évoquent environ 330 000 tonnes de riz paddy en 2025.
La production de riz blanchi est passée de 339 076 tonnes en 2017 à 315 500 tonnes en 2023, selon le Programme intégré de substitution des importations agricoles et halieutiques. Ces séries mesurent des produits et des indicateurs différents. Il faudra les harmoniser pour établir le vrai niveau d’autosuffisance.
La facture, elle, reste lourde. Selon l’Institut national de la statistique, les achats de riz à l’étranger ont coûté 268,7 milliards de FCFA en 2025, soit 5,1 % des dépenses d’importation. Ils ont pourtant baissé de 15,6 % par rapport à 2024.
VINGT-QUATRE INTERVENTIONS, UN FINANCEMENT À BOUCLER
Le Pacte couvre les semences, la mécanisation, l’irrigation, les infrastructures rurales, la transformation, la chaîne du froid, le numérique, le foncier, les réformes réglementaires et le financement.
Les actions déjà chiffrées exigent environ 1,87 milliard de dollars, soit près de 1 120 milliards de FCFA, sur 2026-2030, selon les données communiquées par le Fonds international de développement agricole (FIDA). Ce montant correspond aux besoins estimés. Il ne prouve pas que les financements sont réunis.
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Trois piliers structurent le dispositif. Le premier consolide les moyens de production et les infrastructures. Le deuxième porte sur les réformes des politiques sectorielles. Le troisième facilite l’accès des producteurs et des entreprises au financement.
Le Pacte mobilise le Groupe de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne, l’Agence française de développement, le FIDA et l’Agence japonaise de coopération internationale.
Les organisations de producteurs et le secteur privé participent à son élaboration. Les centres de recherche, les universités et les établissements de formation apporteront leur expertise sur les technologies, les normes, les statistiques et le renforcement des capacités.
Le ministre y voit un moyen de concentrer les ressources sur des priorités nationales. « Le Pacte AgriConnect est pleinement aligné sur notre vision de développement à long terme énoncée dans la SND30 », a déclaré Alamine Ousmane Mey, en référence à la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Il décrit une plateforme chargée de rapprocher les ressources nationales et internationales autour d’objectifs communs.
Le FIDA entend s’appuyer sur ses projets en cours. Le PADFA II intervient dans le riz et l’oignon. L’Acregir (Accroître la résilience des communautés locales au changement climatique grâce à l’entrepreneuriat des jeunes et à la gestion intégrée des ressources naturelles), un projet du Minepat de développement et de protection de l’environnement au Cameroun, soutient l’éco-entrepreneuriat et la résilience climatique.
Le Projet pilote d’appui à l’intensification durable de l’agriculture et à la transition agroécologique (Paidata) accompagne l’intensification agricole et la transition agroécologique dans le cacao et le café. Le PEA-Jeunes II cible l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes et des femmes.
TRANSFORMER LES VOLUMES EN REVENUS
Produire davantage ne suffira pas. Les producteurs auront besoin d’intrants de qualité, d’équipements adaptés, de financements et de circuits de vente rémunérateurs. Les transformateurs réclameront des matières premières régulières, des infrastructures fiables et des capacités industrielles.
L’emploi reste le point le moins documenté. Le Pacte promet des débouchés aux jeunes et aux femmes, mais les données présentées n’indiquent pas le nombre d’emplois attendus d’ici à 2030.
Le suivi devra donc dépasser les statistiques de production. Il devra mesurer les activités créées, les revenus agricoles, la transformation locale et la part de valeur ajoutée conservée par les acteurs camerounais. « L’agriculture camerounaise peut nourrir le Cameroun, créer des opportunités pour sa jeunesse et devenir un moteur de prospérité partagée », estime Cheick F. Kanté, directeur de division à la Banque mondiale. Eric Rwabidadi, directeur pays du FIDA, insiste pour sa part sur l’entrepreneuriat agropastoral, l’accès au financement rural et la résilience face aux changements climatiques.
Par Fabrice BELOKO
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