Actualités locales
Un prêt de 89 milliards FCFA de la BAD pour booster l’entrepreneuriat et l’employabilité à l’Extrême-Nord

(Investir au Cameroun) – La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 20 mai 2025, à Abidjan, un prêt de 136 millions d’euros (environ 89,2 milliards FCFA) destiné à financer le projet CAP2E (Capacités et compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat) dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.
D’une durée de cinq ans (2025-2029), le projet vise à améliorer l’employabilité des jeunes, promouvoir l’entrepreneuriat — notamment féminin — et moderniser les infrastructures éducatives et sociales. Il entend également renforcer la résilience économique et climatique dans l’une des régions les plus fragiles du pays, où le taux de pauvreté atteint 74 %.
Ce financement comprend 85,3 milliards FCFA issus du guichet ordinaire de la BAD, et 3,8 milliards FCFA du Fonds africain de développement, son guichet concessionnel. Le projet sera mis en œuvre dans les six départements de l’Extrême-Nord, en s’appuyant sur une approche intégrée et inclusive.
Particularité : le CAP2E est le premier projet de la BAD au Cameroun à être financé selon le mécanisme axé sur les résultats, qui conditionne les décaissements à l’atteinte d’indicateurs de performance préétablis.
« Ce projet est un message d’espoir pour des milliers de jeunes camerounais et camerounais qui aspirent à une vie digne, un emploi décent et un avenir meilleur. Il vise à transformer une région en difficulté, en espace d’opportunités, d’innovation et de résilience inclusive », a souligné Léandre Bassolé, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale.
Outre la formation aux métiers d’avenir, le CAP2E prévoit des investissements dans les secteurs porteurs afin de dynamiser le tissu économique local, en favorisant un développement tiré par le secteur privé.
Ce nouveau financement vient renforcer le portefeuille actif de la BAD au Cameroun, qui comptait, au 10 mars 2025, 28 projets pour un montant cumulé de 2,65 milliards de dollars (environ 1 600 milliards FCFA).
Frédéric Nonos
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l’ancien Modérateur de la PCC le Dr Festus Asana est mort

L’ancien Modérateur de la Presbyterian Church of Cameroon (PCC), est décédé le lundi 22 juin 2026 à Orlando, aux États-Unis.
La Presbyterian Church of Cameroon (PCC), est en deuil. Actu Cameroun apprend la mort du Très Révérend Dr Festus Ambe Asana, ancien Modérateur de la PCC. Il est décédé le lundi 22 juin 2026 à Orlando, aux États-Unis.
Il a exercé la plus haute fonction de la dénomination. C’est ainsi qu’il a servi comme 5e Modérateur de l’Église presbytérienne au Cameroun (PCC) de 2009 à 2014. Il avait succédé au Révérend Dr Nyansako-ni-Nku. Avant d’accéder à la plus haute fonction de l’Église, il a dirigé l’administration de la PCC en tant que secrétaire du Synode pendant une décennie sous le mandat du Modérateur Nyansako-ni-Nku.
Cameroon Christian University
Il s’est distingué par la promotion de la transparence financière, de la discipline ecclésiastique et de la bonne gouvernance. Sous son leadership, l’université phare de l’Église, la Cameroon Christian University (devenue aujourd’hui l’Institut Universitaire Chrétien du Cameroun), a officiellement vu le jour.
Reconnu pour son intégrité, il a œuvré pour la justice, la consolidation de la paix et la réconciliation en Afrique. Il fut un membre influent du comité central du Conseil Œcuménique des Églises (COE), où il a activement œuvré pour la consolidation de la paix, la réconciliation et le dialogue interreligieux en Afrique.
La gouvernance ecclésiale
En tant que théologien émérite, il a formé et guidé de nombreuses générations de pasteurs et de leaders communautaires au Cameroun. Sa disparition a suscité une vive émotion au sein de la communauté chrétienne camerounaise et des organisations œcuméniques mondiales, qui saluent la mémoire d’un serviteur de Dieu humble et dévoué.
Les contributions théologiques du Very Rev. Dr Festus Ambe Asana articulent la doctrine chrétienne réformée avec les réalités socioculturelles africaines, en insistant sur l’éthique, la gouvernance ecclésiale et l’œcuménisme. Son parcours académique et pastoral a profondément structuré la réflexion théologique au Cameroun.
Responsabilités familiales
Dans sa thèse de doctorat soutenue à l’Université de Boston (Problems of Marriage and Family Life in an African Context), le Dr Asana a développé une approche novatrice de la structure familiale africaine, notamment avec un débat sur la polygamie.
Il a dépassé le simple jugement moral opposant monogamie et polygamie. Il a insisté sur l’accompagnement pastoral en tant que conseiller, plutôt que sur la condamnation. Son travail évaluait la valeur d’une union à l’aune du respect mutuel, des responsabilités familiales et de la justice sociale, plutôt que par sa seule forme juridique ou occidentale.
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BRT de Douala : 820 millions FCFA pour intégrer les motos-taxis au futur réseau

