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EDC : le chiffre d’affaires chute de 61,5 % en 2025, après une année 2024 portée par des revenus exceptionnels

(Investir au Cameroun) – Electricity Development Corporation (EDC) a vu ses performances financières fortement reculer en 2025, après un exercice 2024 marqué par l’intégration de revenus non récurrents liés à la centrale hydroélectrique de Memve’ele. Selon le compte de résultat de l’entreprise publique, le chiffre d’affaires est passé de 64,23 milliards de FCFA en 2024 à 24,75 milliards de FCFA en 2025, soit une baisse de 39,47 milliards de FCFA (-61,5 %). Le bénéfice net a, lui aussi, nettement reculé, tombant à 4,59 milliards de FCFA, contre 22,66 milliards de FCFA un an plus tôt. Il a ainsi été divisé par près de cinq.
Cette contraction du chiffre d’affaires s’est répercutée sur les principaux soldes de gestion. L’excédent brut d’exploitation (EBE) ressort à 10,03 milliards de FCFA en 2025, contre 50,16 milliards de FCFA en 2024. Le résultat d’exploitation a, pour sa part, été ramené de 40,15 milliards à 8,02 milliards de FCFA. Malgré cette baisse, EDC demeure bénéficiaire pour la deuxième année consécutive, même si la rentabilité de l’exercice 2025 revient à un niveau beaucoup plus modéré.
Le recul de l’activité ne traduit cependant pas, à lui seul, une dégradation structurelle de l’entreprise. Selon des informations recueillies par Investir au Cameroun auprès de sources internes à EDC, l’exercice 2024 avait été gonflé par la comptabilisation, avec l’accord des commissaires aux comptes, de revenus de la centrale de Memve’ele qui n’avaient pas été enregistrés auparavant. Cette opération avait permis d’intégrer en une seule fois des recettes correspondant à plusieurs années d’exploitation. D’après les mêmes sources, ces revenus additionnels représenteraient près de 40 milliards de FCFA.
Retour à un niveau d’activité plus récurrent
L’effet de base est donc déterminant dans la lecture des comptes 2025. Après un exercice 2024 porté par des produits exceptionnels liés à Memve’ele, les états financiers de 2025 ne reflètent que les revenus générés au cours du seul exercice. Cette normalisation explique en grande partie la chute apparente du chiffre d’affaires.
Les revenus issus des droits d’eau perçus sur les autres aménagements hydroélectriques n’auraient, en revanche, pas été concernés par cette opération exceptionnelle et continueraient d’être comptabilisés selon le rythme habituel. Autrement dit, la baisse observée en 2025 renvoie surtout à la disparition d’un facteur non reconductible dans les comptes, plutôt qu’à un effondrement de l’ensemble des revenus ordinaires de l’entreprise.
Sur le plan des charges, l’évolution est contrastée. Les dotations aux amortissements, provisions et dépréciations ont diminué, passant de 12,22 milliards de FCFA en 2024 à 4,55 milliards de FCFA en 2025. Les charges de personnel sont restées presque stables, à 4,57 milliards de FCFA contre 4,69 milliards un an plus tôt. En revanche, les services extérieurs ont progressé, passant de 6,36 milliards à 8,43 milliards de FCFA, tandis que les charges de transport ont fortement augmenté, même si leur poids reste limité à l’échelle globale du compte de résultat.
Le résultat financier reste déficitaire, à -975,8 millions de FCFA en 2025, contre -1,23 milliard de FCFA en 2024. L’impôt sur le résultat a, lui, nettement baissé, à 2,59 milliards de FCFA, contre 16,28 milliards de FCFA un an plus tôt, en cohérence avec la contraction du résultat imposable.
La trésorerie demeure un point de vigilance
La lecture des comptes 2025 suggère donc moins une rupture de modèle qu’un retour à une trajectoire plus proche de l’activité récurrente d’EDC. Mais cette normalisation comptable ne règle pas les tensions de trésorerie. Comme l’entreprise l’avait déjà relevé lors de la publication de ses résultats 2024, les retards de paiement d’Eneo, ancien concessionnaire du service public de l’électricité, continuent de peser sur ses flux financiers, malgré le maintien d’un résultat net positif.
Cette situation reste sensible pour une entreprise publique appelée à jouer un rôle central dans le développement et la gestion des infrastructures hydroélectriques du pays. La capacité d’EDC à convertir ses revenus comptabilisés en encaissements effectifs demeure donc un enjeu aussi important que la rentabilité affichée dans ses comptes.
L’exercice 2025 a par ailleurs été marqué par un renforcement de la structure financière de l’entreprise, à travers une augmentation de capital par apports nouveaux. Le capital social est passé de 15 milliards de FCFA à 25,29 milliards de FCFA, traduisant une injection de 10,29 milliards de FCFA par l’actionnaire unique. Cette opération a contribué à la progression des capitaux propres, établis à 69,90 milliards de FCFA en 2025, contre 55,03 milliards de FCFA en 2024.
Ce renforcement des fonds propres offre à EDC une assise financière plus solide face aux tensions opérationnelles. Mais il ne change pas le principal enseignement de l’exercice : après une année 2024 exceptionnellement portée par la régularisation de revenus liés à Memve’ele, les comptes 2025 ramènent l’entreprise à une performance plus ordinaire, bénéficiaire mais nettement moins spectaculaire.
Amina Malloum
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23-07-2025 – Electricité : hausse de 70,8% du bénéfice net d’EDC en 2024, en dépit d’une trésorerie toujours fragile
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Le MPCC ouvre ses portes : un signal politique à l’adresse des militants du FSNC ? JEAN BLAISE GWET FAIT PREUVE DE GRANDEUR ET D’UNION

