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BRT de Douala : 820 millions FCFA pour intégrer les motos-taxis au futur réseau

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BRT de Douala : 820 millions FCFA pour intégrer les motos-taxis au futur réseau
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(Investir au Cameroun) – Le Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD), qui porte la mise en place du futur réseau de Bus Rapid Transit (BRT) dans la capitale économique, prévoit une enveloppe d’environ 820 millions de FCFA TTC pour l’aménagement d’aires de stationnement dédiées aux motos-taxis. Selon les données du projet, ce financement doit permettre de réaliser 12 points de stationnement le long du tracé du BRT.

Derrière cette enveloppe, relativement limitée au regard du coût global du PMUD, estimé à 335,3 milliards de FCFA, se joue pourtant un enjeu central : l’intégration des motos-taxis dans le futur système de transport de masse de Douala. Les études du projet indiquent que ces engins assurent 61% des déplacements quotidiens dans la ville, soit plus de la moitié de la mobilité urbaine.

Les motos-taxis, variable clé du futur BRT

Pour les responsables du PMUD, il ne s’agit donc pas seulement de construire un réseau de bus rapides. L’enjeu est aussi d’organiser les modes de transport déjà massivement utilisés par les populations, afin d’éviter que le futur BRT ne fonctionne à côté de la réalité urbaine.

« À Douala, les motos-taxis constituent un maillon essentiel du transport urbain. Toutefois, leur mode de fonctionnement actuel, souvent marqué par une occupation désordonnée de l’espace public, pose des défis en matière de sécurité routière, de fluidité du trafic et d’aménagement urbain », explique l’unité de coordination du projet.

L’aménagement de ces aires vise ainsi à répondre à une double contrainte. D’une part, les motos-taxis peuvent jouer un rôle de rabattement vers les futurs corridors du BRT, notamment dans les quartiers où les bus ne pourront pas desservir directement toutes les zones d’habitation. D’autre part, leur stationnement anarchique aux abords des carrefours, des marchés et des grands axes contribue aujourd’hui à l’encombrement de la chaussée et à l’insécurité routière.

C’est dans cette logique qu’un atelier de consultation a été organisé le 18 juin dernier à Douala avec les conducteurs et syndicats de motos-taxis. Les échanges ont porté sur le design conceptuel des futurs points de stationnement, leur capacité d’accueil, leur localisation et leur intégration dans l’environnement urbain. Selon le PMUD, l’objectif est de mettre en place des aires de stationnement modernes, accessibles et mieux intégrées au fonctionnement de la ville.

Un test pour l’inclusion du transport informel

Les représentants des motos-taxis ont toutefois exprimé plusieurs préoccupations. Elles portent notamment sur la capacité réelle des stations à absorber les flux, la sécurité des conducteurs et des usagers, l’appropriation des infrastructures, la maintenance, l’entretien, la gestion des déchets, la discipline des conducteurs et les modalités de gestion future des sites.

Ces inquiétudes montrent que l’intégration des motos-taxis ne se résumera pas à la construction de parkings. Elle suppose aussi une gouvernance claire : qui exploitera les stations ? Selon quelles règles ? Avec quels mécanismes de contrôle ? Et comment éviter que ces espaces soient rapidement saturés, détournés de leur vocation initiale ou abandonnés faute d’entretien ?

Dans son ensemble, le PMUD prévoit la construction d’un réseau de 27 km de BRT, la réhabilitation de plusieurs voies urbaines, dont 12 km en phase 1 et 66 km en phase 2, ainsi qu’un développement urbain orienté autour du transport de masse. Le projet ambitionne de réduire les temps de trajet, d’améliorer la fluidité du trafic et de soutenir le dynamisme économique de Douala.

Son coût global est estimé à 335,3 milliards de FCFA. Le financement repose principalement sur la Banque mondiale, à hauteur de 261 milliards de FCFA, complété par 62,1 milliards de FCFA attendus d’un partenariat public-privé et 12,4 milliards de FCFA mobilisés par l’État à travers la mairie. Le projet est piloté par la Cellule de coordination du PMUD, placée sous la tutelle de la Communauté urbaine de Douala.

À travers les 820 millions de FCFA prévus pour les aires de stationnement des motos-taxis, le BRT de Douala aborde donc l’un de ses défis les plus sensibles : faire cohabiter un transport collectif structuré avec un secteur informel déjà dominant. Dans une ville où les motos-taxis assurent plus de la moitié des déplacements quotidiens, moderniser la mobilité sans les intégrer reviendrait à bâtir un réseau formel à côté du principal mode de déplacement des populations.

Ludovic Amara

Lire aussi :

22-06-2026-Douala : un PPP d’environ 58 milliards FCFA envisagé pour la flotte du futur BRT

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Canal 2’Or 2026 : Le Makossa est-il en train de perdre sa couronne ?

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Au sortir de la 15e édition des Canal 2’Or, célébrée en grande pompe le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, un constat […]

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise
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Présente à la 15ᵉ édition des Canal 2’Or, organisée le samedi 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a reçu le Prix du meilleur mécène. Une distinction qui vient saluer son soutien à la culture camerounaise et ses actions en faveur des personnes vulnérables.

La 15ᵉ édition des Canal 2’Or a réservé une distinction particulière à la Première dame du Cameroun. À l’occasion de cette cérémonie organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le samedi 31 octobre 2026, Chantal Biya a reçu le Prix du meilleur mécène, décerné par le comité d’organisation.

Cette récompense intervient dans le cadre d’une édition symbolique, marquant les vingt ans de cette cérémonie consacrée à la célébration et à la promotion des talents artistiques camerounais.

Un engagement culturel de longue date

À travers cette distinction, les organisateurs entendent reconnaître le soutien apporté par la Première dame à la culture camerounaise, ainsi que ses différentes initiatives caritatives en faveur des personnes vulnérables.

Ce prix fait également écho à une précédente reconnaissance. En 2015, lors de la dixième édition des Canal 2’Or, Chantal Biya avait déjà reçu le Prix spécial du mécénat de la culture.

Onze ans plus tard, cette nouvelle distinction vient ainsi rappeler les liens entretenus entre la Première dame et les organisateurs de cet événement culturel.

Les Canal 2’Or célèbrent vingt ans de talents camerounais

Au-delà des récompenses individuelles, cette édition anniversaire marque deux décennies de célébration de la création artistique nationale. Musique, audiovisuel et divertissement constituent autant de secteurs mis en lumière par cette cérémonie, devenue un rendez-vous du paysage culturel camerounais.

La distinction attribuée à Chantal Biya s’inscrit donc dans une soirée où la reconnaissance du talent artistique côtoie celle du mécénat et du soutien aux initiatives culturelles.

Source : Libre Opinion

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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