(Investir au Cameroun) – Le Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD), qui porte la mise en place du futur réseau de Bus Rapid Transit (BRT) dans la capitale économique, prévoit une enveloppe d’environ 820 millions de FCFA TTC pour l’aménagement d’aires de stationnement dédiées aux motos-taxis. Selon les données du projet, ce financement doit permettre de réaliser 12 points de stationnement le long du tracé du BRT.
Derrière cette enveloppe, relativement limitée au regard du coût global du PMUD, estimé à 335,3 milliards de FCFA, se joue pourtant un enjeu central : l’intégration des motos-taxis dans le futur système de transport de masse de Douala. Les études du projet indiquent que ces engins assurent 61% des déplacements quotidiens dans la ville, soit plus de la moitié de la mobilité urbaine.
Les motos-taxis, variable clé du futur BRT
Pour les responsables du PMUD, il ne s’agit donc pas seulement de construire un réseau de bus rapides. L’enjeu est aussi d’organiser les modes de transport déjà massivement utilisés par les populations, afin d’éviter que le futur BRT ne fonctionne à côté de la réalité urbaine.
« À Douala, les motos-taxis constituent un maillon essentiel du transport urbain. Toutefois, leur mode de fonctionnement actuel, souvent marqué par une occupation désordonnée de l’espace public, pose des défis en matière de sécurité routière, de fluidité du trafic et d’aménagement urbain », explique l’unité de coordination du projet.
L’aménagement de ces aires vise ainsi à répondre à une double contrainte. D’une part, les motos-taxis peuvent jouer un rôle de rabattement vers les futurs corridors du BRT, notamment dans les quartiers où les bus ne pourront pas desservir directement toutes les zones d’habitation. D’autre part, leur stationnement anarchique aux abords des carrefours, des marchés et des grands axes contribue aujourd’hui à l’encombrement de la chaussée et à l’insécurité routière.
C’est dans cette logique qu’un atelier de consultation a été organisé le 18 juin dernier à Douala avec les conducteurs et syndicats de motos-taxis. Les échanges ont porté sur le design conceptuel des futurs points de stationnement, leur capacité d’accueil, leur localisation et leur intégration dans l’environnement urbain. Selon le PMUD, l’objectif est de mettre en place des aires de stationnement modernes, accessibles et mieux intégrées au fonctionnement de la ville.
Un test pour l’inclusion du transport informel
Les représentants des motos-taxis ont toutefois exprimé plusieurs préoccupations. Elles portent notamment sur la capacité réelle des stations à absorber les flux, la sécurité des conducteurs et des usagers, l’appropriation des infrastructures, la maintenance, l’entretien, la gestion des déchets, la discipline des conducteurs et les modalités de gestion future des sites.
Ces inquiétudes montrent que l’intégration des motos-taxis ne se résumera pas à la construction de parkings. Elle suppose aussi une gouvernance claire : qui exploitera les stations ? Selon quelles règles ? Avec quels mécanismes de contrôle ? Et comment éviter que ces espaces soient rapidement saturés, détournés de leur vocation initiale ou abandonnés faute d’entretien ?
Dans son ensemble, le PMUD prévoit la construction d’un réseau de 27 km de BRT, la réhabilitation de plusieurs voies urbaines, dont 12 km en phase 1 et 66 km en phase 2, ainsi qu’un développement urbain orienté autour du transport de masse. Le projet ambitionne de réduire les temps de trajet, d’améliorer la fluidité du trafic et de soutenir le dynamisme économique de Douala.
Son coût global est estimé à 335,3 milliards de FCFA. Le financement repose principalement sur la Banque mondiale, à hauteur de 261 milliards de FCFA, complété par 62,1 milliards de FCFA attendus d’un partenariat public-privé et 12,4 milliards de FCFA mobilisés par l’État à travers la mairie. Le projet est piloté par la Cellule de coordination du PMUD, placée sous la tutelle de la Communauté urbaine de Douala.
À travers les 820 millions de FCFA prévus pour les aires de stationnement des motos-taxis, le BRT de Douala aborde donc l’un de ses défis les plus sensibles : faire cohabiter un transport collectif structuré avec un secteur informel déjà dominant. Dans une ville où les motos-taxis assurent plus de la moitié des déplacements quotidiens, moderniser la mobilité sans les intégrer reviendrait à bâtir un réseau formel à côté du principal mode de déplacement des populations.
Ludovic Amara
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22-06-2026-Douala : un PPP d’environ 58 milliards FCFA envisagé pour la flotte du futur BRT
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Nous envisageons un MRC sans Maurice Kamto

Selon Pierre Emmanuel Binyam, le Mrc sans Maurice Kamto c’est bien possible. Et d’ailleurs, c’est un scénario qui est déjà envisagé.
Sur le plateau de l’émission “Entretien avec … » sur la STV, Pierre Emmanuel Binyam assure que le messianisme n’est pas dans l’ADN du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc).
« Nous envisageons également un MRC sans Maurice Kamto. C’est tout naturellement une évidence », a soutenu Pierre Emmanuel Binyam.
Pour Pierre Emmanuel Binyam, il y a des gens en capacité de diriger le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) sans Maurice Kamto.
« Moi-même, je suis en capacité de diriger le Mrc », a ajouté Pierre Emmanuel Binyam.
« Il n’y a pas que Maurice Kamto qui peut gérer le Mrc, mais à l’état actuel de la situation, nous avons besoin de Maurice Kamto pour un certain nombre de choses qui nous sont propres et d’objectifs à atteindre », a souligné Pierre Emmanuel Binyam.
Par ailleurs, il rappelle que le mandat qui a été confié à Maurice Kamto est en cours et qu’il doit le terminer.
« Nous sommes nombreux à pouvoir diriger le Mrc. Le moment venu, on passera aux élections », a insisté Pierre Emmanuel Binyam.
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