Par Cédric AFANE
Nouvelle Télévision AFRICAINE
À l’approche des élections législatives et municipales annoncées pour février 2027, la scène politique camerounaise connaît de nouveaux repositionnements.
Une affiche du Mouvement Patriotique pour le Changement du Cameroun (MPCC), dirigé par Jean Blaise GWET, attire l’attention avec un message évocateur : « Votre parti suspendu ? Le MPCC vous accueille. Une seule maison : le Cameroun. »
Derrière cette communication se dessine une invitation qui semble particulièrement s’adresser aux militants, cadres et anciens élus du FSNC, confrontés à une période d’incertitude politique après la suspension de leur formation.
Sans citer directement le FSNC, le MPCC laisse entendre qu’une autre voie de participation politique reste possible. Une manière de rappeler que l’engagement citoyen ne se limite pas nécessairement à une seule appartenance partisane.
Mais au-delà de cette ouverture, plusieurs questions se posent : quelle place sera réservée aux nouveaux adhérents ? Quelle vision politique leur sera proposée ? Et surtout, quel projet commun pourrait réunir ces différentes sensibilités ?
2027 approche et les recompositions politiques pourraient s’accélérer.Pour le MPCC, cette communication constitue une démarche de positionnement dans un paysage politique en mouvement.
La formule « Une seule maison : le Cameroun » résume toute la portée du message : au-delà des partis, des divergences et des ambitions individuelles, la nation demeure le cadre commun.
En politique, les circonstances changent, les alliances évoluent et les formations traversent des périodes difficiles. Mais les convictions, elles, doivent continuer à se construire autour des idées, des valeurs et des projets.
Cédric AFANE
Journaliste
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Suspension du FSNC : Issa Tchiroma Bakary dénonce une décision « inique et une provocation pure et simple »
Issa Tchiroma Bakary, président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) a réagi pour la première fois suite à la décision du ministère […]
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le Cameroun réunit le Tchad, le Nigeria et la RCA pour renforcer la riposte sanitaire transfrontalière

« Les épidémies ne s’arrêtent pas aux frontières, notre réponse non plus. » C’est en substance le message porté par le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, à l’ouverture, ce lundi 2 novembre 2026 à Douala, d’une réunion transfrontalière de trois jours. Elle rassemble le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et la République centrafricaine autour d’un même objectif : coordonner la lutte contre le choléra, la maladie à virus Ebola et la Mpox dans le bassin du lac Tchad.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au 30 octobre 2026, le Cameroun comptait 3 103 cas de choléra, dont 94 décès. Le Tchad en dénombrait 1 431, la RCA 784, et le Nigeria 73 416. Autant dire que nul ne peut se croire à l’abri.
Le virus Ebola Bundibugyo gagne du terrain, avec un cas importé confirmé au Nigeria. La Mpox, elle, reste un sujet de vigilance. Pour le ministre, les frontières doivent cesser d’être des points de fragilité et devenir des espaces de veille sanitaire partagée. Cela suppose d’harmoniser les dispositifs de surveillance, de transmettre sans délai les alertes et les données épidémiologiques, et de mettre en commun les moyens de détection et de prise en charge.
D’ici la clôture, les délégations doivent adopter une feuille de route commune, désigner des points focaux joignables 24h/24 et bâtir un plan d’action conjoint, avec des échéances et des financements précis.
Pour le Dr MANAOUDA Malachie, la solidarité entre les États doit devenir le meilleur rempart contre les épidémies.
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