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Financement durable : comment le Cameroun entend utiliser les 27 milliards FCFA du FMI

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Financement durable : comment le Cameroun entend utiliser les 27 milliards FCFA du FMI
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun bénéficie désormais, depuis le 12 mars, d’un accord de financement de près de 45,9 millions de dollars (27 milliards FCFA) de la part du Fonds monétaire international (FMI) au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Il s’agit, selon le FMI, d’un financement abordable et à long terme permettant à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements, notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies.

Dans un rapport de mars 2025 sur le « Cadre de financement durable », qui fixe la stratégie de développement durable au Cameroun, le ministère des Finances indique comment seront utilisés les fonds provenant de la FRD du FMI. « Cette facilité contribuera à remédier aux facteurs de vulnérabilité face aux changements climatiques en aidant les autorités à renforcer le cadre institutionnel du pays en matière de gouvernance et de coordination des politiques liées aux changements climatiques », fait savoir le ministère des Finances.

La FRD va également permettre d’« intégrer l’action climatique dans la gestion des finances publiques », ajoute ce département ministériel. La Facilité du FMI contribuera également à « renforcer les politiques nationales d’adaptation et à intensifier les initiatives d’atténuation des changements climatiques ».

Il est à noter que c’est la deuxième fois que le Cameroun bénéficie de la FRD de l’institution de Bretton Woods. Le pays est en effet lié au FMI par cette Facilité depuis janvier 2024. Le Cameroun avait déjà bénéficié d’un premier accord de 45,4 millions de dollars. À l’issue du deuxième accord, 45,9 millions de dollars sont désormais disponibles pour le pays, portant le total des décaissements au titre de la FRD à ce jour à 91,3 millions de dollars (54 milliards FCFA), indique le FMI dans un communiqué du 12 mars.

Il est à rappeler que ledit communiqué, rendu public à l’issue d’un Conseil d’administration du FMI, porte également sur les septièmes revues des accords au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) d’un montant de 73 millions de dollars, soit 43 milliards FCFA, en faveur du Cameroun.

Par ailleurs, le FMI précise que la FRD a une « échéance de 20 ans, assortie d’une période de grâce de 10 ans et demi durant laquelle aucun remboursement de principal n’est exigé ».

Ludovic Amara

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Blanchiment de capitaux : le Cameroun accélère ses réformes pour sortir de la liste grise du GAFI

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Le Cameroun intensifie sa lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Au 22 octobre 2026, le pays revendique 19 actions réalisées […]

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pourquoi la Cour suprême a-t-elle demandé un réexamen du dossier ?

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La plus haute juridiction du Cameroun a procédé à la déprogrammation de l’affaire concernant l’ancien ministre de la Défense Edgar Alain Mebe Ngo’o alors qu’il devait comparaitre le 21 octobre 2026.

Condamné à 30 ans de prison le 31 janvier 2023 par le Tribunal criminel spécial pour détournement de fonds publics, corruption, prise d’intérêt et blanchiment aggravé de capitaux, Edgar Alain Mebe Ngo’o a intenté un recours en cassation à la Cour suprême. À l’audience programmée le 21 octobre 2026, le condamné allait comparaitre pour plaider en faveur de sa cause. Mais le collège des juges a pris une décision quelques minutes après l’ouverture de la séance. L’affaire est déprogrammée. Les juges demandent un réexamen.

La décision est tombée alors que les avocats de l’ancien ministre de la Défense avaient préparé les moyens de défense à présenter devant la cour. Ces derniers, d’après nos confrères de RFI, évoquent un coup de théâtre à la suite de la déprogrammation.

La demande de réexamen renvoie à un retour sur la procédure et dans le fond du dossier lié à l’affaire qui a connu son dénouement au TCS il y a un peu plus de trois ans. Les décisions rendues en instance et qui condamnent l’ancien membre du gouvernement, son épouse ainsi que certains de ses proches collaborateurs pourraient connaître des modifications au cours du nouvel examen.

Alors qu’on croyait terminé le suspens à propos des décisions judiciaires sur l’affaire, une nouvelle phase de ce suspens commence avec la décision de la déprogrammation rendue par la cour le 21 octobre. Le choix des juges, non motivé au moment du prononcé de la décision, vise à tirer au clair des points d’ombre qui suscitent des interrogations sur la procédure ayant conduit à la condamnation de l’ancien haut-commissaire de l’État et des co-accusés.

Il avait été condamné avec son Bernadette Minla’a Nkoulou (10 ans de prison), Maxime Léonard Mbangue (25 ans de prison), le colonel Ghislain Elie Moutou (25 ans de prison) et Victor Menye (9 ans de prison).

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Célestin Tawamba : « un titre foncier que la loi déclare inattaquable peut pourtant être retiré… »

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Dans son discours à la 12 session du Cameroon Business Forum, le président du Gecam, met en lumière la vulnérabilité des titres fonciers face aux […]

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